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vendredi 29 novembre 2013

Glenn Miller

Glenn Miller découvre le trombone à l’âge de 11 ans. Vers 1921, encore au High School (école secondaire ou lycée), il a ses premiers contrats professionnels dans un orchestre de dixieland, les « Senter’s Sentapeeds ». Il se produit dans plusieurs orchestres locaux. Il abandonne ses études en 1924, pour rejoindre la formation de Ben Pollack. À l’époque, on trouve aussi dans cet orchestre un certain Benny Goodman. En 1928, Glenn Miller s’installe à New York où il joue pour Pollack, mais aussi pour Loring « Red » Nichols et Paul Ash . Il commence aussi à écrire des arrangements pour ces différents orchestres. De 1932 à 1933, il dirige le « Smith Ballew Band ». En 1934, il aide Tommy et Jimmy Dorsey à monter leur premier big band, et compose pour eux Annie's Cousin Fanny et Dese Dem Dose en 1935. La même année, il participe au « Ray Noble's American Band  », et il monte deux ans plus tard son propre big band. Malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous et il doit dissoudre l'orchestre. En 1938, il fait une seconde tentative. Cette fois, c’est une réussite.


                                         

À partir de mars 1939, l’orchestre anime des établissements de la région de New York et du New Jersey. Il participe à de nombreuses émissions radiophoniques. L'orchestre enregistre des disques et enchaîne les tubes. L'orchestre apparaît même dans des films comme « Sun Valley Serenade » (1941) et « Orchestra Wives » (1942). Le « son Glenn Miller » est immédiatement reconnaissable : la ligne mélodique principale est, la plupart du temps, jouée par la section de saxophones, avec un vibrato prononcé, dans laquelle la clarinette joue la première voix ; cette configuration aurait été utilisée accidentellement à la suite d'une blessure à la lèvre du trompettiste qui devait jouer la première voix de Moonlight Serenade, cette partition de trompette fut jouée à la clarinette par le saxophoniste baryton. Promu au grade de capitaine, il dirige alors le « Glenn Miller Army Air Force Band », un orchestre militaire de jazz et de danse qui donne des concerts (plus de 800) « pour le moral des troupes », participe à des centaines d'émissions radiophoniques et enregistre de nombreux disques.

                                   
                                         

En 1944, l'orchestre est basé à Londres. Le 15 décembre de cette année-là, Glenn Miller embarque dans un petit avion pour la France pour y préparer l'arrivée de son orchestre. Il y a ce jour-là un épais brouillard et l'avion n’arrivera jamais à destination. Selon certains historiens, l'appareil aurait traversé au-dessus de la Manche, par mégarde, une zone réservée au délestage des bombardiers alliés qui, de retour d'Allemagne, se débarrassaient, avant l'atterrissage, des bombes qu'ils n'avaient pu larguer sur l'ennemi. Le petit avion qui transportait le musicien aurait été touché par un des projectiles, ou déséquilibré par le souffle des explosions.
La musique de l'orchestre de Glenn Miller, à la frontière entre le jazz et la musique de danse, appartient à la mémoire collective en évoquant immédiatement la Seconde Guerre mondiale, la libération, et plus largement les années 1940. Les titres les plus connus de ce big band : In the Mood, Moonlight Serenade, Tuxedo Junction, Pennsylvania 6-5000, Anvil Chorus , Chattanooga Choo Choo, American Patrol (1942), Is You or Is You Ain't My Baby ? (1944) … Ils ont souvent été repris au cinéma, notamment par Woody Allen.



                                         

La vie de Glenn Miller a été portée à l'écran en 1953 par Anthony Mann sous le titre français Romance inachevée (The Glenn Miller Story). Le rôle du chef d'orchestre était interprété par l'acteur James Stewart.
L'orchestre de Glenn Miller a continué d’exister après la disparition de son leader. Il a successivement été dirigé par Ray McKinley, Buddy DeFranco, Peanuts Hucko, Buddy Morrow, Jimmy Henderson, Al Porcino et Dick Gerhart. Aujourd'hui, au moins trois formations se produisent en portant ce nom (une américaine, l'orchestre « officiel », une anglaise et une allemande).
Le personnage de Jack Glenn dans le film Les Uns et les Autres de Claude Lelouch s'inspire en partie de la vie de Glenn Miller.

Silas Corey

Dans la France civile durant la Grande Guerre, le détective Silas Corey devient agent triple au service de Clémenceau, de Caillaux et d’une industrielle de l’armement. Mise en bouche jouissive d’un astucieux diptyque d’espionnage…
L'histoire : En 1917, alors la Grande Guerre s’enlise dans les tranchées, un obscur jeu de pouvoir se noue au sommet de l’état français. A la tête de son journal L’homme enchaîné, Georges Clémenceau, surnommé « le Tigre », est en effet prêt à tout pour renverser le président du conseil Joseph Caillaux. Un message codé en caractères minuscules, imprimés derrière le timbre d’une carte postale du Moulin Rouge, devient alors un enjeu crucial. Cet élément permettrait au Tigre de dénoncer Caillaux et son amie Célestine Zarkoff, à la tête d’une entreprise d’armement, pour alliance avec l’ennemi. Casella, un « reporter » de Clémenceau, braque une boîte aux lettres pour s’emparer de la carte. Il est aussitôt pris en chasse par des allemands. Le lendemain, Clémenceau embauche un sulfureux personnage, Silas Corey, pour retrouver Casella. Officiellement détective, Corey est aussi roublard que brillant dans ses capacités d’analyse. Il trouve immédiatement la ligne téléphonique de Clémenceau sur écoute. En suivant le fil, il tombe évidemment sur les services de renseignement de l’armée française. Il ne perd pas le nord et se fait aussi embaucher par eux (contre un second gros salaire) pour retrouver Casella, endossant donc la casquette d’agent double…


                                        




  Le dessinateur Pierre Alary ne quitte pas vraiment les espions historiques : après Belladone, son coup de crayon dynamique et si agréable anime Silas Corey, agent double, voire triple, au service de lui-même, dans le cadre de la Grande Guerre. Le registre de l’espionnage a pourtant souvent de quoi perdre ses lecteurs, et nombre d’ouvrages nous en rappellent les écueils chaque année. Heureusement, le scénario de cette nouvelle série est mitonné et « fluidifié » par l’un des meilleurs narrateurs de ce début de XXIème siècle, Fabien Nury, criblé de prix et d’éloges pour Il était une fois en France. Lui-même ne quitte donc pas vraiment le milieu des agents doubles en temps de guerre, avec ce détective-espion qui pourrait avoir appris son métier des mémoires de Talleyrand. Dans ce premier opus, le perspicace et sulfureux Corey court après une preuve – une carte postale et son timbre – qui trahirait le gouvernement Caillaux, au bénéfice de Clémenceau. Or cet homme distingué, déterminé et culotté, pactise systématiquement avec les obstacles qu’il rencontre, en tirant au passage le profit maximal. Son arrogance et son intelligence en font un personnage attachant ; les enjeux politiques de l’époque offrent quant à eux le cadre idoine de hautes tensions. Les 62 planches constituant la mise en bouche de ce (premier ?) diptyque se révèlent donc très agréables à suivre, prestement rythmées, truffées de truculentes trouvailles et répliques (celle de la page 26 est hénaurme)…



                     

 Silas Corey a échappé de peu au piège tendu par Aquila, l’insaisissable agent allemand. Le journaliste Casella prend contact avec lui et la livraison du timbre est organisée. Corey va devoir choisir auquel de ses trois employeurs il le remettra. Ce qui est certain, c’est qu’il est bien décidé à ne pas se laisser forcer la main et qu’il est très intrigué par le contenu de cet objet suscitant tant de convoitise.
Le premier tome faisait l’effet d’un album coup de poing. Après le crochet du droit, voici celui du gauche. Le dénouement est proche, la tension monte. Les différents camps bougent leurs pions, abattent leurs atouts. En maître du jeu, Silas Corey se démène pour garder un temps d’avance et comprendre les enjeux de cette lutte acharnée.
La recette est simple mais encore faut-il bien doser les ingrédients et les incorporer au bon moment. C’est là que Fabien Nury brille, bien aidé par l’excellence du travail de Pierre Alary dont le trait dynamique et la capacité à créer l’atmosphère sont à louer. L’intrigue n’est pas complexe et prend toute sa saveur dans les combinaisons d’intérêts et les possibilités liées aux multiples intervenants. Les dialogues font mouche, le rythme reste échevelé. Cependant, l’action proposée est toujours au service de l’histoire et permet au héros arrogant et intelligent de se dévoiler progressivement.
De l’intensité, des rebondissements ingénieux, un contexte historique bien exploité, un personnage central dont l’aura est réelle et finement ciselée : voilà une combinaison des plus réussies pour un plaisir de lecture plein et entier. Pourvu que les auteurs n’en restent pas là !Par O. Vrignon .

        
                      

La Panthère rose

La Panthère rose est une série de onze films mettant en scène les aventures de l'inspecteur parisien Jacques Clouseau. C'est aussi une série de dessins animés reprenant le personnage du générique.
À l'origine, La Panthère rose est une comédie policière américaine de Blake Edwards (1963) mettant en vedette Peter Sellers et David Niven. La « Panthère rose » y désigne un bijou, objet de l'enquête de l'inspecteur parisien Jacques Clouseau.
Le générique du film a recours à un personnage en dessin animé, ayant la forme d'une panthère rose, qui sera suivi de plusieurs séries.
Le succès du film et de son thème musical, écrit par Henry Mancini, sont tels qu'ils entraînent :
une série de neuf films se faisant suite, mettant en scène pour la plupart Peter Sellers dans le rôle de l'inspecteur Clouseau : 1963 : La Panthère rose (The Pink Panther) de Blake Edwards.
Bien avant d'être un support aux pitreries de Clouseau, La Panthère Rose doit être perçu comme une comédie à l'ancienne, une satire des bonnes moeurs dans le prolongement de celles des années 50. Edwards est encore dans le créneau de Diamants sur canapé et des films de Billy Wilder, et Clouseau, pétri de certitudes, n'est encore que la victime collatérale de ce monde de faux-semblants qu'il ne perçoit pas. Le très classe David Niven incarne pour sa part la figure du mâle plein de classe tentant de s'imposer par des moyens détournés, et Claudia Cardinale est la femme mystérieuse à conquérir, elle et sa richesse.

   

Impossible de ne pas se souvenir d'Audrey Hepburn dans Diamants sur canapé lors de cette scène d'ivresse au champagne au coin du feu. Mais à la différence de Diamants sur canapé, La Panthère Rose ne bifurque pas vers la comédie dramatique, et ses secrets sont d'une toute autre sorte. Il n'empêche qu'avec ses thèmes, avec ses aspects très chics (dont le fameux générique en cartoon fait incontestablement parti, tout comme la musique de Henry Mancini), le film de Blake Edwards est davantage une comédie satirique et sociale (pas du niveau de Diamants sur canapé, d'accord) qu'un monument de burlesque. Voilà précisément l'origine de la déception capable de frapper les admirateurs avides des gags à la Clouseau.

1964 : Quand l'inspecteur s'emmêle (A Shot in the Dark) de Blake Edwards.
.Au grand dam de son supérieur, Charles Dreyfus, Clouseau s'occupe d'une affaire de crime commis dans un hôtel particulier. L'affaire paraît simple : Maria Gambrelli, une soubrette, est retrouvée près du cadavre de son amant, l'arme à la main. Clouseau est persuadé de l'innocence de la soubrette.
Le scénario est tiré de la comédie en 3 actes A Shot in the Dark de Harry Kurnitz, pièce elle-même tirée de L'Idiote de Marcel Achard. Le personnage de Clouseau n'apparaissait dans aucune des deux pièces.
Bon film si il en fut, La Panthère rose avait ceci de notable que sa tête d'affiche, David Niven, se fit voler la vedette par Peter Sellers, qui si il n'était toutefois pas méconnu à l'époque n'avait pas atteint la renommée mondiale qu'allaient lui valoir Dr. Folamour, The Party et le reste de la série de la Panthère rose. Pas sot et quant à lui réalisateur déjà confirmé, Blake Edwards avait bien noté le potentiel du personnage de l'Inspecteur Clouseau, policier gaffeur dans la tradition franco-belge de Gaston Lagaffe, et dès son film suivant il prit la décision de modifier le scénario initialement prévu (l'adaptation de L'Idiote, une pièce de théâtre française avec Jean-Pierre Cassel et Annie Girardot) pour faire de Clouseau le personnage principal. Ceci fait, avec l'aide de son co-scénariste William Peter Blatty, encore bien loin de rédiger L'Exorciste, il tourna son film, second d'une série inégalée en son genre. Et pourtant, ce ne fut pas encore l'envol total de l'Inspecteur Clouseau, puisque les relations entre Peter Sellers et le réalisateur se dégradèrent tellement au cours du tournage que les deux refusèrent de retravailler ensemble. Du moins jusqu'à ce qu'ils aient la bonne idée de reconsidérer leurs positions pour la mémorable Party, sans laquelle à n'en pas douter, les futures Panthère Rose -les meilleures- n'auraient pas vu le jour.La chanson du pré-générique The Shadows of Paris (Henry Mancini / Robert Wells) est interprétée par Fran Jeffries .


             


1968 : L'Infaillible Inspecteur Clouseau (Inspector Clouseau) de Bud Yorkin, avec Alan Arkin dans le rôle de l'inspecteur.
1975 : Le Retour de la panthère rose (The Return of the Pink Panther) de Blake Edwards.
Le troisième film de la série est déjà une authentique réussite malgré une finale poussive et peu amusante ... Christopher Plummer reprend avec humour et humeur le rôle du Fantôme de David Niven tandis que Peter Sellers en fait des tonnes avec l'aide de son acolyte Burt Kwouk ... un résultat exceptionnel dans les trois-quart du film : un épisode délirant dans le musée, le passage du Pinchamzé, le tour des piscines et les abracadabrantes attaques entre Clouseau et la jaune tornade donne une idée précise de la grande précision comique du film ... qui ne vieillit pas ... un très très grand moment de cinéma ! A noter en outre les nominations uniques du film : 1977 : Evening Standard British Film Award du meilleur acteur pour Peter Sellers , 1977 : Evening Standard British Film Award de la meilleure comédie , 1976 : 3 nominations aux Golden Globe Award : meilleure comédie, meilleur acteur (Peter Sellers) et meilleure bande-originale de film !!! avec tout ça, on a vite fait le tour du sujet !


          
    
1976 : Quand la panthère rose s'emmêle (The Pink Panther Strikes Again) de Blake Edwards.

S'il fallut attendre sept ans avant que l'inspecteur Clouseau ne revienne sur les écrans pour le troisième volet de La Panthère rose, et même 11 ans si l'on considère qu'une vraie Panthère rose se doit d'être réalisée par Blake Edwards et jouée par Peter Sellers, l'attente fut brève pour le quatrième... Trop brève ? Suite au succès du Retour de la panthère rose, tout le monde se précipita pour une séquelle immédiate, dont le scénario fut, à l'instar de celui du film précédent, basé sur l'un des sujets conçus par Blake Edwards lorsque celui-ci envisageait de transformer sa saga (alors en sommeil) en série télévisée. Ajoutons à cela que les relations entre Edwards et Sellers s'étaient fortement dégradées, que la santé de Sellers déclinait et que le film fut amputé d'une vingtaine de minutes pour mieux convenir aux critères de durées de l'époque... On aurait donc pu s'attendre à ce que Quand la panthère rose s'emmêle soit un produit bâclé. Et bien non ! C'est tout simplement le meilleur de la saga, un sommet seulement dépassé par The Party dans les filmographies pourtant remarquables d'Edwards et de Sellers.Difficile de souligner les qualités d'un film aussi fou que celui-ci sans toucher un mot de son entame. Modèle du genre, le pré-générique est davantage qu'une mise en bouche : c'est une véritable tornade prenant la forme de Jacques Clouseau, venu en quelques minutes ruiner les efforts des médecins et faire voler en éclat la douce quiétude ressentie par Dreyfus dans son cadre bucolique. Cette tornade faite d'un enchaînement de maladresses retombant toutes sur Dreyfus emporte non seulement la raison de ce dernier en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, mais aussi l'attention du spectateur, qui ne peut que s'en retrouver scotché. Edwards a ferré sa proie, le public, et ne la lâche pas comme ça, l'achevant ensuite par son générique cinéphage de toute beauté enjolivé par la partition de Mancini. Un véritable départ en fanfare pour ce qui sera un sommet de loufoquerie.


           
         
1978 : La Malédiction de la panthère rose (Revenge of the Pink Panther) de Blake Edwards.
Comment succéder à Quand la panthère rose s'emmêle, l'une des meilleurs comédies de l'histoire du cinéma ? Même pour l'association Edwards / Sellers, la tâche se révèle ardue. N'avaient-ils pas mis quatre films pour parvenir à ce résultat ? D'une intensité insolente, cette valse de gags menée avec une fluidité impressionnante avait retrouvé la grâce de The Party. Mais un état de grâce ne peut être qu'éphémère, et il est d'autant plus dangereux de vouloir le prolonger qu'une qualité moindre risque d'impacter négativement le regard sur la nouvelle création. Quand bien même celle-ci resterait loin au dessus du niveau du tout venant, elle décevrait forcément. C'est ce qui guettait cette Malédiction de la panthère rose (pertinent titre français, du coup). Pour tenter d'y faire face, ou tout du moins pour continuer à exploiter la recette du film précédent, Blake Edwards commence par orienter son scénario selon un schéma glorieux : l'infructueuse traque de Clouseau par des tueurs professionnels. C'était précisément le sujet de tout un segment de l'opus précédent, dans lequel tous les meilleurs agents secrets du monde venaient se casser les dents sur un Clouseau dont l'extrême maladresse se transformait en chance phénoménale... Ah ! Cette mythique fête de la bière, son tueur nain, sa bavaroise aux tétons pointus, sa scène des toilettes... Revenir au même niveau était chose impossible, et bien qu'on ne puisse parler d'échec (comment une tentative se déroulant chez Clouseau, pendant que celui-ci guette les guet-apens de son jaune ami Cato, pourrait-elle échouer ?) Blake Edwards ne retrouve pas le rythme frénétique qui était le sien. La faute déjà à la place occupée par cette partie dans la narration, juste au sortir de l'introduction, qui ne permet pas d'avoir préalablement mis le spectateur en condition. Lors du précédent film, la séquence venait en point d'orgue d'un scénario qui nous avait mené de situation en situation avec une graduelle accélération. Rien de tel ici : il s'agit de la première situation. Non seulement le spectateur n'est pas encore "chaud", mais en plus le réalisateur ne l'est pas lui-même, ou du moins (car après tout, ces scènes ont peut-être été tournées à la fin du tournage) il a bien conscience qu'il ne peut mettre un tel moment de bravoure en début de film. Ainsi, si les gags ne sont pas loupés, ils n'ont pas cette densité et ce liant qui les rendraient irrésistibles. Ce sont des scènes bien découpées, qui en outre n'ont pas cette unité de temps. D'où l'impossibilité de créer un enchaînement burlesque...

            
  
            

N'oublions pas la création d'une série d'animation La Panthère rose composée de plusieurs séries d'épisodes reprenant le personnage du générique sur la musique du film, dessins animés qui seront créés jusque dans les années 1990 et de retour en 2010 : The Pink Panther Show (1969–1970)
The Pink Panther Meets the Ant and the Aardvark (1970–1971)

The New Pink Panther Show (1971–1974)

The Pink Panther and Friends (1974–1976)

The Pink Panther Laugh and a Half Hour and a Half Show (1976–1977)

Think Pink Panther (1977–1978)

The All New Pink Panther Show (1978–1979, avec 32 nouveaux courts métrages)

La Panthère rose et ses amis (2010-?, avec 26 épisodes pour l'instant. Marque le retour de la Panthère rose en dessin animé depuis les années 1990)


jeudi 28 novembre 2013

Sin City

Basé sur 3 romans graphiques nommés de , a co-réalisé le film avec Miller lui-même pour créer l’adaptation la plus loyale jamais vu sur l’écran. Le moins que l’on puisse dire à la fin de la séance c’est que les aficionados comme les néophytes de l’univers de Miller en prendront plein les mirettes.
est, en un mot, un séisme. Du début à la fin, ses graphismes stylisés, sexuellement évocateurs et imbibés de sang sont un régal pour ceux qui sont prêts à se soumettre à l’épreuve. Plus qu’une simple interprétation basée sur les romans graphiques, est, à très peu de chose près, exactement comme on le voit sur les cadres lambrissés de l’œuvre originale de Miller, les transformant presque en story-board du film.

Visuellement, est absolument incroyable. Tourné principalement devant des écrans verts, ce long-métrage est l’exemple même que l’on peut créer un monde avec cette méthode sans âme tout en conservant la même excitation que n’importe quel polar grandeur nature. Ici, point de plan impersonnel, tout a été finement orchestré pour nous emmener dans un univers métaphorique éblouissant. La pellicule en noir et blanc parsemée de couleur pour donner vie aux émotions est l’une des plus belles érigées à ce jour au cinéma.



   

Du côté du scénario, ne nous voilons pas la face, met en scène des histoires simples de brutes loin d’être complexe, mais il faut le prendre plus comme un appel des désirs les plus primaires de l’imagination masculine. Les femmes sont légèrement vêtues ou nues, les hommes sont simples et difficiles et tout le monde est prêt pour l’action. Le film et les histoires sont fortement ancrés dans le monde du film noir des années 50.
Une œuvre intemporelle qui fera date dans l’histoire du cinéma.



                       


Le casting de est trop grand pour en discuter au cas par cas mais assure de manière formidable le spectacle avec Marv, cette brute épaisse, coeur d’artichaut à ses heures perdus, est épatant en flic pourri jusqu’à la moelle qui, malgré sa mort prématurée, reste agacé le personnage de . Leur relation est de loin la plus succulente du film, amenant son lot de réplique culte. enterre son rôle de sage Frodon pour celui d’un tueur cannibale méthodique et froid, est encore là où on ne l’attend pas, émoustille le public avec ce rôle de diablesse en bas nylon… chaque acteur présent sur le tournage apporte ce petit plus qui rend tous les personnages crédibles et charismatiques.



                                         




Véritable bain de jouvence pour le genre, est une œuvre d’une rare énergie qu’on ne se lassera jamais de voir et revoir. Une œuvre intemporelle qui fera date dans l’histoire du cinéma au même titre que des 2001 L’Odyssée De L’Espace, , ou des (à bien moindre échelle évidemment) en laissant sa griffe à 
travers les décennies.Source : http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-sin-city/#twGlxGeyEW0UHsBK.97



                      



Bonus : The Spirit 
The Spirit est la première mise en scène complète de Frank Miller. L'auteur de comic book avait codirigé Sin City (2005) en compagnie de Robert Rodriguez et supervisé l'histoire de 300 (2007) réalisé par Zack Snyder, tous deux adaptés de ses succès.
Pour son émancipation, Frank Miller a choisi de se pencher sur un personnage de BD parmi les plus célèbres outre-Atlantique. Le cinéaste a voulu rester fidèle à la création originale de Will Eisner en plongeant son personnage dans une ambiance de film noir des années 1940, avec criminels sans pitié et femmes fatales. Une ambiance qui a été combinée aux effets spéciaux dernier cri dont l'esthétisme extrêmement travaillé renvoie directement à 300 et Sin City.
Frank Miller a confié le rôle du Spirit à l'acteur méconnu Gabriel Macht afin de donner la priorité aux capacités du héros masqué. De nombreuses stars hollywoodiennes composent toutefois le casting. Eva Mendes joue la fatale Sand Saref tandis que Scarlett Johansson et Samuel L. Jackson forment le duo maléfique Silken Floss-Octopus.



       

Source : http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-sin-city/#qWxdr8dYvGWP3SQ7.97

mercredi 27 novembre 2013

King Kong

King Kong est un monstre de fiction ayant l'apparence d'un gorille géant. Il fait sa première apparition dans le film de 1933 réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack et devint rapidement une icône du cinéma fantastique. Depuis les années 30, King Kong a subi de nombreuses adaptations (dessins animés, romans, comics, jeux vidéo, parcs à thème…). L'image de ce gorille géant, tenant dans sa main une jeune femme et affrontant des avions au sommet d'un gratte-ciel, est fortement ancrée dans la culture populaire.
King Kong est une adaptation cinématographique inspirée de faits réels. Les réalisateurs Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, spécialistes du documentaire animalier dans les années 30, se sont inspirés de la tragique histoire d'un village asiatique attaqué par un violent gorille, enlevant une femme et détruisant tout sur son passage, en 1925.
Dans les premières versions du scénario, Cooper envisageait que le nom du gorille serait « La Bête » (The Beast) et que le film se nommerait « La Bête de la Jungle » (Jungle Beast). Mais la société de production RKO demanda un titre plus mystérieux et sauvage. Cooper choisit finalement pour son personnage le nom du village saccagé par la terrible bête en 1925, Kong, auquel il rajouta le nom de « King » (« roi » en français), craignant que les spectateurs ne prennent le film pour un simple documentaire et non une fiction inspirée du réel.


   


King Kong change radicalement d'apparence selon les adaptations. Dans le film original, le nom de Kong lui est donné par les indigènes de « Skull Island » (l'île du Crâne), une île au large de Sumatra dans l'Océan Indien où l'évolution s'est arrêtée il y a des milliers d'années. L'île renferme des dinosaures, comme des Tyrannosaurus, et autres créatures féroces et des trésors de l'ancien temps. Bien que simiesque en apparence, cette version de King Kong peut toutefois marcher debout de manière anthropomorphique. Ce fut un choix de l'animateur Willis O'Brien, magicien des effets spéciaux et de la stop-motion, qui voulait en faire un « homme-singe » plus qu'un véritable gorille. Dans le film, l'un des personnages principaux décrit le monstre comme n'étant « ni Bête ni Homme » (« no Beast, no Man »).
En 1975, un remake fut tourné par John Guillermin et produit par Dino De Laurentiis. Dans cette version, Kong est un singe humanoïde marchant exclusivement debout. Il vit sur Skull Island, une île du Pacifique renfermant un important gisement de pétrole. 




C'est Rick Baker, grand spécialiste des costumes et maquillages de monstres, et l'italien Carlo Rambaldi qui donnèrent vie au personnage. Dans sa suite, King Kong Lives (1986), le gorille double de taille et devient quadrupède.


   


En 2005, King Kong est un véritable gorille quadrupède et herbivore. Par souci de réalisme, Peter Jackson et l'équipe d'effets spéciaux Weta décident de garder le vrai nom de l'espèce du gorille tueur de 1925: Megaprimatus , une espèce cousine du Gigantopithèque. Dans la fiction il vit sur Skull Island redevenue une île peuplée de dinosaures et autres créatures préhistoriques comme dans le film original.
Dans les films de la Toho, King Kong est un gorille humanoïde destructeur de plus de 20 mètres de haut. Il vit sur une série d'îles près du Japon. Parmi les créatures du cinéma fantastique qui croiseront le King Kong version nippone, on peut citer le célèbre lézard atomique Godzilla dans un film de 1962, King Kong contre Godzilla (Kingu Kongu tai Gojira), de Ishirô Honda.
King Kong explore principalement le thème des « mondes perdus », ces terres sauvages et inexplorées renfermant des trésors de la zoologie, de l'anthropologie et de la paléontologie. En pénétrant sur Skull Island, des explorateur américains, en quête de sensationnel, vont bouleverser les règles qui règnent sur cet écosystème très ancien.
La dualité entre les forces primitives et l'évolution technologique (ou la concurrence entre le primate et l'homo sapiens) est également mise en valeur dans les trois adaptations principales. Capturé sur son île préhistorique et exhibé à New York, King Kong se libère de ses chaînes pour partir à la recherche de l’héroïne, et l'emporte au sommet d'un gratte-ciel (l'Empire State Building ou le World Trade Center selon l'époque). Le gorille monstrueux, qui n'a pas sa place dans ce monde moderne, est alors terrassé par les avions (ou hélicoptères), symboles des avancées humaines.King Kong est également une variation du thème de « la Belle et la Bête », l’héroïne nouant une certaine forme de relation avec le monstre.



   


Alors que les films de monstres géants connaissent les faveurs du public japonais, la Toho décide d’inviter à sa table King Kong. De cette récréation nippone, il reviendra avec deux films et le record du nombre d’entrées en salle pour le genre.
King Kong vs Godzilla (1962) est résolument caricatural, tant dans les scènes dédiées aux humains que celles où apparaissent les monstres. Néanmoins la première partie conserve le ton du métrage de 1933 avec la découverte de Faro Island, le village indigène, l’attaque d’un poulpe géant, le gigantesque mur d’enceinte, l’escalade d’un bâtiment et l’enlèvement d’une jeune femme par le gorille, bref tout le décorum cher à l’ami Kong. A l’instar de Godzilla (1954), le film propose deux versions du passage de l’expédition. Au japon les scientifiques sont envoyés sur l’île pour y récupérer des baies sauvages afin de fabriquer des somnifères à moindre coût. Après son combat contre la pieuvre, King Kong se gave de baies et tombe dans un profond sommeil qui permet son transport jusqu’au japon. Les américains préfèrent envoyer la même équipe (complétée de quelques yankees) capturer Kong pour le faire directement affronter Godzilla. Ces différences ne changent pas grand-chose, la finalité étant la même à savoir la rencontre au sommet attendue entre les deux mastodontes.Aussi étrange que cela puisse paraître au regard des recettes engrangées par le précédent volet, il faut attendre 1967 pour voir revenir la version nippone du Roi Kong pour une aventure définitivement délirante. Le scénario, écrit par Takeshi Kimura, ignore totalement l’épisode de 1962 pour se concentrer sur une autre production : la série animée King Kong produite en 1966 aux Etats-Unis. Destinée aux plus jeunes, Kong n’y est plus la créature féroce de ses débuts. Il vit en parfaite harmonie avec la famille Bond, dont le fils est son meilleur ami, et combat (entre autres) sa réplique mécanique conçue par l’infâme Docteur Who. C’est sur ce concept que repose toute l’intrigue de La Revanche de King Kong (Kingukongu no gyakushu) mit en scène par Honda. Source : http://www.theplan9.com/2009/03/king-kong-au-pays-du-soleil-levant-part.html

                  

Danielle Darrieux

Sa carrière dure depuis plus de huit décennies. Elle est une exception avec Michèle Morgan et Micheline Presle, "Les trois glorieuses", comme les a baptisées le journaliste Henry-Jean  Servat dans un livre et dans un film : "C'est étonnant qu'aucun réalisateur n'ait eu l'idée de les réunir, sauf furtivement à l'écran", s'étonne-t-il. "Danielle Darrieux a incarné comme Jean Gabin, autant que lui mais de façon légère, l'insouciance des années trente et la gravité des années cinquante", dit l'historien du cinéma Claude-Jean Philippe. "Nous avions le même caractère, il m'appelait cocotte", confiait-elle un jour à propos de Gabin, son partenaire dans La vérité sur Bébé Donge et dans Le désordre et la nuit. "Lorsque nous avons tourné son dernier film L'année sainte en 1976 aux studios de Boulogne, un jour à la cantine, il m'a regardée droit dans les yeux en me disant : Cocotte, tu reconnais quelqu'un ici ? Moi pas."Lorsque Danielle arrive quelque part, toujours simple et belle, c'est le cinéma français qui apparaît. Pour celles et ceux qui savent, qui ont vu ses films, c'est bouleversant. Quelqu'un a dit un jour que ses fans formaient "une véritable secte". Dans les années quatre-vingt, deux de ses membres avaient ouvert un restaurant baptisé "Premier rendez-vous".



                      





L'actrice a inspiré les réalisateurs à tous les âges de la vie. Sa dernière apparition à l'écran remonte au 1er janvier 2011, à la télévision, dans C'est toi, c'est tout de Jacques Santamaria. Les scénarios lui parviennent toujours là où elle se trouve, et il se pourrait bien qu'elle tourne encore. Le théâtre eut aussi une place importante dans sa vie, mais elle manqua son dernier rendez-vous avec lui dans La maison du lac aux côtés de Jean Piat à cause d'une mauvaise chute pendant les répétitions.



                        

Lorsqu'on rencontre Danielle Darrieux, c'est "un peu de son printemps, un peu de ses vingt ans" qu'elle nous donne, comme dans la chanson des premiers jours de mai qu'elle fredonne toujours. Danielle Darrieux est une hirondelle qui fait le printemps.


                              



Le crime ne paie pas est un film à sketches français réalisé par Gérard Oury et sorti en 1962. Adapté des bandes dessinées de Paul Gordeaux, le film comporte quatre sketchs distincts intitulés respectivement Le Masque, L'Affaire Hugues, L'Affaire Fenayrou et L'Homme de l'avenue.Le Masque : Au XVe siècle, apprenant que son amant, le chevalier Giraldi, la trompe, la duchesse vénitienne Dona Lucrezia le fait tuer par des spadassins. Sa rivale, qui n'est autre que sa suivante, la belle Antonella, décide de se venger. L'Affaire Hugues : Au XIXe siècle, le député socialiste français Clovis Hugues, est pris malgré lui dans une machination voulant l'atteindre en salissant la réputation de sa femme Jeanne Royannez. L'Affaire Fenayrou : Au début du XXe siècle, une jeune femme, Gabrielle Fenayrou, fait tuer son amant par son mari puis condamner celui-ci pour vivre avec un troisième homme. L'Homme de l'avenue : En sortant du cinéma, où il vient de voir les trois sketchs précédents, Pierre Marsais est tué par une voiture que pilote le colonel Roberts. Voulant avertir la veuve complètement ivre, le colonel découvre que le défunt s'apprêtait à assassiner sa femme à l'instant même de sa mort.On oublie souvent que Gérard Oury avant d'être le roi de la comédie des années 60 et 70 avait été acteur puis un court moment réalisateur dans le genre policier. Ici pour son troisième métrage qui précède de trois ans "Le Corniaud", il cède à la mode du film à sketches très en vogue à l’époque, notamment en Italie. Sous le vocable « Le crime ne paie pas », Oury rend hommage au journaliste écrivain Paul Gordeaux dont les bandes dessinées verticales relatant les grandes affaires criminelles ont contribué à la gloire du France Soir de la grande époque.


            

Il s’agit au moyen de quatre sketches de montrer la vérification de l’affirmation morale contenue dans le titre du film à travers les époques. Comme le plus souvent dans le genre si particulier du film à sketches, le défilé de stars est tout aussi important que le contenu lui-même et de ce point de vue la production franco-italienne ne déçoit pas, contenant un bel aréopage des vedettes féminines en vogue ou confirmées de l’époque allant de la très sensuelle Rosanna Schiaffino à la très affirmée Edwige Feuillère en passant par Annie Girardot , Danièle Darrieux ou Michèle Morgan. Si le premier sketche adapté par Aurenche et Bost, censé nous transplanter dans l’époque tourmentée des Borgia est assez soporifique voire franchement ennuyeux en dépit de la prestation très convaincante d’Edwige Feuillère, la suite concoctée successivement par Henri Jeanson, Boileau et Narcejac et Frédéric Dard est tout à fait jouissive, tant au niveau du style très enlevé que des intrigues donnant à voir des criminels tous très retors. De la Belle Epoque à nos jours nous découvrons les stratagèmes les plus ingénieux qui naissent dans l’esprit tortueux des criminels jamais en peine pour dissimuler leurs méfaits. Heureusement comme l’annonce le titre, « Le crime ne paie pas » et la morale est toujours sauve à la fin. Les acteurs sont tous parfaits et Oury montre déjà dans l’esprit de son récit sa propension à la dérision. On remarquera un très court numéro de Louis de Funès qui en cette année 1962 semble avoir enfin trouvé après des années de tâtonnement son style comique inimitable qui va exploser deux ans plus tard dans « Pouic-Pouic » et dont Oury tirera aussitôt après le meilleur. Il ne faut donc pas s’arrêter au premier sketch très conventionnel qui peut donner une fausse image de la tonalité générale de cette petite pépite.

Jules Verne et James Mason

20 000 lieues sous les mers (1954) de Richard Fleischer :

Titre original : « 20,000 leagues under the sea »Cette adaptation du roman de Jules Verne produite par Walt Disney est très fidèle, tout au plus les caractères de certains personnages ont-ils été accentués pour mieux plaire au public américain  et un animal apprivoisé introduit (une otarie) pour plaire aux enfants. Mais l’esprit reste celui de Jules Verne avec ce mélange d’attirance et de mise en garde vis-à-vis de la technologie. Il est remarquable que le film conserve toute la capacité d’émerveillement du roman car, si les sous-marins n’existaient pas encore lorsque Jules Verne l’a écrit en 1869, ils étaient bien entendu connus de tous en 1954. Le spectacle est servi par le Technicolor et le Cinémascope qui n’en était alors qu’à ses débuts. Les grandes scènes spectaculaires, comme l’attaque du calmar géant, sont admirables et l’intérieur du Nautilus est somptueusement décoré, avec un mélange de modernisme et de style victorien. Alors qu’il n’avait tourné auparavant que des petites productions, Richard Fleisher montre beaucoup de maîtrise dans la réalisation de cette super-production et le déroulement du scénario montre un rythme parfait. 


 Côté acteurs, James Mason semble vraiment fait pour le rôle du Capitaine Nemo. 20 000 lieues sous les mers est la meilleure adaptation d’un roman de Jules Verne au cinéma, c’est aussi l’un des tous meilleurs films sortis des Studios Disney . Insensible au temps, le film conserve aujourd’hui tout son impact.


   

Voyage au centre de la terre :


Film de Henry Levin (USA, 1959). Scénario : Walter Reich et Charles Brackett, d'après Jules Verne. Image : Leo Tover. Musique : Bernard Herrmann. 125 mn. VM. Avec James Mason : le professeur Liddenbrock. Arlene Dahl : Carla Goetborg. Pat Boone : Alec McEwen. Diane Baker : Jenny.
Le genre : aventures fantastiques.
Le professeur Liddenbrock vient de découvrir, sur un morceau de lave, des indications permettant de retrouver un volcan éteint, par lequel un savant disparu s'était enfoncé vers le centre de la Terre. Il décide de monter une expédition afin d'explorer à son tour les entrailles de la planète. Liddenbrock est accompagné par un étudiant et par la veuve d'un explorateur assassiné alors qu'il s'apprêtait à se lancer dans la même aventure...

Ce film est l'une des meilleures adaptations de Jules Verne à l'écran. Et une étrange pépite dans la carrière de Henry Levin, habitué aux navets. Sans doute faut-il créditer ses collaborateurs de cette réussite, à commencer par le scénariste et producteur Charles Brackett, qui a pris des libertés avec le roman, mais en a parfaitement respecté l'esprit. James Mason (le Nemo de 20 000 Lieues sous les mers, de Richard Fleischer) apporte cette malice flegmatique propre aux plus délicieux récits d'extrapolations scientifiques.





La qualité des décors et des trucages, au charme rétro, reflète sans les trahir les rêves suscités par le livre : les images de forêts minérales, algues phosphorescentes, déserts de sel, cavernes plantées de champignons géants, repaires de monstres préhistoriques sont de celles qui s'incrustent dans l'imaginaire du spectateur ayant gardé son âme d'enfant.Nagel Miller.


            


mardi 26 novembre 2013

Paul Newman

Paul Newman est un acteur, réalisateur, producteur et scénariste né le 26 janvier 1925 à Shaker Heights dans l'Ohio (États-Unis) et mort le 26 septembre 2008,, près de Westport (Connecticut).
Paul Newman est né à Cleveland dans l'Ohio. Son père était juif allemand et sa mère était catholique avec des racines hongroises.
Il participe de 1941 à 1945, à la guerre du Pacifique, où il est blessé. Cet incident lui interdit de pratiquer le sport et il se consacre alors au théâtre.
Il étudie l'art dramatique d'abord à école d'art dramatique de Yale, puis à l'Actor's Studio de New York, auprès de Lee Strasberg. Bientôt, il monte sur scène à Broadway dans des pièces comme Picnic (1953) ou The desperate Hours (1955), qui lui apportent la célébrité.
À partir de 1954, il tourne pour le cinéma. Son premier film est Le Calice d'argent de Victor Saville.
Ses prestations sont remarquées dans Le gaucher d'Arthur Penn (1957), La chatte sur un toit brûlant (1958) ou Exodus (1960).
Le gaucher :
C'est le plus impressionnant des films consacrés à « Billy the Kid ». Sa courte vie (1859-1881) fournit le scénario d'un western idéal. De cette chasse à l'homme, Arthur Penn fait aussi une chasse à l'être : derrière la figure de légende, il traque le mystère d'un gamin mélancolique et violent, à la fois sans défense et sans pitié.
Paumé, William Bonney est recueilli par Tunstall, un éleveur qui l'engage comme garçon vacher. Mais Tunstall est abattu par quatre rivaux dans la guerre du bétail. Bonney va les tuer tour à tour et devenir « Billy the Kid ». Pourquoi fallait-il venger Tunstall qui n'était que son patron ? Il y a un rêve d'amour paternel là-dessous, comme le suggère le film à travers le portrait d'un autre père de substitution, Pat Garrett. Ce hors-la-loi devenu shérif est le protecteur de « Billy the Kid », mais celui-ci devra le tuer. « Le Gaucher, c'est OEdipe dans l'Ouest », disait Arthur Penn. C'est aussi une belle évocation du désordre et de l'absolutisme de la jeunesse, quelle que soit l'époque.


                
En 1961, il joue dans L'arnaqueur un personnage dont il reprendra le rôle dans La Couleur de l'argent de Martin Scorsese (1986). Avec La Couleur de l'argent, Paul Newman déccroche enfin l'Oscar du meilleur acteur dans un premier rôle.
Le plus sauvage d'entre tous :
Film de Martin Ritt (Hud, USA, 1963) Scénario : Irwing Ravetch et Harriett Frank. NB. VM. 110 mn. Avec Paul Newman, Melvyn Douglas, Patricia Neal.
Genre : dramatique.
Hud Bannon aime la vie. Mais il se heurte à son propre père, orgueilleux maître d'un ranch. Lorsque le bruit d'une épidémie court, Hud veut vendre le troupeau. Son père refuse... On comprend vite que l'affrontement de Hud et de son père est, en fait, celui de deux modes de vie, de deux époques. Paul Newman, arriviste sans scrupules, se retrouve seul, victime de son propre cynisme. Vieux patriarche, Homer Bannon n'appartient déjà plus à l'Amérique moderne de Wall Street où les banquiers ont succédé aux aventuriers. Oscar pour Patricia Neal, grande comédienne, mais, ici, dans un second rôle.
D'autres rôles importants émaillent sa filmographie: Luke la main froide (1967), Butch Cassidy et le Kid (1969), L'arnaque (1973), La tour infernale (1974), Le policeman (1981) et Le verdict (1982).


Dès 1959, Paul Newman s'intéresse à la réalisation. Il commence par un court-métrage : On the harmfulness of tobacco (Sur les méfaits du tabac), puis il poursuit dans cette voie avec Rachel, Rachel (1968), De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites (1972), La ménagerie de verre (1986).



   



En 1958, Newman épouse l'actrice Joanne Woodward. A eux deux, ils battent un record: c'est le couple marié à Las Vegas qui a la plus longue durée de vie commune !
Hombre :
Film de Martin Ritt (Hombre, USA, 1967). Scénario : Irving Ravetch et Harriet Frank Jr, d'après Elmore Leonard. Image : James Wong Howe. Musique : David Rose. 125 mn. VF. Avec Paul Newman : John Russell. Fredric March : Dr Faver. Richard Boone : Cicero Grimes. Diane Cilento : Jessie Brown. Martin Balsam : Henry Mendez. Cameron Mitchell : le shérif. Barbara Rush : Audra.
Genre : western d'auteur.
Une diligence est attaquée par des hors-la-loi qui guignent l'argent destiné à une réserve indienne. Parmi les passagers se trouve John Russell, Blanc élevé par les Indiens et donc rejeté par la communauté cow-boy. Malgré les préjugés de ses compagnons de route, il prend leur défense et décide de se battre contre les bandits.
La seule incursion de Martin Ritt dans le western est une réussite : on y retrouve ses idéaux généreux, mais, au-delà du message initial de tolérance, le scénario - qui n'est pas sans évoquer La Chevauchée fantastique, de John Ford - ménage plusieurs surprises, et fait du personnage interprété par Paul Newman un héros solitaire et ambigu. Le rythme du film est volontairement lent, avec des dialogues réduits au minimum. L'interprétation est exemplaire, de Paul Newman, parfait, à Richard Boone, truculent à souhait. Tous contribuent au climat complexe et sophistiqué, qui culmine dans un dénouement d'une gravité que les mordus de western trouveront inhabituelle.


   


Il a obtenu un Golden Globe Award pour Rachel, Rachel en 1969 et l'Oscar du meilleur acteur en 1986 pour son rôle dans La Couleur de l'argent de Martin Scorsese.
Parallèlement à sa carrière d'acteur, Newman s'est lancé dans diverses actions caritatives. Il a créé, par exemple, une marque de produits alimentaires (Newman's Own) dont les bénéfices sont versés à des organismes de charité pour les enfants. Il organise des camps pour enfants cancéreux et aide financièrement des centres pour personnes abusant des drogues ou de l'alcool.
Paul Newman est également connu pour son implication dans le sport automobile, il est d'ailleurs le co-propriétaire de l'écurie Newman/Haas/Lanigan Racing.

En mai 2007, il annonce la fin de sa carrière cinématographique.
Il est alors atteint d'un cancer des poumons qui ne lui laisserait plus que quelques semaines à vivre. Il en mourut le 26 septembre 2008 à 83 ans.