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dimanche 26 janvier 2014

Sam Rivers

Né le 25 septembre 1923 à El Reno, dans l'Oaklahoma, Samuel Carthorne Rivers grandit dans un univers musical grâce à son père organiste et chanteur d'église et à une mère musicologue. Le garçon élevé à Chicago puis à Little Rock, dans l'Arkansas, apprend à jouer du piano et du violon dans ses jeunes années, puis bifurque vers le trombone et le saxophone ténor.
Élève du Conservatoire et de l'Université de Boston quand la famille déménage en 1947, Sam Rivers fait ses classes dans l'orchestre d'Herb Pomeroy aux côtés de Jacki Byard, Nat Pierce et Quincy Jones. En 1952, il quitte le Massachusetts pour la Floride où il croise Billie Holiday, avant de reprendre son poste en 1958. Dans la foulée, il crée son propre quartette avec le pianiste Hal Galper et le batteur Tony Williams, puis enregistre avec Tad Dameron pour Blue Note.


                   

Muni d'un bagage classique, Sam Rivers explore l'improvisation free jazz en compagnie du très jeune Williams et d'Archie Shepp, Bill Dixon, Paul Bley et Cecil Taylor. Dans le même temps, il joue avec les chanteurs de blues B. B. King et T-Bone Walker. En 1964, Miles Davis l'engage pour une courte période dans son quintette, avant l'arrivée de Wayne Shorter. Après une incursion dans le groupe Lifetime de Tony Williams, Sam Rivers enregistre en 1964 l'album Fuchsia Swing Song avec Jacki Byard, Ron Carter et Tony Williams. L'exercice qui inclut son classique « Beatrice » est un exemple parfait de l'approche « inside-outside » (du jazz modal au free). En 1965, Contours , autre grand exposé de cette période fructueuse, accueille les nouveaux venus Herbie Hancock, Freddie Hubbard et Joe Chambers.
Après un détour par le quartette du pianiste avant-gardiste Cecil Taylor en 1969, le saxo ténor ouvre à New York le studio Rivbea dont le nom associe le patronyme du saxophoniste et le prénom de sa femme Beatrice, très investie dans ce projet. Grand animateur de la scène baptisée « loft », Sam Rivers invite l'avant-garde du jazz à venir répéter et jouer avec lui et les musiciens du Rivbea Orchestra.


                   

En 1973, c'est sur le label Impulse! que paraissent l'album studio Hues enregistré en trio avec Cecil McBee et Norman Connors, et le live Streams dont la performance est captée à Montreux. En 1974 suit le big band grandiose de Crystals ; la sortie du funky Sizzle avec Dave Holland et Barry Altschul (1975) est assortie d'une tournée européenne. La même équipe se retrouve sur Paragon (1977) ; Altschul est remplacé par Thurman Barker sur Waves (1978) et Contrasts (1979), augmenté du tromboniste George Lewis.
Sans label pendant quelques années passées à Orlando (Floride), Sam Rivers participe en 1987 aux soixante-dix ans de Dizzy Gillespie. Sa production devenue rare et déroutante comprend Lazuli en 1989, 8 Day Journal en 1991 et Backgrounds for Improvisers en 1995. Engagé par RCA, il sign en formation big band la paire parfaite Inspiration (1999) et Culmination (2000). Co-leader du quintette Fluid Motion avec David Manson, il joue sur l'unique pièce du groupe (2002).


                   


Sam Rivers et le Rivbea All-Star Orchestra ont enregistré plusieurs nouvelles compositions aux Sonic Cauldron Studios à Winter SpringsComté de Seminole (Floride).
Trois ans plus tard, on retrouve Sam Rivers en trio dans Purple Violets (Ben Street et Bryan Carrott). Les albums Aurora et Firestorm (2007) du Rivbeat Orchestra sont les derniers de Sam Rivers qui meurt d'une pneumonie le 26/12/2011 à l'âge de 88 ans.
 Loïc Picaud

1 commentaire:

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