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mercredi 24 décembre 2014

John Payne

Né le jeudi 23 mai 1912 à Roanoke en Virginie aux Etats-Unis
Décédé le mercredi 06 décembre 1989 à Malibu en Californie aux Etats-Unis
"Cet acteur est magnifique". Allan Dwan
C'était un acteur splendide qui n'a pas fait la carrière qu'il aurait du faire.
Divers métiers(lutteur, chanteur, etc....) avant de recouler pour la firme "Fox" dans une série musicale en compagnie d'Alice Faye ou de Sonja Henie.
Sa carrière et très semblable à celle de Dick Powell et avec le temps évoluras dans des compositions plus musclées plus viril et très colorées.
Il sera dirigé par des réalisateur assez interessant (Foster, Ludwing, Karlson, Kane) mais c'est Byron Haskin qui lui donnera son meilleur rôle dans un polar The boss en 1956. John Payne n'est pas John Wayne, ses western honorables véhicules de bons sentiments, voire mouvementeé surtout Rebel in town qui hélas inédit dans l'hexagone mais dont quelques privilégiés ont pu découvrir lors de la chasse aux surgeons dans les anneés 60.
Beaucoup de tv aussi (western surtout) Restless gun et Call of the west qui la aussi reste inédit chez nous.
La carrière de John Payne s'était ralentie après un accident de voiture survenu en 1961.
james.


                              


Le scénario de MIRACLE SUR LA 34EME RUE naît dans l'esprit de Valentine Davies, alors officier, en 1944, en réaction à la cohue commerçante qu’il constate dans les grands magasins lors des fêtes de Noël. La course au cadeau, la publicité et les méthodes commerciales les plus agressives lui semblent prendre le pas sur la Magie inhérente à cette période de l'année, période qui, pour lui, doit être avant tout la fête des enfants. Cette histoire de son invention, il la soumet à son ami George Seaton, scénariste et réalisateur auprès du studio 20th Century Fox. Seaton s'enthousiasme pour elle et la propose à son tour au tout puissant Darryl F. Zanuck, directeur de la Major. Convaincu, Zanuck donne le feu vert à George Seaton et Valentine Davies pour la création du long métrage.
Les deux hommes finalisent alors la mise en forme du scénario de MIRACLE SUR LA 34EME RUE. Une fois réunie une brochette de comédiens adéquats, le tournage peut commencer en hiver 1946. L’équipe se rend à New York pour filmer sur des sites authentiques, comme le magasin Macy's ou la 34ème rue du titre ! Ensuite, la production s’installe en Californie pour une fin de tournage plus classique, dans les studios de Hollywood.
Pour ce métrage, la Fox fait appel à des acteurs maisons, avec par exemple le jeune premier John Payne, habitué des comédies musicales. A ses côtés, nous trouvons l'actrice irlandaise Maureen O'Hara, Star incontournable de l'âge d'or de Hollywood. Révélée par le film anglais LA TAVERNE DE LA JAMAIQUE d'Alfred Hitchcock, elle rencontra à cette occasion Charles Laughton, vedette des deux côtés de l'Atlantique, qui lui propose de travailler à Hollywood. Elle accepte, et le tandem d'artistes se voit réuni dans QUASIMODO la même année. Mais, avec le déclenchement de la seconde guerre mondiale, la politique migratoire des Etats Unis se raidit soudainement. Maureen O'Hara n’est plus autorisée à sortir du territoire jusqu'à 1945 ! Ce séjour prolongé lance définitivement sa carrière jalonnée de chef-d’œuvres, en particulier auprès du réalisateur John Ford.


   


Indispensable dans tout bon film de Noël, l'enfant de service est ici incarné par une petite comédienne d'à peine huit ans, appelée à connaître une carrière pour le moins stellaire : Natalie Wood, qui fait alors ses toutes premières armes sur le grand écran ! Dans le rôle de Kris Kringle, alias le Père Noël, nous retrouvons Edmund Gwenn, acteur britannique plutôt spécialisé dans les seconds rôles, que ce soit dans des longs métrages anglais (CORRESPONDANT 17 d'Alfred Hitchcock) ou américains (LE MORT QUI MARCHE de Michael Curtiz, dans lequel il ramenait à la vie un défunt joué par Boris Karloff). Doris Walker, responsable de la communication au grand magasin new yorkais Macy's, craint que la grande parade annuelle organisée lors des fêtes du Thanksgiving ne tourne au désastre : le figurant recruté pour jouer le Père Noël est en effet un ivrogne plongé dans un état d'ébriété très avancé ! Doris engage à la va-vite un passant ayant exactement le physique de l'emploi. 


Ce brave vieillard accepte «pour faire plaisir aux enfants» : sa prestation est si convaincante que le magasin l’invite pour tenir le rôle du Père Noël officiel de Macy's durant toutes les fêtes de fin d’année. Doris comprend rapidement que ce personnage prend son rôle trop à coeur. Et pour cause : le vieil homme prétend être le vrai Père Noël ! Il emploie des méthodes de marketing très peu conventionnelles... comme renvoyer certains clients vers un magasin concurrent, mieux à même de répondre à leur besoin !
Pour bien comprendre de quoi parle MIRACLE SUR LA 34EME RUE, une petite leçon de géographie new-yorkaise s'impose. A l'angle de Broadway et de la 34ème rue se trouve le grand magasin nommé Macy's, lui-même situé à proximité d'un autre commerce du même style - et concurrent - nommé Gimbel's. 


                                  


Chaque année, à l'occasion de la fête du Thanksgiving (elle a lieu quelques semaines avant Noël), Macy's organise une grande parade publicitaire à l'attention des enfants. Si l'on voulait comparer cela à des institutions plus proches de nous, nous évoquerions les Galeries Lafayette du boulevard Haussmann à Paris, situées juste à côté d'un Printemps, et attirant chaque année les petits chalands au moyen de ses célèbres vitrines animées !  MIRACLE SUR LA 34EME RUE a été tourné avec l'accord des deux grands magasins de Broadway, lesquels ont permis l'utilisation de leurs noms et de leurs locaux pour le tournage. Mais en se réservant le droit de revenir sur leur décision si le produit terminé ne leur convient pas ! Ainsi, les scènes se déroulant durant la parade Macy’s de Thanksgiving ont réellement pu être tournées durant cet évènement !
Pourtant, MIRACLE SUR LA 34EME RUE est loin d'être une ode aux grands magasins dans le style de Macy's. 

Au contraire même, puisqu'il critique l'exploitation mercantile des fêtes de fin d'année telle qu'on la rencontre dans ces grandes enseignes. Communication publicitaire manipulatrice, course au profit et cohue des week-ends n'ont que peu de rapport avec le vrai Esprit de Noël. Tout du moins, c'est ce que pense ce vieillard barbu qui se fait appeler Kris Kringle et qui se voit recruté par Macy's, presque par accident, pour incarner le personnage qu'il prétend être en réalité, à savoir le Père Noël ! A priori, et dans une époque aussi censée que la nôtre ou que l'Amérique du Nord des années 40, un vieux monsieur se prenant pour le Père Noël est immédiatement qualifié de plus ou moins gentil illuminé. On l’écoutera et on le traitera avec plus ou moins de bienveillance, selon qu'on le considère dangereux pour les autres ou inoffensif ! 

                           

En ce sens, MIRACLE SUR LA 34EME RUE joue constamment l'ambiguïté. Si ce Père Noël ne manifeste jamais réellement d'aptitude surnaturelle, bien des coïncidences étranges peuvent laisser à penser qu’il est peut-être trop convaincant pour n'être qu'un simple fou ! Il faut dire que l'acteur Edmund Gwenn incarne un bon Papa Noël pour le moins très convaincant, rond et chaleureux, affichant en permanence une personnalité pleine de jovialité et de bienveillante malice... Dès lors, pour le spectateur et pour les personnages du film, l'enjeu du métrage consiste à littéralement «croire au Père Noël» ! Doris Walker est une sceptique par excellence. Mère de famille divorcée, elle a été abandonnée par son mari en qui elle a trop «cru». Travaillant dans la «communication commerciale», elle ne s’y connaît que trop bien en mensonge institutionnalisé. Elle pense qu'il faut sans cesse remettre en question ce qui n'est pas raisonnable et crédible. Ce scepticisme, compréhensible de sa part, elle le transmet à sa fille Susan, à laquelle elle apprend qu'il n'y a pas de Père Noël ou de Prince Charmant qui l'attendent dans son avenir de fillette et de femme.


Face à elles, nous trouvons Fred, leur voisin, un avocat célibataire, épris de Doris. Il est le premier à croire Mr. Kringle. Il l'accueille même dans son appartement afin de lui offrir un logis... et surtout pour que ce personnage plein de fantaisie l’aide à convertir Doris et Susan à une approche plus optimiste de l’existence.
«Croire au Père Noël» va aussi devenir l'enjeu d'un conflit entre Kris Kringle et monsieur Sawyer, psychiatre inspectant la santé mentale des employés de Macy 's. Un conflit qui se règle devant la justice, un juge se voyant obligé de trancher sur la réalité de l’existence du Père Noël ! Car «croire au Père Noël», c'est croire en ce qui n'est «pas prouvé», c'est à dire s'ouvrir aux rêves, être capable d'inventer ce qui n'existe pas, ce qui n'existera peut-être jamais… ou ce qui existera peut-être un jour ! C'est pouvoir se projeter dans l'avenir, s'ouvrir au jeu, à la créativité et à l'inventivité.


                                  

Partant en guerre contre les abus d'une modernité rationnelle à l'excès, le Kris Kringle de MIRACLE SUR LA 34EME RUE s'attaque, à sa manière débonnaire et souriante, à tous les ennemis de l'Esprit de Noël : la publicité et les manipulations commerciales ; la pédopsychiatrie poussée dans ses retranchements les plus morbides ; les excès d'une éducation desséchée... Bref, à tout ce qui pourrait vider les périodes de Noël de leur raison d'être, à savoir dégager un temps consacré à l'émerveillement et à l'amusement de tous les enfants !
Il faut bien le reconnaître, MIRACLE SUR LA 34EME RUE fonctionne remarquablement bien. Réalisateur sans génie, George Seaton se contente certes d'illustrer cette fable à la manière d'une comédie hollywoodienne humaniste très classique, dans une acceptation très «Capraesque» du terme. 

Mais l'astucieuse simplicité de cette fable, ainsi que l'écriture habile de ses dialogues et de ses situations, en font une solide réussite, servie par une galerie homogène de comédiens excellents jusque dans les seconds rôles. En effet, si nous nous souvenons immanquablement de Maureen O'Hara en maman anxieuse ou de Natalie Wood en petite fille sérieuse jusqu’au cocasse, nous gardons aussi en mémoire Gene Lockhart, hilarant magistrat dépassé par un procès hors du commun ; ou Porter Hall, psychiatre aigri et perclus de tics ! La prestation la plus emblématique du métrage reste évidemment celle d'Edmund Gwenn, adorable Père Noël, tout en intelligence, en drôlerie et en conviction. Il reste définitivement LE Père Noël de l'âge d'or hollywoodien. Il n'a donc pas volé l'Oscar que lui a valu cette prestation ! Lors de sa production, MIRACLE SUR LA 34EME RUE est considéré comme une production familiale à petit budget. Il se voit curieusement distribué en plein été, pour profiter du public d'enfants alors en vacances. MIRACLE SUR LA 34EME RUE sort simultanément sous forme d'un livre (un petit roman que signe Valentine Davies) et d'un long métrage.


                                  


Ce film rencontre un grand succès et devient, sur le long terme, un des très grands classiques du cinéma de Noël américain, juste derrière LA VIE EST BELLE ! Suivant la logique hollywoodienne, il sera décliné sous diverses formes, dont trois téléfilms. Surtout, en 1994, une nouvelle version pour le cinéma de MIRACLE SUR LA 34EME RUE est réalisée par Les Mayfield et interprétée par Richard Attenborough. Ces succédanés n'ont jamais détrôné la version originale du MIRACLE SUR LA 34EME RUE. Au gré des reprises, des diffusions télévisées, des éditions vidéos et DVD, elle a toujours renouvelé son audience : en effet, les vrais classiques sont immortels ! Parmi les Majors, la 20th Century Fox est, avec Warner, le studio qui prend le plus soin de son catalogue de titres classiques, proposant souvent des éditions DVD soignées, dans des collections de prestige, telles que «Fox Studio Classics» ou «Fox Film Noir». Avec l’Edition Spéciale de MIRACLE SUR LA 34EME RUE sortie en 2006 aux Etats-Unis, à nouveau, la Fox ne nous déçoit pas, comme nous allons le voir… Source : http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=1823


                               
                                
Il y a plusieurs films dans Kansas City Confidential, chacun d'eux étant susceptible, à sa manière, de contenter les amateurs du cinéma policier des années 40-50, et en particulier les férus des ces petites séries B vives et fauchées qui florissaient à l’époque dans le registre du film noir, sous les objectifs, par exemple, de Joseph H. Lewis (Le Démon des armes, Association de malfaiteurs...), Richard Fleischer (Assassin sans visage, L'Enigme du Chicago-Express...) … ou Phil Karlson.
S’il a également officié dans le western - notre émérite spécialiste local pourrait par exemple venir dire le bien qu’il pense du sympathique Gunman’s Walk (Le Salaire de la violence (1958), - le nom de ce cinéaste chicagoan reste principalement associé au registre policier, à tel point que dans leurs premières éditions de 50 ans de cinéma américain, Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier l’évacuaient un peu négligemment comme « le type même du metteur en scène qui a besoin du cadre solide d’un genre (…) (celui du) policier noir à tendance réaliste » - jugement sur lequel ils revinrent en partie dans les éditions suivantes.
Ayant débuté (sous le nom de Phil Karlstein) comme faiseur dans de modestes studios où il se faisait la main (notamment en terme d’efficacité de tournage) sur diverses productions de second rang à la réputation plus que médiocre, Karlson entame à partir du début des années 50 (notamment avec L’Inexorable enquête, d’après Samuel Fuller) une période faste dans le registre du film policier, dans lequel il œuvrera majoritairement jusqu’à la fin de sa carrière dans les années 70 (ses deux derniers films sont des thrillers très noirs mettant en scène l’imposant Joe Don Baker).
Kansas City Confidential (nous utilisons dans ce texte le titre original, en partie pour éviter toute confusion avec un film homonyme de Paul Verhoeven) survient donc dans sa filmographie après L'Affaire de la 99ème rue, dont la tête d’affiche était déjà John Payne et avec lequel il forme une espèce de diptyque autour d’une thématique réaliste commune, confrontant l’homme de la rue à une injuste accusation et l’obligeant à mener sa propre enquête, seul contre tous, pour prouver son innocence.



   

Le film intervient qui plus est dans une amorce de mouvance du film de hold-up, qui traduit bien cette obsession de l’ « intrusion », latente dans la société américaine de l’époque : Desperate (1947) ou Railroaded ! (1947) d’Anthony Mann ; Pour toi j’ai tué (1948) de Robert Siodmak ; Armored Car Robbery (1950) de Richard Fleischer ; ou Quand la ville dort (1950) de John Huston s’étaient chacun à leur manière, dans les années précédentes, intéressé à l’acte du cambriolage, à ses conséquences, ou à la figure du « cerveau » organisant celui-ci, trois aspects qui définissent la trame du film qui nous intéresse ici. Kansas City Confidential est donc, pour commencer, un film de braquage et il semble même dans un premier temps (notamment d’après le panneau introductif insistant sur l’aspect "plan parfait") que cela soit sa première vocation : « It is the purpose of this picture to expose the amazing operations of a man who conceived and executed a "perfect crime"  ». La première séquence du film nous montre d’ailleurs le mystérieux cerveau, "planqué " face à un établissement bancaire, minutant avec précision les allées et venues des agents de sécurité, des convoyeurs de fond ou du fleuriste voisin. L’homme dégage une assurance et une précision certaines, et sa prochaine étape sera le recrutement de ses acolytes. Dans ces premières minutes, Karlson fait preuve d’une économie de moyens et d’une efficacité certaine : quasiment muettes (la première réplique intervient après plus de 5 minutes de film), elles caractérisent à la perfection les différents protagonistes.  


                              

Nous sont ainsi successivement présentés Pete Harris, fiévreux et craintif (Jack Elam et son regard globuleux tourmenté) ; Tony Romano, le séducteur arrogant (Lee Van Cleef) ; et Boyd Kane, la brute impulsive (Neville Brand)… En face d’eux, le « cerveau » a revêtu un masque lui dissimulant le visage ; le ciment de son plan réside en effet dans une idée géniale de simplicité : pour éviter les trahisons habituelles des voyous qu’il recrute, il s’arrange pour que personne d’autre que lui ne connaisse l’identité de ses complices. Seuls les quatre rois extraits d’un jeu de carte serviront de moyen de reconnaissance lorsque sera venu le temps de partager le butin. Quatre cambrioleurs masqués s’échangeant quatre cartes, le postulat agit comme une évidence et aura beaucoup contribué à la réputation ultérieure du film. A ce sujet, il a parfois été affirmé - et parfois avec une importance exagérée - que Kansas City Confidential était l’une des références majeures de Quentin Tarantino pour Reservoir Dogs, autre fameuse histoire de hold-up. Toutefois, la liste des influences plus ou moins avouées de Tarantino recouvrant une bonne partie du cinéma américain (pardon, mondial) du siècle écoulé, la remarque ne présente en elle-même que très peu d’intérêt. S’il s’agit par contre d’évoquer à travers cet exemple l’impact ou la pérennité de certaines images fortes extraites de séries B de cette époque (les cambrioleurs masqués de Kansas City Confidential, le mannequin sans visage de Follow me quietly…), ce point ne fait aucun doute : la force de ces productions "de second rang" et leur influence sur le cinéma contemporain se trouvent en partie dans leur capacité à générer, parfois de façon fulgurante, des idées graphiques indélébiles.



                         


Toutefois, une fois le hold-up brillamment accompli, le film bifurque brièvement : la figure centrale n’est plus celle du « cerveau », mais celle d’un fleuriste (entrevu comme s’il s’agissait d’un figurant dans les premiers plans du film) injustement accusé de faire partie de la bande. Autre thématique chère au film noir, la figure de l’innocent accablé par les preuves est cette fois endossée par John Payne, comédien assez passe-partout qui officiera aussi bien dans le western (par exemple chez Allan Dwan) que dans la comédie musicale. Celui-ci subit dans un premier temps un traitement assez indignant de la part de policiers pour qui sa culpabilité ne fait aucun doute, ce qui illustre la volonté de Phil Karlson de donner une forme de densité à son film, dans un réalisme un peu sec dénonçant la violence de l’époque : de manière programmatique, le héros innocent est un ancien malfrat en quête de réhabilitation, tandis que le « cerveau » du casse s’avèrera plus tard être un policier respectable au-dessus de tout soupçon. C’est donc partiellement de la confusion des valeurs d’une société tourmentée dont parle Kansas City Confidential, avec un traitement délibérément violent : en privilégiant les atmosphères nocturnes qui amplifient les contrastes et les ombres, en utilisant des reflets révélateurs de la dualité des personnages (on pense par exemple à l’arrivée de Pete chez Foster ou au trajet en voiture final, voir images ci-contre à droite) ou en accordant une attention particulière aux échelles de plan qui rythment le montage, Phil Karlson outrepasse la seule dimension réaliste du film pour y insuffler son style, discret mais tout de même formidablement percutant...
Source : http://www.dvdclassik.com/critique/le-quatrieme-homme-karlson

1 commentaire:

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