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jeudi 12 juin 2014

La clef

Emery, un ami du docteur Watson, se fait voler une boîte à musique dans sa collection d'antiquités. Il s'agit pourtant d'un artefact récent, sans grande valeur. Sherlock Holmes mène l'enquête et découvre qu'il s'agit de l'oeuvre de malfaiteurs cherchant à retrouver trois boites à musiques identiques. Que peuvent-elles bien contenir qui les intéresse autant ?
De 1942 à 1946, l'acteur Basil Rathbone tourne 12 films pour Universal dans lesquels il incarne le détective Sherlock Holmes. Son interprétation de ce personnage restera la plus marquante et la plus célèbre, au moins en ce qui concerne l'âge d'or du cinéma hollywoodien. "La clef" est chronologiquement le dernier de ces 12 films. Ces longs métrages étaient, pour Universal, des Séries B, tournés à toute vitesse et avec des moyens réduits. Ils n'en restent pas moins de vrais films de Major. Certes, on remarque que la figuration est modeste et que les décors manquent de variété. Il n'y a pour ainsi dire aucun tournage en extérieur et presque pas d'action. 



   

Pourtant, "La clef" se rattrape grâce à un excellent scénario, une enquête très bien construite, bénéficiant de formidables dialogues. L'interprétation est, elle, d'un très bon niveau. Si Rathbone la domine évidemment par sa prestation aussi énergique que charismatique, le reste de la distribution est d'une totale homogénéité. Enfin, on apprécie une ambiance un peu gothique, filtrant avec le Serial et le Fantastique, qui nous rappelle que cette série est une cousine des fameux cycles horrifiques de la Universal... 
Tombé dans le domaine public comme les autres onze Sherlock Holmes Universal, "La clef" est sorti à de nombreuses reprises en dvd, même en France.


                                


Cette adaptation "modernisée" des aventures de Sherlock Holmes qui faisait la 1ère partie des soirées cinéma dans les années 30 - 40 est très vraisemblante, même avec ses scénarios qui ne doivent rien à Conan Doyle. Basil Rathbone est très crédible, son jeu sobre et sec préfigure celui de Jermy Brett dans la série télévisée de Granada des années 90. Par contre il est très regrettable que l'on ait cantonné son partenaire, Nigel Bruce (par ailleurs très bon second rôle dans de nombreux autres films) dans ce rôle de Docteur Watson stupide et balourd qui ne fait qu'accumuler gaffes sur actes irréfléchis ou situations ridicules, bien loin du personnage original pragmatique et réfléchi qui vient seconder habilement Holmes dans ses enquêtes. 

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