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vendredi 16 mai 2014

George Marshall



George Marshall est un réalisateur et scénariste américain, né le 29 décembre 1891 à Chicago (Illinois) et mort le 17 février 1975 à Los Angeles (Californie).
Réalisateur de près de cent films, il a été président de la Screen Directors Guild de 1948 à 1950.

Il a commencé sa carrière dans la période du muet, réalisant surtout des westerns, un genre qu'il n'a jamais complètement abandonné. Plus tard dans sa carrière, il a été particulièrement recherché pour des comédies. Il a beaucoup travaillé avec Bob Hope, Jerry Lewis, mais également avec WC Fields, Jackie Gleason, Will Rogers et Laurel et Hardy. Il a dirigé deux versions du même scénario : Femme ou Démon (Destry Rides Again) en 1939 et Le Nettoyeur (Destry) en 1954.


Jimmy, obligé de fermer son magasin de musique, se retrouve à travailler avec son oncle qui dirige une affaire agroalimentaire. Il se lie alors à une famille irlandaise, ennemi juré du dit oncle. Cette famille aime la musique et surtout adore répéter devant les bureaux de l’oncle. Jimmy se retrouve à réconcilier ses nouveau amis et sa famille…
Réalisé en 1941 par le méconnu mais néanmoins prolifique George Marshall (près d’une centaine de films tout de même!) à qui l’on doit l’un des segments de "la Conquête de l’Ouest", "L’Or du ciel" nous donne surtout l’occasion de voir James Stewart dans une comédie musicale!
Même si le film ne bénéficie pas d’un scénario très original ni d’une mise en scène particulièrement surprenante, "l’Or du Ciel" vaut pour son duo d’acteurs composé du grand Jimmy Stewart et de la charmante Paulette Goddard qui illumine l’écran à chaque apparition. L’autre intérêt du film réside dans la qualité de ses numéros musicaux notamment une prestation hispanisante de l’actrice, très rafraîchissante!
George Marshall fait partie de ces stakhanovistes de studio, au cœur des années 40, mettant en scène trois films par an au bas mot. Enfin... au bas chiffre.
Ici, l'idée, c'est de mettre en scène Horace Heidt et son orchestre, qui anime régulièrement une émission de radio depuis les studios de la RKO.

En découle une comédie (presque) musicale alternant le (très) réjouissant et le (pas loin du) raté.



 
   

Au chapitre "vous ne pouvez pas le rater": James Stewart (déjà, son nom seul suffit à devoir voir le film, non ?) chantant, James Stewart jouant de l'harmonica, des enfants surdoués au piano et au trombone, un juge terriblement complice, un policeman qui dit "bonjour maman" en arrivant sur le lieu du conflit, un majordome facétieux qui n'hésite pas à imiter son patron aphone ou à jouer du croche-pied vicieux à un autre employé de son patron pénible.
Et puis Paulette Goddard est toute mimi, pétillante à croquer.
L'ensemble transpire d'une bonne humeur absolument communicative.



                              


Du côté "à la Capra mais c'est manifestement pas lui", des séquences musicales parfois incongrue (la rue, la prison) parce qu'arrivant un peu comme un cheveu sur la soupe, un oncle méchant un peu en surchauffe et une trame parfois expéditive et prenant des raccourcis confinant au surréalisme.
Bref la séance est loin d'être indispensable, mais sa réédition en DVD vous donne une occasion en or (du ciel) de découvrir une rareté agréable.
Et puis bon, ne pas vouloir voir un film avec James Stewart, est-ce réellement défendable ?

Source : http://www.senscritique.com/film/L_or_du_ciel/critique/14220945





               

Destry (1954) : Dans l’histoire du cinéma hollywoodien, peu de cinéastes ont fait un remake de leur propre film. Pour ne citer que les plus célèbres, il y eut quand même Raoul Walsh qui par deux fois a converti l’intrigue de l'un de ses films pour la transposer dans un autre univers ; ainsi le film noir High Sierra (La Grande évasion) fut transposé en western avec La Fille du désert (Colorado Territory) de même que son film de guerre Aventures en Birmanie (Objective Burma), transposé à nouveau en western avec Les Aventures du Capitaine Wyatt (Distunt Drums). D’autres comme Leo McCarey firent des remakes plus proches de l’original avec pour exemple ses deux versions de Elle et lui. George Marshall fait ici de même, reprenant parfois presque plan par plan son célèbre Destry Rides Again (Femme ou démon) datant de 1939 et qui avait pour acteurs principaux James Stewart et Marlene Dietrich. Tâche ardue que de leur succéder et pourtant, sans néanmoins atteindre leur niveau, Audie Murphy et Mari Blanchard s’en tirent plus qu’honorablement. L’interprétation de ce duo de comédiens est d’ailleurs la qualité principale de ce western humoristique pas désagréable mais loin de valoir son prédécesseur. Après Tom Mix en 1932 et James Stewart en 1939, c’est donc au tour d’Audie Murphy d’endosser la défroque du célèbre "Tenderfoot" créé par Max Brand au sein de son plus fameux roman écrit en 1930. Connaissant sa réputation d’amateur d’armes à feu, il est déjà cocasse de voir le comédien interpréter ici un homme de loi qui les dénigre. Soit un shérif procédurier qui va dans un premier temps se mettre à dos les honnêtes gens qui le prennent pour un couard en le voyant prendre fait et cause pour les notables. Mais heureusement, c’est justement ce pinaillage estimant que « la loi ne souffre aucune exception » qui fera que les "bad guys" n’auront évidemment pas le dernier mot.


            

Audie Murphy, bien que régulièrement critiqué, était néanmoins l’un des plus célèbres cow-boys des années 50, autant apprécié à l’époque que John Wayne ou Randolph Scott, les films dans lesquels il tournait connaissant presque tous de gros succès au box-office. Son visage poupin et sa modestie de jeu font ici merveille et correspondent parfaitement au rôle. Poli, courtois, à cheval sur les principes, adepte de la non violence et gentleman cultivé, l’acteur n’a pas de mal à convaincre d’autant qu’au vu de son physique éternellement doux et jeune, on l’avait justement toujours imaginé ainsi dans la vie, même s’il n’en était rien. Bref, une bonne interprétation de la part de l’acteur même s’il ne nous fera pas oublier James Stewart. Petite variante concernant la manie des deux personnages ; si James Stewart maniait le canif pour tailler des bouts de bois, Audie Murphy s’amuse continuellement à faire des nœuds avec un petit bout de corde. Refusant de jouer avec les armes à feu, il fallait bien que les différents Destry s’occupent les mains.



                             

Ce petit détail pour nous remémorer qu’il existe un remake non officiel au film de George Marshall, bien moins connu et pourtant beaucoup plus réussi, Frenchie de Louis King, sorti en 1951 avec Shelley Winters et Joel McCrea, ce dernier ayant le même hobby que le protagoniste interprété par James Stewart. Deux westerns avec beaucoup d’humour et une ambiance bon enfant (sans cependant que cela en fasse des comédies). Celui de Louis King (tout comme la version Destry de 1939) est bien plus amusant, plus rythmé, plus énergique et contient bien plus de fantaisie. Le scénario du Nettoyeur ne comporte rien évidemment de bien révolutionnaire et surtout rien de très nouveau par rapport à celui de la précédente version. En revanche, toujours pour la Universal, cette cuvée 54 bénéficie de l’écran un peu plus large (1.85) et surtout du Technicolor, de très beaux costumes et décors (la chambre de Mari Blanchard et son papier peint cossu) ainsi que de chansons très entrainantes que l’actrice interprète avec une verve qui fait plaisir à voir et à entendre, notamment dans la séquence qui ouvre le film (Bang! Bang!’) et plus tard le temps d’un French Cancan endiablé (If You Can Can-Can).(http://www.dvdclassik.com/critique/le-nettoyeur-marshall)

1 commentaire:

  1. http://youtubeinmp4.com/redirect.php?video=M0lSsG4Od00&r=b9WOMGfHuzO58aisTe%2BxtH9Phwxk9nDEEWtODZtWnmY%3D
    http://www.vostfr.club/films/1941-pot-o-gold.html
    http://uptobox.com/mskp16oq840y

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