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dimanche 8 décembre 2013

Yves Robert

 Yves Robert, né le 19 juin 1920 à Saumur, mort le 10 mai 2002 à Paris, est un acteur, scénariste, réalisateur et producteur français.
Yves Robert naît à Saumur, mais passe une partie de son enfance à Pouancé, dans le nord du Maine-et-Loire. Il garde de ses premières années passées au contact de la nature un amour de la campagne que l'on retrouve dans plusieurs de ses films, notamment dans Ni vu... Ni connu... et Alexandre le bienheureux, ainsi qu'une passion pour le jardinage.
Il débute dans la vie professionnelle comme typographe, à l'âge de 13 ans, et multiplie les petits métiers : pâtissier, livreur, modèle au Musée Grévin. Il gagne Paris en 1939, puis rejoint à Lyon en 1943 la troupe de théâtre Grenier-Hussenot. Il fait sur les planches un début de carrière brillant en participant à la création de plusieurs pièces de théâtre, telles que La tête des autres de Marcel Aymé et Colombe de Jean Anouilh, et joue au cabaret, entre autres à la Rose Rouge. Ses débuts sont unanimement salués et il remporte le prix du meilleur comédien en 1949.

Appelé par le cinéma, il est engagé par Marcel Carné pour son premier grand rôle. Il participe au total en tant qu'acteur à une cinquantaine de films, au cours desquels il fait preuve de son talent et de son éclectisme, interprétant souvent des personnages hauts en couleurs. Il crée ainsi de remarquables compositions lors de brèves apparitions (Le Viager) ou dans des premiers rôles (Le Cinéma de papa). Il tourne aussi bien dans des films comiques comme L'aventure c'est l'aventure que dramatiques comme Un mauvais fils.Attiré par la mise en scène, il tourne son premier court-métrage en 1951 avec Claude Sautet comme assistant, puis dirige en 1958 son premier film, Ni vu... Ni connu..., qui marque l'une des premières apparitions de Louis de Funès dans un premier rôle. Il devient rapidement l'un des spécialistes, au talent reconnu et au succès public, de la comédie française.


                      


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Sur un plan personnel, après un premier mariage et la naissance de deux enfants, Anne et Jean-Denis Robert, il vit, à partir de 1948, avec l'actrice Rosy Varte, rencontrée dans la troupe Grenier-Hussenot, puis, à partir de 1956, avec l'actrice Danièle Delorme, dont il a fait connaissance en jouant Colombe. Après leur mariage, il fonde avec elle une maison de production : La Guéville.En 1961, La Guerre des boutons remporte le Prix Jean-Vigo. Le Grand Blond avec une chaussure noire et Un éléphant ça trompe énormément lui apportent la reconnaissance internationale. La Gloire de mon père et Le Château de ma mère, issus des romans éponymes de Marcel Pagnol, sont un énorme succès en France et dans une moindre mesure à l'international. Sa comédie Salut l'artiste (1973) est considérée par un grand nombre d'artistes comme le summum dans la description des humiliations infligées à un artiste par le milieu du spectacle. En 1977, Nous irons tous au paradis est nommé pour le César du meilleur film. Jardinier émérite, il a pour seule médaille celle de chevalier du mérite agricole.
En tant que producteur, en association avec son ami Gilbert de Goldschmidt, il révèle en France les œuvres des Monty Python. Grand découvreur de talents, il contribue à faire connaître ou reconnaître Louis de Funès, Pierre Richard, Anny Duperey.


   


Evidemment, ce serait probablement exagéré de faire d’Alexandre le bienheureux un fleuron exemplaire de l’art comique français, et le film n’est d’ailleurs pas dénué de défauts, certains d’ordre technique (quelques effets sont tout de même à la limite de l’amateurisme) et d’autres plus envahissants : on ne s’attardera pas trop sur ce générique de début absolument grotesque, qui annonce des années à l’avance les grandes heures de l’épopée canine publicitaire. Après tout, le personnage du chien, « incarné » par Kaly, chien de cirque appartenant à un vieux dresseur italien, trouve plutôt bien sa place dans l’esprit rural et joyeux du film. Mais il est tout de même difficile de faire l’impasse sur sa vision plutôt archaïque des femmes, qui sont des despotes et des calculatrices quand elles sont pourvues de charmes, et deviennent des rombières aigries quand elles les ont perdus. En dépit de toute l’affection que l’on a pour Marlène Jobert (qui plus est fort mal dirigée ici), le personnage d’Agathe est même carrément sacrifié dans une fin de film, la concernant en tout cas, à la limite du bâclage.  
Malgré tout, s’il est une chose dont il faut à jamais savoir gré à Yves Robert, c’est d’avoir, en deux films, œuvré à faire entrer Philippe Noiret dans l’imaginaire cinéphile collectif, voire peut-être même davantage dans l’intimité collective : Alexandre, finalement, c’est le bon ami que l’on rêverait tous d’avoir, et à travers cette performance, Noiret quittait la discrétion de ses seconds rôles sympathiques chez Rappeneau, Becker ou Delannoy pour devenir, tout simplement, l’un des comédiens préférés des Français. Le rôle n’aurait probablement pas pu aussi bien aller à un autre acteur : sa bonhommie mais aussi son élégance d’esprit naturelles se manifestent en effet constamment dans le personnage, qu’il parvient à faire selon ses attitudes ou ses mimiques évoluer entre la fragilité et la force brute, entre la truculence et la nigauderie, tout en le rendant constamment irrésistiblement attachant.


   
         
Il prend grand soin de la musique de ses films, composée à treize reprises par Vladimir Cosma, à qui il confie le premier long-métrage de ce dernier, et est responsable de plusieurs grands succès de la musique française, tels que le morceau de flûte de Pan interprété par Gheorghe Zamfir pour Le Grand Blond avec une Chaussure Noire ou Les Copains d'abord, composée par Georges Brassens pour Les Copains.
En 2002, il est terrassé par une hémorragie cérébrale qui l'emporte. En tant que réalisateur, il laisse une œuvre importante qui respire notamment l'humour, la joie de vivre, le sens de l'amitié, une insouciance des conventions sociales et une profonde humanité.




Du rififi chez les taupes : Louis Toulouse, chef d'un service secret, lutte contre l'ambition dévorante de son adjoint, Bernard Milan. Pour se débarrasser de cet « Iznogoud », il le lance sur une fausse piste, aux trousses d'un quidam choisi au hasard. Les gaffes de l'« hameçon », un certain François Perrin, violoniste distrait, vont susciter moult quiproquos.
« Pourquoi, pourquoi il ne va pas chez le dentiste ? »... « Il tire la chasse d'eau, mais pourquoi, pourquoi ? » Truffé de micros, mitraillé par des paparazzis un peu spéciaux, même le quotidien le plus banal peut devenir louche. A partir de cette ingénieuse idée, Francis Veber et Yves Robert composent une comédie hilarante, rejeton hybride des Barbouzes et du Distrait. Pierre Richard se glisse avec aisance dans son personnage lunaire favori, face à un Bernard Blier plus retors et réjouissant que jamais. Entre vaudeville malicieux et parodie d'espionnage, ce Grand Blond n'a pas pris un cheveu blanc. — Cécile Mury



           


Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (9e division), avec pour épitaphe « Un homme de joie... ». Clin d'œil au réalisateur de La Guerre des boutons, des visiteurs posent régulièrement sur sa tombe des boutons de toutes les couleurs.


                                

1 commentaire:

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