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dimanche 21 décembre 2014

Guy Lefranc

Guy Lefranc (ou Guy-André Lefranc) est un réalisateur et scénariste français.Il est né le 21 octobre 1919 à Paris en France et il est décédé le 1er février 1994 à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines.
Originaire de Paris, Guy Lefranc débute sa carrière en tant qu'assistant réalisateur sur des films comme Adieu Chérie de Raymond Bernard, Monsieur Vincent de Maurice Cloche ou encore Journal d'un curé de campagne de Robert Bresson. Lefranc entame ensuite sa carrière de réalisateur en 1951 avec la comédie avec Louis Jouvet: Knock et retrouve le comédien la même année pour le drame romantique Une histoire d'amour dans lequel Jouvet joue un inspecteur. Par la suite, Guy Lefranc dirige Jeanne Moreau dans L'Homme de ma vie, Bourvil dans Le fil à la patte et Fernand Raynaud dans La Bande à Papa.



                  


Une histoire d'amour est un film français réalisé par Guy Lefranc en 1951. Ce fut le dernier film de Louis Jouvet qui mourut quelques jours après la fin du tournage.
Haaa ! Dans ce film j'ai pu retrouver le Jouvet rencontré sur "Quai des orfèvres", c'est-à-dire un flic qui asticote longuement d'un air sournois. Quel plaisir! Ca n'est quand même pas une performance aussi mémorable que dans Knock, mais c'est vraiment du bon Jouvet!
L'histoire est sympa. Bon je n'aime pas beaucoup les flash back qui servent le plus souvent à maintenir le spectateur eveillé lorsque les objectifs ne sont pas bien déterminés. Mais ici ce n'est pas le cas, l'objectif est simple et le retour en arrière est un réel avancement dans l'histoire. La fin est prévisible. Peut être pas pour l'époque mais aujourd'hui on se doute bien de la conclusion finale, on se doute bien de qui est le vrai meurtrier dans cette histoire. Mais ce n'est pas grave car le scénariste prend plus plaisir à construire ses personnages et à les faire interagir qu'à vouloir parfaire son suspens. Ainsi le récit est jalonné de plusieurs scènes assez cocasses ; j'ai une préférence pour les scènes du présent car Jouvet amène un certain humour permettant au spectateur de respirer un peu. Les flash back sont généralement gnangnans lorsque ça concerne les tourteraux mais les autres personnages amènent fort heureusement un contrepoint moins glamour..


 
                     
            

La mise en scène est sympathique ; Guy Lefranc offre de belles compositions esthétiques et son découpage fonctionne : simple, sobre, efficace. Cela n'empêche pas de chouettes effets de montage, et un brin d'inventivité dans l'enchaînement des plans (c'est pas Georges Lucas ouf!). Les acteurs sont bons aussi ; outre le génial Jouvet il y a les parents et le jeune couple dont la jeune Dany Robin incroyablement mignonne! Enfin, il y a la durée du film qui est idéale, car finalement on ne fait plus assez souvent des bonnes intrigues de 1h30', et ça c'est dommage. Petite anecdote : j'ai bien ri en voyant le maillot du jeune homme! Je n'avais jamais vu ça auparavant et c'est pas plus mal que ce ne soit plus à la mode !
Bref, Une histoire d'amour n'a rien de révolutionnaire, mais se regarde très agréablement, avec cependant une petite chute de rythme au milieu.


                              


Cette Histoire d'amour est aussi une sordide affaire de famille, une variation moderne sur le thème de Roméo et Juliette. Le scénario et les dialogues sont de Michel Audiard (à ses débuts), qui dénonçait avec une amertune rageuse la conspiration des adultes contre l'amour et la jeunesse. Ce drame sentimental, raconté par retours en arrière, se présente d'une certaine manière comme un film au réalisme noir, assez proche des oeuvres de Clouzot et d'Yves Allégret. Guy Lefranc, jeune réalisateur, avait débuté en 1950 en tournant une nouvelle version de Knock, la pièce de Jules Romains, avec Louis Jouvet. Ici, Jouvet reprit un rôle de policier (comme dans Quai des Orfèvres) cherchant le pourquoi psychologique d'un fait divers criminel. Il mourut peu de temps après. Jacques Siclier .


                                



Le fil à la Patte est un film français réalisé par Guy Lefranc, d'après la pièce de Georges Feydeau Un fil à la patte. Il est sorti en 1955.
Le comte Fernand de Bois d'Enghien éprouve de grandes difficultés à clarifier sa situation sentimentale. Promis à la jolie Vivianne du Verger, il est également l'amant de Lucette, une célèbre danseuse de music-hall très courtisée. En effet, un clerc de notaire, un compositeur et un général sud-américain se disputent également les faveurs de la belle. Pour fêter ses fiançailles avec Vivianne, Fernand organise une réception au cours de laquelle Lucette vient faire un numéro. En découvrant le prochain mariage de son amant, la belle fait un scandale. La cérémonie prévue est désormais fort compromise...
Fous-rires et dialogues aux petits oignons sont les maîtres-mots de ce film bourrè d’humour! Un jour, il faudra rendre justice à Guy Lefranc, excellent metteur en scène (apprèciè par le grand Louis Jouvet) qui inspira les plus grands espoirs du cinèma français. D'après la pièce de Georges Feydeau, il y a beaucoup de drôlerie dans "Le fil à la patte", avec en plus cette modestie qui est la marque des hommes de coeur et de talent que sont Noël-Noël (un comèdien fabuleux) et Bourvil (hilarant en compositeur Bouzin, le pauvre finira même en caleçon). ils sont fort bien entourè par la volcanique Suzy Delair qui forme avec Noël-Noël un crèpitant couple infernal! Voici donc de très bons moments d'acteurs dans cet irrèsistible vaudeville où le rythme endiablè n'est heureusement pas la seule star du film! A noter que la chanson "C'est à Kiki" est de Paul Misraki et Andrè Hornez... 


   


Tournant principalement des comédies, Guy Lefranc réalise tout de même le thriller Cause toujours, mon lapin avec Eddie Constantine jouant un homme condamné à mort à tort. Il retrouve le comédien en 1964 pour Laissez tirer les tireurs, film d'espionnage dans lequel Constantine joue un agent secret.
Le cinéaste revient par la suite vers la comédie avec Sale temps pour les mouches, une nouvelle aventure du commissaire San Antonio et le loufoque Les malabars sont au parfum. Guy Lefranc redirige ensuite Fernand Reynaud dans la comédie Salut Berthe en 1968. Son dernier film, Et qu'ça saute, sort en 1970 et compteHenri Salvador et Michel Galabru à son casting.

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