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dimanche 20 avril 2014

Sherlock Holmes et la voix de la terreur

Le troisième opus de la série est tourné en 1942, alors que les premiers films avaient été terminés avant le début de la guerre. Après quelques années de pause, c’est la Universal qui reprend le flambeau, laissé par la 20th Century Fox. Toujours Basil Rathbone, toujours Nigel Bruce pour le duo Holmes / Watson, mais quelque chose a changé...

Sherlock Holmes and the Voice of Terror est le premier film se passant à une époque contemporaine au tournage ; de ce fait, le Sherlock Holmes du jour embrasse son appartenance au serial, devenant le héros qui sauve l’Angleterre d’Hitler. En effet, au même titre que certains super-héros qui vont casser du nazi à longueur de comic strips, Holmes incarne l’ultime rempart contre l’horreur. Exit donc la houppelande, la casquette caractéristique et la pipe, bienvenue au chapeau melon et au costume trois pièces ; son fameux chapeau deerstalker n’étant d’ailleurs pas présent dans les textes, mais dans les illustrations qui accompagnaient les ouvrages. Il porte souvent un haut de forme, ou d’autres couvres chefs lors de ses nombreux déguisements. Hormis cela, le détective reste le même, recevant souvent en simple robe de chambre, et, sur le plan comportemental, toujours adepte de la tirade mitraillette, sa langue suivant assez bien la cadence folle de son esprit.



  


Adaptation de la nouvelle Son dernier coup d’archet (His Last Bow), paradoxalement une des dernières nouvelles consacrée à Sherlock Holmes par son créateur. Ce début du Sherlock Holmes moderne est adapté d’un récit qui voit une des dernières missions du détective dans la chronologie des récits de Conan Doyle. Ce dernier peint un Sherlock Holmes vieillissant, et joue d’un subterfuge qui renouvelle totalement le procédé de ses romans / nouvelles : on ne découvrira que dans la dernière partie qu’un des personnages principaux, traître apparent à la nation britannique, est en fait le célèbre détective. Dans le livre, Sherlock sort de sa retraite pour venir à la rescousse du gouvernement ; pendant plusieurs années, il emprunte le déguisement d’un espion en renseignements, en réalité pour piéger le plus dangereux informateur des Allemands (sachant que le roman se déroule pendant la première guerre mondiale, le film pendant la seconde). 


                               

D’une trame extrêmement originale, le film ne garde malheureusement que des détails insignifiants (le nom d’un des protagonistes), pour nous raconter finalement tout à fait autre chose : un appel radio qui semble commander à distance une armée invisible mais bien réelle, disséminée dans le Londres de 1943 : sur fonds de stock-shots (explosions, scènes de foule), cette fameuse voix de la terreur provoque des catastrophes impossible à endiguer pour le gouvernement. Holmes va donc mener l’enquête, et suit une trame somme toute basique ; ses déductions restent classiques et peu inventives. Notons tout de même, en traître nazi, les débuts de Thomas Gomez, tronche de méchant vue dans quelques bons films noirs, dans Les mains qui tuent (Robert Siodmak, 1944) ou Key Largo (John Huston, 1948).
Suite et source : http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2010/04/16/sherlock-holmes-et-la-voix-de-la-terreur-critique-film.html

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