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mercredi 30 avril 2014

La prohibition

La prohibition au début du 20ème est une période qui marqua profondément l’Amérique. Rien d’étonnant dès lors à ce que Hollywood s’empare de ce thème.
Faisant partie du genre des films noirs, les films sur la prohibition aux états unis, nous montre un univers, une ambiance particulière de classe, de loi, d'honneur, de règle, de cruauté.
Basée sur phrase : ce n'est pas personnel, c'est les affaires. Cette ambiance fait la différence...



                 

Le premier Scarface dans les années 30, chef-d’œuvre du film noir, mettait en garde le spectateur quant à la violence de l’histoire avec un cartouche rappelant combien l’exemple décrit par le film, bien qu’inspiré de faits réels, était abject, honteux. Sur le même principe, chaque épisode des Incorruptibles pose l’action en commençant par une scène souvent brutale, qui est resituée par une voix off, celle d’un narrateur qui inscrit l’histoire qui va être contée dans une réalité journalistique, à la manière d’un reportage d’époque, posant systématiquement les protagonistes, comme Elliot Ness et son interprète, , avec une voix clinique, détachée de tout jugement. Une mise en garde qui permet également d’esquiver une censure très active dans les années 60, la contournant en précisant que ce qui va être montré est violent car c’est comme cela que ça se passait. Une violence dépeinte sans artifices, et certainement pas gratuite.


   

Devant l’inefficacité du FBI pour faire respecter la loi durant la prohibition, Eliot Ness, agent du Trésor, s’est entouré d’une équipe d’hommes en lesquels il peut avoir une confiance absolue. D’une cinquantaine, ils finirent par être une dizaine, tous de moins de 40 ans, à qui Ness pouvait confier sa vie. Ils étaient issus de milieux différents, mais rien ne pouvait les détourner de leur but : lutter contre la pègre. C’est qui interprète le célèbre agent gouvernemental et reste la figure de proue de la série télévisée. Il incarne à la perfection ce justicier implacable et intègre qui réussira à faire tomber le plus grand mafieux de tous les temps, Al Capone. 

L'Affaire Al Capone (The St. Valentine's Day Massacre) est un film américain de Roger Corman sorti en 1967.
En 1929. Chicago est devenue la capitale mondiale du crime. En neuf ans, près de mille meurtres y ont été commis et les gangs ont encaissé 350 millions de dollars grâce aux juteux trafics engendrés par la Prohibition. Alors que la loi même fait la démonstration permanente de son impuissance, Al Capone, le roi de la pègre, voit soudain son autorité contestée par le chef d'un gang rival, Bugs Moran. Ce dernier ordonne le meurtre de Patsy Lolardo, chef de la Mafia et ami d'Al Capone. En guise de représailles, les hommes de Capone, se faisant passer pour des vendeurs d'alcool, piègent sept membres du gang Moran dans un garage. Pour l'opinion, révoltée par ce massacre, c'est une vengeance de trop...
Un film de gangster en mode historique de Roger Corman. L'histoire de la Saint Valentin traité avec beaucoup de minutie. Film de narration et d'action (Avec la célèbre mitraillette Thomson sortie dans les années 20). Les amateurs de vieux film d'action seront servis. 
Un film qui a une certaine classe. Jason Robards est plutot convaincant en Al Capone même s'il n'a pas le physique pour un tel rôle. En revanche on est perdu au milieu de tous ces personnages, il y en a trop et finalement on ne sait plus qui en veut à qui... Pour les amateurs de fusillades vintage je pense qu'il y a de quoi faire, d'autant que la réalisation est très soignée.



          
       
Haut les flingues ! (City Heat) est un film américain réalisé par Richard Benjamin, sorti en 1984.
1933, sous la prohibition, à Kansas City. Le lieutenant Speer, policier modèle, ne porte plus Mike Murphy dans son coeur depuis que cet ancien ami a quitté la police pour devenir détective privé. Chacune de leurs rencontres donne lieu à un véritable pugilat verbal. Cependant, lorsque Dehl Swift, l'associé noir de Murphy, a l'idée saugrenue de tenter d'arnaquer deux patrons de la pègre, Primo Pitt et Leon Coll, Speer apporte sans hésiter sa collaboration à Murphy dans son enquête pour venger l'exécution de Swift...
A voir parce que c'est Clint, parce que l'ambiance est bonne, même si le directeur de la photographie aurait pu demander plus de projos (des scènes dans l'obscurité mal gérées par moments et des plans ou on ne voit quasiment rien), parce que c'est un bon film a voir avant LA Noire de Rockstar, parce les mecs étaient vraiment bien sapés, parce que Clint balance encore des répliques folles (mêmes si lourdes et prévisibles à certains moments) et pour la scène de la fusillade ou les flingues sont toujours plus longs.
Sympathique film d'action se passant dans le millieux de la pégre des années 30 , ça castagne et ça flingue sévére ,
Eastwood et Reynold caricature leurs role habituelle à l'extréme et c'est plutot marrant ! En somme le film est loin d'être un maitre étalon du genre comme Les Incorruptibles ou Les Sentiers De La Perditions mais sa reste un bon petit film à voir à l'occasion !



   


Tom Reagan (Gabriel Byrne, magistral) est le bras droit de Léo (Albert Finney, dans un de ses plus beaux rôles), un chef mafieux irlandais. Tom est un peu porté sur l’alcool, complètement désabusé et cynique. Ses années dans le crime l’on fait passer maître dans l’art de la survie. Une sombre affaire d’arnaque, de lutte de pouvoir et de coucherie va mettre à l’épreuve ses capacités à se mouvoir dans un monde de turpitude et à s’en sortir grâce à sa meilleure arme : la parole.
Sous ses allures de néo-noir, Miller’s Crossing est avant tout une tragédie, une grande, une grecque. Joel et Ethan Coen parlent de la solitude du pouvoir, de la manipulation, de l’éthique comme le serine Jon Polito dans l’anthologique ouverture du film. Miller’s Crossing revêt bien les oripeaux du genre (années 1930, prohibition, Ford T, mitrailleuses Thomson à chargeur camembert et l’indispensable chapeau mou qui symbolise bien des choses dans ce film) mais c’est pour mieux nous parler de l’homme, de sa morale, de ses abandons et, au bout du chemin, de sa solitude. La reconstitution, parfaite, laisse souvent la place à la rêverie, l’imaginaire, l’absurde ; et l’intrigue, librement inspirée de La Moisson rouge de Dashiell Hammett, s’efface au profit des espoirs et des tourments des personnages.
Les frères Coen ont mis six mois à écrire le scénario, eux qui écrivent si vite (trois semaines pour Barton Fink). 


   

C’est que Miller’s Crossing brasse de multiples thèmes avec une prouesse et une légèreté qui laissent sans voix. De multiples motifs se répondent, les dialogues sont d’une rare intelligence, une attention pointilleuse est portée à chaque détail et la construction scénaristique est en tous points prodigieuse. Une construction qui joue brillamment sur la réversibilité du film. En effet, vision à après vision, l’on ne sait plus très bien si Tom est le grand ordonnateur du film ou bien un pantin bringuebalé au gré des circonvolutions de l’histoire. Miller’s Crossing est un modèle de film noir, mais aussi et surtout une réflexion profonde sur l’Amérique, ses fondations et ses mythes.


                  


Chaque plan (la photo est de Barry - Men In Black - Sonnenfeld) est d’une beauté à tomber, clairs-obscurs à couper le souffle et couleurs comme aspirées par les ombres. Servi par un casting parfait (John Turturro, Jon Polito, Marcia Gay Harden, Steve Buscemi) et des dialogues prodigieux, Miller’s Crossing est, avec Barton Fink, le chef d’œuvre des frères Coen. Une succession ininterrompue de scènes inoubliables, un bonheur de mise en scène, un film qui invite forcément aux superlatifs. Ah oui, une dernière chose : après avoir découvert Miller’s Crossing, vous ne marcherez plus jamais de la même manière dans une forêt automnale, vous ne regarderez plus jamais la cime des arbres flottant doucement au vent de la même façon.

1 commentaire:

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