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samedi 4 janvier 2014

Boris Vian

Boris Vian naît à Ville-d'Avray dans les Hauts-de-Seine. Victime d'un rhumatisme articulaire aigu à l'âge de 12 ans, il en garde une insuffisance aortique et le désir de vivre intensément chaque instant. Après avoir obtenu son baccalauréat en philosophie, avec option mathématiques, il suit les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques au lycée Condorcet.

Boris Vian entre à l'École centrale de Paris en 1939. A l'issue de ses études, il travaille, jusqu'en 1946, comme ingénieur à l'AFNOR (Association française de normalisation). Durant ses loisirs, il écrit et joue de la musique de jazz tout en fréquentant les cafés de Saint-Germain-des-Prés.


   

Boris Vian publie des romans, noirs et sarcastiques, qui lui permettent de vivre, sous le pseudonyme de Vernon Sullivan. Le plus célèbre et controversé est "J'irai cracher sur vos tombes", écrit en 1946 qui traite du racisme, de la violence et de la sexualité. Les œuvres écrites sous son vrai nom rencontrent moins de succès, bien que Boris Vian les considère comme plus importantes sur le plan littéraire. L'échec de "L'Arrache-cœur" le convainc d'abandonner la littérature.



                                   

Boris Vian est un passionné de jazz et joue de la trompette de poche dans un club de Saint-Germain-des-Prés. Il est également directeur artistique chez Philips et chroniqueur dans Jazz Hot. Il s'intéresse à la "Pataphysique" sous l'influence d'Alfred Jarry (1873-1907). Après son divorce, il vit difficilement de traductions et habite une chambre de bonne avant de se remarier en 1954.

Boris Vian compose aussi de nombreuses chansons notamment pour Serge Reggiani ou Juliette Gréco, écrit des nouvelles, des pièces de théâtre ou des poèmes. Il s'essaie au théâtre et joue dans quelques films.



   

Boris Vian meurt d'une crise cardiaque en assistant à la première du film inspiré de son roman "J'irai cracher sur vos tombes". Il laisse derrière lui une oeuvre très variée, sombre, restée à ce jour inimitable, où s'exprime le caractère désespéré de l'existence humaine.




Principales oeuvres :

    - les Cent sonnets (1941-1944),
    - J'irai cracher sur vos tombes (1946, roman),
    - L'écume des jours (1947, roman),
    - Cantilènes en gelée (1950),
    - L'herbe rouge (1950),
    - Vercoquin et le Plancton (1946, roman),
    - l'Automne à Pékin (1947),
    - Les morts ont tous la même peau (1948, roman),
    - Et on tuera tous les affreux (1948, roman),
    - Elles se rendent pas compte (1950, roman),
    - Le Déserteur (1954, chanson).





Boris Vian en BD   <BR><BR>   La bande dessinée Piscine Molitor retrace la vie du célèbre écrivain français.
Pour les 50 ans de la mort de Boris Vian, Christian Cailleaux au dessin et Hervé Bourhis à la narration sortent une BD. Intitulée Piscine Molitior car Boris Vian, pensait " que nager en apnée était bon pour son cœur" cardiaque, cette BD retrace les 39 ans d'un artiste complet : écrivain, chanteur, inventeur, critique, musicien ou encore scénariste. On y retrouve les meilleurs moments de sa vie et ses plus belles rencontres tels que Jacques Prévert, Yéhudi Menuhin, Raymond Queneau, Jean-Paul Sartre, Juliette Gréco et Simone de Beauvoir

Les Editions Petit à Petit ont eu la bonne idée d'illustrer en bandes dessinées les plus belles chansons de Boris Vian. On y retrouve donc "j'suis snob","je bois", "fais moi mal", "Johnny", "le déserteur"...
Le titre dit tout. Treize chansons traduites intégralement en cases, en couleurs, en personnages tous plus rigolos les uns que les autres. Sauf les soldats du Déserteur.
Ça commence avec La Java des bombes atomiques et ça finit par Fais-moi mal, Johnny. Entre les deux, les chansons engagées, drôles, tendres, antimilitaristes, libertaires et tragiques du grand Boris.
Un dessinateur différent illustre chaque chanson. Autant de chansons, autant de styles. Du plus fantasque au plus réaliste, mais toujours le même plaisir de savourer les textes de BV, en se remémorant des interprétations mémorables, comme celles de Pauline Julien, Magali Noël, Serge Reggiani, Mouloudji et, bien sûr, BV lui-même.
Un texte éclaire d'un jour nouveau chaque chanson-bd et, quel plaisir! une discographie rappelle tous ceux et toutes celles qui ont interprété la chanson.

Pour la troisième fois, le 9e art s´intéresse à l´œuvre chantée de Boris Vian. Album collectif, «Boris Vian en images et en bande dessinée», vient de paraître, sous l´œil à la fois concerné et libertaire de la détentrice des droits, Ursula Vian.
«Boris, ça l'aurait beaucoup fait rire!», déclare Ursula Vian Kübler, d'origine zurichoise, qui fut l'épouse de Boris Vian dès 1954, jusqu'à sa mort en 1959.
A propos, appréciait-il la BD, par exemple Tintin? Ou celui-ci était-il trop sage pour l'auteur de «L'écume des jours»? «Non non, pas du tout, il aimait bien Tintin, il l'a fait lire à son fils, il a toujours apprécié la bande dessinée, ça l'amusait!» se souvient Ursula Vian Kübler.
«Boris Vian en images et en bande dessinée» vient de paraître aux Editions Vents d'Ouest, faisant suite à deux autres ouvrages dont la démarche était assez similaire: «Chansons de Boris Vian en bande dessinée» d'Olivier Petit, et «Le Vian», chez Mango Jeunesse. Comment Ursula Vian Kübler décide-t-elle d'accorder ou non les droits de publication à un projet?

«J'ai toujours été d'avis qu'il ne fallait rien retenir, qu'il ne fallait pas faire de censure abusive. Qu'il fallait laisser jouer les gens avec ce que Boris a écrit, parce que les mots sont faits pour qu'on joue avec eux. Et puis, si des gens prennent le risque d'adapter quelque chose et que ça n'est pas bon, c'est de leur faute. Et ça ne touche pas Boris Vian. Ma politique à toujours été de laisser faire et de ne pas interdire. Il est interdit d'interdire». Le climat ambiant n'est donc pas le même autour de l'œuvre de Vian qu'autour de celle d'Hergé...
Et les personnages inventés par Vian s'en portent fort bien. Dans cet album collectif, où l'on trouve notamment les noms de Cabu, Fred, Solé, Rabaté ou Christian Godard, la galerie de personnages inventée par l'ingénieur-écrivain-trompettiste-chanteur reprend vie: les fiers-à-bras du «Cinématographe», les sanguinolents «Joyeux Bouchers», ou, évidemment, l'historique «Déserteur», et cela dans une variété de styles graphiques réjouissante.

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