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jeudi 27 février 2014

Kat Onoma

Kat Onoma naît en 1980 à Strasbourg sous le nom de Dernière Bande. Il prend son nom actuel en 1986, qui signifie en grec « comme son nom l'indique ». Le groupe se sépare en 2004, après avoir produit sept albums studio ou live. Une compilation sort la même année.La musique de Kat Onoma, entre rock'n'roll, post-punk et climats obsédants, est particulièrement influencée par le Velvet Underground. Elle repose sur des ambiances généralement sombres et lancinantes dominées par la voix grave et la guitare très reconnaissable de Rodolphe Burger, accompagnées de cuivres - la trompette de Guy "Bix" Bickel, et le saxophone de Philippe Poirier, également guitariste, de la basse de Pierre Keyline et de la batterie de Pascal Benoit. Les textes du groupe sont dus, pour la plupart, à des amis écrivains tels que Pierre Alferi et Olivier Cadiot, même s'il est arrivé à Kat Onoma de mettre en musique des textes de ShakespeareSamuel Beckett ou Jack Spicer, entre autres.





Ce parti-pris musical, parfois jugé élitiste par la presse spécialisée, a certes valu à Kat Onoma certaines excellentes critiques mais ne lui a guère permis de récolter les suffrages du grand public. Kat Onoma, qui a beaucoup tourné (notamment à l'étranger) et a reçu des distinctions comme le Bus d'Acier en 1996 (meilleur groupe français), est considéré comme un des groupes rock les plus importants des années 80-90 en France, et l'archétype du "groupe-culte".



                                                             


Rodolphe Burger passe son enfance dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, où ses parents possèdent une scierie. Après un passage marquant en classes préparatoires littéraires, brillamment reçu au concours de recrutement en philosophie, titulaire d'un DEA en 1980, il enseigne un temps cette discipline, puis fonde le groupe Dernière Bande à Strasbourg, qui deviendra Kat Onoma en 1986 et perdurera jusqu'en 2004. Il en est le chanteur, guitariste (développant un jeu ample, à la fois aérien et granuleux) et principal compositeur. Il était aussi professeur chargé des cours de communication dans une école d'ingénieur à Paris (ESI-SUPINFO) au milieu des années 90.


        

Il développe parallèlement à Kat Onoma une fructueuse carrière solo alternant disques davantage marqués par l'électronique (dont Meteor Show, qui reçoit en 1998 le prix Charles-Cros), ciné-concerts avec l'écrivain Pierre Alferi et collaborations diverses : 48 CamerasEugène SavitzkayaJames Blood UlmerErik Truffaz, etc. En 2002, il crée sa propre société de production et d’édition en reprenant le nom "Dernière Bande". Depuis, il multiplie les projets liés au son et à l'image, s'écartant parfois notablement du rock des débuts de Kat Onoma mais exploitant les possibilités expérimentales que ce groupe contenait déjà en germe. Depuis 2001, il propose chaque année une création au Festival des Vieilles Charrues, multipliant les collaborations (d'Alain Bashung à Jacques Higelin en passant par Érik Marchand ou Serge Teyssot-Gay.) Sur scène on peut le voir avec Marcel Kanche.





Rodolphe Burger apparaît dans Ne change rien, un film réalisé par Pedro Costa lors de l'enregistrement du disque Slalom Dame de Jeanne Balibar, dont Burger est l'arrangeur. Sa rencontre avec des musiciens ouzbeks à Tachkent lui inspire le Projet ouzbek, un spectacle essentiellement instrumental donné le 23 janvier 2010 à Saint-Ouen, à la suite de l'avant-première de Ne change rien. Rodolphe Burger et Yves Dormoy accueillent Mamur Zilolov (târ), Jamal Avezov (qijak) et Shuhra Khlkhodjaev (tambûr).
Il a également créé le festival nommé C’est dans la Vallée en 2000. Les concerts ont lieu à Sainte-Marie-aux-Mines, sa ville. Il y invite de nombreux artistes plus ou moins connus, de genres musicaux divers, de la Musique électronique (EZ3kiel) en passant par le Blues au Jazz et au Rock. Il y joue également lui-même chaque année.


                                                

Rodolphe Burger est compositeur en résidence du conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg et du Festival Musica en 2006 et 2007.
En avril 2009, avec d'autres artistes (Jacques HigelinD’de KabalSandra NkakéSpleen) il participe à un disque collectif portant le nom « Les Amoureux au ban public », portant le nom d'une association qui combat les expulsions de couples bi-nationaux dont l'un des conjoints est sans papiers.
En mars 2010, il crée un spectacle musical ; « Le Cantique des cantiques & hommage à Mahmoud Darwich » qui rend hommage à Alain Bashung, auquel cette mise en musique du poème biblique fut initialement destinée, et au poète palestinien Mahmoud Darwich. Sources wiki  . Plus ici  : http://rodolpheburger.com/

La Planète fantôme

Des vaisseaux spatiaux américains disparaissent sans explications. Tous rapportent la vision d'un mystérieux astéroïde juste avant de disparaître. Le Capitaine Frank Chapman, envoyé à la rescousse des astronautes manquants, perd le contrôle de son vaisseau spatial et s'écrase sur une petite planète. Lorsqu'il retrouve ses esprits, il découvre qu'il a rétrécit et sa taille n'est maintenant plus que celle d'un insecte. En fait, l'astéroïde est habité par un peuple de très petite taille, les Rehtons, qui asservissent le capitaine afin de protéger leurs secrets. Il se retrouve impliqué dans une lutte contre les Solarites, des créatures inhumaines qui cherchent à détruire la civilisation Rehton. Tandis que les assauts alien s'intensifient, Chapman est déchiré entre l'amour qu'il porte pour une très belle femme de l'espace et son désir à rentrer sur Terre. Lors d'une bataille spectaculaire avec un monstre Solarite échappé, le capitaine se sacrifie noblement pour le bien des deux mondes...
De nos jours, les films de science-fiction ont tendance à se débarrasser du superflu pour que le spectateur se concentre sur l’action : est-ce que ça aurait apporter quelque chose d’imaginer que Dark Vador avait eu du mal à joindre des artisans pendant les travaux sur l’Etoile Noire ou qu’Alien était gay? Dans La Planète Fantôme, aucun détail n’est de trop : des extraterrestres, d’autres extraterrestres qui ne peuvent pas les saquer, et le tout en minuscule. Pourquoi? Et pourquoi pas?… V.O.:


   

Peut-être le pire monstre de l’Histoire du cinéma : On a peine à le croire, mais il semblerait que l’essentiel du budget de cette production soit parti dans les vaisseaux en carton. Ou alors, ces « Solarites » ont surgi contre toute attente dans le scénario en cours de tournage et il a fallu bricoler un costume sur le pouce. Comme la créature est aussi effrayante que Alf, les personnages prennent le temps de souligner que si ce monstre était libéré, il tuerait tout le monde dans la minute. 



                  


Bon… il se trouve que la bête est libérée 10 minutes plus tard et se contente de bousculer un vieux (mais avec un grognement agressif), introduire un ragondin sur le plateau aurait certainement été plus flippant. 
Une civilisation extraterrestre aux mœurs étranges La Planète Fantôme n’est pas épargnée par une certaine vision coloniale de l’étranger. Quand on tombe sur une autre civilisation dans un vieux film de SF, la peuplade en question a en général un seul chef, un vieux.


                                   


Malgré leur apparente maîtrise technologique (on parle là de mecs qui déplacent l’astéroïde sur laquelle ils vivent et qui ont renoncé à l’agriculture), tout se petit monde vit dans un système féodal avec des rites assez primitifs (notamment des duels dignes d’Intervilles). Le petit plus : en rencontrant le Terrien, le chef de cette tribu propose direct à ce nouveau venu d’épouser l’une de ses séduisantes filles.
Des combats dans l’espace qui font peine à voir : Ok, on est en 1961, mais quand même… un stylo qui se promène au milieu de corn-flakes, ce n’est pas très sérieux.
Source : http://channel35mm.com

mercredi 26 février 2014

Trois jours à vivre

Trois jours à vivre est un film français réalisé par Gilles Grangier, sorti en 1958.
Simon Belin est un acteur qui fait les tournées de province avec sa compagnie. Bien que talentueux, il n'a jamais eu la chance de véritablement briller sur scène. C'est toujours Bérimont qui tient les grands rôles. Un jour, Simon est témoin d'un meurtre. Sous la pression de la justice, mais aussi de son agent qui y voit une belle occasion de publicité, Simon identifie un suspect, Ferrari, dont il n'est pas certain de la culpabilité. Devenu la coqueluche de la ville, Simon Belin remplace bientôt Bérimont en tant qu'acteur vedette. Mais Ferrari s'évade et le menace, il n'a plus que 3 jours à vivre…
Unique témoin du meurtre d’un gros bonnet du milieu, Simon, jeune acteur ambitieux faisant partie d’une troupe itinérante, gagne la une des journaux, du fait de cette publicité inattendue, il obtient le rôle dont il rêvait.
 Convoqué pour être confronté à l’assassin présumé, Lino Ferrari, Simon, qui guigne toujours les gros titres, affirme le reconnaître, malgré de sérieux doutes. Devenu une vedette, il coule des jours tranquilles en compagnie de Jeanne, l’habilleuse de la troupe, jusqu’au jour où Ferrari s’évade et menace de lui régler son compte d’ici trois jours. Apeuré, Simon confesse sa lâcheté à Jeanne et, sur les conseils de celle-ci, projette de quitter le Havre pour New York après la dernière représentation en cette ville.


   
   


Malgré la présence de la police dans le théâtre, Ferrari, réellement innocent et n’ayant plus rien à perdre, s’apprête à abattre Simon lorsque Jeanne s’interpose entre les deux hommes. Profitant de la confusion, la jeune femme entraîne Ferrari au-dehors et tente en vain de le séduire pour l’occuper le temps que Simon prenne la mer.
 En désespoir de cause, elle le tue, et malgré la pitié qu’elle ressent pour Simon, la pire chose qu’elle puisse éprouver pour un homme, elle se retrouvera à son chevet à la suite d’une tentative de suicide théâtrale et sera acquittée pour légitime défense.
Gélin assez fade et Ventura hélas sous-employé. Ce film est sympa mais aurait mérité un face-à-face entre la proie et le prédateur...

                          



Audiard: "Alexandre rejoue Lorenzo demain à Rouen." "Le pauvre vieux..." "Il est ravi!" "Ah non, je parlais de Lorenzo.
Petit film de samedi soir, très daté (ah ! le portrait du mirobolant Président René Coty dans les commissariats !),qui manque un peu de rythme, qui ne vaut guère que par quelques traits du dialogue d’Audiard, par le comportement vénéneux de Jeanne Moreau et par la présence physique de Lino Ventura qui manque, toutefois, un peu de distance par rapport à l’immense acteur qu’il deviendra.



                 


L’histoire est loin d’être insignifiante, suffisamment originale pour retenir l’attention et assez bien racontée (un peu poussivement, on l’a dit). Le meilleur en est le regard narquois posé sur ce petit monde des tournées théâtrales minables, quittant le casino de Fécamp pour le Kursaal de Saint-Valéry en Caux, dans une sorte de course effrénée pour l’oubli de leur propre médiocrité. Un regard un peu plus appuyé (et un peu plus inspiré, disons-le), et ce ramassis de minables se retrouvera quelque jour dans la bouilloire méchante de La fin du jour ; un peu plus tendrement considéré, c’est le trio pathétique, désolant et délicieux desGrands ducs
Quoi qu’on en dise et qu’on qu’on y fasse, cinéma et théâtre sont des mondes à part, moins connivents qu’adversaires, se méprisant et se jalousant tout à la fois dans une impossible concurrence. Et, à dire le vrai, à part quelques beaux Guitry (notamment Le Comédien) et Les enfants du Paradis, je ne vois pas beaucoup d’hommage à cet art …(http://dvdtoile.com/Thread.php?43668)

mardi 25 février 2014

Angoisse

Dans une salle de cinéma, des spectateurs regardent « The Mommy », film d’horreur suivant un ophtalmologiste psychopathe collectionnant les yeux de ses victimes sous  la pression de sa maman (la toujours flippante et sous héliumZelda Rubinstein). Au fil de ce « film », l’une des spectatrices, de plus en plus mal à l’aise, surprend le comportement étrange de l’un des spectateurs assis non loin d’elle. Et quand le tueur du « film » arrive dans un cinéma de quartier pour élargir sa collection, la réalité semble rejoindre la fiction.
Une des principales originalités d’ « Angoisse » (aka « Anguish » ou « Angustia » selon les éditions) est sa mise en abyme jouant sur plusieurs niveaux de films. Un effet qui prend toute son ampleur psychédélique lorsque deux écrans de cinéma visibles dans le même plan projettent des séquences se répondant – la scène de panique des spectateurs dans « The Mommy » en réponse à la panique générale dans « Le Monde Perdu » – ou lors d’un final tout en kaléidoscope de réalités. Perte de repère, sentiment d’oppression, paranoïa grandissante, le réalisateur met en scène les effets d’une séance d’hypnose cauchemardesque.



 
Bigas Luna, en plus de mettre son concept en image de façon souvent bluffante, en rajoute dans le barré avec un film-dans-le-film truffés de détails étranges, voire carrément glauques. Porté par les prestations habitées de Zelda Rubinstein et Michael Lerner, « The Mommy » se charge ainsi presque jusqu’au pastiche des obsessions récurrentes chez le réalisateur/scénariste espagnol des « Macho » et « JambonJambon », que ce soit le rapport aux animaux domestiques, les liens maternels et le plus souvent poussé dans des extrémités dérangeantes. Le réalisateur te prévient dès le début et littéralement – via un panneau d’avertissement – que certaines scènes te retourneront peut-être la tête. 


                            



Les nerfs seront aussi mis à l’épreuve lors de cette longue et oppressante séquence d’hypnoses mêlant effets sous acides, échos et boucles sonores pour mieux martyriser les spectateurs du film. Cela évidemment monté sur des images aussi évocatrices qu’un escargot se promenant sur un pigeon… Pour le reste, hormis ces incartades, le rythme reste soutenu etBigas Luna maîtrise son suspense et ses effets. La mise en scène de certains meurtres rappellera aussi le meilleur du giallo. Le côté ouvertement fantastique du final avait gêné certaines critiques. Pourtant, tout en restant à la frontière du genre, le film instille le doute quand à la réalité des événements et sur la possible passerelle surnaturelle entre l’écran et la réalité. Une confusion entretenue avec talent pour cette petite perle du cinéma de genre. En oscillant entre giallo surréaliste et  film conceptuel,  Bigas Luna t’amène insidieusement sur ses territoires étranges et oppressant. Par Alex B

Face au crime

Écrit par l’auteur de « 12 HOMMES EN COLÈRE » (autrement dit, pas n'importe qui !), « FACE AU CRIME » est une étude sur la délinquance juvénile débarrassée du pittoresque pseudo-romantique à la James Dean, pour se concentrer de façon théâtrale sur un évènement précis, dans un unique décor de pâté de maison. Le scénario est une véritable bombe à retardement, à l’image du personnage central, Frankie (John Cassavetes), un chef de gang qui s’est juré de tuer un homme dans les deux jours. L’assistant social (James Whitmore) pourra-t-il l’en empêcher ? La réalisation et le montage de Don Siegel sont au diapason : secs, efficaces, sans chichis.
Dans un rôle de « psychopathe juvénile », Cassavetes – bien qu'il ait dix ans de plus que son personnage – est électrisant. 
À vif, constamment au bord d’exploser, ne supportant pas qu’on l’effleure, l’œil fou et le rictus haineux, il est d’une tension et d’un réalisme extraordinaires. Le moindre de ses mouvements, tout son langage corporel est soigneusement étudié : sa façon de tourner automatiquement le dos dès que quelqu’un veut lui parler, par exemple. C'est une de ses grandes réussites en tant que comédien. À ses côtés, Virginia Gregg est excellente dans le rôle de sa pauvre mère désespérée. Un autre futur réalisateur, Mark Rydell (« LES COWBOYS ») est étonnant en loubard efféminé et malsain à souhait. Sal Mineo renvoie à ses récents succès avec James Dean justement, faisant un pont entre deux visions des mêmes problématiques.



   
           
Le film n’est pas exempt de scories : Whitmore, même s’il est parfait, doit défendre un rôle trop beau pour être crédible. Un saint-homme plus emblématique que fait de chair et de sang. Mais sa grande scène sur le balcon avec Cassavetes est éblouissante. Quelques scènes inutilement mélodramatiques, comme celles de Mineo avec son père larmoyant, viennent également alourdir le propos. Mais il est probable que dans les années 50, le public avait besoin de ces respirations didactiques.
Assez peu connu dans la filmo de Siegel, « FACE AU CRIME » fait partie des belles réussites de sa période pré-Eastwood et pour le fan de Cassavetes, c'est un véritable festival.


                            

Don Siegel livre ici une réflexion sur les causes de la délinquance. C'est parfois un peu cliché mais pour l'époque c'est très bien vu. Sa grille de lecture est d'ailleurs toujours valable.
Le casting est parfait, même le gamin est brillant dans le rôle, (il m'a fait pleurer ce petit), la mère déprimante à souhait et John Cassavetes ("cassolette" d'après mon correcteur d'ortho) m'a fasciné dans ce rôle de petit voyou très crédible.
Don Siegel abuse un peu des effets de musique par endroits pour faire pleurer dans les chaumières, mais ça reste supportable, et pour ma part ça a marché. Quant à l'image, certaines scènes offrent de très beaux plans, notamment la scène-clé...
À NOTER : une première version (plus courte) du scénario de Reginald Rose fut tournée pour la TV, réalisée par Sidney Lumet. Cassavetes et Rydell y tenaient déjà les mêmes rôles.  Source : http://wild-wild-western.over-blog.com/article-face-au-crime-1956-73288624.html

The Twilight Zone

La Quatrième Dimension (The Twilight Zone) est une série télévisée américaine de science-fiction, en 138 épisodes de 25 minutes et 18 épisodes de 50 minutes, créée par Rod Serling et diffusée entre le 2 octobre 1959 et le 19 juin 1964 sur le réseau CBS, occupant le créneau horaire d'Alfred Hitchcock présente passée sur une chaine concurrente.


              





                                         

Plusieurs acteurs déjà connus dans le cinéma américain ont participé à la série, dont Lee Marvin (pour deux récits), Buster KeatonMartin BalsamMickey RooneyAgnes Moorehead et Ida Lupino qui dans un des premiers épisodes jouait un rôle de star déchue, et réalisa un épisode de la dernière saison. De nombreux acteurs apparus dans cette série devinrent par la suite des vedettes du petit ou du grand écran: Patrick MacneeMartin LandauEd WynnIvan DixonPeter FalkTelly SavalasCharles BronsonLarry BlydenRon HowardBill MumyLee Van CleefElizabeth MontgomeryRobert Redford. Ainsi que les apparitions (séparées) de William Shatner (deux fois), Leonard Nimoy et George Takei bien avant qu'ils n'intègrent Star Trek.


Les interprètes étaient peu nombreux pour les épisodes. L'histoire comportant le plus d'interprètes contenait 15 acteurs. Par contre, beaucoup d'épisodes contenaient peu d'acteurs, le plus souvent, entre 2 et 7. Deux épisodes ont fait apparaître qu'un seul acteur: Agnes Moorehead dans les Envahisseurs (saison 2, épisode 15) et le second avec Mickey Rooney dans La Dernière Nuit d'un jockey (saison 5, épisode 5).
L'acteur étant apparu le plus de fois dans la série est Jay Overholts qui a tenu huit rôles différents mais ces rôles sont minoritaires. Il en va de même pour Vaughn Taylor qui joua cinq fois dans la série. Les acteurs étant apparus quatre fois comme personnages principaux du récit sont J. Pat O'MalleyJohn AndersonBurgess Meredith qui joua dans trois de ses apparitions des rôles d'hommes timides et qui dans sa dernière prestation interpréta le diable et Jack Klugman dont les rôles s'avérèrent être toujours des personnages alcooliques ou vaniteux.


                             
 


Cette série est une anthologie d'histoires fantastiques, étranges, énigmatiques dont le but était, comme le disait son créateur Rod Serling, « de frapper le téléspectateur, de le choquer par la chute toujours inattendue, surprenante et singulière de chacune de ces histoires ». Chaque épisode est indépendant et la série ne compte aucun personnage récurrent.





« Nous sommes transportés dans une autre dimension, une dimension faite de sons, mais aussi d'esprit. Un voyage au bout des ténébres où il n'y a qu'une destination : la Quatrième Dimension ».
Dans l'accroche originale, The Twilight Zone (La Quatrième Dimension) est qualifiée de "fifth dimension", littéralement La Cinquième Dimension. En effet selon la théorie de la relativité développée par Einstein, la Quatrième Dimension ne désigne que le temps. Or, la "Zone Crépusculaire" recouvre un concept plus vaste que le temps lui-même. L'expression est utilisée par l'U.S. Air Force pour désigner l'instant précis où un avion est incapable de voir la ligne d'horizon alors qu'il est en phase d'atterrissage. Finalement, pour la nouvelle série diffusée par La Cinq en 1986, le titre La Cinquième Dimension était plus proche de ce que signifie vraiment The Twilight Zone.


                            

Mort sur le Nil

Sous le soleil d'Egypte, la croisière s'amuse, jusqu'à l'assassinat de la riche héritière. Ce meurtre que tout le monde à bord aurait voulu commettre, qui en est l'auteur? Hercule Poirot (formidable Peter Ustinov) enquête, soutenu par ses petites cellules grises, Jane Birkin et Mia Farrow. On connaît beaucoup de films plus révolutionnaires, on en connaît peu de plus reposants. Elégance des coursives, des cabines, confort des transats, humour attendu des dialogues. Les intrigues d'Agatha Christie ne voyagent (bien) qu'en première classe "Luxe" .

Excellente adaptation du roman d’Agatha Christie par le réalisateur John Guillermin, ce Mort sur le Nil (1978) reste aujourd’hui un excellent film policier aux décors exotiques, et au casting quatre étoiles, regroupant l’excellent Peter Ustinov (en Hercule Poirot), et une pléthore de grands noms du cinéma anglo-saxon, de Mia Farrow à Angela Lansbury, en passant par Maggie Smith et Jane Birkin.



   


Une scène du film, où Linnet manque d'être écrasée par un énorme bloc de pierre, se déroule d'ailleurs au temple de Karnak, au milieu des 134 colonnes de la grande salle hypostyle. C'est dans ce même lieu que Poirot raconte à M. Pennington comment le vizir Ptahhotep mourut écrasé vif sous un tas de pièces et d'argent parce qu'il avait essayé de voler le trésor de son maître. Une anecdote pour le moins surprenante (et erronée ?) lorsque l'on sait que Ptahhotep est resté dans l'Histoire comme l'auteur du plus ancien écrit de sagesse.


                                     


L'allée des sphinx, cadre d'une autre scène du film. Toujours à Karnak, la romancière Salome Otterbourne s'extasie devant l'Allée des criosphinx, s'emportant devant les béliers « priapiques, lascifs et lubriques » portant entre leurs pattes une statue d'Aménophis III.
Une autre scène du film fut tournée sur le site archéologique d'Abou Simbel, et notamment devant l'entrée du temple de Ramsès II gardée par 4 « colosses ». C'est ici que Jacqueline réapparaît, alors que Linnet et Simon pensaient l'avoir semée.
Le film se termine par une citation de Molière faite par Poirot : « La grande ambition des femmes est d'inspirer l'amour » , tirée de la scène VI de la pièce Le Sicilien ou l'Amour peintre (1667).


                 


Le film fut récompensé en 1978 par l'Oscar de la meilleure création de costumes pour Anthony Powell. Ce dernier rendit visite avant le début du tournage à chacun des principaux acteurs du film afin de mieux préparer leurs costumes. Sa rencontre avec Bette Davis fut particulièrement enrichissante.
Il existe quelques incohérences dans le film:
- Pourquoi Simon empêche t-il Linnet d'être tuée par la chute d'une pierre (en la poussant), alors que son but est de la tuer pour l'héritage ?
- Comment Jacqueline peut-elle s'inviter sur le bateau alors qu'elle ne figure pas sur la liste initiale des participants (on attribue une chambre par personne en début de croisière) ?


                                     


- Pourquoi avant de jeter l'arme du crime, Simon l'enveloppe t-il de son mouchoir teinté de rouge ? cet indice devrait facilement le trahir. Réponse : pour se débarrasser des indices, il ne pensait pas que tout allait être retrouvé.
- Comment un filet lancé du bateau peut-il repêcher l'arme du crime, alors que celle ci a été jetée dans le fleuve la veille, donc bien plus en amont ? Réponse : ils se sont arrêtés et ont cherchés le pistolet.
- La scène du drame (entre la fin de la partie de cartes à quatre et le transport de Simon blessé dans sa chambre) dure quelques minutes. Pendant ce délai, Linett a eu le temps de se coucher et de s'endormir, puis Simon à eu le temps de la tuer et de préparer sa mise en scène.



                   
               
- L'alibi de Simon ne résisterait pas au bon sens: lors de la découverte du meurtre de Linett, le Docteur Bessner le situe approximativement il y a entre six et huit heures. Rien ne prouve qu'elle a été tuée aprés, et non avant le (faux) tir de Jaqueline sur Simon. Réponse : car l'arme du crime était en possession de Jacqueline entre le moment où Linnet quitte la pièce et le faux coup de feu.
- A la fin, Poirot confond Simon en lui proposant un test de dépistage de particules de poudre sur la main. Pourquoi mener une enquête alors qu'il suffirait de soumettre tous les suspects à ce test pour identifier le tireur ? Réponse : ce test était un énorme bluff destiné à faire avouer les suspects, on le sait grâce à une réplique du colonel à la fin.

lundi 24 février 2014

Pirates

Le capitaine Red, pirate notoire, et un jeune Français surnommé "La Grenouille" dérivent sur un radeau, en haute mer : ils sont les seuls survivants d'un naufrage qui a fait disparaître le bateau de Red et le reste de son équipage. Les deux hommes seront sauvés, in extremis, par un galion espagnol, le "Neptune". Ceux-ci vont très vite apprendre que le galion renferme un fabuleux trésor : le trône aztèque de Kapatec-Anahuac, entièrement en or massif !
Avec l'aide du cuisinier du "Neptune" - un Noir du nom de Boumako - Red organise une mutinerie, prenant en otage le second du navire l'impétueux Don Alfonso, la jeune et jolie nièce du gouverneur de Maracaibo, Dolorès, et tout l'équipage espagnol. Ils font ensuite escale sur l'île de la Tortue, où Red retrouve ses anciens acolytes - le Hollandais, la Triche, Pique-Viande et compagnie !
Pendant ce temps, Don Alfonso reprend le commandement eu "Neptune" et met le cap sur Maracaibo... Au réveil, après ses agapes, Red est furieux de voir qu'il a perdu le galion... et surtout le trône aztèque ! Avec son fidèle La Grenouille, il s'empare donc d'un bateau, rallie Maracaibo et pénètre, déguisé, dans les appartements du gouverneur. Celui-ci est cloué au lit par la goutte, et Red n'a aucun mal à lui faire signer un papier par lequel le gouverneur décharge Don Alfonso de la responsabilité du transport du fameux trône.
Après plusieurs tentatives malheureuses, Red et La Grenouille parviennent enfin à s'emparer du trésor, tandis que Dolores, fiancée malgré elle à Don Alfonso, sera forcée de le suivre - au grand regret de La Grenouille, qui était tombé amoureux de la jeune fille ! Comme au début du film, les deux complices - Red et La Grenouille - se retrouvent voguant à la dérive, en plein océan.



   

Jusque-là, tout va très bien, très vite. Surprise, drôlerie, vivacité, double jeu, enchaînement pétillant de plans, c'est Polanski. Alors que la peau de Grenouille ne vaut plus un doublon, survient un galion espagnol, dont on nous a dit jusqu'à satiété qu'il a coûté 8 millions de dollars, pour un film qui aura finalement dépensé 30 milliards de centimes et demandé dix ans de patience et de travail. Avec ce galion, le Neptune, et dès la cinquième minute de Pirates, le cinéaste, qui rêvait de retrouver l'inspiration de son Bal des vampires et de surclasser le Captain Blood de Michael Curtiz, fait des ronds sur l'eau pendant deux heures, et le spectateur attend en vain la levée du plus petit zéphyr. E la nave non va.  


                



Pirates est un film sans rythme, sans équilibre et dont les rares moments forts ne reposent que sur les larges épaules de Walter Matthau. Le captain Red promettait beaucoup, empruntant à la longue tradition corsairophile de Hollywood et y rajoutant un peu du Haddock d'Hergé, un peu du Mangeclou de Cohen et un peu de la fantaisie iconoclaste de Gérard Brach, le coscénariste de Pirates« Pirates » c’est de la belle et ambitieuse aventure, teintée d’un humour qui atteint le plus souvent sa cible, doublée de superbes décors et costumes. La direction d’acteur et la réalisation deRoman Polansky sont à la hauteur du défi avec un Walter Matthau (Capitaine Red) tout bonnement épatant (et dont on devinera que le Johnny Depp de la saga « Pirates des Caraïbes » n’a pas été insensible à la performance). Le très jeune frenchy de l’aventure, Cris Campion (La Grenouille) dont c’était le premier rôle, est plein d’énergie, virevolte et bondit dans tous les sens avec une grâce étonnante.


                    



 L’insouciance de la jeunesse que distille son jeu, convenablement maîtrisé par Polansky, convient totalement aux ambitions du personnage qui lui avait été confié. 
Doté de quelques scènes cultes (la première apparition du Neptune, une scène de duel à dos d’hommes d’anthologie, la séquence de la chambre du gouverneur, etc), « Pirates » rend aussi hommage au cinéma muet. On peut d’ailleurs penser qu’il s’en inspire dans de nombreux plans (et même dans le jeu des acteurs). Roman Polansky réussissant à outrer le propos sans déborder du cadre et contenant son film dans les clous. Superbe décors et costumes (deux Césars techniques pour les décors et les costumes et une nomination aux Oscars pour les costumes en 1987), foisonnement des personnages, acteurs motivés et crédibles (nomination aux Césars pour Cris Campion), le résultat final dépasse l’exercice de style. Source : http://www.yozone.fr/spip.php?article7029

Jean-Louis Trintignant

Neveu du coureur automobile Maurice Trintignant, qui lui a transmis sa passion, le jeune Jean-Louis Trintignant suit des études de droit à la faculté d'Aix-en-Provence. Mais il assiste le jour de ses 19 ans à une représentation théâtrale qui changera sa vie : L'Avare, mis en scène parCharles Dullin, dont il décide de suivre les cours à Paris. Jeune premier qui débute sur les planches en 1951 avec la pièce A chacun selon sa faim, le comédien se fait rapidement remarquer, grâce notamment àResponsabilité limitée, un texte de Robert Hossein, en 1953. Il fait à cette époque un bref passage par l'IDHEC, avec pour ambition de devenir réalisateur - un désir qui ne se concrétisera que vingt ans plus tard. 



Après quelques figurations, le premier film dans lequel apparaît Jean-Louis Trintignant est Si tous les gars du monde en 1955, mais celui qui le révèle est Et Dieu créa la femme de Vadim, drame au parfum de scandale qui lance le mythe Bardot. Très marqué par ses deux ans de service militaire en Algérie, il trouve un de ses premiers grands rôles en 1961 dans Le Combat dans l'ile, œuvre engagée de Cavalier. Son goût pour les personnages ambigus lui fera d'ailleurs tourner plusieurs grands films politiques, de Z de Costa-Gavras (sa composition de juge lui vaut le Prix d'interprétation à Cannes en 1969) au Conformiste de Bertolucci - un des sommets de sa carrière italienne, qui compte aussi Le Fanfaron de Risiou La Terrasse de Scola.



C'est avec Un homme et une femme de Lelouch que le comédien accède au statut de vedette en 1966. Catholique tenté par l'infidélité dans Ma nuit chez Maud de Rohmer, séducteur manipulé dans Le Mouton enragé de Deville, agent immobilier soupçonné de meurtre dans Vivement dimanche ! de Truffaut, il navigue entre le cinéma d'auteur le plus novateur et les films grand public. Prix d'interprétation à Berlin pour L' Homme qui ment de Robbe-Grillet, l'acteur prend part au polar Flic story de Deray et au Bon Plaisir de Girod, dans lequel il incarne un Président de la République inspiré par François Mitterrand. Avec son jeu tout en nuances, à la profondeur teintée d'ironie, Jean-Louis Trintignant, dont la voix de velours constitue un précieux atout, s'impose comme l'un des plus grands comédiens de sa génération. 


   



Marié à Stéphane Audran puis à Nadine Marquand, Jean-Louis Trintignant tourne plusieurs films sous la direction de cette dernière, le plus souvent aux côtés de leur fille Marie, qui deviendra également sa partenaire privilégiée au théâtre. Depuis la fin des années 80, le comédien, retiré dans sa maison d'Uzès, se dit lassé par le cinéma, et se fait plus rare sur les écrans. Ses prestations de vieil homme misanthrope dans Trois couleurs - Rouge de Kieslowski ouCeux qui m'aiment prendront le train de Chéreau, n'en sont que plus troublantes.


          







Néanmoins, il accepte de tourner en 2002 avec sa fille, dans Janis et John, le premier long métrage de Samuel Benchetrit. Dix ans plus tard, Michael Haneke lui offre le rôle principal de son nouveau film, Amour. Dans ce drame récompensé par la Palme d'or à Cannes, l'acteur incarne Georges, octogénaire dont la femme vient d'avoir une attaque cérébrale et se retrouve paralysée.