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mardi 5 novembre 2013

La guerre du feu

Personne n'a fait mieux que cette reconstitution historique d'un autre temps... On peut tout de même regretter Raquel Welsh en peau de bête.
Il y a peu le réalisateur francais Jean Jacques Annaud s'amusait des temps ancestraux avec le rabelaisien Sa Majesté Minor. En comparant avec La Guerre du feu, on pouvait réellement constater une vraie régression chez le cinéaste.
Au début des années 80, il se lanca un véritable défi. Montrer de manière crédible la préhistoire. Jusque là les dinosaures se baladaient dans des nanars mignons (dont Un million d'années avant JC et l'affolante Raquel Welsh) et seul Kubrick avait tenté une vision réaliste avec l'introduction de 2001 l'Odyssée de l'espace.
Après deux films, Annaud tentait donc une nouvelle expérience de cinéma, en louchant sur le maître du cinéma, Kubrick.  Il faut du culot pour oser un nouveau genre et surtout représenter une époque largement fantasmée, entre autres dans la bande dessinée (Rahan par exemple). Les préjugés sont nombreux sur cette période et les erreurs sont légions dans La Guerre du feu.
Pourtant le film est d'une cohérence importante et d'un réalisme assez saisissant. Avec ses dialogues minimalistes et ses héros en peau de bêtes, Jean Jacques Annaud réussit à raconter une histoire, une initiation et une évolution.


         
           

Le film raconte le destin de trois guerriers, la découverte de l'amour et l'apprentissage de la connaissance. Loin d'être didactique, la Guerre du feu est un film d'aventures où trois hommes (ou presque) sont chargés de sauver leur tribu en trouvant du feu. Ils savent sans servir mais ne savent pas le fabriquer.
Entre animaux sauvages et tribus agressives, leur périple va se révéler chaotique. Le chef du trio, Naoh va faire une découverte plus essentielle, l'amour. Son expression sera rudimentaire mais réelle. Annaud, en anthropologue amateur, observe cette naissance de l'humanité par ses sentiments et pas uniquement par la progression des technologies.
Oser le romanesque dans une époque plutôt brutale, il fallait le faire et il recommencera avec succès dans Le Nom de la Rose. Enfin son film a un vif intérêt historique. Il y aurait des erreurs mais Annaud a le courage d'affronter le cynisme et les réserves.


                                   


La Guerre du feu ne flatte pas le spectateur. Jean Jacques Annaud s'attache à un souci de réalisme volontaire. Cela ne gène jamais le récit. Bien entendu le film a vieilli mais il conserve une vraie crédibilité et raconte une histoire avec une originalité évidente.
Depuis, Le clan de la caverne des ours, RRRrrr, 10 000 ou récemment Ao le dernier Néandertal ont prouvé que l'évolution n'allait pas forcément dans le bon sens.(Pierre Loosdregt)



                               

D'une fidélité toute relative à la réalité historique, le film est coproduit avec le Canada, pour un budget de treize millions d’euros. Adapté de "La Guerre du Feu", roman de J.H. Rosny publié en 1911, le métrage sort en 1981 et reçoit aussitôt un accueil critique unanime.
Nominé pour six Césars en 1981, il remporte les prix de la catégorie "Meilleur Film" et "Meilleur Réalisateur". En 1983, après la sortie du film aux USA, "La Guerre du Feu" a reçu un Oscar pour ses maquillages, puis, la même année, il remporte cinq Genie Awards. Source : http://lestelephagesanonymes.over-blog.com/article-analyse-critique-film-quot-la-guerre-feu-quot-85809929.html

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