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lundi 18 novembre 2013

Dirty Harry

Ange, démon, flic ou voyou, bien ou mal... ou peut être un habile mélange de tout ça ?
Dans un premier temps, il dit défendre la morale d'un individualiste forcené qui se débat comme il peut dans un monde où le Bien et le Mal sont les deux facettes d'un même visage. De victime devenue bourreau ( PALE RIDER ) à bourreau en quête de rachat ( JOSEY WALES ) son Cinéma est peuplé de personnages de la sorte.
Puis voulant changer cette image, après une carrière dans le western qui durera près de 15 ans, et dans un registre totalement opposé, il endosse le costume de l’inspecteur Harry en 1971 où Don Siegel obtiendra l’oscar du meilleur film.
Avec ce rôle, Clint jette non pas un caillou dans la marre mais un véritable rocher qui provoqua un ouragan dans la morale puritaine américaine de l’époque.
Au début, l’opinion le traite de raciste, de flic aux méthodes peu orthodoxes, voire de fasciste, alors que tout le monde reconnaît désormais que sa peinture des USA était juste.







Dirty Harry a provoqué un tollé aux Etats-Unis car Don Siegel (bien aidé par l'icône Eastwood pour le coup) s'est livré à une peinture sociologique très réaliste de l'Amérique, alors en pleine crise de démagogie. Bien que ce ne soit à la base qu'un polar, DIRTY HARRY montre l'explosion de violence qu'est en train de connaître le pays, avec l'apparition de tueurs en série, et le rôle croissant des minorités qui se rebellent.
Plus qu’un série de films, c’est un véritable message passé. Il a su jongler avec les rôles aussi bien qu’avec son fameux magnum 44.

                                          

Mais alors, véritable flic ou pur voyou prétentieux et frustré ?
La polémique bat son plein. Tout le monde attend la moindre erreur de ce flic qui, pensant que la justice ne fait pas son travail, intervient à sa place évitant de longs procès coûteux aux contribuables.
Tout d’abord L'intrigue de L’inspecteur Harry se base sur un fait divers réel de la fin des années soixante : l'affaire non résolue du Zodiac killer, dans laquelle un tueur embusqué tirait sur des habitants de San Francisco .

Il faut savoir qu’initialement, cette saga de 5 films ( L'INSPECTEUR HARRY (1971), MAGNUM FORCE (1973), L' INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS (1976), SUDDEN IMPACT (1983) et la derniere cible (1988)) devait être tournée à Seattle mais sous l’influence ce Clint Eastwood, Don Siegel opta pour San Francisco.






Le personnage de l'inspecteur Harry Callahan n'est pour le coup que l'instrument de la Police, son incarnation physique sur le terrain. Il flingue, il tue la plupart du temps sans sommation, car la Police est dépassée par les évènements. Ce n'est pas un héros. C'est l'exemple même de l'anti-héros. Ce qu'il fait n'est pas juste, bien au contraire. C'est condamnable (voilà pourquoi il jette sa plaque d'inspecteur après avoir tué le bad guy).
En fait, il apparaît comme la dernière possibilité pour régler un problème rapidement.On lui doit notamment la célèbre réplique que Harry Callahan dit à un gangster noir se trouvant à terre : "Je sais ce que tu penses. A-t-il tiré six balles ou seulement cinq ? Eh bien, pour t'avouer la vérité, je ne m'en souviens pas moi-même. Mais comme le Magnum 44 est l'arme de poing la plus puissante au monde capable de te faire sauter la tête, tu dois te dire à toi-même : est-ce mon jour de chance ? Alors, oui, voyou ?". On retiendra le fameux : « Vas y, fais moi plaisir ! (go ahead make my day !)».




  


En échange de ce petit texte, le scénariste aurait gagné un shotgun Purdy pour sa collection d'armes personnelle. 
Alors qu'on traitait Clint Eastwood de fasciste en 1971, on reconnaît dorénavant les qualités visionnaires de DIRTY HARRY.
Mais puisqu'il faut nuancer le propos, il faut noter également qu'à partir de ce film, Clint Eastwood n'a cessé de maltraiter son image de flic macho/facho.


C’était une façon pour lui de se sortir de ce rôle « vengeur » qui a fait de lui « l’homme sans nom », pour passer de l’autre côté de la barrière avec une rôle d’homme tout aussi solitaire mais ce coup ci avec un 44 dans les mains ou tout est possible
Dans MAGNUM FORCE (scénario de Michaël Cimino et John Milius ), Harry Callahan prend conscience - à travers les exactions de ses jeunes collègues "nazis" - de l'inanité du système qu'il défendait jusqu'à présent. Les politiques défendent les "brigades de la Mort". Il n'y a plus de Justice.

1 commentaire:

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