.

.

mercredi 28 mai 2014

Les aventures du Baron de Munchausen

Karl Friedrich Hieronymus, baron de Münchhausen (ou Münchausen avec un seul « h » selon une graphie répandue) est un officier allemand, mercenaire à la solde de l'armée russe né le et mort le . Le récit romancé de ses exploits en a fait un des héros les plus populaires de la littérature allemande.
Karl Friedrich Hieronymus Freiherr von Münchhausen naît à Bodenwerder dans le Weserbergland, région relevant de l'électorat de Brunswick-Lunebourg. Il est, dans sa jeunesse, page du prince Antoine-Ulrich de Brunswick-Wolfenbüttel, qu'il suit en 1740 pour devenir mercenaire de l'armée russe. Il combat pendant dix ans dans l'armée d'Élisabeth Ire de Russie contre les Turcs de l'Empire ottoman, en Crimée. Il épouse Jacobine von Dunten en 1744 en Lettonie.
Il est nommé, en 1750, capitaine de cavalerie, avant de quitter l'armée russe. Lors de son retour en Allemagne, il confie à l'écrivain Rudolf Erich Raspe ses « extraordinaires » aventures avant de se fixer à Hanovre. Surnommé le « baron de Crac » (« baron du mensonge », selon l'expression « raconter des craques »), il aurait voyagé sur la Lune sur un boulet de canon et aurait dansé avec Vénus. Veuf en 1790, il se remarie en 1794, union qui s'achève par un divorce. Il meurt le de la fièvre typhoïde, ruiné.



                              

Son destin et sa faconde devinrent aussi légendaires que celles de son homologue d'outre-Rhin Cyrano de Bergerac, lui assurant une réputation d'affabulateur hors pair, voire de fou.
Son nom a été donné à une maladie psychiatrique grave : le syndrome de Münchhausen. Les victimes de ce syndrome simulent tous les symptômes d'une maladie afin d'attirer sur elles l'attention des médecins. Elles peuvent également provoquer l'apparition de symptômes chez l'un de leurs proches (syndrome de Münchhausen par procuration, appelé aussi « syndrome de Meadow »). Les récits extraordinaires du baron constituent la reprise d'un imaginaire collectif amplifié par le merveilleux et la truculence d'un militaire nostalgique d'exploits, à la manière de Tartarin de Tarascon.
Les aventures du Baron de Munchausen est un film fou, fou, fou... Un film rempli de fantaisie, de folie et d’irrationnel. Un film aussi excentrique que son personnage principal. L’histoire peut se résumer comme suit : le baron Munchausen sauve une ville de la menace Ottomane grâce à une histoire racontée par lui même sur ses propres aventures lui ayant permis de sauver la ville alors que celle –ci est assiégée au moment ou il raconte son histoire. Oui, il faut suivre un peu, mais ça prend tout son sens au vu du film.
En effet, le thème du film de Gilliam c’est la force des légendes et des histoires. La capacité de la fantasie, du rêve et de l’irrationnel à changer nos vies, à changer les choses, a nous changer nous même. Le baron Munchausen symbolise une rebellion contre un monde de progrès ou tout peut être expliqué ou tout est trop policé, ou on ne peut pas voyager jusqu'à la lune en montgolfière, ni voler en sautant de boulets de cannons en boulets de canon. 



   

Un monde ou ne subsiste que les bureaucrates, les petits arrangements de basse politique et une science sans fantaisie n’apportant à peu de chose près que guerre et destruction (La partie du film se déroulant chez vulcain ou on voit le dieu et ses cyclopes travailler sur un prototype  de bombe nucléaire -totalement anachronique par rapport au siècle des lumières ou se déroule l’histoire-illustre parfaitement cela). Un monde enfin ou les rêves et l’imagination débridée puisant leurs sources dans le vieux monde et ses légendes sont à l’agonie. 
Le baron peut d’ailleurs être vu comme l’incarnation vivante de cette époque révolue et ce n’est pas surprenant qu’il apparaisse comme vieux et fatigué, a bout de souffle et pourchassé de manière permanente par la faucheuse. Alors que l’aventure et donc la fable commence celui-ci va miraculeusement retrouver sa jeunesse. C’est interessant de voir que Munchausen n’a pas d’âge défini. Il a l’âge de son état d’esprit. Fringuant et fort lorsqu’il est porté par l’aventure ; vieux et souffreteux lorsqu’il abandonne l’espoir. 


                              

Il faut parler également de l’aspect visuel très réussi du film. De tout les films de Gilliam, c’est clairement celui qui a le plus de chose en commun avec son travail sur le Monty Python’s flying circus. La scène d’arrivée sur la lune et l’entrée de Munchausen dans une ville faite de panneaux de bois ressemblant à des décors de théatre en est un exemple frappant .Terry Gilliam est un merveilleux fabuliste et pour ma part il s’inscrit avec ce film comme un des derniers héritiers d’un cinéma fait de bric et de broc , de bricolages divers,… mais fait avec passion et cette folie indispensable à qui veut vivre une véritable aventure. Ce film de Gilliam est peut-être aussi un des rares équivalent « moderne » des films de George Méliès.


                     
                                      

Ce feuilleton en vingt épisodes disponible sur le site de l' INA raconte les invraisemblables et fantasmagoriques aventures d'un officier allemand à la solde des Russes qui combattit les Turcs en 1740. Héros populaire plein d'insouciance et d'une inépuisable joie de vivre, le baron de Münchhausen symbolise une joyeuse revanche de la fantaisie sur la pesante réalité.1978 : le dessin animé de Jean Image mise surtout sur la poésie et sur un dessin travaillé à l'ancienne. Le mythe de Munchausen en prend parfois un coup, mais qu'importe on s'amuse bien et les personnages sont sympathiques... 
Bonus: http://sd36232.dedibox.fr/Gottfried_August_Burger__Aventures_du_baron_de_Munchhausen_Chap00_Preface.mp3



                             


En 1785, l'écrivain allemand Rudolf Erich Raspe recueille, ordonne et publie ces récits (du vivant du baron de Münchhausen) en anglais, sous le titre Baron Münchhausen's Narrative of his Marvellous Travels and Campaigns in Russia.
Un an plus tard, les Aventures sont traduites en allemand par Gottfried August Bürger (1747-1794), professeur à l'université de Göttingen, sous le titre Abenteuer des berühmten Freiherrn von Münchhausen. Plus qu’une traduction, il remanie les histoires et fournit une version plus poétique et satirique que le livre de Raspe.
Version 1943 : Goebbels souhaitait un film grandiose pour le 25e anniversaire de l'UFA, l'agence gouvernementale de cinéma : il réunit les meilleurs acteurs et techniciens, leur offrit un budget imposant et des conditions de tournage exceptionnelles - notamment à Venise, où des gondoles de collection parcourent le Grand Canal, réservé à l'équipe du film ! Le résultat est à la mesure de ces efforts : surchargé d'or et d'étoffes. L'histoire est fidèle à la légende, comme le voyage à dos de boulet ou l'ascension sur la Lune (scènes qui figurent aussi dans la version de Terry Gilliam, de 1987). Mais, étouffés par un luxe empesé et une caméra un peu statique, les exploits de ce coureur de jupons laissent souvent de marbre. Il y a même une nostalgie hautaine dans laquelle on lirait volontiers le testament cynique d'un Reich au bord de l'agonie... Aurélien Ferenczi



                                

Le livre sera traduit de l'allemand en français par Théophile Gautier (fils), avec des illustrations de Gustave Doré. Cette traduction est très agréable, bien qu'amputée de certains passages jugés trop « politiquement incorrects » pour ses contemporains.

1 commentaire:

  1. http://iuuciw.1fichier.com/
    1943 : http://uploadhero.com/dl/AX1aNGx9
    mot de passe : UFSF

    RépondreSupprimer