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samedi 17 mai 2014

Jean Yanne

Nous ne vieillirons pas ensemble est un film franco-italien réalisé par Maurice Pialat, sorti en 1972.
Si l'on met à part la série télévisée La Maison des bois, Nous ne vieillirons pas ensemble est le second long-métrage de Maurice Pialat. Récit douloureux des trois derniers mois d'une liaison, Nous ne vieillirons pas ensemble est un récit ouvertement autobiographique que Pialat prolongera superbement, de manière plus moderne et avec une mise en scène plus ample, dans son dernier film Le garçu en 1995.
Tout entière centrée sur la crise du couple, la narration se compose d'une succession de scènes de ruptures et de réconciliations. Cette répétition se retrouve dans l'utilisation de plans presque identiques : une vingtaine où le couple est filmé derrière le pare-brise et une dizaine où l'un est dans la voiture, regardant l'autre à l'extérieur. Pour contrebalancer cet effet de fractionnement et d'émiettement, tous les plans sont assez longs.
C'est parfois un plan séquence. Ainsi lorsque Jean et Catherine sont filmés au sortir de l'eau rejoignant la R16 bleu et s'installant à leur place. La voiture recule ensuite, s'ensable et finit par quitter le plan.
C'est presque toujours un plan suffisamment long pour que le corps de Jean ou sa parole viennent menacer Catherine. La violence sonore semble aussi menacer leur relation : le bruit du sèche-cheveux le matin, ceux de l'avion et des bateaux dans la chambre d'hôtel du port, celui du vent lors de la rupture à saint Pat.
L'histoire de Jean et Catherine, enfermés dans leur passion, semble ne pas avancer. Elle se dénoue pourtant lorsque Jean part voir son père pour obtenir sa bague de fiançailles. Il revient sans trouver Catherine et lui met la main dans la culotte pour savoir si elle a fait l'amour lors de son retour à cinq heures du matin.



         


La jouissance d'invective, de goujaterie et de violence révoltante de Jean se transforme alors en détresse pendant que Catherine retrouve une vie normale et assume son image solaire.
Au corps massif et intrusif de Jean, Catherine avait toujours opposé sa légèreté, son goût pour le soleil et une joie innocente presque enfantine. Autant de bonheur possible que Jean avait filmé sur la plage sans la voir et qui constitue la dernière séquence du film. L'image passe alors au noir et blanc disant plus encore que l'éloignement de Catherine en Afrique la fin de leur amour, inscrit dorénavant dans le passé.



                                       

Tournage difficile car Jean Yanne faisait l'aller et retour entre le plateau et l'hôpital où sa femme, gravement malade, allait décéder. La légende dit que Pialat aurait utilisé la voix blanche de Yanne après la mort de sa femme pour l'une des séquences du film.
Jean Yanne s'est répandu en invectives et insultes sur Pialat l'accusant de ne pas savoir diriger un acteur alors, qu'ironie du sort, il recevra le prix d'interprétation masculine à Cannes. Source : http://www.cineclubdecaen.com/realisat/pialat/nousneviellironspasensemble.htm


                                        


Tiré d'un roman de David M. Lippincott, ce thriller d'une actualité cauchemardesque est solide autant par les aspects de déséquilibre psychologique du personnage principal de Louis Carrier, que les observations sociologiques pertinentes, voire avant-gardistes, sur l'emprise grandissante des moyens de diffusion médiatiques. À cet égard, le film brosse un portrait peu flatteur de la télévision, dont les diffuseurs se servent du voyeurisme macabre des spectateurs en jouant avec leurs peurs profondes pour fonder les bases de la société-spectacle.
Mis à part quelques invraisemblances dans le but de faire progresser l'intrigue sans laisser de temps morts, ARMAGUEDON se compare avantageusement aux meilleurs thrillers par la vigueur soutenue de l'action et du suspense, et en illustrant habilement les exploits d'un tueur en série ou d'un asocial en marge.
Les références sociales, politiques, économiques et culturelles sont nombreuses et pertinentes, au point que ce long-métrage peut être considéré comme une sorte de suite thématique à l'oeuvre précédente d'Alain Jessua: TRAITEMENT DE CHOC. Sa mise en scène est appliqué et est soutenu par une musique est de circonstance.



   

Il est dommage que le film n'ait pas eu l'accueil public et critique mérité à l'époque de sa sortie en 1976. Jean Yanne réussit un sacré tour de force dramatique dans la composition de son personnage de sociopathe, mais Alain Delon fait plutôt pâle figure dans le rôle du psychiatre par son jeu froid et distant, ce qui ne donne pas autant de richesse à ce duel au sommet entre deux monstres sacrés du cinéma français.
Par bien des aspects ce film semble un remake de "peur sur la ville" (1975). Mais alors que Minos ne déguisait pas sa voix dans "peur sur la ville" et aurait pu être facilement identifié par le commissaire Letellier, Armaguédon déguise sa voix. Il essaye même de brouiller les pistes en parlant plusieurs langues, mais certains gallicismes le désignent comme étant français. 



                


Le nom Armaguédon fait allusion à l'apocalypse de la Bible , et comme un clin d'œil à la bible un chef de chantier souffle dans une trompette pour prévenir d'une explosion. Comme les trompettes de Jéricho ou celles du jugement dernier !La carrière s'effondre comme si c'était le son de la trompette qui en était la cause.Le cadavre du voyou (Michel Créton) est découvert à cette occasion. Peu après dans un pub anglais homosexuel un client dessine un œil bleu, sans doute pour faire allusion au voyeurisme de Louis Carrier alias Armaguédon et de son complice Albert dit Einstein muni de son appareil photo. C'est dans ce pub qu'Armaguédon avait recruté l'homme du couple électrocuté. Ce couple avait été photographié par "Einstein" au moment de son électrocution. Encore un "clin d'œil" sans doute à "peur sur la ville", puisque Minos avait un œil de verre et que cet œil occupe tout l'écran dans plusieurs scènes. 

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