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vendredi 26 décembre 2014

Richard Todd

Richard Todd (nom complet Richard Andrew Palethorpe-Todd) est un acteur britannique, né le 11 juin 1919 à Dublin (Irlande) et mort à Little Humby (Angleterre) le 3 décembre 2009.
Son père, Andrew William Palethorpe-Todd, était un officier de l'armée britannique et un joueur de rugby célèbre défendant les couleurs de l'Irlande. Très jeune, Richard quitta Dublin pour le Devon (Angleterre) pour entrer à l'école de Shrewsbury. Au début de sa carrière, il joua dans des théâtres régionaux avant de fonder sa propre compagnie en 1939.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Richard Todd fut officier parachutiste dans la sixième division aéroportée britannique (division Pegasus). Il fut l'un des premiers officiers britanniques à se poser en Normandie au jour J, rejoignant le Major John Howard au Pegasus Bridge. Il apparaîtra plus tard dans deux films dans lesquels cette scène est narrée : Au sixième jour (1956) et Le Jour le plus long (1962). Dans ce dernier film, il incarne John Howard.

Il fut marié deux fois : avec l'actrice Catherine Grant-Bogle (1949-1970, deux enfants), et avec Virginia Mailer (1970-1992, deux enfants).


                            

                  
Le rideau se lève, et Hitchcock nous plonge directement dans l’action : une voiture qui roule dans les rues d’un Londres en reconstruction, et à son bord, un homme (Richard Todd) qui raconte à sa fiancée (Jane Wyman) qu’il est accusé à tort du meurtre du mari de sa maîtresse, une actrice de théâtre renommée (Marlène Dietrich). C’est peut-être l’entrée en matière la plus rapide de toute l’œuvre américaine de Hitchcock (avec Sueurs froides), qui semble renouer avec le rythme de ses films anglais, dix ans après ses débuts à Hollywood.
Nostalgique Hitch ? Il en donne effectivement l’impression : Stage Fright est de tous ses films américains celui qui se rapproche le plus de l’esprit de ses débuts. Le décor londonien n’y est bien sûr pas pour rien, mais c’est surtout ce mélange de suspense et de comédie, qui avait marqué des films comme Jeune et Innocent ou Les 39 Marches, qui frappe ici. Frappants aussi : les seconds rôles très typés, qui semblent eux aussi sortis de la période anglaise d’Hitchcock (tout particulièrement le rôle du père de Jane Wyman, génialement interprété par un Alistair Sim irrésistible). Le flic, interprété par Michael Wilding, est lui aussi une réminiscence des héros de ses films des années 30 (il ressemble d’ailleurs étrangement à Michael Redgrave, le héros de Une Femme disparaît). Comme dans ses « policiers » anglais, Hitchcock s’amuse aussi à insérer dans son film des passages qui n’ont strictement aucun intérêt pour l’intrigue (la drôle de scène de tir aux canards par exemples) mais qui, loin de casser le rythme du film, lui donne une légèreté bienvenue. 



          


D’ailleurs, le rideau qui s’ouvre sur le générique de début (préfigurant le générique de Fenêtre sur cour) laisse déjà penser que le milieu du spectacle dans lequel l’intrigue se déroule n’est pas anodine : on est dans le faux-semblant, dans la représentation, et pas forcément dans la pure réalité. L’histoire que raconte le personnage de Richard Todd La vraie erreur consiste par contre à faire de ce « faux » faux coupable un type aussi antipathique. Si le personnage de Cooper évoque les fêlures et la maladie mentale d’un Norman Bates (tout juste dix ans avantPsychose), Richard Todd se révèle l’antithèse d’Anthony Perkins, dont la douceur tranchait avec la face cachée. Todd en est bien loin, et son interprétation est froide et peu aimable. Si Hitchcock voulait brouiller les pistes, ses choix concernant ce personnage lui font rater sa cible. Il reste bien d’autres qualités au film…


   


Les Briseurs de barrages (The Dam Busters) est un film britannique réalisé par Michael Anderson, sorti en 1955. Ce film relate des faits ayant réellement eu lieu (l'Opération Chastise).
En pleine Seconde Guerre mondiale, la Royal Air Force décide de faire sauter trois barrages ennemis sur la Ruhr… Il raconte le raid des bombardiers de la RAF sur les barrages allemands de la Ruhr qui eut lieu exactement douze ans avant le tournage. Ce film se compose de deux parties bien distinctes :
La première traite de la conception et des essais d’une bombe spéciale inventée par le Dr Barnes Wallis.
Cette bombe appelée Upkeep ricochait sur l’eau et coulait juste à l’aplomb du mur intérieur du barrage. Elle était encore couverte par le secret-défense en 1954 (il ne fut levé qu’en 1963) et la maquette utilisée pour le film est très différente de la vraie bombe qui était un simple cylindre d’acier chargé de plus de trois tonnes de Torpex.
La bombe du film est pratiquement sphérique, plus grosse et dépasse largement de la soute à bombe des avions. Les bombes réelles que l’on voit lancées au début du film par un Wellington, puis par un Mosquito, sont des prototypes de bombes ricochantes sphériques anti-navires appelées « Highball ». Dans cette partie, on assiste également à l’entraînement des bombardiers au vol rasant, ce qui nous permet de voir des scènes aériennes impressionnantes avec des quadrimoteurs manœuvrés comme des chasseurs, uniquement à la force des bras, et parfois à seulement une dizaine de mètres au-dessus de l’eau.

À ce propos, il est une anecdote du film qu'il conviendrait de vérifier : pour calculer exactement la hauteur de largage, l'un des protagonistes s'inspire du croisement de projecteurs lors d'une représentation théâtrale pour en monter deux sous les avions afin, par un simple calcul géométrique, d'obtenir une mesure parfaitement exacte de la distance soute-surface. L'anecdote semble exacte, en fait le procédé consistait à projeter sur la surface de l'eau deux halos de lumière venant de projecteurs fixés sous les ailes de l'avion, l'astuce était que les faisceaux lumineux des projecteurs se croisaient à une certaine distance sous l'avion, ainsi quand l'altitude entre l'avion et la surface de l'eau était la bonne, un 8 dessiné apparaissait pile à la surface de l'eau. 


 
         
À noter que dans le film, les mitrailleuses des Lancaster utilisées sont de 12,7 mm (calibre .50) alors que ces bombardiers étaient normalement armés de mitrailleuses de calibre 7,7 mm seulement.
Le raid lui–même constitue la seconde partie du film, la plus courte.
En 1943, dix-neuf avions en trois vagues appartenant au 617 Squadron (code AJ en 1943) décollèrent de la base de Scampton pour aller attaquer six barrages allemands.
Le film ne montre que l’attaque sur les barrages de la Möhne et de l’Eder, mais pas sur les autres qui restèrent intacts !
Contrairement au barrage de la Möhne, celui de l’Eder n’alimentait pas le réseau de la Ruhr et sa destruction n’eut aucun impact sur la production industrielle. 1 294 personnes ont été tuées, 749 d'entre elles se trouvaient être des prisonniers de guerre français et ukrainiens qui était stationnés dans un camp juste au-dessous du barrage de l'Eder. Tout cela au prix de huit avions et 56 hommes qui ne revinrent pas...
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