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dimanche 1 juin 2014

Myrna Loy

L'actrice américaine Myrna Loy débuta sa carrière sur les écrans en incarnant des femmes fatales perfides et accéda au rang de star dans les années 1930 grâce à des rôles d'élégantes désinvoltes et ingénieuses. 
Fille d'un propriétaire de ranch, née le 2 août 1905 à Radersburg, dans le Montana, Myrna Loy (de son vrai nom Myrna Williams) part vivre à Los Angeles en 1918. Elle travaille un temps comme danseuse dans un numéro de chant, puis décroche un petit rôle dans la version de Ben-Hur réalisée en 1925. La jeune femme interprète par la suite des rôles de plus en plus importants, notamment 

dans Arrowsmith (1931), The Mask of Fu Manchu (1932, Le Masque d'or) et Love Me Tonight (1932), et en vient à personnifier la femme fatale étrangère aux yeux du public américain. Elle se détache de ce modèle lorsqu'elle campe une maîtresse sage et expérimentée déchirée entre un joueur pas très honnête (Clark Gable) et un avocat collet-monté (William Powell) dans Manhattan Melodrama (1934, L'Ennemi public no 1). 
Wyler, c'est évidemment le réalisateur de Ben-Hur (1959), mais aussi de "Rue sans issue" (1938) avec Humphrey Bogart et Joel Mc Crea, ou de "Vacances romaines" (1953). Il devait toucher à presque tous les genres, en passant par le western avec "les grands espaces", ou le péplum, ou encore le mélodrame.
Nos 3 vétérans, vont donc retrouver femme et enfants. Dana Andrews va retrouver Virginia Mayo, Fredric March, va rejoindre Myrna Loy et sa fille (ici Theresa Wright), notre troisième vétéran Harold Russell, va lui retrouver son père, sa mère et sa fiancée. La force du film est de s'inscrire dans une réalité palpable à l'écran. Ainsi, la vie de ces hommes, c'est la vie du vétéran américain moyen, qui revient et qui ne reconnaît ni son pays, ni sa famille.


   


Ainsi le génie des scénaristes et de Wyler et de nous donner plusieurs facettes de cette Amérique.Fredric March est plus âgé et avec un bon métier, une femme et de grands enfants. Dana Andrews est lui sans qualification pour la vie civile et sans enfants, avec une femme volage. Enfin le cas, le plus touchant, est celui du jeune Harold Russell, qui revient avec les deux avant-bras coupés. Arrivera t'il à retrouver intact l'amour de sa fiancée ?  Arrivera t'il à s'insérer ? Harold Russel n'était pas un acteur professionnel, mais un grand blessé de la guerre. Son rôle donne une très forte dose de réalisme au film, et touche encore plus. 


                


Harold Russel recevra ainsi deux Oscars : un pour son interprétation, comme meilleur second rôle et un autre, comme Oscar d'honneur. Le film pose la problématique du retour, dès les premières minutes. Et finalement ce thème de la réadaptation de chacun fait échos à nos vies d'aujourd'hui. Car l'Homme moderne, n'a jamais du autant peut être se réadapter que dans notre société qui change et qui ne ressemble pas à celle d'il y a 10 ou 15 ans. D'un thème américain post seconde guerre mondial, Wyler arrive à en faire un thème universel, de l'adaptabilité de l'être humain au changement.


                


On ne peut finir de parler de ce film, sans dire quelques mots sur la magnifique musique de Hugo Friedhofer, qui a composé sans aucun doute sa plus belle musique de film, et peut être l'une des plus belles de l'histoire du cinéma. Enfin on remarque que Thérèse Wright qui avait déjà été présente dans le mélodrame guerrier de William Wyler, "Madame Miniver" (1942) est encore bien présente là aussi. Elle tourna donc 3 films avec William Wyler dont "la vipère" (1942). Vous saurez tout, quand je vous dirai que le casting comprend également Steve Cochran et que Wyler avait des doutes sur le jeu dramatique de Virginia Mayo. Mais cette dernière fut excellente dans son rôle. Voilà, j'en ai fini avec "les plus belles années de notre vie" qui reste sans doute, comme un des plus beaux films de l'histoire du cinéma. Il recevra une pluie d'Oscars totalement mérités. Source : hollywoodclassic.


                 

Myrna Loy retrouve Powell dans The Thin Man (1934, L'Introuvable), où ils interprètent le rôle du couple de détectives Nick et Nora Charles. Le duo qu'ils forment réapparaîtra au total dans treize films, interprétant souvent le couple Charles, spirituel, sophistiqué et amateur de Martini, ou des personnages similaires. La popularité de The Thin Man donnera en effet lieu à de nombreuses suites, After the Thin Man (1936, Nick joue et gagne) étant souvent cité comme le meilleur opus de la série. Parmi les autres films remarquables de Myrna Loy durant cette période figurent The Great Ziegfeld (1936), Libeled Lady (1936), Test Pilot (1938, Pilote d'essai), The Rains Came (1939, La Mousson), I Love You Again (1940, Monsieur Wilson perd la tête) et Love Crazy (1941, Folie douce). L'image qu'affiche Myrna Loy à l'écran séduit aussi bien les hommes que les femmes.
1947, la Commission des Activités Anti-américaines présidée par J. Parnell Thomas entend ses premiers témoignages. Pour l’ultra conservateur, il ne fait aucun doute que l’industrie du cinéma est rongée par le mal rouge. Une liste noire circule ; le climat n’est pas au beau fixe pour qui désire vivre du septième art. C’est dans cette atmosphère pesante que naît le projet de Deux sœurs vivaient en paix, une œuvre légère à mille lieues des préoccupations politiques anti-communistes. Si on se réfère à Coursodon et Tavernier, ce film n’a jamais existé. Pas une ligne, pas une référence… rien. Même constat en ce qui concerne son malheureux réalisateur Irving Reis : nada. On se pose alors des questions sur la qualité d’un film qui a pourtant remporté l’Oscar du meilleur scénario et rempli les caisses de la RKO cette année-là. Ce n’est certainement pas Cary Grant qui aurait donné tort aux deux auteurs en ce qui concerne le pauvre Reis, à qui il dénie le droit à la réalisation de cette comédie classique. En 1946, Cary Grant sort de deux succès critiques et publics, Notorious et Night and Day. L’acteur souhaite ardemment retourner à ses premières amours : la comédie. La MGM lui propose The Hucksters, mais c’est finalement Clark Gable qui acceptera le rôle. Arrive alors le script de Sidney Sheldon, Deux sœurs vivaient en paix



   


Grant souhaite honorer le contrat qui le lie à RKO et accepte donc le projet. L’enthousiasme de Grant ne représente pas pour autant une quelconque garantie ; l’acteur a refusé de nombreux projets. Irving Reis est proposé par le studio afin de tourner le film. Grant lui préfère Leo McCarey. Reis a pourtant un solide passé derrière lui. Il est le fondateur et directeur de la station CBS pour laquelle il a écrit, produit et réalisé de nombreux dramatiques radio dans les années 30, notamment War of the worlds en collaboration avec Orson Welles. Il est ensuite entré à la Paramount en 1938 comme scénariste puis est passé à la RKO deux ans plus tard, en tant que réalisateur de B-movies. Le curriculum n’impressionne pas Grant qui accuse Reis de ne rien entendre à la comédie (le film marquera la seule et unique collaboration entre les deux hommes). Le tournage fut donc des plus pénibles, que ce soit dû aux relations houleuses entre les deux artistes ou encore suite aux investigations du FBI menées à l’encontre de Grant, interrogé pour l’amitié qu’il portait à Howard Hughes. 


                              


Pour couronner le tout, Frank Vincent, ami et partenaire en affaires de Grant, décède d’une crise cardiaque. Rien de tout cela ne transparaît à l’écran. Grant est semblable à lui-même : magnifique. Le film rapporte 5,5 millions $ au box-office ; un succès public qui permit au Studio de se la couler douce jusqu’en 1948. Deux sœurs vivaient en paix marque la première collaboration de Cary Grant avec sa partenaire Myrna Loy, qu’il retrouvera un an plus tard sur Mr. Blandings builds his dream house, un autre succès de la RKO. L’alchimie fonctionne à merveille entre les deux acteurs, il ne faut d’ailleurs pas longtemps à son personnage du juge Turner pour tomber sous le charme de Richard Nugent. Dès les premiers plans communs, l’honorable juge ne peut cacher son attachement à cet artiste un rien débauché, dont le mode de vie semble à des années lumières de l’univers logique et sérieux de la magistrate.


               


La romance débute rapidement, Richard Nugent donne une conférence sur la peinture à laquelle assiste la jeune Susan, qui ne tarde pas à se découvrir une passion pour le pinceau et pour l’artiste en particulier. Surpris en la compagnie de Susan par sa sœur la juge Margaret Turner, Nugent n’a d’autre choix que de céder aux exigences de Margaret s’il veut échapper à la prison. Nugent va devoir détourner Susan de son amourette pendant que l’oncle Matt (Ray Collins) s’évertuera à pousser Margaret dans les bras de Richard. Un triangle amoureux qui donne droit à du comique de situation, ceci dit rien de bien extraordinaire pour un Grant que l’on a déjà connu bien plus comique, en cela aidé par de meilleurs scénarii. Quoiqu’il en soit, Temple et Grant tirent magnifiquement leur épingle du jeu, notamment lors des nombreuses scènes de « je t’aime moi non plus » ou lors des vaines tentatives de Grant pour tomber dans l’oubli amoureux. Le casting sauve donc un film qui aurait semblé bien terne sans ses stars. Myrna Loy est tout à fait crédible en juge sérieuse et Shirley Temple en adolescente fascinée par son chevalier en armure brillante.
Au final, Deux sœurs vivaient en paix s’en sort comme une comédie familiale honnête, mais certainement pas le film magistral annoncé par Serge Bromberg. Après tout, Tavernier et Coursodon devaient avoir leurs raisons…(http://www.dvdclassik.com/critique/deux-soeurs-vivaient-en-paix-reis)

2 commentaires:

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