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vendredi 13 juin 2014

Richard Egan

Richard Egan est un acteur américain. Il est né le 29 juillet 1921 à San Francisco et est mort le 20 juillet 1987 à Los Angeles
Un acteur qui monta un peu trop vite en puissance et qui fut vite comparé à Clark Gable, je ne sais trop comment.
Sociétaire chez la RKO pendant très longtemps, son sympathique sourire et son incomparable virilité masculine en fit le héros type des aventuriers au grand coeur auprès de la gente féminine.
Richard Egan lui aussi tourna pour les plus grand réalisateurs (Delmer Daves, Raoul Walsh, John Sturges) et personne ne parvint jamais à la manière de Denis Morgan à corriger tous ses innombrables défauts qui furent très visibles à l'écran. 

Les Gladiateurs (Demetrius and the Gladiators) est un film américain réalisé par Delmer Daves et sorti en 1954.
Persuadé que la tunique du Christ a le pouvoir de faire vivre éternellement, l'empereur Caligula veut la retrouver. Marcellus Gallio et Diana l'ont confiée à Demetrius au moment de mourir. Condamné pour avoir frappé un soldat, Demetrius est envoyé à l'école de gladiateurs de Strabo. Sa force et sa stature excitent la curiosité de Messaline. Tous les moyens possibles ont été mis en place pour contribuer au succès de ce film, et la reconstitution de l'école de gladiateurs, avec ses amitiés, ses ­jalousies et ses jeux barbares, est une réussite. Les acteurs sont tous formidables. Les vedettes comme les figurants se sont parfaitement identifiés à leurs personnages, et les cascadeurs font oublier qu'il s'agit d'une oeuvre tournée dans un studio de la banlieue de Los Angeles ! André Moreau 


   



Un péplum comme on les aime. Susan Hayward,inattendue dans le rôle de Messaline (mais bon, elle a bien joué Bethsabée) est époustouflante et Jay Robinson, remarquable en Caligula. 

Un spectacle très agréable et un régal pour les yeux. Susan Hayward (improbable dans ce rôle comme dans celui de Bethsabée) a toujours assuré et on y croit. Pas spécialement jolie, mais dotée d'un charisme et d'un sex appeal rarement atteint, elle a assumé tous ses rôles avec une égale constance qui force l'admiration des cinéphiles. Face à elle, une autre perle du cinéma américain : Debra Paget, l'ingénue type, dotée d'une beauté trop anachronique pour l'époque. Quant à Jay Robinson, acteur trop méconnu, il trouve dans le personnage de Caligula le rôle de sa vie.  AXEL.


   

Flammes sur l'Asie (The Hunters, USA, 1958) de Dick Powell est d'une beauté plastique constante. Cet ancien acteur visible dans bien des productions classiques (comédies musicales, film noir, etc.) est ici producteur et réalisateur. Powell a en effet tourné, en tant que cinéaste, cinq films de 1953 à 1958. Les deux plus beaux sont justement Flammes sur l'Asie et Torpilles sous l'Atlantique (The Enemy below, USA 1957) : ils constituent d'ailleurs un diptyque thématique naturel.
Le scénario de Flammes sur l'Asie écrit par Wendell Mayes fait passer, à travers une structure alliant film de guerre et mélodrame parfois proche du roman-photo, une certaine virulence que la mise en scène de Powell n'affadit nullement. Elle la sert au contraire avec sobriété, sincérité, puissance dramatique aussi souvent qu'elle le peut. Notons que cette peinture de la Guerre de Corée présente les protagonistes d'une manière qui n'est pas uniforme : non seulement les langues (la version originale permet de distinguer nettement le chinois des soldats de l'armée de la R.P.C. de Mao du japonais, celui des serveuses et employées lorsque Saville est en permission) mais aussi les situations concrètes de ce conflit sont assez nuancées pour ne pas être seulement une pâle propagande – qu'elles sont aussi, bien sûr. La séquence étonnante de violence qui voit une famille coréenne chrétienne exterminée froidement par une section chinoise sous les yeux incrédules des pilotes ne cesse pas de surprendre encore aujourd'hui. 


   

La photographie, dans sa sobriété tout objective, capte les paysages dénudés du sol coréen aussi bien que les émotions des hommes qui la survolent. Enfin, la peinture psychologique des soldats est réaliste même si tempérée par l'héroïsme de la dernière partie : peur de la mort et honte de la peur (Abbott), courage, cynisme et plaisir sadique et sombre du combat (les personnages joués par Mitchum et Wagner) sont fixés sur une peinture d'un Japon à l'arrière plan qui symbolise la normalité d'une paix retrouvée. Le personnage principal de Mitchum est lui-même assez ambivalent pour demeurer crédible : l'acteur l'incarne à la perfection avec une flamme sourde, parfois inquiétante. May Britt compose un personnage féminin d'artiste norvégienne immigrée aux U.S.A. puis expatriée au Japon intéressant par son altérité : l'actrice est belle et sensible.


                               


Seule fausse note au réalisme des équipements et des armes légères visibles dans Flammes sur l'Asie : une patrouille chinoise utilise une batterie de mitrailleuses Browning cal. 50 (12,7mm) pour tirer sur l'avion de Robert Wagner. Mais on peut à la rigueur supposer qu'ils les ont récupérées sur les troupes américaines à la suite d'un combat. Pour le reste, valeur historique intacte du matériel militaire. Les séquences aériennes (qui n'ont pas été photographiées par le même directeur photo) sont également d'une beauté à couper le souffle : montage, profondeur de champs, trucages et effets spéciaux y sont remarquables d'efficacité et de poésie. Deux conseillers militaires de l'U.S.A.F. sont crédités au générique : Powell les a utilisés comme le reste des techniciens et du casting pour construire un film homogène, structurellement robuste et qui résiste parfaitement aux modes et au temps.


                                


Dans le western, il fit de belles apparitions chez Richard Fleisher (Duel dans la boue) ou chez Charles Marquis-Warren (Tension a Rock City). Le cavalier du crépuscule de Robert D. Webb est plus qu'honorable sauf la présence trop juvénile est assez désemparée d'un Elvis Presley qui fut imposé et gâcha un peu cet honnête western. 
A mettre aussi à son actif deux excellents films d'aventure Seven cities of gold et Untamed (1956).
La fin des années 1960 le firent travailler pour les européens. Le manque d'argent en est certainement la cause. Richard Egan fut l'acteur principal d'une série télévisée western en 1962/63 Jim Redigo qui eu un succès très éphémère.
 james

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