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dimanche 8 juin 2014

Jacques Marin

Jacques Marin, né le 9 septembre 1919 à Paris et mort le 10 janvier 2001 à Cannes, inhumé au cimetière du Grand Jas (Cannes), est un acteur français.
Ancien élève du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, sa carrière cinématographique démarre vraiment en 1951 grâce à son rôle dans Jeux interdits:
A 5 ans, Paulette trottine en famille sur les routes du Cantal pendant l'exode de 1940. Une pluie d'obus tue ses parents et son petit chien. Paulette, désormais seule, rencontre Michel, un peu plus âgé qu'elle, qui tanne sa famille pour qu'elle adopte la petite orpheline.
A force d'entendre les débutants en guitare égratigner obstinément la musique du film, on avait fini par oublier la perfection de Jeux interdits. Célèbre pour avoir tourné dès 1945 le premier film événement sur la Résistance (La Bataille du rail), René Clément reprend ici un thème proche, avec la même rigueur documentaire assortie d'un humanisme délicat et tragiquement féerique. Il épingle sans pitié la hargne clanique de familles paysannes qui se jalousent et défendent leurs petits intérêts.
Bien avant Charles Laughton et sa légendaire Nuit du chasseur, il s'immisce aussi dans l'imaginaire morbide et franc de l'enfance, avec son lot d'images oniriques lourdes en symboles : une rivière où flotte un roquet défunt, un hibou au regard scrutateur, un poussin à l'agonie. Comme pour remplacer son chien, mort à sa place, Paulette erre sans autre arme que son instinct trop pur, petit animal perdu à qui la Croix-Rouge prend finalement soin de mettre un collier. Bouleversante, Brigitte Fossey nous tire des larmes à chacune de ses apparitions.



   



Il tourne pas moins de 16 films avec son ami Jean Gabin.
Physiquement proche du stéréotype français, avec sa rondeur bougonne et sa moustache en brosse, il a joué dans de nombreuses productions américaines. Il maîtrise en effet parfaitement l'anglais, grâce à son épouse Patricia Hutchinson. Cela lui permettra d'approcher de nombreuses stars, telles que Marlon Brando, Audrey Hepburn, Cary Grant, Errol Flynn, Orson Welles, Burt Lancaster, Julie Andrews, Dustin Hoffman, Michael Caine, Anthony Quinn... Il doublera également de nombreux films américains en français, et notamment des dessins animés de Walt Disney.
En 1963, il joue le rôle du père dans la première réalisation de Claude Berri : Le Poulet, qui sera récompensé par une distinction au festival de Venise et un Oscar à Hollywood.


                                 


A peine dix ans après la fin de la guerre, Claude Autant-Lara choisit de signer un film noir et cynique, à l'opposé du courant ambiant. En adaptant La Traversée de Paris, issu d'un recueil de nouvelles de Marcel Aymé, le réalisateur se heurte aux exigences de l'auteur, qui refuse Bourvil pour l'incarnation de Martin. Afin de conserver son comédien, Autant-Lara renonce à la couleur et décide de tourner son film en noir et blanc pour des raisons budgétaires. Se mordant finalement les doigts, Marcel Aymé reviendra, plus tard, sur sa position en désignant La Traversée de Paris, comme la « meilleure adaptation jamais faite de son œuvre ». Claude Autant-Lara ne lui en tiendra pas rigueur puisqu'il adaptera à nouveau une œuvre d'Aymé en 1959, La Jument Verte, imposant, à nouveau, Bourvil dans le rôle principal. Sortie en 1956, La Traversée de Paris reste pour bon nombre de cinéphiles le chef-d'œuvre inégalé de Claude Autant-Lara.
Montrer la France sous son aspect le plus sombre et comprendre son atmosphère en pleine Occupation sont les desseins de Claude Autant-Lara. La réduction du budget oblige Max Douy, chef décorateur, à réaliser des quartiers entiers de Paris en studio : l'absence de couleur devient finalement l'un des atouts-clés du film rendant ce noir et blanc parfaitement inquiétant et laissant surgir le danger à chaque coin de rue. Le périple de Martin, chauffeur de taxi au chômage, joué par un Bourvil attachant (prix d'interprétation à la Mostra de Venise) se transforme alors en quête initiatique lorsqu'il rencontre Granjil (Jean Gabin), peintre aussi arrogant que débrouillard. Irrité et jaloux de l'éventuel intérêt que sa femme pourrait lui porter, Martin lui propose de l'accompagner dans son avancée nocturne afin d'aller livrer un cochon à l'autre bout de Paris. Il ne se doute pas un instant du lourd tribut qu'il paiera pour cette imprudence. 



 
            

Si le fond de La Traversée de Paris est profondément noir, le réalisateur s'attache à traiter le sujet avec humour, en le teintant d'une pointe de cynisme. Dans des scènes-clés comme la venue de Granjil chez Jambier (Louis de Funès dans son premier grand rôle), il dévoile la personnalité écrasante d'un personnage obnubilé par la surenchère financière. Faisant de ses dialogues calibrés, à mi-chemin entre Prévert et Audiard, des phrases cultes dans l'histoire du cinéma (« M. Jambier, 45 rue Polivot ! »), Claude Autant-Lara démontre à quel point l'instinct de l'homme peut être calamiteux. Grâce à un comique de situation, il n'oublie pas de souligner l'ironie de certains faits : si, dès le générique du film, la guerre est partout, à l'image de ces soldats défilant sur les Champs Elysées, la seconde illustration marquante reste celle de ce pauvre homme jouant « La Marseillaise » au violon. 


                                



D'une condition déjà insupportable, il nous livre un spectacle choquant lorsqu'un soldat allemand lui dépose une pièce. 
Allant parfois jusqu'à la méchanceté pure (à l'instar des écrits de Marcel Aymé), le cinéaste fait ressortir toute l'impuissance et la rage d'une jeunesse aussi incomprise que sourde : dans le premier bistrot, c'est la femme de Bourvil qui monte au créneau, lorsqu'un jeune ex-prisonnier se plaint du marché noir, en lui assénant une réplique bien sentie (« Si y'avait pas de marché noir, avec quoi tu te laverais ? »)...


                                


Que demander de plus ? L'immense, la délicieuse, la sublime Audrey Hepburn en Givenchy jouant avec Peter O'Toole sous la direction de William Wyler (Ben-Hur...). Audrey Hepburn tourne ici son troisième et dernier film avec le réalisateur et le film est un concentré d'aventure, d'humour et d'élégance !! L'intrigue et la complicité des acteurs font des étincelles tout au long du film sans jamais tomber dans la guimauve ou l'excès. Le charme de Paris, des années 60 et de la charmante et délicate Audrey Hepburn contribue à la renommé du film pour perdurer son éclat pendant des décennie !! La musique de John Williams (Star Wars...) est magique !! Les seconds rôles sont parfaits dont Elli Wallach en amoureux désespéré. Grand moment de cinéma !!!                        
Parce que Cartman n'est pas le seul à vouloir à tout prix mettre la main sur un million de dollars, le film de braquage  a toujours été un genre très prisé. Pour peu que s'y ajoute un zeste de comédie et quelques gouttes de charme, on obtient vite un cocktail détonnant, à l'image ce savoureux film, qui voit la belle Audrey Hepburn donner de sa personne pour dérober une précieuse contrefaçon.
William Wyler connait l'actrice mieux que quiconque. Après l'avoir révélée au public dans Vacances Romaines, et avoir confirmé son immense talent dans La Rumeur, il lui offre une nouvelle valse qui a tout du baroud d'honneur, la belle s'apprêtant à mettre sa carrière entre parenthèses pour se consacrer à sa famille. Et quel meilleure piste de danse que Paris, ses décors de cartes postales, sa plage, dissimulée sous les pavés pour encore quelques mois, et ses hôtels de la Place Vendôme chers à son coeur depuis le délicieux Ariane?



 


Audrey y virevolte avec son élégance coutumière, embarquant dans la danse Peter O'Toole, fraîchement revenu d'Arabie, séduisant au passage Eli Wallach, incapable de choisir entre la chair et la pierre. Un ballet orchestré de main de maître par Wyler himself, à travers de longs plans savamment composés. Une mise en scène loin du sur découpage en vogue de nos jours, et qui laisse au spectateur tout le loisir de profiter des échanges savoureux entre les deux interprètes. Léger, enlevé, rythmé, les adjectifs ne manquent pas pour définir ce nouveau joyau dans la filmographie de la belle Audrey. Toujours aussi à l'aise dans la ville lumière, celle-ci nous offre une nouvelle prestation éblouissante. Qui ne rêverait pas de l'avoir pour chauffeur, vêtue uniquement de bottes et d'une chemise de nuit? Pour son antépénultième apparition avant un break de dix ans, l'actrice chouchoute ses fans. Comment ne pas tomber amoureux?


                                


Il a joué aussi dans de nombreuses pièces de théâtre, diffusées à la télévision dans Au théâtre ce soir, et dans des séries télévisées comme Les Cinq Dernières Minutes. Il a fait de nombreux doublages, en particulier de dessins animés.
Il fut l'un des fondateurs de l'Adami, association qui lutte pour les droits des artistes.
Il habita longtemps à Meudon, dans les Hauts-de-Seine, avant de se rendre sur la Côte d'Azur à Mouans-Sartoux.

Il y décède à 81 ans, en 2001, dans une clinique cannoise des suites d'un œdème du poumon. Il est inhumé dans le cimetière du Grand Jas à Cannes.

1 commentaire:

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