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jeudi 25 décembre 2014

Henri Virlogeux

Henri Virlogeux (souvent orthographié à tort Virlojeux,) est un acteur français né le 22 mars 1924 à Nevers, décédé le 19 décembre 1995 dans le XIIIe arrondissement de Paris.
Sorti à 18 ans du séminaire de Nevers, il entreprend des études de droit ; puis sa passion pour le théâtre l'amène à monter à Paris où il suit les cours de l'Ecole scénique de Charles Dullin et se produit dans des cabarets de la rive gauche. C'est Jean Vilar qui lui donne vraiment l'opportunité de commencer sa carrière, en jouant Maître Puntila et son valet Matti de Bertolt Brecht et L'Avare de Molière. Par la suite, il se joint à la Compagnie Renaud-Barrault.
S'il remporte de nombreux succès sur les planches, c'est grâce à la télévision qu'il se fait connaître du plus grand nombre, notamment pour ses rôles dans Les Rois maudits réalisé par Claude Barma, Le Pain noir de Serge Moati, La Chambre des dames de Yannick Andréi, Trotski d'Yves Ciampi ou encore Les Cinq Dernières Minutes.



                

Il a interprété, au début des années 1970, le rôle d'Herlock Sholmès, pastiche français de Sherlock Holmes dans la série télévisée (1971-1974) de la 2e chaîne de l'ORTF Arsène Lupin, avec entre autres Georges Descrières, Roger Carel et Bernard Giraudeau. Dans Terres gelées de Maurice Frydland, son dernier tournage pour la télévision, il joue aux côtés de Véronique Silver, sa compagne.
Il a tourné une cinquantaine de films pour le grand écran, mais a également prêté sa voix à plusieurs reprises dans de nombreux doublages . Il fut le narrateur de la version francophone sonorisée (en partie) de "La ruée vers l'or" de Charles Chaplin (1925).



                 



Arrêtez les tambours est un film français réalisé par Georges Lautner sorti en 1961.
Printemps 1944 : un avion anglais est abattu sur Courdimanche, un village normand, par la D.C.A. allemande. Le pilote a sauté en parachute; blessé, il tente d'échapper aux soldats lancés à ses trousses. Le commandant nazi convoque le docteur Leproux, maire du village, pour lui signifier que des otages seront fusillés si la population donne asile à l'aviateur. Sincèrement pacifiste, le docteur n'obéit qu'à sa conscience : ainsi lui est-il arrivé de soigner des blessés allemands, attitude humanitaire qui lui a valu l'amitié de Franz Wieland, le médecin-chef de l'hôpital installé par l'occupant à Courdimanche. Germaine, sa fidèle gouvernante, lui fait grief de recevoir un ennemi sous son toit, lui reprochant tout aussi vertement d'avoir pour maîtresse, alors qu'il est veuf depuis longtemps, la jeune Dany, bien connue pour son engagement dans la Résistance. Lâchement, les villageois ont fermé leur porte à l'aviateur et l'ont envoyé chez Leproux, qui l'a caché et soigné. Mais le fuyard, récupéré quelques jours plus tard par les maquisards, périt au cours d'un engagement entre ceux-ci et les Allemands. Soupçonné d'avoir porté secours à l'aviateur, Leproux est disculpé par Wieland, qui se porte garant de son innocence. Logé chez Catherine, la fille du docteur, Franz s'est épris de son hôtesse qui, délaissée par un mari toujours en voyage, répond tendrement aux avances de l'officier. Catherine et Franz exposent leur idylle à la vindicte des villageois : la veuve Bourdelle se réjouit que son époux, mort en 14-18, ne soit pas là pour voir " ça "; l'épicier ironise : "C'est la guerre, ça leur fout le feu au cul !". Et Leproux, que Germaine, indignée, a fini par quitter, est accusé par tout le village de partager les faiblesses de sa fille pour les " sales Boches".


            
         
Le 6 juin, les alliés ont débarqué. Les maquisards font sauter un train de la Croix Rouge allemande. Dany ainsi que plusieurs résistants sont tués dans de violents accrochages. Wieland, blessé, se réfugie chez Leproux, qui le soigne et lui procure des faux papiers pour qu'il puisse fuir avec Catherine. Des soldats allemands venus chercher Wieland chez le docteur, croient que ce dernier l'a assassiné.
Leproux, qui se sait également condamné par ceux du maquis, est conduit sur la place du village par un détachement nazi.



                     


Sous les yeux des habitants atterrés, il fait face, imperturbable, à un peloton d'exécution improvisé et s'écroule, frappé à mort.Bonne vision de la France occupée avec ses lâches et ses héros. Assez bien réalisé par Lautner. Belle chanson au début du film, et au milieu (à 30'). Musique de Delerue. Les acteurs sont excellents, Blier en tête, les dialogues sont de qualité. Le scénario est classique, l'histoire est simple mais acceptable car ce n'est pas niais. Ca manque quand même un peu de style, mais le film n'est pas sans qualité. (Par contre la romance franco-allemande est convenue). L'aspect historique est très bien reconstitué. Bons documents historique d'époque. La musique est bonne, bien placée dans le film. Un des meilleurs films de Lautner. Film qui demande à être réévalué.
Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-33190/critiques/spectateurs/


                                   


Mélodie en sous-sol est le troisième film conçu, fabriqué grâce à un trio remarquable qu'est Henri Verneuil, Michel Audiard et Jean Gabin. Son succès est tel qu'il apporta une reconnaissance internationale au réalisateur. Il s'agit d'une histoire de gangster et de policier dont le casting est remarquable. Un film qui est devenu un classique.
Mélodie en sous - sol est un film réalisé en 1963 par Henri Verneuil et dont les dialogues sont de Michel Audiard. Grâce à une mise en scène remarquable et des dialogues somptueux, le talent des acteurs est mis en valeur.
La Mélodie en sous - sol est le troisième film commandé par la MGM. En effet en 1961, elle commande trois films avec à la réalisation Henri Verneuil, au scénario Michel Audiard et en tant que comédien principal Jean Gabin.
Trois films dont Le Président en 1961, Un Singe en hiver en 1962 et enfin Mélodie en sous - sol, qui apporta, et surtout grâce au dernier film, une réputation internationale à Henri Verneuil.
Un nouveau statut qui lui permit de tourner par la suite avec les plus grands comédiens internationaux et qui lui apporta le succès à chaque sortie de ses films.
Michel Audiard connût également autant de succès et se lança même dans une carrière de réalisateur sans succès pour revenir à son  véritable talent : l’écriture de scénario.


 
          



Charles, joué par Jean Gabin, après avoir purgé cinq ans de prison, décide de monter son dernier gros coup pour lui assurer une belle retraite tranquille en compagnie de sa femme. Pour cela, il s’associe avec Francis, joué par Alain Delon, et son beau frère pour dévaliser le coffre fort du Palm Beach, un casino situé à Cannes
C'est un film avec un casting de rêve dont Jean Gabin, Alain Delon, Viviane Romance, Maurice Biraud. Il est sorti en 1963 et pourtant avec le temps, on continue de le déguster comme un bon vin qui vieillit bien et il poursuit sa vie comme un film de référence que l’on regarde avec nostalgie.
Il s‘agit sans doute de l’un des meilleurs films de Henri Verneuil, un film policier certes noir mais qui est un réel plaisir pour le téléspectateur et dont la fin est magnifique et surprenante. Un classique à découvrir ou redécouvrir au plus vite.


                                 



Ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas vu, toujours aussi bon, un des meilleurs Verneuil et sans doute un des 4 ou 5 meilleurs polar français jamais réalisés. Un vrai sentiment de perfection à tout les niveaux tant le résultat demeure impressionnant et ne semble pas avoir pris une ride. Un scénario (adapté de la série noire The Big Grab de John Trinian) parfaitement équilibré entre la construction parfaite de Albert Simonin (la première partie d'une limpidité idéale au niveau du background de la présentation et des motivations de chacun), Audiard qui aligne les répliques d'anthologies (le passage où la femme d'un ex associé hausse le ton et Gabin qui balance "Tu lui claque pas le beignet ?" ) et les coup de génie de Verneuil puisque le légendaire final dans la piscine serait entièrement son idée. 

                                              


Gabin déborde de classe en vieux gangster bougon et méticuleux bien décidé à mener la grande vie grâce à son dernier gros coup, avec sous son aile un Alain Delon magistral entre le jeune vaurien au langage gratiné et la réelle prestance et l'allure qu'il a dans les milieux huppés de la côte d'azur. Sans oublier Maurice Biraud en monsieur tout le monde embarqué dans l'affaire, dans un rôle un peu voisin de celui qu'il tiendra dans "La Grande Sauterelle" de Lautner plus tard. Réalisation impressionnante de Verneuil, entre le braquage tendu à bloc, les cadrages et mouvement de caméra millimétré qui culmine avec ce final à la hauteur de "L'Ultime razzia" de Kubrick, où il capte toute la détresse de Gabin et Delon (tout deux extraordinaire à ce moment là surtout Gabin stoïque) par la seule force de sa mise en scène, tout cela en nous ayant stressé un maximum dans tout ce qui précède lorsque les héros essaient de passer inaperçu au milieu des flics. Ça fait du bien les films où on a qu'à aligner les dithyrambes. Source : 
http://www.dvdclassik.com/forum/viewtopic.php?f=2&t=20181&start=60

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