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lundi 31 mars 2014

Fernand Charpin

Le 30 mai 1887 à Marseille naissait Fernand Charpin…
La même année, la pellicule a été inventée par l’Américain Hannibal Goodwin. Il était temps…. Personne ne pouvait alors imaginer la carrière artistique qu’allait épouser ce fils de gendarme.
A l’époque, Venelles était un tout petit village de 450 habitants, constitué en grande partie de maisons de campagne appartenant à des Marseillais. Les parents Charpin, tous deux nés au village, avaient conservé la maison de famille dans laquelle, ils aimaient se retrouver avec leurs deux enfants Paul (né en 1880) et Fernand. Le père était militaire et durant la semaine, ils vivaient dans la caserne du Prado. A quelques mètres de là, il entamera plusieurs années plus tard, sa carrière cinématographique dans les studio Marcel Pagnol… Il n’y a pas de hasard !

Après la première guerre mondiale, Fernand entre au conservatoire de Paris, d’où il sortira primé. Il sera aussitôt après entraîné dans la spirale si grisante du succès. Il fut engagé dans la troupe de l’Odéon où il interprètera les grands rôles du répertoire : Molière, Racine, Corneille, Voltaire ainsi que bon nombre de pièces originales. Le 28 janvier 1913, il épouse Genève Gabrielle Doulcet.
Tartarin de Tarascon est un film français réalisé par Raymond Bernard, sorti en 1934.
Les aventures de Tartarin de Tarascon, le personnage romanesque créé par Alphonse Daudet.
Tartarin est un bourgeois fanfaron et robuste qui vit à Tarascon, sa réputation repose sur des récits de voyages et d'aventures, plus ou moins inventés. Il se voit alors obligé de quitter son pays et rejoindre l'Afrique pour y chasser le fauve afin d'impressionner son entourage. Là-bas, il vivra des aventures dignes d'un Don Quichotte !




                
La célébrité gagne le personnage, mais c’est la pièce de Roger Ferdinand, Chotard et Compagnie, qui sera, par le jeu du hasard, le phénomène déclencheur de la carrière cinématographique de Charpin. Le 19 octobre 1928, un certain Raimu assiste à une représentation : il deviendra sa « bonne fée clochette » en le présentant à Marcel Pagnol . Ne pourrait-il pas faire un excellent Panisse dans sa pièce Marius ?
Le succès est fulgurant mais Pagnol a d’autres projets : il invente une voiture : la topazette : allons bon ! Charpin n’en possèdera pas, et le metteur en scène orientera finalement son esprit créatif, vers le théâtre avec plus de succès.
En 1928, un Danois inventa le cinéma parlant. Belle aubaine pour Pagnol qui décide de se lancer dans cette nouvelle direction.
Ses pièces à succès seront montées au cinéma en 1931. Qui sera Panisse et César entre Raimu et Charpin ? Il semblerait que le casting final ait été parfait !
Par la suite, tout s’est enchaîné pour Charpin après la « saga du Vieux Port » : Marius, Fanny et César, il interprètera l’Oncle du schpountz en 1936, suivi du « Marquis Gaston de Venelles » dans la Femme du Boulanger en 1938, puis en 1941, Pagnol lui offrira le rôle du père Mazel dans la Fille du Puisatier.


                                              

D’autres cinéastes lui écriront différents rôles en fonction de  sa personnalité : Renoir, Marc Allégret et bien d’autres. Il a joué notamment dans Pépé le Moko aux côtés de Jean Gabin ainsi que dans Tartarin de Tarascon réalisé par Raymond Bernard côtoyant les plus grands artistes de l’époque parmi lesquels Louis Jouvet, Fernandel, Gaby Morlais, Charles Trenet, Charles Vanel, Tino Rossi…
L’ambitieux Marcel Pagnol rêve à présent de monter une compagnie qui pourrait rivaliser avec les Américains et à nouveau, son énergie est mobilisée par cette entreprise. Fernand, partie prenante dans ce projet, poursuit parallèlement une brillante carrière.
Par le biais des personnages d’apparence débonnaire qu’il campe, il dépeint les travers de l’être humain. Ces rôles de composition lui demandent une observation pointue de la société méridionale de l’époque. Raimu qui était son ami, ce qui était un privilège connaissant le caractère « explosif » de ce grand artiste, le considérait comme un grand professionnel d’une élégance et d’une fidélité à toutes épreuves.

Un chapeau de paille d'Italie est un film français réalisé par Maurice Cammage, sorti en 1941.
Lors du mariage de Fadinard avec Hélène, le cheval du carrosse nuptial broute le chapeau de paille de Madame Beaupertuis, alors que cette dernière est en conversation galante. Elle va harceler Fadinard, tant qu'il n'aura pas retrouvé un chapeau de paille identique, ce qui provoquera bien des situations délicates avec le beau-père, la mariée, et le mari jaloux de Madame Beaupertuis.


 
   


En 1944, à Paris, Charpin vient de tourner Les caves du Majestic, d’après Simenon. Il vit au 7ème étage.  Ce 6 novembre, l’ascenseur ne fonctionne pas et son cœur fragile ne résistera pas à cette escalade forcée : il n’avait que 57 ans ! Comme son personnage fétiche Panisse, il fut emporté par « cette maladie imbécile qui tue les gens en bonne santé et ça fait des morts ridicules… ».
Au village, c’était la vedette ! Certains habitants s’en souviennent comme Etienne Musso qui avait 12 ans à l’époque qui le revoit encore « en pantalon de golf et canotier à vélo (ou plutôt à côté du vélo !) » Il est vrai que dans les films de Pagnol, des clins d’œil à Venelles, étaient régulièrement lancés : le Marquis de Venelles, Docteur Venelles, Marquis du Castellas…
Il habitait 8 rue Fernand Charpin au sommet du village (baptisée en 1960). A cet endroit même où il a accueilli bon nombre de personnalités du monde du spectacle notamment pendant la dernière guerre (Tino Rossi, par exemple, qui est passé au village pour un tour de chant). Les Journées Charpin ont eu lieu sur la commune en 1993. A cette occasion, un portrait en marbre qui orne la Voûte Chabaud a été sculpté par Debacker (d’après une photo tirée du film La femme du boulanger) et le Cellier des Quatre Tours a créé une cuvée au nom de l’artiste. N’oublions pas que notre Panisse Venellois apparaît également dans la BD « Le Tour de Gaule d’Astérix» représentant la fameuse partie de cartes et enfin, qu’un santon provençal l’a immortalisé. Annie MILESI MANETTE

Preston Sturges

A sa naissance, le 29 août 1898, dans le quartier irlandais de Chicago, Preston s'appelle Edmond P. Biden, le fils d'un modeste représentant de commerce. Trop modeste d'ailleurs aux yeux de son épouse Mary qui a d'autres ambitions pour son fils et elle-même. Alors que Preston est encore tout petit, elle l'emmène dans ses nombreux voyages en Europe où elle entretient de très amicales relations avec Isadora Duncan, danseuse célèbre et controversée à l'époque.
En 1902, Mary divorce et épouse Solomon Sturges, un riche boursier qui adopte Preston et lui donne son nom. Désormais, Preston Sturges vit la moitié de l'année la vie de bohème de sa mère - à Paris en particulier où il étudie au lycée Janson de Sailly - et l'autre moitié à Chicago auprès d'un père qu'il admire et dont il s'efforcera toujours d'acquérir l'extraordinaire sens des affaires.
ho ! Quel Mercredi !
Modeste aide-comptable, Harold est licencié sans préavis par son patron. Dégouté et aigri, il s'enivre pour la première fois de sa vie. Les vertus de l'alcool le libèrent des préjugés sociaux enfouis chez lui depuis son enfance: il joue aux courses, gagne beaucoup d'argent, achète un cirque et parvient à le faire commanditer en se livrant, auprès des banquiers de la ville, à un chantage peu commun à l'aide d'un lion dressé.
Une bonne comédie, un cran en dessous de "Monte là-dessus". Le burlesque proprement dit se limite à la première scène, géniale, de match de football américain et une escalade (encore !) de gratte-ciel, avec lion en l'occurrence. Ça joue beaucoup sur le loufoque, le comique vient de situations invraisemblables. L'arrière-fond de satire sociale est le plus intéressant. Harold est un employé chaussette, confit dans sa routine, embauché et jeté avec la même désinvolture par son patron. La pub, faire parler de soi est le meilleur moyen de représenter ou de capter de la valeur. Après plus de cinquante ans c'est plus que jamais d'actualité et ça rend le film toujours très regardable.



 
   

Puis, Mary divorce à nouveau et se remarie... En 1914, à seize ans, Preston est assistant metteur en scène d'" OEdipe-Roi ", le spectacle qu'lsadora Duncan présente à New York. Ensuite, il crée une fabrique de cosmétiques, fait la guerre dans l'aviation, retourne à la fabrique, invente un rouge à lèvres qui ne tache pas, se marie, fait faillite, se retire à la campagne, fait breveter des inventions qui resteront sans lendemain, divorce et, doucement, s'achemine vers la misère. En 1927, au bout du rouleau, il va demander conseil à son père adoptif: celui-ci lui donne quelque argent et lui procure des vêtements ' Mais Preston est épuisé, malade et doit se faire hospitaliser pour une appendicite.
Désormais, sa vie va prendre un autre cours. A l'hôpital, il se met à écrire. Ses deux premières pièces sont des succès à Broadway. Il est appelé à Hollywood par la Paramount. Il y acquiert très vite la réputation d'un excellent scénariste et d'un brillant dialoguiste. Il traverse les années 30 en travaillant avec des cinéastes comme William Wyler, Rouben Mamoulian, Mitchell Leisen, Frank Lloyd...


                                  


Cinéaste indubitablement attaché à la Paramount, Preston Sturges est aujourd’hui un grand nom de Hollywood un peu oublié. Réalisateur peu prolifique, avec à peine douze films mis en scène entre 1940 et 1955 , Sturges fut pourtant l’un des chantres d’un cinéma racé, distingué et fort bien conçu, typique de la firme à la montagne auréolée d’étoiles. Ernst Lubitsch parti depuis la fin des années 1930, et venu tenter sa chance chez d’autres studios (la MGM, la 20th Century Fox), on peut imaginer que la Paramount a délibérément recherché un substitut, quelqu’un capable de concentrer ses efforts autour de sujets de société bourgeois et provocateurs, subtils et classieux. Après Lubitsch, et avant que Billy Wilder ne vienne incarner un cinéma percutant et foisonnant , Preston Sturges apporte un point de vue de cinéma frais et dynamique, relevé en règle générale par d’audacieuses idées de scénarios, entre canaillerie et bienveillance. De fait, le problème de la popularité de Sturges dans le temps provient certainement de ce que son cinéma ressemble à celui d’autres cinéastes, influencé ici et là de styles très identifiés. On pourrait notamment se risquer à dire que Sturges, c’est à la fois lui-même et beaucoup de choses éparses, à savoir une sorte de Frank Capra à la Paramount , mélange d’élégance typique d’un Lubitsch et de vivacité proche d’un Wilder, non sans un regard social qui, à l’occasion, peut rappeler celui de Charles Chaplin.
Capra tout simplement parce que ses personnages sont régulièrement des idéalistes qui se heurtent à la cruauté de leur temps et à une société cynique (nous penserons à Un cœur pris au piège et aux Voyages de Sullivan). 


          

Conjointement, leur triomphe moral n’en est en définitive que plus fort. Lubitsch ensuite pour l’étude bourgeoise très pointue, très subtile, offerte par des personnages forts bien écrits à ce propos. Et puis il subsiste également cet amour pour le cinéma muet, d’une certaine manière plus immédiat que le cinéma parlant. Lubitsch larde souvent ses films parlants de séquences propres au cinéma muet, d’un comique volontairement visuel (Sérénade à trois ou La Huitième femme de barbe bleue, par exemple), et que l’on retrouve dans Les Voyages de Sullivan (la course poursuite en voiture et en car, à laquelle répond en creux la séquence du cheminement des deux héros au sein des quartiers délabrés). Wilder aussi parce que chaque parcelle de dialogue possède son importance, nantie entre autres d’un sens de l’à-propos défiant les bonnes mœurs de leur temps (nous penserons à Madame et ses flirts chez Sturges, par exemple). Chaplin enfin parce que les silhouettes de Joel McCrea et surtout de Veronica Lake font immanquablement penser à son personnage de petit vagabond légendaire, le bien nommé Charlot. 


               


Leur évolution dans la pauvreté donne également lieu à toute une série de plans que n’aurait d’ailleurs pas renié Chaplin. Preston Sturges fait preuve de beaucoup d’esprit dans ses films, marqués du sceau de la critique d’un monde moderne vicié mais aussi de la bouffonnerie. Auquel s’adjoint un travail de mise en scène remarquable, et où le cadre est régulièrement brillant, la fluidité agréable, et l’enchainement des circonstances d’une précision rythmique étonnante. Sturges est un auteur, et un passionnant auteur qu’il serait de nos jours grand temps de redécouvrir à sa juste valeur. Un cinéaste humaniste, concerné par son temps, et chez lequel perce bien souvent une nature assez unique et originale, celle d’un homme comprenant ses contemporains mais désarmé par l’irréconciliable teneur des castes sociales entre elles. Un constat d’échec duquel émane pourtant un optimisme sincère et débordant d’énergie, finalement pas très éloigné d’une philosophie anti-consumériste, là où le bonheur de son prochain compte autant que le sien, et qui ne tient parfois pas à grand-chose.


                                


En 1940, il réussit à convaincre la Paramount de le laisser réaliser son premier film, Gouverneur malgré lui, qui recevra l'Oscar du meilleur scénario. Le succès est immédiat et, en quatre ans, Sturges réalise huit films, autant de triomphes dont il est l'auteur total, statut exceptionnel à l'époque. On voit en lui le brillant successeur d'Ernst Lubitsch et de Frank Capra. Ses films sont des satires drôles et acerbes de l'establishment hollywoodien, des moeurs politiques, des genres cinématographiques dont il bouscule les règles.
Mais le succès et l'autorité de Sturges lui valent beaucoup de jalousie et d'inimitiés. En 1942, il tint son propre rôle dans Au pays du rythme (Star Spangled Rhythm, George Marshall). En 1944, il quitte la Paramount et s'associe avec Howard Hugues pour produire ses films. Oh! Quel mercredi, où Harold Lloyd faisait sa rentrée, est un échec public, tout comme les deux derniers films que Sturges réalisa à Hollywood. De plus, il n'a vraiment pas le sens des affaires de son père adoptif et jette J'argent par les fenêtres...
Sturges, se sentant honni par la Mecque du cinéma, part en Europe et s'installe à Paris. Il n'y trouvera plus qu'une occasion de tourner un film, adapté d'un best-seller de Pierre Daninos Les carnets du major Thompson réunissait Martine Carol et Noël-Noël. Preston Sturges est mort le 6 août 1959 à Paris.

dimanche 30 mars 2014

Gregory Peck

Eldred Gregory Peck, né le à La Jolla et mort le à Los Angeles, est un acteur américain.
Grande star de Hollywood des années 1950 et 60, Gregory Peck est classé par l'American Film Institute douzième acteur de légende, grâce à de nombreux rôles restés célèbres : Duel au soleil, Le Mur Invisible, Capitaine sans peur, Vacances romaines, Moby Dick, Les Canons de Navarone, La Malédiction ou encore Les Nerfs à vif. Son rôle le plus célèbre et le plus marquant pour des générations de cinéphiles reste celui d'Atticus Finch dans Du Silence et des Ombres, personnage qui figure à la première place du classement des 100 plus grands héros de films.
Gregory Peck fut aussi connu pour être l'incarnation du gentleman, à la ville comme à l'écran. Viril, bel homme, garant des valeurs et de la morale dans ses films, il déclara à la fin de sa vie vouloir que l'on se souvienne de lui comme d'un bon père et d'un bon mari avant tout.

Un homme de fer 1949 : 1942. Le groupe 918, stationné sur la base aérienne d’Archbury en Angleterre, subit d’énormes pertes en hommes et en matériel. En effet, l’état-major lui demande de prendre des risques inconsidérés, mais nécessaires pour affaiblir rapidement l’ennemi, en pratiquant le bombardement précis en plein jour. Le moral est au plus bas parmi les aviateurs et, pour ne pas que la contagion s’étende à d’autres groupes, le général Pritchard (Millard Mitchell) décide de remplacer le commandant Davenport (Gay Merrill), trop proche de ces hommes, par un général d’une extrême fermeté, Frank Savage (Gregory Peck), qui supprime d’emblée toutes les permissions et qui rétablit une forte discipline. Cette nouvelle affectation ne réjouit pas les soldats qui demandent alors tous leurs mutations au même moment. Le nouveau commandant persuade alors le major Stovall (Dean Jagger) de faire ‘traîner’ ces transferts le temps qu’il reprenne en main le groupe. Sa méthode se révèle finalement efficace, les pertes diminuent et la confiance revient mais ‘l’effort maximum’ qu’il demande à ces hommes, il va être le premier à en faire les frais…




             

Né à La Jolla en Californie, Gregory Peck est le fils unique de Gregory Peck (pharmacien/chimiste d'origine arménienne du côté de son père et irlandaise du côté de sa mère, catholique) et de Bernice Ayres (originaire du Missouri, convertie au catholicisme). Sa grand-mère paternelle Catherine Ashe est liée au nationaliste irlandais Thomas Ashe, qui prend part à l'Insurrection de Pâques 1916 (année de naissance de Peck). Son grand-père paternel est lié au nationalisme arménien, mais il a habité en Angleterre. Pendant son adolescence Gregory Peck a étudié la langue arménienne, pour être plus proche de ses origines.


                                              



Malgré leur pratique stricte de la religion catholique, les parents de Gregory Peck divorcent alors qu'il n'a que cinq ans ; il est alors pris en charge par sa grand-mère. Eldred est ensuite envoyé à 10 ans dans une école militaire catholique de Los Angeles, puis à la San Diego High School. Une fois diplômé, il s'inscrit à la San Diego State University puis à Berkeley.
À partir de 1936, il commence à développer un intérêt pour la comédie et s'implique dans la section de théâtre de Berkeley. Il apparaît dans cinq pièces durant ses années d'études. À la même époque, il doit travailler pour pouvoir financer ses études. Pendant une courte période, il travaille comme conducteur de camion pour une entreprise pétrolière, puis comme aide-cuisinier. Gregory Peck dit plus tard de ses années à Berkeley : « It was a very special experience for me and three of the greatest years of my life. It woke me up and made me a human being. » « Ce fut une expérience très spéciale pour moi et trois des meilleures années de ma vie. Cela m'a réveillé et fait de moi un homme. »


 
 

Un matin comme les autres (titre original : Beloved Infidel) est un film américain réalisé par Henry King d'après le roman autobiographique de la journaliste Sheilah Graham, dernier amour de l'écrivain Francis Scott Fitzgerald. Le film est sorti sur les écrans américains en 1959.
Afin de trouver l'argent pour payer l'asile psychiatrique dans lequel est enfermée sa femme, l'écrivain F. Scott Fitzgerald écrit des scénarios pour les studios d'Hollywood. Il y rencontre Sheila Graham, une journaliste à scandale, qui ne peut l'empêcher de sombrer dans l'alcool. 
En 1997, en remerciement à son coach Ky Ebright, il fait un don de 25 000 dollars à sa section de Berkeley.
Après avoir obtenu son diplôme en anglais, Peck enlève légalement le Eldred de son nom et part à New York étudier à la Neighborhood Playhouse, une école de comédie réputée. Il manque alors souvent de moyens et dort quelquefois dans Central Park. Il travaille en 1939 à l'Exposition universelle puis comme guide pour la chaîne de télévision NBC.
C'est alors qu'il fait ses débuts à Broadway dans la pièce d'Emlyn Williams The Morning Star (1942) puis dans The Willow and I avec Edward Pawley et The Doctor's Dilemma. À cette même période, il épouse Greta Konen Rice avec laquelle il a trois enfants.
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Au cours d'une interview en 1953, le comédien Gregory Peck répond aux questions d'une journaliste française, Véronique Passani, avant qu'il ne se rende en Italie pour tourner Vacances romaines avec Audrey Hepburn. Six mois plus tard, il l'invite à déjeuner. Ils deviendront alors inséparables. Le comédien épousera Véronique le 31 décembre 1955, soit le jour de la finalisation de son divorce d'avec Greta Kukkonen, mère de ses trois fils, Jonathan (décédé en 1975), Stephen et Carey. Par amour pour lui, la journaliste de France-Soir Véronique Passani abandonne son travail. De leur union naîtront deux enfants, Anthony et Cecilia, et elle durera jusqu'à la mort de Gregory Peck en 2003, soit près de cinquante années de bonheur.
Véronique Peck, qui acquit la citoyenneté américaine en 1976, s'était consacrée à de nombreuses activités philanthropiques aux États-Unis.


                                             



Peck gagne en popularité durant la seconde guerre mondiale, bien qu'exempté de service militaire en raison de maux de dos. Ce problème de dos serait dû à un mauvais mouvement durant une leçon de danse avec Martha Graham, mais la Twentieth Century Fox préfère annoncer que ce problème de dos provient d'un accident d'aviron à l'université. Gregory Peck en dit plus tard :
« In Hollywood, they didn't think a dance class was macho enough, I guess. I've been trying to straighten out that story for years. »
«À Hollywood, ils ne pensaient pas que les cours de danse étaient assez macho, je suppose. J'ai essayé de rectifier cette histoire pendant des années.»


                         

A l’origine du triomphe mondial des Canons de Navarone (Jack Lee Thompson, 1961), le producteur et scénariste Carl Foreman choisit d’adapter en 1968 le roman de Heck Allen (sous le pseudo Will Henry) L’or de MacKenna afin d’en faire une nouvelle superproduction destinée à casser la baraque au box-office. Afin de réitérer le miracle de Navarone, il embauche la même équipe artistique, avec aux commandes le yes man Jack Lee Thompson et devant la caméra la star Gregory Peck. Doté d’un budget astronomique de 7 millions de dollars, le film a dès le départ la vocation d’être un divertissement total voué à impressionner les foules du monde entier. A partir d’une simple histoire de chasse au trésor qui semble calquée sur celle du Trésor de la Sierra Madre de Huston, le scénariste a greffé des péripéties toujours plus folles, faisant intervenir tous les ingrédients traditionnels d’un bon western (des Indiens, des soldats, des brigands, des chevauchées, des duels) en les épiçant d’une scène d’érotisme soft et d’un final grandiose qui tire vers le film catastrophe (le but étant bien évidemment de rivaliser avec la scène de destruction finale de Navarone).
Dans sa folie des grandeurs, Carl Foreman s’est laissé piéger et a accouché d’une œuvre monstrueuse de plus de trois heures qui a ensuite été charcutée dans la salle de montage pour revenir à une durée plus raisonnable de deux heures. Ce massacre a fini par avoir raison d’un script déjà passablement absurde, une voix off étant chargée de combler les vides. Monté à la truelle, cet ancêtre du blockbuster contemporain se retrouve sérieusement handicapé par des raccourcis narratifs douteux, ainsi que par un nombre conséquent de raccords foireux. Mais la plus grosse erreur de Foreman est d’avoir confié la réalisation de son bébé à Jack Lee Thompson. 


           
       
Peck arrive à Hollywood en 1944 avec quatre contrats en poche. C'est Jacques Tourneur qui lui donne son premier emploi au cinéma : le rôle principal de Jours de Gloire (1944). Il est immédiatement pris sous contrat par David O Selznick qui prépare la production de Les Clés du royaume (1944). Bien que quelques critiques qualifient son jeu d'inexpressif, Gregory Peck est nommé cinq fois au cours de sa carrière pour l'Oscar du meilleur acteur, dont quatre au cours de ses premières années au cinéma avec : Les Clés du royaume (1944), Jody et le Faon (1946), Le Mur invisible (1947, aux côtés de Dorothy McGuire), et Un homme de fer (1949).
Il remporte l'Oscar à sa cinquième nomination, pour le rôle d'Atticus Finch dans To Kill a Mockingbird (Du Silence et des Ombres) en 1962, adaptation du roman éponyme d'Harper Lee. Sorti en pleine lutte des noirs américains pour obtenir leurs droits civiques, ce film a pour thème l'injustice dont est victime un noir de l'Alabama accusé à tort de viol.


                                   


Dans ce film, Peck joue un avocat, veuf et père de deux enfants, qui doit défendre ce noir contre toute la société qui l'entoure. To Kill a Mockingbird aurait été le film préféré de l'acteur. Le personnage qu'il interprète, Atticus, est désigné en 2003, soit deux semaines avant sa mort, par l’American Film Institute comme le plus grand héros de l'histoire du cinéma (avec en 2e place Indiana Jones et en 3e James Bond).
Gregory Peck eut une carrière prolifique, dont certains films se démarquent : Les Canons de Navarone, film de guerre avec David Niven et Anthony Quinn, le Moby Dick de John Huston, deux collaborations avec Alfred Hitchcock (La Maison du docteur Edwardes et Le Procès Paradine), ainsi que Vacances romaines aux côtés d'Audrey Hepburn qui remporte son premier Oscar grâce à ce film. Gregory Peck et Audrey Hepburn étaient des amis proches jusqu'à la mort de celle-ci : c'est d'ailleurs lui qui lui présenta son premier mari Mel Ferrer.

À côté de sa carrière, Peck fonde en 1949, dans sa ville natale, The La Jolla Playhouse avec ses amis Mel Ferrer et Dorothy McGuire.

Georges Lacombe

Après des études d'agronomie, Georges Lacombe devient journaliste puis assistant de René Clair et de Jean Grémillion.
En 1928, son premier court-métrage, La Zone, lui vaut l'estime de l'avant-garde qui a précédé l'avènement du cinéma parlant. Dans ce documentaire d'ambiance populiste, Lacombe fait triompher un cinéma teinté de cruauté qui, par la suite, va perdre de sa force. Ses courts-métrages suivants, Bluff en 1929 ou Boule de gomme deux ans plus tard, sont encore marqués par l'influence de René Clair. Puis il s'attaque à des genres très divers. Ce cochon de Morin en 1932, est une adaptation de Maupassant. La Femme invisible l'année suivante est une comédie de boulevard. Avec Jeunesse (1934), dont il a écrit le sujet, il renoue avec son genre préféré : le tableau de la vie populaire. Mais ce film qui tient à la fois du documentaire et de la fiction pèche par un ton trop complaisant et trahit un populisme forcené. En 1939, Les Musiciens du ciel, consacré à l'Armée du Salut, s'impose comme le meilleur film de ce registre. De manière inattendue, Lacombe réalise deux ans après un policier, Le Dernier des six, une adaptation tirée du roman de Steelman : Six amis ont gagné au jeu. Ils décident de partager la somme, et de se séparer aux quatre coins du globe pour la faire fructifier. Rendez-vous dans cinq ans. Au moment de se revoir, et de mettre les fortunes en commun, un inconnu tue l'un d'eux, et jette son cadavre à la mer. 


                  


Les Musiciens du ciel est un film français de Georges Lacombe sorti en 1940.
Le jeune Victor est un petit apache de la zone qui cambriole avec un camarade. Ce dernier est emprisonné pour faux monnayage. Victor refuse de le trahir, il est relâché. Sans travail, il mendie en simulant la cécité.
Une officière de l'Armée du salut, la lieutenante Saulnier, l'emmène chez elle, le démasque, le garde à l'Armée du salut. Victor se convertit, accompagne partout la lieutenante dont l'œuvre de bienfaisance est décrite de façon adroite et attachante. Epuisée, la lieutenante meurt la nuit de Noël. Victor, qui a revêtu l'uniforme de l'Armée du salut, est désespéré de cette mort, mais il vivra pour continuer l'œuvre de celle qui l'a sauvée.
Lacombe a accouché de très bons films, celui-ci en est la preuve. Les interprètes de qualité (Morgan, Simon et Lefèvre) sont parfaits. 




   


Montmartre sur Seine : Amours et jalousies entre quelques couples fort sympathiques qui vivent et s'aiment sur la célèbre butte Montmartre ...
Maurice aime Juliette et Michel aime Lily. Les amours fleurissent sur la Butte. Ils sont ouvriers, artisans et Lily a un reel talent de chanteuse. L'arrivee de Claude trouble leurs rapports. Maurice, jaloux, se rapproche de Lily. De chanteuse des rues, celle-ci devient vite vedette de cabaret. Alors Maurice retrouve Juliette et l'epouse.



                 

Sous l'Occupation, il fait tourner Raimu (Monsieur la Souris, 1942) ainsi que Pierre Fresnay (L'Escalier sans fin, 1943). A mesure que son goût pour l'insolite gagne en poésie, son style perd en réalisme. Ainsi Le Pays sans étoiles (1945), dégage un curieux mélange de poésie bucolique et de science-fiction. Gérard Philippe encore débutant y est révélé. En 1946, Lacombe échoue à diriger le couple Gabin-Dietrich dans Martin Roumagnac. Mais un autre film avec Gabin en 1951, La Nuit est mon royaume, où l'acteur joue le rôle d'un cheminot devenu aveugle, s'avère d'une poignante vérité de ton. Dans un genre plus léger, il faut signaler la présence de Brigitte Bardot dans La Lumière d'en face (1955) et Françoise Arnoul dans Cargaison blanche (1957).
Entre 1938 et 1941, Georges Lacombe s'est aussi consacré à la mise en scène de pièces de théâtre d'Yves Mirande. A partir de 1958, il se tourne vers la télévision.



               

Source : http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=14143

samedi 29 mars 2014

Katharine Hepburn

Seule actrice à avoir remporté quatre Oscars, Katharine Hepburn est restée une femme à part dans la légende hollywoodienne. Retour sur une carrière foisonnante à travers des interviews de proches, des archives inédites, des extraits de films et des entretiens avec la star qui parle d’elle-même en toute liberté.
Née en 1907 dans une famille extraordinairement libre, avec une mère militante féministe et un père urologue qui dénonçait les comportements sexuels hypocrites des notables locaux, Katharine Hepburn apprend très tôt à affirmer sa personnalité. Elle fait de brillantes études supérieures d’histoire et de philosophie à l’université, où elle se passionne pour le théâtre. Une fois diplômée, elle rêve de monter régulièrement sur les planches et décroche en 1931 un rôle à Broadway. Elle a tendance à surjouer, mais possède une présence indéniable. Un rôle de fière amazone lui vaut son premier succès à New York. Puis, Hollywood lui donne sa chance dans Héritage de George Cukor où elle brille.
Il y a pas mal de choses déroutantes dans « LE MAÎTRE DE LA PRAIRIE » et la signature d’Elia Kazan n’est pas des moindres. Complètement atypique dans sa filmographie, ce mélodrame westernien bâti autour du couple Spencer Tracy-Katharine Hepburn, se distingue par sa longueur peu appropriée et par l’ambiguïté constante de son propos.



         

En deux heures, Kazan tente de raconter une véritable saga familiale et 25 ans d’Histoire de l'Ouest, avec l’arrivée des colons, la résistance des gros éleveurs, etc. C'est trop court ou trop long, et quelques ellipses dans le récit sont vraiment sévères et dommageables (le début est cavalièrement expédié), empêchant d’entrer complètement dans le film. Quant à l’ambiguïté (oui, là éventuellement, on peut reconnaître la griffe du réalisateur !), elle est inhérente au scénario : car au fond, que raconte le film ? Quelle en est la morale ? Tracy, un riche rancher, est amoureux de sa prairie qu'il a dû jadis arracher aux Indiens. Il veut la préserver telle quelle et refuse de la céder aux émigrants. Il passe d’abord pour un égoïste et un sale capitaliste sans cœur. Mais l’épilogue lui donne raison : ayant trop et mal exploité la terre, les fermiers en ont fait un désert stérile, un cimetière.



                   
 Suite ici : http://www.youtube.com/watch?v=7EP7Wzqz0n4


Qu’en conclure ?
Même chose pour les aspects plus intimes de l’histoire : ‘Kate’ a une liaison avec le juge Melvyn Douglas, d’où naît un fils bâtard élevé par Tracy. Les époux se séparent pendant vingt ans et il faut la mort du garçon pour qu'ils se réunissent. Drôle de morale, là aussi !
On suit donc ces personnages peu sympathiques dans leurs drames familiaux, sans jamais s’impliquer. Les stars ne sont pas très bien castées : elle trop âgée et minaudante, lui manquant singulièrement de dimension « épique » pour un tel emploi. Robert Walker s’en sort plutôt mieux dans le rôle du bâtard tête brûlée. « LE MAÎTRE DE LA PRAIRIE » est donc un film bancal, dont certains plans évoquent John Ford et d’autres souffrent de transparences hideuses. Malgré une ou deux séquences réussies, comme ce bétail perdu dans la tempête, on serait bien en peine de deviner la carrière à venir de Kazan. 



                               


Pas question pour elle de jouer les objets sexuels. Elle aime porter des costumes d’homme et jouer des rôles androgynes, ce qui ne l’empêche pas d’être glamour s’il le faut. Elle fut d’ailleurs l’une des actrices qui sut adopter le plus de personnalités et de visages différents au cours de sa carrière. Après un passage à vide, elle revient en 1939 avec la pièce Indiscrétions dont elle achète les droits pour une adaptation cinématographique et dont elle sera l’héroïne. Raz-de-marée au box-office. Elle dicte désormais sa loi aux nababs d’Hollywood.
Le Faiseur de pluie (The Rainmaker) est un film américain de Joseph Anthony, sorti en 1956.
Le film raconte l'histoire de Lizzy(Katharina Hepburn)une femme charmante mais physiquement peu attirante et d'un homme aux multiples noms d' emprunt(Burt Lancaster)et qui est un charlatan.Le père de Lizzy a tout tenté pour marier sa fille mais sans succès.Mais un beau jour la venue d'un personnage dans la ville qui prétend être doué pour faire pleuvoir,va tout changé.
Au début du XIXè siècle, dans une bourgade du Texas. Un charlatan, qui prétend disposer du pouvoir de faire tomber la pluie à volonté, exauce les vœux d'une famille de fermiers, obsédés par la sécheresse et l'envie de marier la fille de la maison.


          


Très marqué par le sceau hollywoodien et situé à une époque propice au western, The Rainmaker est une adaptation d'une pièce de théâtre de N. Richard Nash... C'est aussi la tragédie d'une époque, la tragédie d'une laide et future vieille fille, jouée par Katherine Hepburn. Dans la relation qu'elle entretien avec ses frères et dans celle qu'ils entretiennent au monde, chaque personnage dévoile une évolution flagrante des moeurs, pas toujours bien acceptée. L'ensemble est un peu bavard et un peu long, mais se regarde avec plaisir.


La femme de l’année marque sa rencontre avec Spencer Tracy qui sera l’amour de sa vie durant vingt-sept ans. En 1951, African Queen de John Huston représente un nouveau tournant dans sa carrière. Contrairement à d’autres, elle a le droit de jouer des femmes vieillissantes, comme dans La maison du lac, aux côtés de Jane Fonda (1981), son dernier rôle, qui lui vaut son quatrième oscar. Un portrait riche en interviews de proches – son neveu, le producteur qui réussit à la convaincre de passer pour la première fois à la télévision, des partenaires de cinéma… –, complété d'archives inédites, d'extraits de films et de nombreuses interviews dans lesquelles la star parle en toute liberté d’elle-même. 


                                 
                               

Une bible et un fusil (Rooster Cogburn) est un film américain réalisé par Stuart Millar, sorti en 1975. Ce film reprend le personnage créé par Charles Portis dans son roman True Grit et fait suite à Cent dollars pour un shérif (True Grit) de Henry Hathaway, dans lequel John Wayne incarne le Marshal Rooster Cogburn.
Le Marshal Rooster Cogburn (John Wayne), aux méthodes musclées et au caractère bourru, tente de retrouver un chariot d'explosif volé par des malfaiteurs. Il est accompagné dans cette expédition d'Eula Goodnight (Katharine Hepburn), une institutrice fille de pasteur au comportement plus pondéré, qui veut venger son père abattu par ces mêmes bandits, et d'un jeune indien nommé Wolf (Richard Romancito).
L'action se passe dans l'Arkansas, dans les années 1880. Rooster Cogburn, Marshal fédéral, réputé pour ses manières aussi efficaces qu'expéditives, se voit finalement retirer son étoile par le juge Parker (John McIntire). Néanmoins, celui-ci se retrouve bientôt dans l'obligation de faire de nouveau appel aux services du policier zélé quand un convoi de l'armée se fait dérober des armes et des explosifs, dont de la nitroglycérine.Suivant la piste des voleurs conduits par Hawk (Richard Jordan) et guidés par le métis Breed (Anthony Zerbe) qui fut son ami, Cogburn arrive bientôt à une communauté qu'a traversé leur petite bande, tuant au passage plusieurs citoyens, ainsi que le pasteur.


   

Cogburn impose à la fille du pasteur, Eula Goodnight de l'accompagner au relais le plus proche afin d'assurer sa sécurité. Mais arrivés sur place, Eula achète une winchester et, malgré les réticences de Cogburn, se joint à lui afin de venger son père. Son érudition et son zèle religieux s'opposent au caractère fruste et bougon du Marshal.
Accompagnés d'un jeune indien, Wolf, ils rattrapent rapidement la petite troupe, ralentie par le chariot d'explosifs, et lui tendent une embuscade. Deux des malfaiteurs sont tués et ceux-ci doivent abandonner le chariot. À cette occasion, Eula démontre ses qualités de tireuse. Cogburn et ses compagnons récupèrent les explosifs mais sont poursuivis par les malfrats, qui veulent les récupérer afin de piller une banque. Ceux-ci s'emparent de Wolf, mais il réussit à s'échapper, et Eula, suivant les instructions du Marshal, les dissuade d'attaquer en utilisant la mitrailleuse Gatling qui se trouve dans le chariot. Wolf disperse les chevaux des truands, et ils peuvent fuir à nouveau.


                                 


Alors qu'ils traversent une rivière sur un bac, l'un des bandits, Luke, tente d'abattre Cogburn, mais il est lui même tué par Breed, qui devait la vie au Marshal. Cogburn coupe la corde qui les reliait à la rive et, transformant le bac en radeau, descend la rivière avec ses compagnons. Rentrant au campement, Breed tente de convaincre Hawk que c'est Cogburn qui a abattu Luke, mais celui-ci, méfiant car Breed n'a utilisé qu'une seule balle, précipite le métis du haut d'une falaise.
Les hors la loi tentent d'arrêter le radeau en lui tendant une embuscade en aval, mais Cogburn riposte avec la mitrailleuse, et les fugitifs sont bientôt pris dans les rapides du cours d'eau, où ils perdent celle-ci. Après une traversée tumultueuse, ils aperçoivent les bandits qui les attendent sur la berge. Ils confient alors au courant les caisses de nitroglycérine, et tandis que les malfrats tentent de les récupérer, Cogburn, qui simulait une blessure mortelle, tire dessus et les fait exploser, exterminant toute la bande.


                             


Bien que satisfait d'avoir mené sa mission à bien, Cogburn est convaincu que le juge Parker, à qui il avait promis de ramener Hawk vivant, refusera de lui rendre son étoile à titre définitif. Mais la défense d'Eula, qui prétend avoir elle-même tué Hawk, fait la différence et Cogburn est rétabli dans ses fonctions de Marshal. Cogburn, qui reprend sa vie vagabonde, et Eula, qui retourne à sa communauté, se séparent en bons termes, manifestant un respect mutuel.(Wiki)