.

.

vendredi 10 janvier 2014

Sun ra

Il y a plus de vingt ans, le 29 mai 1993, rendait l'âme (ou rentrait en son havre cosmique), à Birmingham (USA-Alabama), l'une des figures les plus fascinantes de la culture noire américaine contemporaine et l'un des jazzmen majeurs de la période 60/70 :SUN RA !
Cette figure clé du free jazz,claviériste,compositeur, arrangeur, chef d'orchestre et poète n'est pas réductible aux fastes cérémoniels dont il revêtait ses concerts (mélanges d'incantations,de danses,d'improvisations et d'exécutions musicales minutieusement programmées)  ,pas plus qu'aux tenues fastueuses que lui et ses musiciens endossaient en scène (lunettes noires, robes de mages,turbans ou tiares, bijoux).:SUN RA, sa vie et son oeuvre musicale obéissent à une double exigence :mystique et musicale.


   
                 
 Formé dans les années 30 à l'école de Fletcher Anderson,accompagnateur, arrangeur, il crée vite un ensemble musical dont les membres l'accompagneront jusqu'à sa mort et épouseront la courbe de son inspiration artisitque et de ses engagements religieux et politiques:Le Solar Arkestra; Un périple qui se traduira par près de mille compositions et pas moins d'une centaine de disques (la plupart sur son label El Saturn records).La vie de SUN RA fut durablement marquée par une expérience initiatique ,vécue sans doute l'année 1936, de contact  avec des puissances extraterrestres; expérience qui participe à la fois d'un choc mystique et de rencontres interplanétaires. Son inspiration, et son écriture, qui assume néanmoins toute l'histoire du jazz et même de la musique populaire américaine, en sera définitivement marquée et servira à l'illustration et évocation de ce moment magique.


                     

« Ma musique va d’abord faire peur aux gens. Elle représente le bonheur, et ils n’en ont pas l’habitude » Bien qu’il ait très tôt revendiqué une origine extraterrestre (zone d’arrivée : Etats-Unis), Herman Sonny Poole Blount (ou Lee, selon certains de ses distingués biographes), qui transformera plus tard, et très légalement, son nom en Le Sony’r Sun Ra, est né le 22 mai 1914 à Birgmingham (Alabama), patrie des chanteuses Odetta et Emmylou Harris. Il assume et une famille religieuse et un frère et une sœur avec lesquels il n’entretient que des rapports à éclipses.



   
                               
Musicien doué, il devient très vite capable de transcrire sur partition la musique qu’il entend, et certains des concerts auxquels il assiste (parmi lesquels le jazzman pianiste Fats Waller) auront une grande influence sur son art. Et c’est en toute logique qu’après avoir étudié la musique durant sa scolarité il participe aux tournées de l’orchestre de John Fess Whatley.Ses premières traces musicales comme leader se font jour en 1934, alors que, tout jeune chef d’orchestre, il commence à quadriller le Midwest, région où, de la même manière, il occupe divers petits emplois. Sa vie personnelle est perturbée par une hernie testiculaire, qui le fera souffrir et provoquera en lui un sentiment de honte toute sa vie.





   
                                   
On a par ailleurs glosé sur l’homosexualité latente de Sun Ra : il semble plus évident (comme le laissent penser quelques-unes de ses rares déclarations sur le sujet) que le musicien n’ait jamais été très intéressé par les choses du sexe,même s’il pouvait démontrer un penchant évident pour les hommesEn tout état de cause, la dernière partie de son adolescence est profondément marquée par les livres empruntés à la bibliothèque maçonnique de sa ville et les concepts ésotériques qu’il puise dans ces lectures. En ce sens, Blount rapporte en 1937 une expérience de téléportation vers Saturne dont il aurait été l’objet. Durant cette période, il est connu par ses camarades de classe comme un personnage extravagant, insomniaque et travailleur acharné sur son piano. En 1942, son objection de conscience et son refus d’incorporation l’entraîne pour un bref séjour en prison. En 1945, sa grand-tante Ida, dont il était très proche, meurt : il n’a alors plus aucune raison de rester à Birgmingham. Source : http://www.franceculture.fr/emission-mauvais-genres-space-is-the-place-salut-a-sun-ra-2013-06-01

1 commentaire: