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vendredi 9 mai 2014

Jazzy Woody

Passionné de jazz, Woody Allen a été bercé par le swing de la belle époque. Enfant, il écoutait sur les postes radiophoniques de ses parents ces airs des années 30 : Sydney Bechet, Louis Armstrong, Duke Ellington, Django Reinhardt, George Gershwin ou encore Cole Porter… Allan devenu Woody en hommage à Woody Herman (clarinettiste, saxophoniste et chanteur de jazz américain), se met lui aussi à la musique. Le choix de l’instrument n’est pas immédiat : il débute au saxophone, opte finalement pour la clarinette. C’est Turk Murphy qui lui apprend les rouages du métier. Après avoir joué pendant plusieurs années aux côtés de musiciens, il finit par monter son groupe, le New Orleans Jazz band. Chaque lundi à l’hôtel Carlyle, Woody et ses amis montent sur scène. Un rendez-vous immanquable, à tel point que le réalisateur décline l’invitation à la cérémonie des Oscars. Annie Hall est en lice et remporte quatre statuettes. Pendant ce temps là, Woody Allen embouche sa clarinette. Le réalisateur confie avoir toujours rêvé de porter à l’écran les vies de Sydney Bechet et Louis Armstrong, « deux génies en herbe, deux solistes éblouissants. » Mais le budget colossal que cela implique rend irréalisable un tel projet. De cette passion, la réalisatrice Barbara Kopple en tire un documentaire, Wild Man Blues. À l’écran, Woody Allen est lui-même, le temps d’une tournée européenne. En famille, en coulisses ou sur scène, Barbara Kopple ne manque rien.



                                 

Un parfum de jazz
Dans Stardust Memories, les chefs du studio proposent à Sandy Bates (Woody Allen) d’intégrer à la fin de son nouveau film un paradis du Jazz.
Le héros de Zelig se transforme en trompettiste de jazz band au contact d’un group de jazz.
Dans Radio Days, on découvre que l'enfance de Joe (Seth Green), inspirée de celle de Woody Allen, est marquée par l'importance qu'avait la radio dans les années 40. On y écoutait les informations, mais aussi et surtout de la musique: du classique, de la country... et du jazz !
Dans Minuit à Paris, c'est grâce à Cole Porter qu'Owen Wilson et Léa Seydoux nouent un premier contact.



                                  


Le jazz comme intrigue
Dans Accords et désaccords, Sean Penn est Emmet Ray, un guitariste pour qui l’obsession porte le nom de Django Reinhardt. Ce faux documentaire est le premier film de Woody Allen dans lequel la musique est au premier plan.



                                  


Le jazz en BO
La séquence d’ouverture de Manhattan se fait sur l’air de "Rhapsody in blue" de George Gershwin.
Cole Porter et Sydney Bechet participent à la bande originale de Stardust Memories.
Pour Hannah et ses soeurs, Woody Allen choisit la musique d'Henry James.
Cole Porter, Harry James et Duke Ellington composent (entres autres) la bande originale de Radio Days.
Django Reinhardt se retrouve sur la bande originale d'Harry dans tous ses états.
Au générique d'Anything else, Cole Porter et à celui de Melinda et Melinda, Duke Ellington.
C'est sur la musique de Sydney Bechet que s'ouvre Minuit à Paris, la musique accentuant ainsi le côté carte postale de la ville-lumière que filme Woody Allen.


                 

Paroles de Woody
"Je m’exprime dans ma musique" - Emmet Ray (Sean Penn) dans Accords et désaccords.
" Django Reinhardt était un génie de tout premier plan. J'ai tous ses disques, que j'ai écouté durant toute mon existence. Il doit être là-haut, à côté de Louis Armstrong et de Sidney Bechet, avec les grands solistes romantiques de la première période du jazz" - Woody Allen dans "Woody Allen, Entretiens avec Stig Björkman", éditions Cahier du cinéma, 2002.
"Le jazz New Orleans fait toujours inexplicablement résonner quelque chose en moi. C'est comme prendre un bain de miel" - Woody Allen dans Wild Man Blues de Barbara Kopple.


                                  

Source : http://www.allocine.fr/article/dossiers/cinema/dossier-18591499/?page=5

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