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jeudi 1 mai 2014

Cab Calloway

Cabell « Cab » Calloway III (, Rochester - , Hockessin) est un chef d'orchestre et chanteur de jazz américain.
Il passe son enfance à Baltimore puis à Chicago, où en compagnie de sa sœur Blanche Calloway, il danse, chante, joue de la batterie et comme nul autre pareil, joue le rôle de « maître de cérémonie ». En 1928, il fait partie des Missourians et des Alabamians respectivement à Chicago et New York.
Il participe à la revue Hot Chocolate de Irving Mills. Il est à l'affiche du Savoy Ballroom de Harlem dès l'âge de 22 ans, où il remporte une mémorable battle of bands face à l'orchestre de Duke Ellington. Suite à cette entrée en matière très remarquée, Irving Mills et Duke Ellington s'entendent avec Cab pour que les deux orchestres tournent alternativement dans le célèbre club de jazz le Cotton Club à New York sur Lenox Avenue.

Dès lors sa popularité grandit dans le petit monde du Harlem noctambule, lorsqu'en 1931 sort dans le commerce le morceau qui, du jour au lendemain, lui apporte une renommée nationale et ensuite internationale : Minnie the moocher. Hit emblématique de l'orchestre, cette chanson où il lance le célèbre Hi de Hi de Ho suivi du Zah Zuh Zah, au cours d'un dialogue avec l'orchestre sur des onomatopées hululées et entrecoupées de gloussements et autres vocalises exotiques, fera sa gloire pendant plus de cinquante ans.
En 1934, il parcourt l'Europe et deviendra en France l'inspirateur du mouvement zazou qui adopta son style vestimentaire à la fois chic et excentrique. Fait notable, en 1939 il engage un tout jeune trompettiste inconnu qui va révolutionner le jazz : Dizzy Gillespie.



   

L'orchestre recrute nombre de musiciens de tout premier plan : les saxophonistes ténors Chu Berry et Ben Webster, le trompettiste Jonah Jones, le contrebassiste Milt Hinton, les trombonistes Tyree Glenn et Quentin Jackson, et le batteur Cozy Cole. Suivent dans l'orchestre au long des années 1940: le trompettiste Shad Collins (1941-1946), le tromboniste Fred Robinson, le saxophoniste alto Hilton Jefferson (1941-1949), le saxophoniste ténor Ike Quebec, et les batteurs J. C. Heard et Panama Francis.
En 1943, l'orchestre fait une brillante prestation dans le film Symphonie magique (Stormy Weather) de Andrew Stone avec Lena Horne et Fats Waller aux côtés des danseurs de claquettes Bill Robinson et les Nicholas Brothers.


                                


La fin des années 1940 sonnant le déclin des big bands, Cab Calloway dissout l'orchestre et se produit dans le cadre du sextet The Cabaliers avant de tenir le rôle de Sportin Life dans l'opéra Porgy and Bess de George Gershwin.
Dans les années 1950 et 1960, il apparaît en vedette dans quelques comédies musicales, notamment Hello, Dolly!. Il fait partie du show des Harlem Globe Trotters tout en se produisant dans différents festivals et clubs. Dans les années 1970 et 1980, sa popularité ne faiblit pas ; c'est le triomphe à chacune de ses apparitions, surtout en France.
Son apparition dans le film culte The Blues Brothers de John Landis en 1980 sera son chant du cygne. Le , le dandy de Harlem inspirera au Président des États-Unis Bill Clinton ces quelques mots : « le roi du Hi de Ho est mort, vive le Hi de Ho ».
La bande originale du film The Mask (1994) rend hommage à Cab Calloway en réadaptant le thème Minnie the Moocher dans la scène du gala de charité.


Jake Blues, tout juste sorti de prison, et son frère Elwood, également délinquant patenté, tentent de se racheter une conduite en partant en quête des cinq mille dollars qui empêcheront leur ancien orphelinat catholique de fermer ses portes. Touchés par la grâce, ils ont l'idée de reformer leur défunt orchestre, The Blues Brothers Band, et partent à la recherche de leurs ex-acolytes éparpillés à travers les États-Unis. Une quête irrésistible du saint groove, menée à un rythme d'enfer et semée d'embûches hilarantes - dont l'apparition récurrente de Carrie Fisher (sans ses macarons de princesse Léia) en fiancée plaquée animée d'une rancune meurtrière.
D'une durée légèrement supérieure à deux heures (il faut ce qu'il faut), the blues brothers est un pur concentré de fun, d'humour décalé, un shot de coolitude absolue à ingurgiter entre deux crises, et sans modération s'il vous plaît. Vous y trouverez une bonne soeur adepte de la règle en bois qui fait super mal, des nazis de l'Illinois (si si, ça existe), Cab Calloway en mentor, Ray Charles en vendeur discount à qui on ne la fait pas, une Carrie Fisher revancharde maniant le bazooka comme personne et un nombre conséquent d'autres joyeusetés dont je vous laisse la surprise.
Conçue de main de maître par le docteur Landis à une époque où il était le roi du pétrole (c'était avant sa rencontre avec Eddie Murphy et Chevy Chase), la pilule "The Blues Brothers" vous offrira en bonus des courses poursuites comme vous n'en verrez plus jamais, un record de carambolages qui donne encore des sueurs froides à Luc Besson et à sa tristounette saga "Taxi" (inefficace et non remboursée par la Secu, en plus), dont on ne pourra que saluer l'immense implication des cascadeurs.


   

Je me dois cependant de vous mettre en garde contre le risque important d'effets secondaires. Notre produit étant extrêmement chargé en musique qui dépote à base d'Aretha Franklin, de James Brown et de John Lee Hooker, il y a de fortes chances que vos orteils se mettent à battre toute seules la mesure pendant toute la durée du traitement et que votre luette se mette soudainement à entonner le générique de "Rawhide". Mais vous avouerez que cela reste peu de chose face à l'efficacité du remède et au soulagement qu'il vous procurera. 





En vous souhaitant un bon rétablissement, et s'il arrive (c'est rare) que malgré tout nos efforts, votre bonne humeur ne revienne pas, passez me voir, j'ai dans mes tiroirs une pilule du nom de "Sacré Graal" qui fait un tabac.
Le jazzman et crooner français Henri Salvador lui rend hommage dans sa chanson Armstrong, Duke Ellington, Cab Calloway.
Danny Elfman reprend également Minnie the Moocher et les mimiques de Cab Calloway dans son premier film en tant que compositeur et acteur, Forbidden Zone réalisé par son frère, Richard Elfman. Wiki

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