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jeudi 5 décembre 2013

Gainsbourg Gabin

Un film de Georges Lautner sorti en 1968 : Le Pacha.Tiré du roman de Jean Laborde, le scénario est co-écrit avec Michel Audiard et Albert Simonin, qui ont aussi travaillé sur Les Tontons Flingueurs et Les Barbouzes, réalisés également par Georges Lautner.On retrouve dans ce film Jean Gabin dans le rôle principal, un habitué des dialogues d’Audiard (par exemple Un Singe en Hiver d’Henri Verneuil.C’est donc évidemment l’occasion de retrouver des dialogues d’anthologie signés par le maître, dont la célèbre réplique : "Je pense que le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner". Le commissaire Joss est douloureusement affecté par la mort de son collègue Gouvion, survenue au cours d’un hold-up. Pour venger son ami, il invente le coup du siècle : il met deux bandes sur la même affaire et les laisse s’entretuer. Une fois le Milieu parisien épuré, Joss partira à la retraite, le coeur apaisé.Jean Gabin dans le film n’arrête pas de parler de son "pote" en des termes peu élogieux, le traitant de con à toutes les sauces, l’empereur des cons même. D’où l’intervention du morceau de Gainsbourg, Requiem pour un con, qu’on entend plusieurs fois dans le film. Le personnage de Jean Gabin va même jusqu’à aller interroger un suspect qui joue de la contrebasse pendant l’enregistrement du morceau, ce qui nous vaut une apparition de Gainsbourg lui même dans son propre rôle.Le morceau n’a pas été écrit pour le film puisqu’il est sorti l’année d’avant, mais il colle tellement bien à ce très bon film de Lautner que c’est presque tout comme…


   


Moins con que les nanards réac sortis dans les années suivantes avec Delon, Belmondo ou l'inénarrable homme à l'harmonica ; dialogué par Audiard aussi, ça aide, Le pacha n'en reste pas moins un tantinet calé sur la loi du talion.
Et sans être un chef d'oeuvre, il doit faire ressortir mes bas instincts, bien aidé par la musique (parfaite) et la prestation toujours plus bougonnesque de Gabin.
Navigant dans la nuit parisienne des flics et des truands comme de coutume, le divisionnaire Josse nous emporte dans sa vengeance cynique, pas tant pour l'amitié portée à son pote décédé qu'affligé d'une haine tenace pour les truands et un ras-le-bol vis à vis de la Justice.




Alors c'est discutable, mais si il y a bien une chose que je ne cherche pas outre mesure dans un film c'est la morale, et entre l'engueulade de Robert Dalban, les exécutions de Quinquin et le passage dans le studio de Gainsbourg, Lautner sais combler mes attentes.
Ajoutez une pincée de répliques de bon aloi et vous obtenez un film dispensable mais parfaitement regardable.

Je lui rajoute même un petit point pour les trognes des acteurs qu'on ne voit définitivement plus au cinéma à l'époque des stars incroyables comme Daniel Radcliffe ou Channing Tatum, et qui finit par me faire trouver du charisme à Matthew McConaughey...( CorvinD )
En 1969, Serge Gainsbourg (avec J.C Vannier) réalise la BO du film "La Horse". Le morceau, articulé sur une boucle de clavecin a un beat monstrueusement funk et moderne.La Horse est un film français réalisé par Pierre Granier-Deferre en 1969 et sorti en salles en 1970.En argot, le terme « horse » désigne l'héroïne.




                  

  





Auguste Maroilleur (Jean Gabin), riche fermier normand, dirige de main de fer sa famille et son exploitation. Barman sur un bateau, son petit-fils Henri (Marc Porel) appartient à un réseau de trafiquants de drogue. Auguste tombe par hasard sur une planque, où Henri a caché de l'héroïne et il la détruit sans hésitation. Le gang réagit immédiatement en détruisant un hangar, en tuant du bétail et en violant sa petite fille. Auguste n'est pas homme à plier face aux intimidations; il fait tout pour faire comprendre à sa famille qu'elle doit garder son calme, ne pas céder aux pressions, ni aux menaces de représailles, et renoncer à faire appel aux gendarmes. La guerre engagée coûte la vie à cinq truands et cette fois la police intervient. Auguste continue de faire front et il tient tête aux interrogatoires et à son petit-fils qu'il a mis à l'écart. Le gang est finalement anéanti et l'affaire est classée par la police. Henri travaillera à la ferme et l'équilibre du clan sera préservé.
La Horse est une sorte de transposition précise de certaines péripéties de l'affaire Dominici croisée avec l'ambiance du Goupi Mains Rouges de Jacques Becker en 1943 mais gommant les aspects sordides du premier et la sourde et continuelle angoisse du second. Subtil et malin, ce film plus complexe qu'il n'y paraît fut vomi par la critique... et adoré du public ! L'interrogatoire du grand-père et du petit-fils par le juge d'instruction (Pierre Dux) est à lui seul un régal. La musique signée de deux très grands noms est aussi un élément essentiel, particulièrement réussi, de l'ambiance de ce film.


   


Le thème principal du film de Pierre Granier-Deferre avec Jean Gabin est sorti en 1969. Ici c'est Jean-Claude Vannier qui s'occupe des arrangements...

1 commentaire:

  1. https://6d78cl.1fichier.com/
    http://turbobit.net/tye9soniiwis.html

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