.

.

vendredi 29 novembre 2013

La Panthère rose

La Panthère rose est une série de onze films mettant en scène les aventures de l'inspecteur parisien Jacques Clouseau. C'est aussi une série de dessins animés reprenant le personnage du générique.
À l'origine, La Panthère rose est une comédie policière américaine de Blake Edwards (1963) mettant en vedette Peter Sellers et David Niven. La « Panthère rose » y désigne un bijou, objet de l'enquête de l'inspecteur parisien Jacques Clouseau.
Le générique du film a recours à un personnage en dessin animé, ayant la forme d'une panthère rose, qui sera suivi de plusieurs séries.
Le succès du film et de son thème musical, écrit par Henry Mancini, sont tels qu'ils entraînent :
une série de neuf films se faisant suite, mettant en scène pour la plupart Peter Sellers dans le rôle de l'inspecteur Clouseau : 1963 : La Panthère rose (The Pink Panther) de Blake Edwards.
Bien avant d'être un support aux pitreries de Clouseau, La Panthère Rose doit être perçu comme une comédie à l'ancienne, une satire des bonnes moeurs dans le prolongement de celles des années 50. Edwards est encore dans le créneau de Diamants sur canapé et des films de Billy Wilder, et Clouseau, pétri de certitudes, n'est encore que la victime collatérale de ce monde de faux-semblants qu'il ne perçoit pas. Le très classe David Niven incarne pour sa part la figure du mâle plein de classe tentant de s'imposer par des moyens détournés, et Claudia Cardinale est la femme mystérieuse à conquérir, elle et sa richesse.

   

Impossible de ne pas se souvenir d'Audrey Hepburn dans Diamants sur canapé lors de cette scène d'ivresse au champagne au coin du feu. Mais à la différence de Diamants sur canapé, La Panthère Rose ne bifurque pas vers la comédie dramatique, et ses secrets sont d'une toute autre sorte. Il n'empêche qu'avec ses thèmes, avec ses aspects très chics (dont le fameux générique en cartoon fait incontestablement parti, tout comme la musique de Henry Mancini), le film de Blake Edwards est davantage une comédie satirique et sociale (pas du niveau de Diamants sur canapé, d'accord) qu'un monument de burlesque. Voilà précisément l'origine de la déception capable de frapper les admirateurs avides des gags à la Clouseau.

1964 : Quand l'inspecteur s'emmêle (A Shot in the Dark) de Blake Edwards.
.Au grand dam de son supérieur, Charles Dreyfus, Clouseau s'occupe d'une affaire de crime commis dans un hôtel particulier. L'affaire paraît simple : Maria Gambrelli, une soubrette, est retrouvée près du cadavre de son amant, l'arme à la main. Clouseau est persuadé de l'innocence de la soubrette.
Le scénario est tiré de la comédie en 3 actes A Shot in the Dark de Harry Kurnitz, pièce elle-même tirée de L'Idiote de Marcel Achard. Le personnage de Clouseau n'apparaissait dans aucune des deux pièces.
Bon film si il en fut, La Panthère rose avait ceci de notable que sa tête d'affiche, David Niven, se fit voler la vedette par Peter Sellers, qui si il n'était toutefois pas méconnu à l'époque n'avait pas atteint la renommée mondiale qu'allaient lui valoir Dr. Folamour, The Party et le reste de la série de la Panthère rose. Pas sot et quant à lui réalisateur déjà confirmé, Blake Edwards avait bien noté le potentiel du personnage de l'Inspecteur Clouseau, policier gaffeur dans la tradition franco-belge de Gaston Lagaffe, et dès son film suivant il prit la décision de modifier le scénario initialement prévu (l'adaptation de L'Idiote, une pièce de théâtre française avec Jean-Pierre Cassel et Annie Girardot) pour faire de Clouseau le personnage principal. Ceci fait, avec l'aide de son co-scénariste William Peter Blatty, encore bien loin de rédiger L'Exorciste, il tourna son film, second d'une série inégalée en son genre. Et pourtant, ce ne fut pas encore l'envol total de l'Inspecteur Clouseau, puisque les relations entre Peter Sellers et le réalisateur se dégradèrent tellement au cours du tournage que les deux refusèrent de retravailler ensemble. Du moins jusqu'à ce qu'ils aient la bonne idée de reconsidérer leurs positions pour la mémorable Party, sans laquelle à n'en pas douter, les futures Panthère Rose -les meilleures- n'auraient pas vu le jour.La chanson du pré-générique The Shadows of Paris (Henry Mancini / Robert Wells) est interprétée par Fran Jeffries .


             


1968 : L'Infaillible Inspecteur Clouseau (Inspector Clouseau) de Bud Yorkin, avec Alan Arkin dans le rôle de l'inspecteur.
1975 : Le Retour de la panthère rose (The Return of the Pink Panther) de Blake Edwards.
Le troisième film de la série est déjà une authentique réussite malgré une finale poussive et peu amusante ... Christopher Plummer reprend avec humour et humeur le rôle du Fantôme de David Niven tandis que Peter Sellers en fait des tonnes avec l'aide de son acolyte Burt Kwouk ... un résultat exceptionnel dans les trois-quart du film : un épisode délirant dans le musée, le passage du Pinchamzé, le tour des piscines et les abracadabrantes attaques entre Clouseau et la jaune tornade donne une idée précise de la grande précision comique du film ... qui ne vieillit pas ... un très très grand moment de cinéma ! A noter en outre les nominations uniques du film : 1977 : Evening Standard British Film Award du meilleur acteur pour Peter Sellers , 1977 : Evening Standard British Film Award de la meilleure comédie , 1976 : 3 nominations aux Golden Globe Award : meilleure comédie, meilleur acteur (Peter Sellers) et meilleure bande-originale de film !!! avec tout ça, on a vite fait le tour du sujet !


          
    
1976 : Quand la panthère rose s'emmêle (The Pink Panther Strikes Again) de Blake Edwards.

S'il fallut attendre sept ans avant que l'inspecteur Clouseau ne revienne sur les écrans pour le troisième volet de La Panthère rose, et même 11 ans si l'on considère qu'une vraie Panthère rose se doit d'être réalisée par Blake Edwards et jouée par Peter Sellers, l'attente fut brève pour le quatrième... Trop brève ? Suite au succès du Retour de la panthère rose, tout le monde se précipita pour une séquelle immédiate, dont le scénario fut, à l'instar de celui du film précédent, basé sur l'un des sujets conçus par Blake Edwards lorsque celui-ci envisageait de transformer sa saga (alors en sommeil) en série télévisée. Ajoutons à cela que les relations entre Edwards et Sellers s'étaient fortement dégradées, que la santé de Sellers déclinait et que le film fut amputé d'une vingtaine de minutes pour mieux convenir aux critères de durées de l'époque... On aurait donc pu s'attendre à ce que Quand la panthère rose s'emmêle soit un produit bâclé. Et bien non ! C'est tout simplement le meilleur de la saga, un sommet seulement dépassé par The Party dans les filmographies pourtant remarquables d'Edwards et de Sellers.Difficile de souligner les qualités d'un film aussi fou que celui-ci sans toucher un mot de son entame. Modèle du genre, le pré-générique est davantage qu'une mise en bouche : c'est une véritable tornade prenant la forme de Jacques Clouseau, venu en quelques minutes ruiner les efforts des médecins et faire voler en éclat la douce quiétude ressentie par Dreyfus dans son cadre bucolique. Cette tornade faite d'un enchaînement de maladresses retombant toutes sur Dreyfus emporte non seulement la raison de ce dernier en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, mais aussi l'attention du spectateur, qui ne peut que s'en retrouver scotché. Edwards a ferré sa proie, le public, et ne la lâche pas comme ça, l'achevant ensuite par son générique cinéphage de toute beauté enjolivé par la partition de Mancini. Un véritable départ en fanfare pour ce qui sera un sommet de loufoquerie.


           
         
1978 : La Malédiction de la panthère rose (Revenge of the Pink Panther) de Blake Edwards.
Comment succéder à Quand la panthère rose s'emmêle, l'une des meilleurs comédies de l'histoire du cinéma ? Même pour l'association Edwards / Sellers, la tâche se révèle ardue. N'avaient-ils pas mis quatre films pour parvenir à ce résultat ? D'une intensité insolente, cette valse de gags menée avec une fluidité impressionnante avait retrouvé la grâce de The Party. Mais un état de grâce ne peut être qu'éphémère, et il est d'autant plus dangereux de vouloir le prolonger qu'une qualité moindre risque d'impacter négativement le regard sur la nouvelle création. Quand bien même celle-ci resterait loin au dessus du niveau du tout venant, elle décevrait forcément. C'est ce qui guettait cette Malédiction de la panthère rose (pertinent titre français, du coup). Pour tenter d'y faire face, ou tout du moins pour continuer à exploiter la recette du film précédent, Blake Edwards commence par orienter son scénario selon un schéma glorieux : l'infructueuse traque de Clouseau par des tueurs professionnels. C'était précisément le sujet de tout un segment de l'opus précédent, dans lequel tous les meilleurs agents secrets du monde venaient se casser les dents sur un Clouseau dont l'extrême maladresse se transformait en chance phénoménale... Ah ! Cette mythique fête de la bière, son tueur nain, sa bavaroise aux tétons pointus, sa scène des toilettes... Revenir au même niveau était chose impossible, et bien qu'on ne puisse parler d'échec (comment une tentative se déroulant chez Clouseau, pendant que celui-ci guette les guet-apens de son jaune ami Cato, pourrait-elle échouer ?) Blake Edwards ne retrouve pas le rythme frénétique qui était le sien. La faute déjà à la place occupée par cette partie dans la narration, juste au sortir de l'introduction, qui ne permet pas d'avoir préalablement mis le spectateur en condition. Lors du précédent film, la séquence venait en point d'orgue d'un scénario qui nous avait mené de situation en situation avec une graduelle accélération. Rien de tel ici : il s'agit de la première situation. Non seulement le spectateur n'est pas encore "chaud", mais en plus le réalisateur ne l'est pas lui-même, ou du moins (car après tout, ces scènes ont peut-être été tournées à la fin du tournage) il a bien conscience qu'il ne peut mettre un tel moment de bravoure en début de film. Ainsi, si les gags ne sont pas loupés, ils n'ont pas cette densité et ce liant qui les rendraient irrésistibles. Ce sont des scènes bien découpées, qui en outre n'ont pas cette unité de temps. D'où l'impossibilité de créer un enchaînement burlesque...

            
  
            

N'oublions pas la création d'une série d'animation La Panthère rose composée de plusieurs séries d'épisodes reprenant le personnage du générique sur la musique du film, dessins animés qui seront créés jusque dans les années 1990 et de retour en 2010 : The Pink Panther Show (1969–1970)
The Pink Panther Meets the Ant and the Aardvark (1970–1971)

The New Pink Panther Show (1971–1974)

The Pink Panther and Friends (1974–1976)

The Pink Panther Laugh and a Half Hour and a Half Show (1976–1977)

Think Pink Panther (1977–1978)

The All New Pink Panther Show (1978–1979, avec 32 nouveaux courts métrages)

La Panthère rose et ses amis (2010-?, avec 26 épisodes pour l'instant. Marque le retour de la Panthère rose en dessin animé depuis les années 1990)


1 commentaire:

  1. https://zn5853.1fichier.com/
    https://qu2e11.1fichier.com/
    https://7xmk55.1fichier.com/
    https://3r0zkr.1fichier.com/
    https://fwagsqx364.1fichier.com/

    RépondreSupprimer