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lundi 9 décembre 2013

Norman Jewison - Steve Mc Queen

Norman Frederick Jewison est un acteur, producteur, réalisateur et scénariste canadien, né le 21 juillet 1926 à Toronto (Canada). Il possède son étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 7020 Hollywood Blvd. Après des études de lettres, d'arts et de musique, Norman Jewison s'installe à Londres où il devient acteur et scénariste pour la B.B.C. De retour au Canada, il supervise les shows de grandes vedettes comme Judy Garland et Frank Sinatra. Travaillant ensuite pour le compte des studios Universal, il réalise quatre comédies parmi lesquelles The Thrill of it all (1963) avec Doris Day et The Art of love (1965) avec James Garner.

Devenu indépendant, il connaît son premier gros succès en dirigeant Steve McQueen dans Le Kid de Cincinnati (1965), acteur qu'il retrouvera trois ans plus tard pour les besoins de L'Affaire Thomas Crown (1968). C'est en abordant, à travers Dans la chaleur de la nuit (1967), de la discrimination raciale à une époque où elle est encore monnaie courante que Norman Jewison obtient la reconnaissance de ses pairs. Ce polar est couronné de cinq Oscars dont ceux du Meilleur film et du Meilleur acteur pour Rod Steiger.


Le Kid de Cincinnati :
Quatre ans auparavant, en 1961, Paul Newman tourne L'Arnaqueur, l'histoire d'un jeune champion de billard qui affronte le maître du genre. Steve McQueen, rival officiel de Newman, tente de l'égaler. Au poker. Sam Peckinpah, avec qui McQueen tournera peu après, commence le film, mais se fait renvoyer illico par le producteur. Norman Jewison se le tient pour dit et exécute le boulot le petit doigt sur la couture du pantalon. Bon quand le scénario est bon (l'affrontement final McQueen/Edward G. Robinson). Un peu lourd lorsque les personnages le sont (Ann-Margret, un peu trop garce, et Tuesday Weld, nettement trop niaise). Seconds rôles magnifiques, en revanche, comme le Jongleur, à qui Karl Malden insuffle une douce vulnérabilité.
On regrette que Jewison n'ait pas voulu ou pu multiplier les scènes où McQueen se perd dans les rues de La Nouvelle-Orléans, où le blues, chanté par une Black lasse, distille une mélancolie surannée. McQueen est splendide. Contrairement aux jeunes premiers de l'Actors Studio (Clift, Brando, Newman, toujours à la limite de la sobriété surjouée), il se contente d'occuper l'espace et d'attendre que le plan se termine. Acteur physique, à la John Wayne, à la Gary Cooper, il ressemble, ici, à un lion qui se demanderait constamment pourquoi on le force à obéir à un dompteur médiocre, alors qu'on avait Peckinpah sous la main...


     
Après avoir adapté au cinéma les spectacles musicaux Un violon sur le toit (1971) et Jésus-Christ super star (1973), il se fait dénonciateur de la violence avec le futuriste Rollerball (1975), des liens existant entre le syndicalisme et la mafia avec F.I.S.T. (1978) et des dysfonctionnements du système judiciaire avec Justice pour tous (1979), ces trois films offrant des rôles puissants à James Caan, Sylvester Stallone et Al Pacino. Traitant à nouveau de discrimination raciale à travers A soldier's story, Norman Jewison prend un couvent et le milieu italo-américain de New York comme toiles de fond de ses films Agnès de Dieu (1985) et Eclair de lune (1987) avant de revenir à une thématique plus progressiste, les séquelles laissées par la guerre du Vietnam, via le drame Un héros comme tant d'autres (1989).


L'affaire Thomas Crown :

Thomas Crown réunit une équipe pour dévaliser une banque. Aucun de ses hommes ne connaît son identité. Le hold-up réussit, et la police piétine. Jusqu'à l'arrivée du détective de la compagnie d'assurances, une ravissante jeune femme !
La mise en scène, qui a fait sensation à l'époque, cède à des effets de mode, notamment l'écran divisé en plusieurs parties. Pourtant, c'est son côté clinquant qui fait le charme de ce film, avec la musique de Michel Legrand et les chassés-croisés du scénario. Et, surtout, Norman Jewison, à l'instar d'Alfred Hitchcock, met sur le même plan suspense policier et suspense érotique. Ainsi, la célèbre partie d'échecs entre McQueen et Dunaway reste un grand moment : « Je me suis mis à filmer cette partie d'échecs comme une partie de jambes en l'air », dit le réalisateur. L'affrontement des deux stars devient alors un jeu du chat et de la souris très séduisant. Un film superficiel, mais très divertissant.



              


Dans les années 90, le cinéaste offre au grand public trois comédies au succès d'estime (Larry le liquidateur, Only you et Bogus), puis confie à Denzel Washington le rôle du boxeur Hurricane Carter qui vaudra à ce dernier l'Ours d'argent du Meilleur acteur en 2000. Trois ans après, Norman Jewison dirige Michael Caine en ancien tortionnaire nazi dans le thriller Crime contre l'Humanité (2003).
Bonus : http://www.telerama.fr/cinema/un-cineaste-au-fond-des-yeux-norman-jewison-realisateur-de-dans-la-chaleur-de-la-nuit,81353.php
Annectote : Jack Weston apparait dans les deux films ...

3 commentaires:

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  2. 1er visionnage (!!) de "L'affaire Thomas Crown", super : le style de Steve McQueen, la mise en scène (qui reste efficace), la musique... J'ai visionné "The Cincinnati Kid" il y a quelques temps, j'avais apprécié mais trouvé quelques "maladresses"!

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    1. Et Faye Dunaway !! Cette partie d'échec ....
      (Cocorico pour la musique !!)
      Merci Nahess

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