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vendredi 30 mai 2014

Pierre Dux

Fils des comédiens Alexandre Vargas et Emilienne Dux, Pierre Dux né le 1er octobre 1908 à Paris Ses parents n’étant pas mariés, le nouveau-né est enregistré à la mairie du sixième arrondissement sous le nom de sa mère. Il passe son baccalauréat avant de s’orienter vers la comédie. Il échoue à l’entrée du Conservatoire mais est accepté en auditeur libre dans la classe de Jules Truffier.

Récompensé d’un Premier Prix de comédie en 1929 pour «Les précieuses ridicules» de Molière, Pierre Dux devient Pensionnaire de la Comédie-Française en 1929 puis Sociétaire en 1935 avant d’en devenir Administrateur provisoire le 31 août 1944, poste dont il démissionne le 31 décembre 1945 et acquiert le statut de Sociétaire Honoraire en 1947. 
Monsieur Vincent est un film français réalisé par Maurice Cloche sorti en 1947.
 Rareté à la télévision, ce grand film, triomphe au box-office, est méconnu du public d'aujourd'hui. Force est de constater que par l'universalité du sujet abordé, au travers du destin remarquable de Vincent de Paul, qui passera sa vie à lutter contre la misère et à vouloir donner droit de cité aux exclus de tout poils par une société profondément individualiste et égoîste, le film n'a absolument pas vieilli et reste d'une modernité étonnante en ces temps de crise économique et d'individualisme exacerbé.
La réalisation de Maurice Cloche, classique dans la forme, s'efface pour souligner la force des situations, évitant au passage de tomber dans le piège de la reconstitution empesée et grandiloquente de ce type d'hagiographie historique. Toutefois, on peut regretter que le scénario de Jean Anouilh et Jean Bernard-Luc soit écrit comme une succession de tableaux sur divers moments du destin de ce grand homme. 



   

Ce qui n'enlève en rien, l'émotion et la cohérence qui se dégage de l'oeuvre entière. D'autant que les dialogues de Jean Anouilh sont d'une beauté et d'une intelligence profonde et rare.
On peut aussi leur reprocher de ne pas nous expliquer concrètement le contexte historique. Cependant, le film expose avec réalisme les conditions de vie et d'hygiène difficiles et miséreuses dans les milieux populaires et les conséquences sociales de la pauvreté. Je note qu'il y a peu de films, voir pas du tout, qui l'aborde de manière aussi frontale pour cette époque de l'histoire de France. Au final, on se dit que les réactions des plus riches et des gens de pouvoir ont peu évolué depuis cette époque, même si aujourd'hui nous avons un plus grand confort de vie: la séparation des classes sociales reste une évidence.



               

La scène où Vincent de Paul (Pierre Fresnay) est convoqué par le chancelier Séguier (Pierre Dux) est révélatrice: les plus riches et les gens de pouvoir ne font que "nier" l'existence de la pauvreté en essayant de la rendre "invisible" pour éviter toutes responsabilités et s'en laver les mains, en culpabilisant cyniquement celui qui tente de redonner de la dignité et de la valeur aux plus pauvres. Tout comme la scène où Vincent explose de colère face à ses puissantes et riches donatrices, incapables de compassion à l'égard d'un nourrisson abandonnée par une mère prositituée, parce que c'est un enfant "indigne" qui ne mérite pas de vivre... Un des grands moments du film: il faut les voirs toutes affligées par la honte !
Je ne peux pas finir sans parler de Pierre Fresnay et de son interprétation magnifique de Saint Vincent de Paul, qu'il n'interprète pas mais qu'il incarne véritablement, avec présence, charisme et sobriété. Guillaume Rouleau.


                                   


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Pierre Dux redevient Administrateur Général de Maison de Molière entre 1970 et 1979 tout en assurant la direction du Théâtre de l’Odéon (1971 à 1977). Entre-temps, il dirige le Théâtre de Paris (1949 à 1952) et devient professeur au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique où il a pour élèves Jean-Paul Belmondo, Jean Rochefort ou Claude Rich (1953 à 1956). Et il mène une brillante carrière sur les scènes parisiennes dans des pièces qu’il met parfois en scène. Il triomphe dans «Patate» (1957) de Marcel Achard au Théâtre Saint-Georges durant six ans pendant 2255 représentations et joue dans des classiques de Molière comme «Don Juan» (1963) où il compose Sganarelle aux côtes de Georges Marchal. Il est aussi l’interprète de Marguerite Duras dans «L’amante anglaise» (1968) avec Madeleine Renaud, de Sacha Guitry dans «N’écoutez pas mesdames» (1985) avec Micheline Boudet ou de Eugène Ionesco dans «Les chaises» (1988) avec Denise Gence. Cette prestigieuse carrière théâtrale est récompensée du Molière du meilleur comédien pour «Quelque part dans cette vie» (1990) de Israel Horowitz avec Jane Birkin.


                 



Le Gorille vous salue bien est un film policier français réalisé par Bernard Borderie, sorti en 1958.
Le Gorille vous salue bien est le premier des films du « Gorille » avec un Lino Ventura en agent secret bourru et pince-sans-rire, au meilleur de sa forme. Le Gorille est un personnage de Dominique Ponchardier, inventeur du mot « barbouze » et barbouze lui-même.
Lino Ventura n'a interprété le rôle du Gorille que cette unique fois, Roger Hanin lui a succédé l'année suivante pour La Valse du Gorille. La production avait proposé à Lino Ventura de faire un deuxième Gorille, mais il a refusé, ne voulant pas être enfermé dans un rôle.
Un des premiers grands rôles de Ventura. Le scénario est gentillet, sans grands rebondissements. On apprécie la prestation de notre héros, qui laisse présager une sacrée carrière. A voir, avec avec un regard innocent et indulgent. Ventura en pleine ascension à l'orée des sixties aborde sa période espions à noms d'animaux exotiques qui le mènera de manière naturelle dans les bras de Georges Lautner pour un film mythique . Sûr que Lino n'aurait pas parier que l'on continuerait à parler de lui en 2011 pour ce film certes réussi mais qui ne reflète pas l'ensemble de sa carrière essentiellement dramatique. Lino toujours à la limite de la parodie est affûté comme une lame de rasoir et le smoking avec pantalon fuseau renforce encore l'impression de massivité qui le caractérise. Tout est en place pour permettre à Lino de distribuer les paires de baffes et les bourre-pif grâce au savoir faire de Bernard Borderie qui était un bon faiseur. Les seconds rôles sont pittoresques, de Caussimon à Manuel et c'est toujours avec plaisir que l'on replonge dans cette époque bénite du noir et blanc où on s'encombrait pas de manières pour dissimuler un mannequin de paille que Lino soulève et balance en lieu et place d'un truand à qui il règle son compte. Un an après Hanin endossera le costume , Lino préférant muer de Gorille en Fauve sous la houlette de Maurice Labro.



          


Un film taillé sur mesure pour Lino Ventura, tout juste auréolé de son titre de champion de catch. Bernard Borderie nous le rappelle assez dans le premier quart-d'heure : porte arrachée à mains nues, canapé soulevé sans sourciller, ... on s'attendrait presque à ce que le héros redresse la tour de Pise pour ensuite remonter l'épave du Titanic. Le côté grand-guignolesque des combats rajoute au comique de ce déferlement de prouesses, c'est encore plus fort que les Gaulois laminant une légion romaine après avoir ingurgité la potion magique. Les faux-raccords achève de décrédibiliser le film, notamment le subtil remplacement du corps du malfaiteur par un grossier mannequin juste avant son lancer dans la gueule d'un autre méchant. Il faut par conséquent prendre tout cela au second degré, et la déjà-grande classe de Lino le permet fort bien. Dommage tout de même que les dialogues ne soient pas à la hauteur, en particulier au début. Ils manquent terriblement de saveur, un peu plus travaillés et ils auraient pu conférer une autre dimension au film. Le scénario alambiqué n'est pas non plus le meilleur des atouts, en particulier dans le dernier quart-d'heure, fort déconcertant. Que reste-t-il finalement aujourd'hui de ce premier grand rôle de Lino Ventura ? Une prestance et un charisme qui raviront ses fans dont je fais partie. Attraction unique du film, certes, mais attraction qui mérite bien sûr le déplacement. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-58077/critiques/spectateurs/

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