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lundi 2 juin 2014

Meurtre par décret

Réalisé par Bob Clark plutôt habitué aux films d'horreur à petit budget (DEAD OF NIGHT, CHILDREN SHOULDN'T PLAY WITH DEAD THINGS...), MEUTRE PAR DECRET, quant à lui, a bénéficié d'une enveloppe budgétaire confortable. Avec un casting impressionnant (Christophe Plummer, David Hemmings, James Mason...), le film se propose de mettre en image la théorie avancée dans le livre Jack The Ripper, The Final Solution. Pour les plus jeunes d'entre vous, sachez qu'il s'agit de la même théorie que celle que nous avons rencontré dernièrement dans le film FROM HELL avec Johnny Depp.
MEUTRE PAR DECRET montre donc l'enquête menée par Sherlock Holmes et son fidèle assistant le docteur Watson, afin de coincer le légendaire psychopathe de White Chapel. L'interprétation de Christopher Plummer est excellente et il incarne un Sherlock Holmes parfait. D'ailleu rs, les amateurs de Jack L'Eventreur et de Sherlock Holmes ne seront pas dépaysés par le film de Bob Clark. Tout l'apanage des deux personnages ainsi que de l'époque où se déroule le film sont bien présents dans MEURTRE PAR DECRET : le mystère qui entoure le meurtrier, les ruelles sombres, sordides et embrumées, les catins qui peuplent le quartier... Tout est là pour que l'on ne soit pas déçu un seul instant par le film.En même temps, cela signifie aussi que ce dernier n'est jamais surprenant. On obtient ce à quoi l'on s'attend et rien de plus. En outre, le film s'avère également un peu trop bavard. Si la raison principale en est le fait que Bob Clark désirait être le plus proche possible d'une réalité historique, MEUTRE PAR DECRET reste malgré tout un peu trop long.
Le film s'avère néanmoins être un agréable divertissement. André Quintaine


   


Deuxième rencontre (cinématographique en tout cas) entre Holmes et Jack l'éventreur, ce film ne fait pas l'unanimité, c'est le moins que l'on puisse dire.
En cause, une théorie assez fumeuse (la même reprise par "From Hell", la BD comme le film )concernant l'identité du "ripper", mélangeant allègrement implication du gouvernement, complot franc-maçon et "bâtard" au sang royal à l'origine de toute l'affaire.
C'est vrai que ce dernier point ne tient pas la route: comme dirait ma femme (syndrome Columbo, le retour!) les familles royales ont toujours eu le chic pour "laisser traîner" des moutards dans divers lits de passage sans pour autant faire un tel barouf et organiser une aussi sanglante boucherie.
L'autre point, ressassé jusqu'à plus soif, est plus anecdotique...Holmes, au grand dam de beaucoup de critiques , y arbore un Mc Farlane et une Deerstalker en permanence, même lorsqu'il se rend à l'opéra. Bah...Cet attirail fait désormais partie intégrante du personnage dans l'inconscient collectif, un peu comme les culottes de golf de Tintin...Et l'on imagine pas le reporter à la houpette revêtir un smoking pour aller applaudir La Castafiole...La Castafiore, pardon!



                               


On reproche aussi à James Mason d'être trop vieux pour le rôle de Watson...C'est vrai !Mais, vu que dans les films,les Watson trop vieux sont plus nombreux que, chais pas moi, les chinois en Chine, pour lancer un clin d'oeil à Jules Verne ou à Dutronc, ça ne me choque pas. Mason est drôle sans être ridicule (ah! la légendaire scène du petit pois!), carré sans être obtus, conservateur jusqu'à la pointe de ses chaussures vernies.
Bref, à condition de le regarder comme un thriller, le film est pétri de qualités. Plus proche de la réalité historique en ce qui concerne les meurtres proprement dits que la version de 1965, "Meurte par décret", malgré certains clins d'oeil humoristiques ,est une bande plus sombre, voire assez glaucque.
Les (beaux) décors, noyés sous le brouillard n'ont certes pas la précision dans le détail qui est la marque de ceux de "From Hell" mais ils distillent une atmosphère nauséabonde fort bien rendue.



                               


L'histoire est prenante et les personnages sont très humains...Christopher Plummer campe un Holmes fragile, peut-être un peu trop flegmatique par moment, mais assez proche de l'idée que je me fais du personnage ... Quel est le mariolle qui a dit" on s'en fiche"?!? Frank Finlay excelle dans le rôle de Lestrade qu'il tenait déja, de façon un poil plus caricaturale, dans la version de 1965.
Donald Shuterland est parfait en Robert Lees halluciné et Geneviève Bujold est très touchante en mère séparée de son gosse et internée de force.
Seul petit point noir (purement technique) de ce fort bon film,le réalisateur, Bob Clark, abuse un peu des ralentis et des objectifs déformants ce qui confère un côté grandiloquent, limite ridicule, à l'une ou l'autre scène dramatique.Pas bien grave...De toutes façons rien n'est grave...Sauf la voix d'Orson Welles!   

Source :   http://www.sshf.com/     

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