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vendredi 13 décembre 2013

Blow up, Death Wish

L’univers stylisé du ‘Herbie Hancock années 60’ se retrouve condensé dans la bande son du film. Blow Up lui offre ainsi l’occasion d’œuvrer dans ce genre musical couru, mais hautement difficile ,il récidivera avec le film Death Wish en 1974, puis encore plus tard avec le film Round Midnight en 1986, pour lequel il reçoit un Oscar.
En 1966 donc, Herbie Hancock compose et interprète la musique du film Blow up de Michelangelo Antonioni. Ses thèmes, alternant énergie rock et jazz mélancolique, accompagnent à merveille les interrogations du personnage principal du film et ses déambulations dans le Swingin’ London.
La BO de Blow Up : vaste sujet... Tout d'abord on pourrait s'étonner que la musique d'un film consacré au Londres de 1966 ait été confiée à Herbie Hancock, un musicien de jazz. C'est parce qu'à l'époque les photographes utilisaient du jazz cool comme musique d'ambiance durant les séances de pose. Herbie Hancock est ici accompagné par une kyrielle de grands jazzmen : Freddie Hubbard, Jim Hall, Ron Carter, Jack Dejohnette et bien d'autres. Les sessions d'enregistrement ont eu lieu à New York, car les premières prises effectuées avec des musiciens anglais ne le satisfaisaient pas.


                                         

Et puis, il y a Stroll On. Au départ Antonioni pensait au Velvet Underground pour la scène dans le club, mais ça n'a pas été possible à cause d'un problème de permis de travail. Il a ensuite pensé aux Who, le groupe le plus représentatif de la scène underground Londonienne de 1966 (ils ont sorti A Quick On au moment où sortait ce film). Mais ça ne s'est pas fait. Il a alors pensé à Tomorrow mais il ne les a pas gardés, les trouvant trop peu professionnels. En dernier recours il a fait appel aux Yardbirds qui ont écrit en catastrophe de nouvelles paroles sur la musique de Train Kept A-Rollin', mais il leur a demandé de conserver le jeu de scène de Roger Daltrey et Pete Townshend. C'est pourquoi Keith Relf se déchaîne derrière son micro et Jeff Beck fracasse sa guitare (en carton...) à la fin du morceau. Cette bande originale comporte aussi deux morceaux des Lovin' Spoonful interprétés par des musiciens de studio.
Dans la réédition parue en 1996 figurent quelques bonus tracks : un inédit d'Herbie Hancock ainsi que les deux morceaux enregistrés par Tomorrow.

Pour conclure, la BO de Blow Up est un bon disque de jazz cool que j'écoute parfois lorsque j'ai envie de me détendre. Quant au mythique Stroll On, on peut le trouver partout : compilations des Yardbirds, compilations psychédéliques, etc.

Death wish :
La B.O. d'un célèbre Vigilante Movie (film d'auto-défense) de Charles Bronson, sorti en 1974. Un disque jazz funk atmosphérique un peu déroutant, assez déstructuré, limite expérimental parfois, voir symphonique (Suite Revenge), certains passages versant même clairement dans l'illustration (Paint Her Mouth par exemple), avant de donner dans un bref trip violon (Rich Country). Quoi qu'il en soit, cet album bénéficie d'un gros son typiquement 70's avec une super production à la clé.
Peut-être à ne pas mettre entre toutes les oreilles donc, mais recommandé pour les addicts de l'univers groovy des justiciers urbains des seventies. I like it!



                     

Voici peut être le disque qui vous fera aimer Charles Bronson. Ou en tout cas qui vous rendra son personnage de flic fascisant un peu plus supportable tant le score composé par Herbie Hancock confine au sublime. Dès le morceau d'ouverture (Death wish) on entre dans la peau du personnage sur fond de funk psychédélique chauffé à blanc par une basse obsédante et des claviers paranoïaques. Le ton est donné. Vient ensuite Joanna's theme, petite ballade funky lardée de violons angoissant et de wha wha sous tension. On touche ici à l'essence du son Blaxploitation le plus raffiné, celui qui vient du jazz le plus aventureux. Le reste du disque est le prolongement sonore de la paranoïa urbaine et sécuritaire de Bronson, et le groove disparaît petit à petit pour laisser la place à des thèmes plus contemplatifs et déstructurés ( Do a thing, Paint her mouth) où Hancock explore des combinaisons de cordes et de sons electroniques quasi avant gardiste. On se prend à frissoner de peur. L'album se clôt sur le sublime Fill your hand, véritable brûlot jazz funk qui frole le free le plus frénétique lors d'un duel clavier/sax qui restera dans toutes les mémoires. Impréssionant.

1 commentaire:

  1. http://dfiles.eu/en/files/9311a4pjg
    http://www.mediafire.com/download/f0d64b06eibmvvp/1974_-_Death_Wish_-_Original_Soundtrack_Album.rar

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