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jeudi 18 décembre 2014

Georges Beller

Né d'un père artiste peintre spécialisé dans la vie des quartiers ou petits villages juifs de Pologne (Shtetls), Georges Beller voit le jour à Paris le 10 janvier 1946. Très jeune, il est attiré par le métier d'acteur et suit des cours de mime et de comédie.
Il embarque sur la France où il anime des soirées en jouant la comédie. Il décide de débarquer aux USA pour étudier la comédie et parfaire son anglais, il y reste deux ans et prend des cours avec Paul Curtis.
Il mène depuis 1968 deux carrières de front, acteur au cinéma pour des téléfilms et comédien au théâtre avant d'ajouter animateur de télévision à son CV.
Les 18 films dans lesquels il a joué : "Nous n'irons plus au bois", "Poussez pas grand-père dans les cactus", "Les mariés de l'an II", "Les pétroleuses", "Je ne sais rien , mais je dirai tout", "Marseille contrat", "Chobizenesse", "Je te tiens , tu me tiens par la barbichette", "I comme Icare", "Moonraker", "Le pull over rouge", "On n'est pas des anges…elles non plus", "On n'est pas sorti de l'auberge", "Vive les femme", "Les rois du gag", "Promotion canapé", "Kaamelott", "Saut dans cactus".




                                

Et au théâtre : "Je ne pense qu'à ça", "Le knack", "Happy Birthday", "Pauvre France", "Panier de crabes", "Ma femme est folle", "Tout bascule", "Trop c'est trop", "Ma femme s'appelle Maurice", "Ma femme est folle" au théâtre des Nouveauté pour la 2nde fois, "Zorro le musical".
Georges Beller a joué dans des séries télévisées :
"Thibaud ou les Croisades" en 1969
"Médecins de nuit" en 1978, une série qui l'afait connaître du grand public télévisuel,
"Les 400 coups de Virginie" en 1979.
Une épisode de "Kaamelott" en 2005.
Les émissions télévisées qu'il a animées ou co-animées : "Jeux sans frontières", "Les mariés de l'A2", "Le chevalier du labyrinthe", "Ces années là", "L'arche d'or", "Je passe à la télé", "Surprise sur prise", "Question de charme", "Atoukado", "Nouvelle lune de miel", "Portes en délires", "Rira rira pas", "Balthazar", "Trivial pursuit", "Salut les artistes".


                                


Dès le départ, tout me portait à être impatient de voir cela : une adaptation d'un bouquin qui avait l'air génialement cocasse, un casting trois étoiles, avec Lino Ventura, Jean Yanne et la sublime Mireille Darc. Seul point noir : le réalisateur : Gérard Pirès, qui a pondu quelques merdes postmillénaires, du style de Taxi ou les Chevaliers du Ciel... L'apport de ce monsieur est encore pire que ce que je craignais. Pour faire simple, toute la partie technique, du montage à la réalisation, est d'une incompétence jamais égalée. Au niveau de la réalisation, on alterne les gros plans, les plans moyens et d'autres trucs même pas identifiables, parfois à une vitesse stroboscopique. Et le montage donne l'impression parfois que le mec s'est emmêlé les jambons, en montant des scènes à l'envers, comme si les dialogues étaient passés en sens inverse. Notamment sur les scènes musicales, coupées parfois en plein milieu par un plan fixe sans musique, avant de revenir à la dite scène. Effet de surprise garanti. Malgré cela, je crois bien que ce côté totalement fauché du travail technique, chose d'habitude indispensable à une œuvre cinématographique jugée correcte, est ici bénéfique. Je ne parlerais pas de l'adaptation puisque je n'ai pas (encore) lu le livre. Mais le scénario de ce film est foutraque et fantasque, pour ne pas dire surréaliste et déluré. L'atmosphère qui s'en dégage est alors ce qu'il y a de plus réussi. Sans oublier l'esthétique retro assez délectable. Fantasia chez les Ploucs est rempli d'humour absurde (les voitures de flics qui explosent sans arrêt et foncent toujours partout), la production fauché exacerbant alors le côté perché du machin. Porté par des acteurs mirobolants de génie, Jean Yanne (que j'adule plus que tout) et le grand Lino Ventura, on se délecte de leur duo à chaque instant. 



           


Le clou étant sans conteste la sublime Mireille Darc, qui passe les trois quarts du film à moitié nue, pour notre plus grand plaisir... De plus, on sent l'influence de Jean Yanne à travers le scénario puisque l'œuvre s'appuie sur quelques passages musicaux et sur deux personnages principaux, d'un opportunisme ravageur, ce qui n'est pas sans rappeler les premières réalisations dudit Jean Yanne... On peux même penser au sublime "Le gouffre aux chimères", de Billy Wilder, avec l'arrivée d'un incalculable nombre de gens pour des raisons somme toute assez peu défendables. (Du voyeurisme chez Wilder, retrouver une femme à moitié nue ici)
Malgré une adaptation que j'imagine catastrophique au vu des notes du livre et du film ici-bas, je trouve que Fantasia chez les ploucs fait mouche, grâce à son ambiance totalement électrisante et stupéfiante d'irréalisme. Un bijou d'humour absurde, si on passe outre l'exécrable mise en scène.


                 


Lassé de voir ses hommes disparaître en enquêtant sur un dangereux trafiquant de drogue marseillais, Ventura, un flic américain basé à Paris, décide de contourner la loi et d’utiliser les services d’un tueur à gages pour faire le ménage.
Sur un sujet classique, Robert Parrish avait de quoi réaliser un honorable polar, notamment grâce à la qualité de sa distribution : Michael Caine, Anthony Quinn, James Mason, Maurice Ronet et Marcel Bozzuffi. Mais, visiblement peu inspiré par une histoire dont on ne sait qui est le héros, le réalisateur se contente de mettre en boîte les différentes péripéties de façon mollassonne (à l’image de cette pétaradante poursuite entre une camionnette et une voiture de police) tout en sacrifiant aux clichés des productions anglo-saxonnes sur la France : Paris et sa tour Eiffel, Marseille et son Vieux-Port, un truand se faisant assommer contre un mur arborant les restes d’une affiche de Georges Marchais vantant les mérites de son livre Le défi démocratique
Coproduction franco-britannique, les acteurs français sont là uniquement pour s’entretuer (entre traîtres) et servir la soupe aux têtes d’affiche. Des trois stars, c’est Michael Caine qui s’en sort le mieux, tout en charme et en bons mots, dans un rôle de tueur qu’il maîtrise le doigt sur la gâchette. James Mason, fatigué ou peu concerné, semble s’ennuyer ferme. Quant à Anthony Quinn, il n’a quasiment rien à jouer. Son personnage de super flic se révélant même étrangement timoré dans ses rapports avec sa maîtresse (jouée par Alexandra Stewart) qui passe son temps… à l’éviter !



            

   

Heureusement que quelques séquences valent le détour par leur comique involontaire : lorsque Ventura vient informer sa maîtresse (qui veut absolument lui faire un café) de la mort de son mari, la réaction de la veuve vaut son pesant d’arabica : « J’vais faire du café » lui dit-elle en se barrant dans la cuisine.
Ridicule également, la course automobile et amoureuse sur un air de manège composé par Roy Budd que l’on a connu beaucoup plus inspiré sur La loi du milieu de Mike Hodges. Sans parler de la mort quasi systématique d’une grande partie des protagonistes une balle dans le dos…
Dans ce naufrage, autant artistique que public, ne reste que le fulgurant face à face entre Georges Beller et Michael Caine. Drôle et terriblement noire, cette scène fait regretter que tout le film n’ait pas bénéficié de cette efficace désinvolture.



                



L'ensemble du film se déroule dans un pays fictif qui évoque cependant fortement les États-Unis (notamment avec les drapeaux et la devise du pays, le dollar). On peut constater dans certains plans, l'insistance sur l’aspect international du scénario par la multitude des langues présentes, par exemple sur les panneaux indicateurs, et par un décor très neutre, rendant l'action possible dans n'importe quel pays.
À la suite de l'assassinat du président Marc Jarry récemment réélu, une commission d'enquête dirigée par le président de la Haute Cour de Justice, Frédéric Heiniger, est instituée afin d'élucider les circonstances de l'attentat. Le rapport final de cette commission précise qu'il n'y a eu qu'un seul tireur, Karl-Erich Daslow, ayant agi seul, par folie et avec préméditation. Ces conclusions ne satisfont pas le procureur Henri Volney, à qui sont remis les pleins pouvoirs afin de continuer l'enquête.

Avec l'aide de ses quatre collaborateurs, il récupère plusieurs films de l'assassinat lui permettant ainsi de retrouver un plan avec neuf témoins potentiels. À l'issue de recherches, il s'avère que huit des neuf témoins sont décédés, de causes très suspectes (plusieurs accidents de la route, un assassinat sous couvert de légitime défense, etc.). Le dernier témoin est finalement retrouvé à la suite d'un appel à la télévision, photographie à l'appui, par le procureur Volney ; il s'appelle Franck Bellony. Ce dernier témoin est sollicité pour identifier un deuxième tireur qu'il a aperçu. Passant en revue des photos de divers suspects, aucun d'eux ne correspond à l'homme qu'il a vu, mais il identifie néanmoins un personnage présent sur la scène du crime, dont il a remarqué qu'il tenait un parapluie : il s'agit de Carlos de Palma, un membre de la pègre.



  
   



Parallèlement, Henri Volney s'intéresse à Karl-Erich Daslow, le premier tireur, assassin présumé. Il découvre alors que l'assassinat est techniquement impossible à reproduire, à cause de l'emplacement où ont été retrouvées les douilles des munitions qu'aurait utilisées Daslow, accréditant ainsi l'hypothèse du second tireur. D'autre part, un an avant l'attentat, Daslow avait participé à une expérience, rappelant l'expérience sur la soumission à l'autorité menée par le psychologue américain Stanley Milgram. Volney comprend donc que Daslow peut se soumettre à une autorité, s'il respecte celle-ci. Enfin, l'équipe comprend que la photographie montrant l'assassin présumé dans son jardin tenant le fusil du meurtre est un photo-montage. L'éclairage et la présence d'hortensias, qui ne fleurissent pas en mars, mois au cours duquel la photo aurait été prise, trahissent la photo.




       



Il s’approche progressivement de la solution de l'affaire en trouvant un lien entre le deuxième tireur (le tueur réel) vu dans un des films visionnés, Carlos de Palma, et Richard Mallory, directeur des activités secrètes aux services spéciaux qui a permis la grâce de ce dernier. Un de ses collaborateurs organise le cambriolage de l'appartement de Richard Mallory avec l'aide d'un cambrioleur à qui l'on a promis une réduction de peine. Il trouve durant l'action une cassette audio, vraisemblablement codée, pendant que le procureur Volney, afin de protéger son adjoint, discute avec le chef des activités secrètes jusqu'au retour des deux hommes.



                                                              





Le procureur, après une nuit d'efforts, arrive à décoder la cassette. Volney comprend que l'enregistrement retranscrit les détails d'une opération nommée « Zénith » gérée par un groupe de pression appelé « Minos », opération consistant à discréditer, déstabiliser, engendrer des révoltes puis assassiner le chef d'État d'un pays imaginaire, Kawar. La fin de l'enregistrement contient les ordres de lancement d'une opération nommée I comme Icare devant se terminer le 17 à minuit (nous sommes alors le 17 à 6 heures du matin). À l'aide d'archives de presse, il arrive à retrouver le fil des événements tragiques de Kawar et il s'aperçoit que Minos avait pour objectif de placer à la tête du pays un dictateur militaire. Il découvre aussi que Carlos de Palma était rentré à Kawar, lors de l'élection du dictateur, recoupant ainsi toutes les pistes.

Se rendant compte de la gravité des faits pour le pays, Henri Volney enregistre un mémo pour le président décrivant les preuves trouvées. Lors des dernières minutes, il appelle son épouse, écrivain et philosophe, lui demandant ce qu'évoque le mythe d'Icare. Pendant que celle-ci se renseigne dans son dernier livre, le procureur Volney se rend devant la fenêtre de son bureau et est assassiné d'une balle dans le crâne. Son épouse répond alors à la question en précisant la nature du mythe : « Qui cherche à atteindre la vérité se brûle les ailes ». Le film finit sur un plan du bureau à travers un couloir dans lequel se trouve un ascenseur dont les portes s'ouvrent.


        



A l’aube du Xxième siècle, Ennio Morricone est sans doute le compositeur italien le plus célèbre au monde.
Aucun compositeur n’a exploré autant de genres, ni travaillé avec des metteurs en scène aussi différents que Giuseppe Tornatore et Brian de Palma, Pedro Almodovar et Oliver Stone.
Un territoire de la carrière du Maestro restait encore à explorer, celui consacré à sa liaison avec le cinéma français.
Pendant quinze ans, il a accompagné les plus grands cinéastes et interprètes hexagonaux, nouant de fructueuses collaborations avec Henri Verneuil et Jean-Paul Belmondo.
Entre thriller politique, vaudeville et comédie noire, la musique d'Ennio Morricone s’appuie sur des images inoubliables : le trio mythique Gabin-Delon-Ventura soudé par une guimbarde au timbre inimitable, Jean-Louis Trintignant courant à perdre haleine, Michel Serrault en reine de music-hall, Belmondo affrontant son destin aux dernières images du Professionnel… et bien sur Montand dans I comme Icare .

2 commentaires:

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