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vendredi 1 novembre 2013

Ciné Souchon


L’Été meurtrier est un film dramatique français réalisé par Jean Becker, d'après le roman éponyme de Sébastien Japrisot, sorti en 1983.
Eliane, surnommée Elle, revient habiter dans le village provençal de son enfance. Avec ses tenues provocantes, elle affriole son monde. Et notamment Pin-Pon, le mécano... Eliane découvre que l'amoureux transi possède dans sa grange le piano mécanique qui appartenait à son père. Elle commence alors à s'intéresser à lui...
Longtemps, Isabelle Adjani regretta d'avoir refusé de jouer dans Cet obscur objet du désir, de Luis Buñuel, parce qu'elle devait y danser le flamenco nue. Avec L'Eté meurtrier, l'actrice prit une revanche sur elle-même et surmonta sa pudeur pour un rôle caricatural, aux antipodes de ceux qu'elle avait interprétés. La voilà donc en miss légère et court vêtue, orteils vernis et permanente mousseuse, affublée d'un surnom camouflage, symbole toc de l'universalité féminine : Elle. L'actrice tire son épingle du jeu et parvient à faire rayonner son mystère intérieur malgré tout cet attirail. Elle a même confessé qu'elle aimait jeter un oeil sur le film à la télévision pour regarder ce qu'elle ne ferait plus aujourd'hui.



   

Sublime exemple de ce que le cinéma français peut produire de mieux, cette adaptation du roman éponyme de Sébastien Japrisot (à qui l'on doit entre autres "Un long dimanche de fiançailles", lui aussi objet d'une très belle adaptation ciné) connut à sa sortie un succès critique et commercial amplement mérité.
Dans une campagne provençale baignée d'un soleil estival radieux, le film s'ouvre sur le quotidien typique des braves habitants d'un petit village dans les années 70. Quotidien que va très vite chambouler Eliane, une jeune fille décalée et aguicheuse, incarnée par une toute jeune Isabelle Adjani au talent déjà redoutable. Face à "Elle", Alain Souchon campe Pin-Pon, brave garçon à la timidité touchante, séduit puis manipulé par la Belle qui tisse lentement la toile d'une terrible vengeance. En effet, sa mère fut jadis violée (scène très dure !) par trois hommes, dont le propre père de Pin-Pon...




Le ton du film est à l'image de son synopsis : départ dans une atmosphère conviviale et chaleureuse, empreinte de la nostalgie d'une époque révolue, pour sombrer dans une ambiance de plus en plus glauque et dérangeante. Le malaise ne va cesser de s'amplifier au fil des révélations jusqu'à un final dramatique terrible, qui clôt le film en montrant le genre de cruelles fatalités que peut nous réserver la vie.
Si la dureté du récit s'est un peu adoucie avec le vieillissement du film, cet été meurtrier reste un drame poignant et intense, à la une mise en scène datée mais somptueuse, aux choix narratifs excellents (flashbacks amenant judicieusement les rebondissements-clés, dialogues et voix off bluffants d'authenticité...) et honoré par une pléiade d'acteurs impeccables (Galabru, Cluzet, Suzanne Flon, Roger Carel...) dont ma mention spéciale va à l'actrice jouant la mère traumatisée d'Eliane, pour sa justesse effroyable lors de la scène du viol.

                     
                   


Après avoir purgé une peine de prison de quinze ans pour un hold-up, Thierry Berger revient au pays nancéien, aux Trois Fontaines, pour y récupérer le butin autrefois caché sous un arbre. Mais là, tout a changé. Ses parents sont morts, leur ferme a été rasée et leurs terres transformées en zones d’habitations. Alors qu’il lie connaissance avec la responsable de la bibliothèque située près de l’endroit présumé de la cachette, ses faits et gestes sont épiés par Mayène, policier dont le meilleur ami fut tué à l’issue du hold-up par la complice de Berger et qui s’est juré de tuer ce dernier une fois l’argent retrouvé. Berger n’étant pas dupe de cette surveillance, les deux hommes s’expliquent. Le défi est lancé. Francine surprend Berger, à qui elle a trouvé un logement, en train de frapper des coups de maillet sur les murs du sous-sol de la bibliothèque. Elle comprend que celui qu’elle protège et qui est devenu son amant projette de creuser un tunnel pour accéder à l’autre bout du terrain. Ne devant pas s’étonner de le savoir avec elle, Mayène ne remarquera rien. Celui-ci, exaspéré de ne pas encore trouver la faille, se rend chez Berger, le réveille et le frappe violemment. Francine soigne le blessé et lui offre sa complicité tout en exposant ses conditions : ni plus ni moins qu’un partage moitié-moitié. Elle a fait installer un verrou à l’entrée du sous-sol, eux seuls auront la clé. Entre-temps, Mayène a été rejoint par un jeune et bouillant collègue, Villain, qui s’est complu à terroriser une petite fille, trop bavarde, pour la faire parler davantage du «monsieur de la bibliothèque». Berger l’a surpris et lui a promptement cassé la figure, libérant la gamine. Villain est un cynique qui fait feu de tout bois. Il se rend à la bibliothèque, prend de force la clé du sous-sol détenue par Francine, y découvre la percée du tunnel derrière une armoire et clarifie la situation; il va finir lui-même de creuser et tout garder pour lui. Francine saisit une pioche, lui fracasse le crâne et fait disparaître le corps au fond du marais. 




Après avoir – sans succès – fait fouiller les alentours, Mayène convient de son erreur. Sur le départ dès le lendemain, il aperçoit la voiture de Francine près de la bibliothèque. À six heures du matin, c’est suspect. Il s’arrête, découvre tout et, bien que retardé par l’affaissement de terrain qu’a provoqué le percement du tunnel, fonce à la gare et abat froidement Berger qui s’apprêtait à partir. La mise en scène et l'interprètation traînent un peu la patte! Pierre Granier-Deferre n'est pas un homme d'image (ce n'était pas le cas dans "Noyade interdite"), et il se contrefiche de l'aspect visuel de son film! Reste une atmosphère qui transforme le mètrage en bombe à retardement et un dènouement qui ne dèçoit pas! A noter une belle rèplique de Souchon : « C'est à vingt ans l'amour, le seul, celui qui ne dure pas ! » Rèplique ô combien importante pour la suite des évènements! Polar attachant et bien construit, "L'homme aux yeux d'argent" se laisse voir avant tout pour Souchon et Trintignant, parmi lesquels il faut saluer tout particulièrement Tanya Lopert en bibliothéquaire aimante et complice! Musique jazzy de Philippe Sarde... 


                                      


Musique absolument splendide signée donc philippe sarde et interprêtée par les terribles wayne shorter, herbie hancock, ron carter et j'en passe et des meilleurs. interprêtation hallucinnée de trintignant qui fait vraiment peur, interprêtaion de lambert wilson pour une fois impeccable et pas trop pédante, celle de souchon bien mais un peu molle pour un mec qui sort de taule, mais suffisante pour ce qu'on lui demande et pour faire de ce film, au final, un excellent thriller qui tient en haleine de bout en bout.Pour l'anecdote, les images tournées pour le générique nous montrent à quoi ressemblait l’Échangeur de Bagnolet (autoroute et boulevard périphérique) à l'époque.
Un petit polar bien ficelé avec une bonne interprétations des comédiens, Wilson , Souchon et Trintignant en tête. rien à redire quoi. Source : 
http://www.cinema-francais.fr/les_films/films_g/films_granier_deferre_pierre/l_homme_aux_yeux_d_argent.htm

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