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dimanche 1 décembre 2013

Raoul Walsh

Raoul Walsh est un réalisateur américain né le 11 mars 1887 à New York et décédé le 31 décembre 1980 à Simi Valley en Californie (États-Unis). Walsh débuta sa carrière artistique comme acteur à New York.
Raoul Walsh fait ses premiers pas de comédien en 1908 mais sa carrière au cinéma débute véritablement lorsqu’il se rend à Hollywood en compagnie du cinéaste D.W. Griffith.


La charge fantastique

Elève à West Point, le jeune George Armstrong Custer se fait remarquer par son indiscipline, mais aussi ses dispositions pour l'art militaire. Il les met en pratique lors de la guerre de Sécession : sa participation à la bataille de Hanover est aussi téméraire qu'efficace. Affecté au 7e de cavalerie, il se lance dans les guerres indiennes... Le classique des classiques ! Il y a deux façons de voir ce film : la première consisterait à s'offusquer des sous-entendus bellicistes de cette hagiographie, qui fait peu de cas des femmes et des enfants indiens tués. Sentant le danger, Walsh et ses scénaristes ont un peu travesti la vérité et enrichi les rapports entre la Tunique bleue et le chef Crazy Horse. La seconde façon, vaguement scélérate mais bien agréable, c'est de se laisser porter par la machine hollywoodienne. La vigueur de la mise en scène, les trouvailles d'un script qui file à 100 à l'heure, la prestance d'Errol Flynn (qui donne à son personnage une certaine instabilité), tout cela fait de La Charge fantastique un spectacle d'une exceptionnelle qualité, qui brasse quelques grands motifs de l'histoire des Etats-Unis.



   

En 1914 il devint l’assistant de D. W. Griffith et travailla en collaboration avec lui à la Twentieth Century Fox jusqu’en 1928. Ce dernier lui confie la réalisation d’un premier long métrage Life of Villa (1915). C’est le début d’une carrière prolifique, brassant tous les genres et imposant Walsh comme un cinéaste des plus influents. Ses plus grands succès à l’époque sont des classiques du film noir mais il donne également une large place aux westerns et films de guerre. À la Paramount Pictures dans les années 1930 il diriga des vedettes comme James Cagney, Humphrey Bogart, et Errol Flynn avant de rejoindre la Warner Bros. Entertainment au début des années 1940. Son contrat à la Warner expira en 1953 et il prit sa retraite en 1964.

Capitaine sans peur

A la suite d'une dangereuse mission en Amérique du Sud, le capitaine Hornblower (Gregory Peck) rentre en Angleterre avec à son bord Lady Barbara Wellesley (Virginia Mayo), belle jeune femme qu'il a du soigner durant une grande partie du voyage. Ils tombent d’ailleurs amoureux l'un de l'autre mais le problème est qu’ils ne sont pas libres : lui est déjà marié et elle doit épouser l'amiral Leighton. A son arrivée, Hornblower reçoit de ce dernier un nouveau commandement, celui du vaisseau le ‘Sutherland’ qui doit participer au blocus des ports français. En attendant, de passage chez lui pour s’y reposer, une très mauvaise nouvelle l’attend à domicile… Ecrite par C.S. Forester durant une période d’une vingtaine d’années s’étendant de 1937 à 1958, la saga Hornblower comprend dix romans dont trois ont été condensés pour en faire le scénario du film de Raoul Walsh. Cette œuvre romanesque est aujourd’hui considérée à juste titre comme l’un des classiques de la littérature d’aventure anglo-saxonne ; pour l’anecdote, elle comptait Winston Churchill parmi ses premiers plus fervents admirateurs. C’est dans l’intention d'utiliser d'importants capitaux ‘gelés’ en Angleterre, que la Warner entreprit de produire le film dans ce pays d’où la très forte participation d’acteurs britanniques au sein du casting de seconds rôles. De nombreux extérieurs furent aussi tournés en France à Villefranche-sur-Mer, le responsable de la seconde équipe étant non moins qu’Edmond T. Gréville. Cette formidable réussite que constitue Capitaine sans peur a bénéficié d’un budget conséquent qui se répercute à l’écran notamment lors de fabuleuses et titanesques batailles navales parfaitement reconstituées ; on s’y croirait presque d’autant que l’aspect carton-pâte que l’on aurait pu craindre est globalement absent. Grâce à cette manne financière, l’équipe a pu aussi bénéficier de la possibilité de tourner le plus possible en décors naturels, ce qui donne un cachet d’authenticité supplémentaire à un film qui, historiquement, était déjà assez fidèle à ce qui se passait à l'époque.


Au final, nous avons donc droit à un somptueux spectacle, un divertissement de première catégorie, un film d’aventure enlevé possédant un souffle épique certain, un étonnant sens du rythme et du montage ainsi que de la ‘belle image’, ce qui ne sera pas pour déplaire à tous les amoureux des films en Technicolor de l’âge d’or hollywoodien. A signaler, alors que l’un des éléments récurrents des films d’aventure maritime est leur aspect pittoresque, voire picaresque, que l’humour est au contraire quasiment absent de ce film au ton très sérieux qui, à l’instar d’un jeu d’échecs, utilise avec maestria dans son scénario différentes stratégies militaires pour parfaire son suspense bien présent lors des séquences mouvementées. Pour que même les âmes romantiques soient contentées, nous avons également droit à une romance entre Gregory Peck et Virginia Mayo émouvante et très convaincante. Dommage que le rôle de cette dernière soit ensuite réduit à portion congrue d’autant que l’actrice s’en tirait une nouvelle fois avec les honneurs. Mais il aurait fallu pas moins de trois heures de film pour que tous les amoureux du roman ne soient pas déçus par telle absence ou tel oubli. En l’état, Raoul Walsh nous délivre certainement l’un de ses films les plus efficaces et aboutis, une oeuvre harmonieuse au scénario parfaitement écrit et constamment passionnant qui préfigure le non moins superbe Master and Commander de Peter Weir.


   

Il fut un membre fondateur de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS). Walsh a perdu un œil dans un accident de voiture lors du tournage de In old Arizona en 1929. Il était le frère de l’acteur George Walsh. Il a également co-dirigé avec Humphrey Bogart de manière non officielle La Femme à abattre (The Enforcer) en 1951. Comme son contemporain Howard Hawks, Walsh était connu pour ne jamais laisser la réalité perturber une bonne histoire. Leonard Maltin a décrit l’autobiographie de Walsh comme une « fiction de divertissement avec éventuellement des concessions à la vérité ».

La bonde et le Shérif

Jonathan Tibbs, héritier d'une célèbre firme londonienne, est chargé de prospecter dans un pays prometteur : l'Ouest américain. Car la société Tibbs vend des armes.
Jeune homme typiquement "british", Jonathan ne tarde pas à se faire remarquer dans cette contrée sauvage : lorsque la diligence qui l'amène à la bourgade de Fractured Jaw est attaquée par les Indiens, il se permet avec un grand naturel de leur faire la morale ! Ils n'en reviennent pas !
À Fractured Jaw, Jonathan est vite considéré – à tort ! – comme un "dur" et un tireur d'élite : tous ceux qui tentent de contester sa supériorité passent illico de vie à trépas ! Or Jonathan n'y est absolument pour rien !
Kate, la belle tenancière du saloon, s'intéresse de plus en plus à ce "pied-tendre" dont le prestige grandit. Au point que le maire s'empresse de lui confier le poste redoutable et vacant de shérif... Chez les Indiens aussi, il fait forte impression : n'a-t-il pas triomphé – à sa façon – des épreuves "rituelles" lui permettant d'être reconnu frère de sang du chef ?
Continuant à bénéficier d'heureux hasards, Jonathan parviendra à pacifier la région, réconciliant les éleveurs entre eux, ainsi que les Blancs et les Indiens, et coulera des jours heureux auprès de Kate, ayant converti Fractured Jaw aux mœurs britanniques.


   

En dehors de son importante œuvre cinématographique, Raoul Walsh est aussi l’auteur de deux livres, un roman (La colère des justes, 1972) et un livre de souvenirs Each man in his time en 1974 (traduit sous le titre Un demi-siècle à Hollywood, Calmann-Lévy, 1976, et Ramsay Poche Cinéma n°15, 1985). Raoul Walsh lança la carrière de Rock Hudson (dans Les Géants du ciel) et de John Wayne (dans La piste des géants).

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