.

.

lundi 10 février 2014

Sherlock Holmes et l'arme secrète

A la demande du gouvernement, Sherlock Holmes est chargé de soustraire le professeur Franz Tobel des griffes de la Gestapo. Tobel a conçu une nouvelle bombe qu'il souhaite mettre à la disposition des alliés. Ça, c'était avant qu'il ne disparaisse en laissant un message codé.
Très vite Holmes se rend compte que, bien sûr, les nazis sont sur le coup mais aussi son ennemi juré le professeur, James Moriarty qui a kidnappé Tobel et qui tente de revendre l'invention au plus offrant.
Mais Tobel avait divisé son invention en quatre parties qu'il avait envoyé à quatre scientifiques londoniens. Les noms des scientifiques sont cryptés avec le code des hommes dansants. Holmes et Moriarty possèdent tout deux ce code... Moriarty parvient à tuer les trois premiers scientifiques, mais Holmes le devancera pour le quatrième et parviendra à sauver Tobel.
Roy William Neill réalisera les onze derniers films de la série de douze que La Universal Picture consacrera aux célèbres aventures de Sherlock Holmes et Watson, ici toujours interprétés par Basil Rathbone et Nigel Bruce... sans oublier Hennry Daniell dans le rôle de Moriarty et Mary Gordon dans celui de Mrs. Hudson.
Sherlock Holmes and the Secret Weapon (1943) est le premier réalisé par Roy William Neill.


   


The secret Weapon, plus communément appelé l'Arme secrète, est le quatrième épisode de la série Basil Rathbone - Nigel Bruce, mise en images entre 1939 et 1946 (suivront entre autres La Femme en vert et La Clé). Tourné en 1942 sous les commandes de l'américain Roy William Neill, l'épisode se déroule également pendant la seconde guerre mondiale. On y retrouve un Sherlock Holmes au service de sa Majesté, faisant en sorte que l'Angleterre préserve ses chances de victoire face à l'Allemagne nazie. Autant dire qu'il ne s'agit plus là d'une adaptation de Conan Doyle, mais bien d'un simple film de propagande, ayant pour tête d'affiche l'une des principales vedettes de la littérature anglo-saxonne de cette première moitié du vingtième siècle. Les dernières paroles échangées sur fond de God Save the Queen par le célèbre duo de Baker Street ne laissent aucun doute quant au pourquoi du comment d'une telle réalisation : "L'orage est passé. Cette petite île est toujours sur la carte" (Watson) ; "Oui, cette forteresse bâtie par dame Nature pour elle-même. Ce terrain béni, cette terre, ce royaume, cette Angleterre..." (Holmes).


                             

Sorti de son contexte, le scénario se trouve naturellement réduit à sa plus simple expression. On ne retrouve pratiquement aucun élément des oeuvres  d'antan, si ce n'est un personnage nommé Sherlock Holmes, interprété par Basil Rathbone, qui prend un malin plaisir à se déguiser (on le retrouve en valet d'écurie, en prêtre italien, en vulgaire vagabond, voire même en vieille dame dans les oeuvres canoniques). Il semble fort heureusement un peu plus vif d'esprit que ses acolytes de Scotland Yard, même si cette adaptation cinématographique ne se prête guère à une démonstration de ses véritables capacités. Le célèbre détective londonien fait une nouvelle fois équipe avec le Docteur Watson, que l'on retrouve une fois de plus interprété par Nigel Bruce. Dans cet épisode, le Professeur Moriarty fait preuve de bien peu d'imagination. Lui, le génie du crime, le Napoléon du Mal, l'ennemi juré de Sherlock Holmes, un simple d'esprit ? Allons, bon ! Enfin, je n'évoquerais pas les pâles prestations des hommes de Scotland Yard, sans cesse relégués au second plan (en particulier le très récurrent Inspecteur Lestrade).


                  
                                 

L'Arme secrète est un épisode qui se démarque, de par sa nature très particulière et le contexte dans lequel il fut réalisé. Son visionnage ne manque pas d'intérêt, à partir du moment où on ne le considère plus comme une mise en images d'une quelconque oeuvre littéraire, mais bien comme un objet historique, témoin d'une époque révolue. Que l'on ne s'y trompe pas : Sherlock Holmes est loin d'avoir connu la seconde guerre mondiale, et il est encore plus loin de s'être mis au service de l'armée de son pays. Source : http://cinema.krinein.fr/sherlock-holmes-arme-secrete-3306/critique-3316.html

1 commentaire:

  1. http://youtubeinmp4.com/redirect.php?video=2d6UcUsuhJA&r=ffBS36eA4fDoLFSpU20DHTzZuT5J3UIbcRChaQ8PdEo%3D

    RépondreSupprimer