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dimanche 11 janvier 2015

Franchot Tone

Franchot Tone est un acteur, producteur et réalisateur américain né le 27 février 1905 à Niagara Falls, New York (États-Unis), décédé le 18 septembre 1968 à New York (New York). Tone étudia à l'Université Cornell où il fut Président du Club Dramatique et élu à la Sphinx Head Society. Il abandonna la compagnie familiale pour une carrière d'acteur au théâtre. Après le diplôme il déménagea à Greenwich Village, New York, et obtint son premier rôle à Broadway dans la production de The Age of Innocence monté en 1929 par Katharine Cornell. L'année suivante il rejoint The Theatre Guild et joue Curly dans leur production de Green Grow the Lilacs. (qui deviendra plus tard la fameuse comédie musicale Oklahoma!) Il devient ensuite un membre fondateur du renommé Group Theatre, aux côtés de Harold Clurman, Cheryl Crawford, Lee Strasberg, Stella Adler, Clifford Odets, et d'autres, la plupart ayant travaillé avec The Theatre Guild. Ce furent des années productives et intenses pour lui : parmi les productions du Groupe il joua dans (1931), 1931 (1931) et Success Story (1932). Franchot Tone était considéré par les critiques comme l'un des acteurs les plus prometteurs de sa génération. Gary Cooper nomma Tone le meilleur acteur avec lequel il ait travaillé.


                                 

Cette même année Tone fut le premier du groupe à tourner le dos au théâtre pour rejoindre Hollywood lorsque la MGM lui offrit un contrat de cinéma; toutefois il a toujours considéré le cinéma comme très inférieur au théâtre et se rappelait avec nostalgie ses années sur les planches. Il a souvent soutenu financièrement le Group Theatre (et refaisait de la scène occasionnellement). Ses débuts à l'écran eurent lieu en 1932 dans The Wiser Sex. Il devient célèbre en 1933, lorsqu'il tourna sept films en une seule année, dont Après nous le déluge, écrit par William Faulkner, où il rencontra sa future femme Joan Crawford, Mademoiselle volcan, avec Jean Harlow (avec laquelle il jouera dans trois autres films), et le succès Le Tourbillon de la danse, encore avec Crawford et Clark Gable. En 1935, sans doute son année de la chance, il joue dans Les Révoltés du Bounty (pour lequel il fut nommé à l'oscar du meilleur acteur), Les Trois lanciers du Bengale et L'Intruse face à Bette Davis, avec laquelle on lui prêta une liaison.
Il se marie le 11 octobre 1935 dans le New Jersey à l'actrice Joan Crawford; ils divorceront en 1939 après avoir tourné sept films ensemble : Après nous le déluge (1933), Le Tourbillon de la danse (1933), Vivre et aimer (1934), La Femme de sa vie (1935), The Gorgeous Hussy (1936), Love On The Run (1936) et L'Inconnue du palace (1937). (Wiki)


Film de Robert Siodmak (Phantom Lady, USA, 1943). Lorsque Robert Siodmak débarque aux Etats-Unis après une longue carrière en Allemagne et en France, il est depuis longtemps un habitué des atmosphères lourdes et des personnages déséquilibrés. L'univers nocturne et morbide de William Irish lui convient parfaitement. Son goût prononcé pour l'expressionnisme y trouve son plein épanouissement. Quelques halos de lumière dans lesquels traînent des ombres démesurées, un air de jazz lancinant, un solo de batterie enfiévré et sensuel d'Elisha Cook Jr : Ella Raines, belle, têtue et fragile, parcourt les rues noires et les boîtes de New York à la recherche de cette femme fantôme, preuve de l'innocence de son patron. De barman « amnésique » en musicien soudoyé, son enquête la jette dans les bras de Franchot Tone (impressionnant), artiste schizophrène au charme vénéneux, obsédé par ses mains (on pense bien sûr aux Mains d'Orlac). Ce premier succès américain de Robert Siodmak est bien un très grand film noir. Gérard Camy      
Robert Siodmak, fait ses armes dans le Film Noir avec cette enquête quelque peu atypique, puisque l'enquête policière est menée par une la secrétaire. Bien que le scénario de Phantom Lady ne manque pas d'invraisemblances, il entretient le mystère jusqu'au bout même en livrant son coupable à mi-chemin, puisque son véritable intérêt est l'alibi du tueur, qui lui ne sera dévoilé qu'à sa toute fin. V.O:



            

Visuellement superbe, certains plans ou scènes atteignent une véritable puissance, comme l'étonnante scène de l'orchestre de jazz (véritable rapport sexuel, incroyablement mis en scène) ou celle de la gare. Parmi les plans mémorables, la seconde visite de la secrétaire à son boss emprisonné, est une fabuleuse construction expressionniste. Robert Siodmak, par ses choix de réalisation, et le climat pesant qu'il installe, injecte véritablement une seconde dimension à son film, celle du drame et de la passion amoureuse. Sans parvenir à la dimension de chef d'oeuvre impérissable, Phantom Lady est non seulement une superbe réalisation d'un grand auteur en gestation, mais aussi un film d'enquête policière terriblement agréable à suivre. Film noir sur la forme, un poil série B sur le rythme, ces Mains là (qui Tuent !) vous agrippent dès les premières minutes et ne vous relâchent pas.


                             

Robert Siodmak y privilégie une ambiance expressionniste et des personnages loin des archétypes du cinéma américain de l’époque –il fait enfin un film comme il n'en aurait jamais eu la liberté en Allemagne. On ne rendra d’ailleurs jamais assez grâce aux réalisateurs et techniciens allemands exilés aux USA pour avoir tenté de rendre ses lettres de noblesse au septième art ! Siodmak, en réinterprétant à la sauce américaine les Mabuse de Fritz Lang, pose ainsi les jalons du cinéma noir flamboyant qui entame, là-même, son âge d’or. Phantom Lady porte en lui les ferments de tous les chefs-d’œuvre futurs du film noir qui trouveront chez Siodmak un aboutissement avec Les Tueurs (1946), deux ans plus tard –sans doute son chef-d’œuvre incontestable. Source : http://arkepix.com/kinok/DVD/SIODMAK_Robert/dvd_phantomlady.html

              


Franchot Tone va se marier et divorcer à trois autres reprises : au mannequin devenu actrice Jean Wallace (1941–48, deux fils; elle épousera ensuite Cornel Wilde), l'actrice Barbara Payton (1951–52) (un amour éphémère qui lui vaudra une célèbre bagarre avec l'acteur Tom Neal), et finalement avec la jeune actrice Dolores Dorn (1956–59). Il travailla régulièrement durant les années 1940 sans devenir une star de premier plan : son rôle se limite souvent à celui du riche play-boy et très peu de films de cette période sont notables. L'exception étant Les Cinq secrets du désert (1943), le troisième film du jeune Billy Wilder, une brillante histoire de guerre et d'espionnage, où il partage l'affiche avec Akim Tamiroff et Erich von Stroheim incarnant le général allemand Erwin Rommel. Dans les années 1950 il travaille pour la télévision et retourne à Broadway. Il réapparaît à l'écran dans la série médicale Ben Casey en 1965-1966 dans le rôle du supérieur de Casey. Il joue ensuite dans le seul film qu'il réalisera et produira, l'adaptation de la pièce Oncle Vania d'Anton Tchekhov (1957) avec son épouse Dolores Dorn. Gros fumeur, il meurt d'un cancer des poumons à New York à 63 ans. Joan Crawford, émue par le sort de son ex-mari pendant sa maladie, l'aurait pris en charge à son domicile pour s'occuper de lui. Selon un visiteur qui demanda qui était l'homme dans le fauteuil roulant, Crawford répondit : "Him? That's Franchot". Son corps fut incinéré et ses cendres furent dispersées. Franchot Tone a une étoile à son nom sur le Hollywood Walk of Fame au 6558 Hollywood Boulevard.


                 

Hollywood débarque à Paris avec L’homme de la Tour EiffelLe premier film américain en couleur entièrement réalisé à Paris n’est pas une comédie musicale, mais une enquête du Commissaire Maigret adaptée du roman La tête d’un homme (1931). Tourné en 1949, L’homme de la Tour Eiffel fut diffusé cette même année à la télévision Anglaise. Ce fut la toute première apparition du célèbre policier sur le petit écran ! «Charles Laughton, Burgess Meredith, Franchot Tone and The city of Paris», annonce fièrement le générique de ce Maigret pas comme les autres. Dans le rôle du Commissaire, le très british Charles Laughton, plutôt spécialiste des colères rentrées, campe ici un Maigret moustachu qui s’emporte bruyamment pour essayer d'avoir l'air français. Comme le metteur en scène Burgess Meredith est aussi acteur, Laughton réalise certaines séquences à sa place : un galop d’essai pour celui qui mettra bientôt en scène un film légendaire, La nuit du chasseur. «Si la vie devient trop humiliante, un plongeon est tout indiqué», s’exclame avec insolence le criminel joué par Franchot Tone, alors qu’il visite la Tour Eiffel avec Maigret. Le célèbre monument prend le pouvoir dans la seconde partie du film. On voit des poursuites vertigineuses sur les poutrelles d’acier, mais pas de grand plongeon : le concessionnaire de la Tour a accepté de louer le bâtiment 100 dollars par jour à condition qu’aucun personnage ne fasse de chute mortelle. 





Un étudiant en médecine a été payé par un homme qui souhaite tuer sa riche tante. Un rémouleur est accusé à sa place, mais le Commissaire Maigret a du mal à croire en sa culpabilité. Charles Laughton joue un étonnant et débonnaire Commissaire Maigret dans ce film qui souffre de l'inconsistance du scénario et perd complètement son intérêt à mi-film. La fin nous réveille un peu avec une amusante (à défaut d'être crédible) scène de poursuite sur les poutrelles de Tour Eiffel. Les américains tourneront encore deux Maigret : A life in the balance (1955), de Harry Horner et Le fond de la bouteille (1956) de Henry Hathaway. Antoine Sire

5 commentaires:

  1. Les liens pour l'Homme de la Tour Eiffel sont morts :-(

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    1. Ok, merci de l'info .
      Je cherche de nouveaux liens ...
      A bientot !

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    2. Merci c'est sympa :-)
      Usenet c'est pas la peine, ils obligent à s'inscrire je ne sais où et ça ne m'intéresse pas. Free ou 1fichier ou Uptobox c'est vraiment les plus pratiques :-)

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  2. http://uptobox.com/pg7nlt5jdbg2
    https://archive.org/details/TheManOnTheEiffelTower720p1949
    http://subsmax.com/subtitles-movie/the-man-on-the-eiffel-tower

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