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vendredi 10 janvier 2014

Troublemakers


Le groupe Les Troublemakers est né en 1998 de la rencontre entre trois jeunes passionnés de musique électronique, Fred Berthet, Arnaud Taillefer et Lionel Corsini. Ils se sont connus à Marseille, dans les anciens entrepôts de la Seita, reconvertis en lieu culturel appelé La friche , où Fred Berthet donnait des cours de sampling. Ils se sont rapidement découvert des goûts et des compétences complémentaires qu’ils ont décidé de mettre en commun en travaillant ensemble...Arnaud Taillefer est le plus cinéphile du groupe. Il est passionné de hip hop, de jazz et d’expérimentation acoustique. C’est lui qui s’occupe de l’identité visuelle du groupe et a entre autres réalisé les pochettes des deux albums des Troublemakers.




   

                 


Fred Berthet est en quelque sorte l’architecte sonore du groupe, qui agence et peaufine les morceaux jusqu’au mixage final. Il a débuté dans la techno et l’électro puis s’est interréssé aux tendances house et disco.
Lionel Corsini (ou DJ Oil) est le DJ résident d’un célèbre club marseillais depuis plus de dix ans. Il a un passé musical dans la soul, le funk et le jazz ; puis il s’est lancé progressivement dans l’électro et le trip hop.
De leur travail commun est né en 2001 leur premier album « Doubts & Convictions », signé sur le label américain Guidance. Cet album, réalisé avec très peu de moyen (deux samplers et un petit séquenceur Cubase), repose sur un grand nombre de samples, mélange de musique de films et de funk urbain.

« Avec l’épatant Doubts & Convictions, premier album paru sur le label Guidance, le trio marseillais Troublemakers façonne avec les moyens du bord une musique au groove universel, au son patiné et néanmoins intemporel, en puisant dans les racines de la musique noire (le funk ou la soul des années 70) comme dans le hip-hop instrumental ou l’électronique moderne. Rien qu’à voir les titres de certains morceaux (Street Preacher, Noces Africaines, Chez Roger Boité Funk, Groover Is Back ou Black City), on sait d’avance que le programme s’annonce comme un réveil des sens, comme une libération tranquille du corps et de l’esprit entre les clubs enfumés, les pistes de danse langoureuse, les bars de nuit et les canapés-lits.


Fragmentée de par sa conception (un collage invisible et très ingénieux réalisé à partir de samples, d’instruments et d’un sens du rythme étourdissant pour un résultat des plus homogènes), la musique d’Arnaud Taillefer, Fred Berthet et Lionel Corsini s’attache à créer des ambiances en mêlant subtilement cuivres, percussions, envolées de cordes, guitares funk, basses chaleureuses, scratches, bidouillages électroniques ou clins d’œil cinématographiques.
À l’instar de leur musique, les Troublemakers possèdent en effet une vision panoramique du cinéma moderne, passant du cinéma d’auteur (la réplique de Jean-Pierre Léaud en intro du mélancolique Get Misunderstood) aux films Noirs, de l’avant-garde aux productions populaires, qui donne à leurs morceaux une dimension et une vie supplémentaires. Car si Doubts & Convictions dévoile une musique essentiellement instrumentale et downtempo, il ne manque pas non plus d’humanité. C’est peut-être en cela que les Troublemakers rejoignent, dans une certaine mesure, les modèles de la décennie seventies : en plaçant la dimension humaine et charnelle au plan, en dictant aux machines un comportement naturel et décontracté, en faisant du sampling un moyen d’insuffler une mémoire vive à l’électronique(capable de ressentir et d’ouvrir son âme) plutôt qu’une fin en soi. » 


                



Le deuxième album des Troublemakers est le volume II de la collection « Stereo Pictures » sorti le 14 janvier 2003 chez MK2 Music.
Le concept de le collection est de créer une sorte de bande son originale d’un film qui n’existe pas, en faisant se croiser musiques, voix, dialogues et bruits de films.
« Stereo Pictures II » est une sorte d’hommage au cinéma black américain des années 70, appelé Blaxploitation . Ce courant a émergé en réaction contre les films hollywoodien de l’époque qui cantonnaient toujours les Noirs au second rôle.
Le mix réalisé par les Troublemakers mêle des morceaux de gospel à des sons urbains et à des discours politiques et permet au spectateur d’être plongé dans l’ambiance ségrégationniste de l’Amérique des années 70.


1 commentaire:

  1. http://uploaded.net/file/77o8r8g0/y965v.Troublemakers..Doubts..Convictions.2001.320.kbps.rar

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