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dimanche 15 décembre 2013

henry hathaway

Le marquis Henri Leopold de Fiennes est né le 13 mars 1898 à Sacramento (Californie, U.S.A.). Ce titre lui vient de son grand-père, chargé par le roi des Belges d'acheter les Iles Sandwich pour le compte de la Belgique. Sa mission ayant échoué, il ne retourna pas en Belgique et vint s'établir à San Francisco. Son fils Rhoady, administrateur de théâtre, épousa une comédienne, Jean Hathaway.
Ainsi, Henry Hathaway, fait-il très tôt partie du monde du show-business. Acteur-enfant, il tourne pour l'American Film Company et devient le protégé du cinéaste Allan Dwan. En 1912, Hathaway devient accessoiriste à la Universal, puis à la Goldwyn. À la fin de la guerre il est instructeur au Fort Winfield Scott. Démobilisé, il est comptable à la Morris Audit Co.
Il Retourne à Hollywood en 1921 : d'abord accessoiriste de Frank Lloyd, puis assistant à la Paramount. Sur les conseils de Paul Bern, il décide de devenir réalisateur. Il Part pour les Indes, accumule du matériel pour un documentaire sur les pèlerinages. Croisière autour du monde. À son retour à Hollywood (Paul Bern étant mort), il redevient assistant, de 1926 à 1932. Collabore ainsi à plusieurs films de Victor Fleming, William K. Howard, Richard Wallace et Sternberg (assistant et directeur seconde équipe pour ce dernier, de UNDERWORLD à SHANGAI EXPRESS).
Le Renard du désert (The Desert Fox: the Story of Rommel) est un film américain (1951) d'Henry Hathaway.De la bataille d'El Alamein jusqu'à sa mort en octobre 1944, décidée par Hitler, le portrait du maréchal Erwin Rommel, qui participa au complot contre le dictateur.


               
Il fait ses débuts de metteur en scène en 1932 avec Randolph Scott comme acteur principal de ses huit premiers films. Il dirige pour la première fois Gary Cooper dans C'est pour toujours. L'année suivante, il le retrouve pour Les trois lanciers du Bengale (1935), son premier grand succès populaire, film universellement connu ! Il le dirigea encore dans Peter Ibbetson (1935, d'après George Du Maurier), Âmes à la mer et La glorieuse aventure pour la période d'avant-guerre. Sa première rencontre avec John Wayne date de 1941, avec : The sheperd of the hills. Après avoir commencé à la Paramount, la carrière d'Hathaway se fera à la Fox (de 1940 à 1960). Cinéaste de l'aventure par excellence, il tourne des westerns, des films d'action et des films noirs qui comptent parmi les meilleurs de l'immédiate après-guerre : 13, rue Madeleine (1946), LE CARREFOUR DE LA MORT et APPELEZ NORD 777.
A partir des années 50, il s'illustre principalement dans le western: L'ATTAQUE DE LA MALLE POSTE, LE JARDIN DU DIABLE, LA FUREUR DES HOMMES, LES QUATRE FILS DE KATIE ELDER, CINQ CARTES A ABATTRE, et surtout La conquête de l'Ouest et Le grand Sam aux bagarres homériques. Grâce à son interprétation d'un shérif borgne dans Cent dollars pour un sherif John Wayne remporte le premier Oscar de sa carrière! Quand siffle la dernière balle (1971), avec Gregory Peck, est le dernier western d'Hathaway.


   

Henry Hathaway a également réalisé des films de guerre (LE RENARD DU DÉSERT, LE CINQUIÈME COMMANDO), des films d'aventures (notamment LA ROSE NOIRE, PRINCE VAILLANT d'après la bande dessinée d'Harold Foster, LA CITÉ DISPARUE, etc.), des mélodrames (QUATORZE HEURES, LE CERCLE INFERNAL, LE FOND DE LA BOUTEILLE, LA FERME DES HOMMES BRÛLÉS). On se souvient de Marilyn Monroe dans NIAGARA.
En 1963, il commença le tournage de L'ANGE PERVERS, mais il ne s'entendit pas avec Kim Novak et fut remplacé par Ken Hughes. En 1970, il s'occupa durant trois semaines du tournage (scènes d'extérieur) de AIRPORT, alors que son ami George Seaton était malade.




                  

Il meurt à Los Angelès le 12 février 1985. Il fut, avec plus de 60 films, une carrière de plus de 40 ans, l'un des "vétérans" d'Hollywood et, durant longtemps, l'un de ceux de sa génération à tourner autant (deux à trois films par an !).
Tyrannique sur les plateaux avec les comédiens et les équipes, sa dépendance vis-à-vis des grands studios (il a déclaré qu'il acceptait tout ce qu'on lui proposait) lui vaut un certain mépris de la critique, notamment en France à la fin des années 1950, qui ne voit en Hathaway qu'un « yesmen, obéissant aveuglément aux ordres ». Toutefois, certains critiques et cinéphiles, tels Patrick Brion ou Bertrand Tavernier, tentent de nuancer cette image en soulignant les nombreuses qualités esthétiques et techniques de ses films.


                              


Plus ici: http://hollywoodclassic.hautetfort.com/archive/2013/12/12/henry-hathaway-le-maitre-oublie-5245284.html

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