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mardi 5 novembre 2013

Un baquet de sang

Walter Paisley, artiste rate d’ambition et serveur dans un « bauge a artistes » de profession, est en passe de devenir la coqueluche du monde de l’art apres un malheureux incident durant lequel il tue son chat domestique et en fait une sculpture.
Des l’ouverture, Corman donne le ton. A ecouter le monologue ronflant d’un « artiste » dans un St. Germain-des-Pres des faubourgs que l’on devine etre ceux de Los Angeles, le spectateur devine que c’est cette categorie que Corman va va prendre pour cible.
Tout comme Tobe Hooper 27 ans ans plus tard avec les « yuppies » dans Massacre a la Tronconneuse 2 (1986) , c’est une certain arrogance qui va etre visee a partie a travers le prisme d’un ridicule horrifique.
Au niveau de l’atmosphere et du casting, on touche a la perfection. Dick Miller (trop rarement cantonne au role de second couteau, faire-valoir ou generalement: simple figurant) est pour une fois mis en vedette et quelle vedette!


                                        

Miller parvient avec un naturel saissant a se glisser dans la peau de l’artiste sans talent, artiste qui nourrit son reve en gravitant autour de la sphere a laquelle il desire appartenir. Plus que le succes precunier, il ne cherche que l’acceptation des autres, et pense la trouver a travers ce qui parait si simple en apparence ; devenir un artiste. Au fur et a mesure que les incidents et peripeties s’enchainent, sa « carriere artistique » progressera avec son talent au maniement des couteaux, casserolles et autres ustensiles menagers.
Le reste du casting, parfaits inconnus Cormaniens, se montrent tout a l’aise dans leur interpretation d’une famille de m’as-tu-vus, arrogants pour certains et nerveusement au bout du rouleau pour d’autres, mais quelque part, tous sont au diapason du monde frappadingue de l’art tel que se l’imagine.
Du cote affiliation, ABoB se situe dans la categorie « horreur artistique », comme par exemple un « Musee de Cire », mais remplace l’horreur par la satire.


                                        

AboB est en effet une satire avant tout. L’horreur, tout en y etant present, est on ne peut plus limitee. Sa suggestion pourrait s’expliquer par l’etroitesse du budget coutumiere aux « productions Corman », mais pourrait tout aussi bien s’expliquer par le sujet du film. Trop d’hemoglobine pourrait en effet nuire a l’aspect satirique de la chose.
Exercice parfait d’equilibre entre humour et horreur, et a la vue de ce qui peut passer pour de l ‘art encore de nos jours, ABoB n’a pas perdu de sa pertinence.
Ajoute a tout cela, l’excellente partition jazzy ne fait que renforcer la sympathie que vehicule le film, et l’impression que Corman a pris soin de ce film en particulier.
A voir, pour apprecier « l’art » de la serie B.

1 commentaire:

  1. http://www.uptobox.com/giekd977shbu
    http://www.uptobox.com/cjaslboigmz0

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