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mercredi 28 janvier 2015

Jack Teagarden

Fils du trompettiste Charles Teagarden et d’une pianiste, Weldon Leo Teagarden apprend successivement le piano, le saxhorn baryton puis le trombone à l'âge de dix ans. Dès treize ans il se produit professionnellement avec sa mère avant de rejoindre des orchestres locaux. C’est dans le "quartet" du batteur Cotton Bailey qu’il prend comme nom de scène « Jack » Teagarden. De 1923 à 1927, il joue dans de nombreuses formations (les « Peck Kelly’s Bad Boys » , les « Marine’s Southern Serenaders », les « Billy Lustig’s Scranton Sirens » et les orchestres de Willard Robinson et Doc Ross).
Ses frères, Charlie Teagarden et Clois Teagarden deviendront respectivement trompettiste et batteur ; sa sœur Norma Teagarden deviendra pianiste.
Il enregistre pour la première fois en 1927 pour le label Victor en tant que tromboniste du groupe « Johnny Johnson and his Statler Pennsylvanians ». Après un bref passage, chez Tommy Gott, il intègre l’orchestre du batteur Ben Pollack dans lequel il reste jusqu’en 1933. Pendant cette période, il enregistre de nombreuses fois avec Pollack mais aussi sous son propre nom ou comme sideman aux côtés, entre autres, de Louis Armstrong, Benny Goodman, Bix Beiderbecke, Hoagy Carmichael, Red Nichols et Eddie Condon.


                              

En 1933, on le voit dans les groupes d’Eddie Sheasby, Wingy Manone et Mal Hallett puis il rejoint en décembre l’orchestre de « jazz symphonique » de Paul Whiteman où il restera jusqu’en 1938.
En 1939, il forme son propre big-band qui est musicalement une réussite mais se solde par un total désastre financier. À la suite de quoi Teagarden se rabat prudemment sur une carrière de musicien « free lance ».
En juillet 1947, Louis Armstrong l’engage pour son « All Stars ». Teagarden reste dans ce groupe jusqu’en août 1951.
De 1951 à sa mort, malgré une santé défaillante vers la fin de sa vie (il souffre d'une pneumonie), il dirige son propre « All stars ». En 1957, il fait une tournée en Europe au côté du pianiste Earl Hines. Fin 58-début 59, il fait une tournée en Asie dans le cadre des échanges culturels du « State Department ».



                               


« Le 15 janvier 1964, Weldon Leo Teagarden meurt d'une crise cardiaque dans une chambre d'hôtel de La Nouvelle-Orléans où, comme toujours, il ne faisait que passer... Personne n'était là. Personne, sinon peut-être les ombres familières engendrées par les ombres anonymes, ces ombres sans mystère qui s'allongent quand le soleil descend... »
Mais avant d'en arriver là, quelle route, quelles pistes entremêlées avait-il empruntées, celui que de prestigieux musiciens, à commencer par Louis Armstrong, ont considéré comme l'un des plus singuliers trombonistes du jazz classique, voir comme le plus irremplaçable de tous ? Sa vie fut une histoire blanche cousue de fil noir, à partir du moment où, très tôt dans son enfance, dans la petite ville de western texan où il avait vu le jour, il rencontra le gospel que des nomades de la misère et de la foi, éternelles
« personnes déplacées » par leur négritude, promenaient de campement en campement. Plus tard, quelque part du côté de Houston, ce serait le blues qu'il trouverait sur sa route. Le blues sous la forme, raconte Alain Gerber, d'une « ombre bleue qui s'échappe d'une Bessie Smith égorgée du dedans par sa chanson ». Après quoi, « Mr T », comme on le surnommait, fut à jamais un transfuge béatement égaré entre les couleurs de peau, les communautés, les styles de jazz, la tradition et le futurisme. Ecartelé, aussi, entre les rodomontades et les renoncements, l'angoisse et la frivolité, entre les défis et les dérobades, une formidable propension à la nonchalance et de formidables aptitudes à se surpasser. Jusqu'au jour où, pour citer encore l'auteur de cet ouvrage, il rejoindra « l'ombre que fait le silence quand il retombe ».
Alain Gerber


                         


THE GLASS WALL est un drame de l'immigration qui présente quelques similitudes avec LA CITÉ DE L'ÉPOUVANTE
Il s'agit, une fois encore, d'un film noir new-yorkais, d'une histoire de traque et d'errance urbaine adoptant alternativement les points de vue du fugueur traqué et de ses pisteurs. Les deux films se concluent au sommet d'un immeuble (ici le gratte-ciel des Nations Unies, dont la "paroi de verre" donne son titre au film) et, dans les deux cas, le personnage traqué est dissuadé de se donner la mort en se jetant dans le vide. Plus significativement, ces deux films à vocation réaliste constituent des paraboles édifiantes sur l'intrusion, le rejet et la solidarité.Dans LA CITÉ DE L'ÉPOUVANTE, l'intrus était invisible : il s'agissait d'un virus "tueur", venu de Cuba, qui menaçant de destruction une ville entière et contraignait celle-ci à se montrer solidaire face au péril. Ici, l'intrus est un homme... à peine plus visible, et la solidarité humaine, rare et précaire, se manifeste  à l'échelle individuelle.
Peter Kuban (Vittorio Gassman) est un rescapé des camps nazis, qui a embarqué clandestinement sur un navire de l'Organisation internationale pour les Réfugiés à destination de New York. Menacé d'être renvoyé en Europe par le même bateau, il joue son dernier atout : vers la fin de la guerre, après s'être évadé d'Auschwitz, il porta secours à un parachutiste américain, un certain "Tom"... Ce geste devrait, selon la loi, lui valoir l'asile aux États-Unis, mais le candide Kuban ignore l'adresse et l'identité  de celui qu'il sauva. Il sait seulement que l'homme en question était clarinettiste,  qu'il habitait dans les environs de Times Square. Trop mince, réplique l'inspecteur des services d'Immigration (Douglas Spencer)...



                              
     
      
Considéré dès lors comme un fugitif, il est passible de la prison s'il ne regagne pas le bateau de son plein gré sous 48 heures... ou ne retrouve pas Tom. Commence une longue errance dans New York mêlant plans "volés" dans les rues, transparences et séquences de montage avec surimpressions...Le film, à partir de là,  aurait aussi bien pu s'intituler "Un homme dans la ville", titre qui couvre à lui seul tout un sous-genre avec ses codes, ses symboles, sa succession de tableaux obligés, de brèves rencontres, etc. Mais Shane, qui cosigne le script, a choisi de se centrer sur UNE rencontre majeure : celle de Kuban et Maggie (Gloria Grahame), une autre exclue, condamnée au chapardage par le chômage et la misère .
Croisement de deux solitudes, communion instinctive et immédiate des déshérités et des déracinés, rédemption mutuelle…  Source : http://waldolydecker.blog.lemonde.fr/2010/04/08/pour-une-poignee-de-bad-girls-2-the-glass-wall-les-frontieres-de-la-vie-de-maxwell-shane-1953/

2 commentaires:

  1. http://www.yoposteo.com.ar/printthread.php?tid=27195
    https://b0tcspgea2.1fichier.com/

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  2. http://www.priceminister.com/offer/buy/1284393/Gerber-Alain-Jack-Teagarden-Pluie-D-etoiles-Sur-L-alabama-Livre.html

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