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lundi 7 octobre 2013

Zombies

Depuis son apparition en 1932 dans White Zombie, les morts-vivants n'ont jamais quitté les écrans de cinéma et la figure du zombie n'a eu de cesse d'accompagner les transformations du septième art voire même d'en marquer l'histoire.
C'est le cas notamment en 1968, lors de la sortie de Night of the Living Dead de Georges A. Romero : c'est ce film qui va marquer la naissance du zombie moderne au cinéma et souligner les différentes facettes que peut posséder le zombie en plus d'être un monstre d'épouvante et d'horreur.
Ainsi, le zombie sur grand écran a traversé tout le 20è siècle et continue encore aujourd'hui d'être une figure privilégiée du cinéma d'épouvante, d'horreur voire même de la comédie.
Il est intéressant d'étudier comment cette figure s'est transformée et a évolué car le zombie soulève de nombreuses questions par rapport au médium cinématographique concernant des éléments aussi divers que le hors-champ, l'horreur à l'écran, le dégoût visuel, la provocation esthétique mais aussi la critique sociale ou le cinéma engagé / politique. Suite : http://zombie-cinema.over-blog.com/
White Zombie est un film d'horreur américain de Victor Halperin, sorti en 1932. C'est la première œuvre cinématographique mettant en scène des zombies.


            
Suite : Daily ...


Le film est produit de manière indépendante par les réalisateurs de films muets Edward et Victor Halperin, d'après un scénario de Garnett Weston. Victor Halperin dirige le film qui est distribué par United Artists.
Sherman S. Krellberg finance la majeure partie du film par le biais de sa société Amusement Securities. Quand les Halperin ne sont pas en mesure de rembourser le prêt en temps voulu, Krellberg se sert sur leurs droits et, après l'exploitation initiale de White Zombie, ressort le film avec d'autres distributeurs, notamment en 1972.
Un jeune couple en Haïti, Neil Parker (John Harron) et Madeleine Short (Madge Bellamy), est invité par une connaissance, Charles Beaumont (Robert Frazer), à venir dans sa plantation pour leur mariage. Mais Beaumont est amoureux de Madeleine et espère pouvoir la persuader de l'épouser lui plutôt que Neil. Repoussé, il s'adresse à un maître vaudou blanc, Legendre (Béla Lugosi), pour qu'il fasse d'elle un zombie de manière temporaire. Il compte ainsi renvoyer Neil aux États-Unis pour qu'il y fasse son deuil, avant de la ramener à la vie pour réitérer sa demande. C'est sans compter sur Legendre qui a ses propres intentions concernant Beaumont et la jeune femme. Celle-ci est finalement sauvée de son état de zombie par son fidèle fiancé et un missionnaire, le docteur Bruner (Joseph Cawthorn).


                                      

La Nuit des morts-vivants (Night of the Living Dead) est un film américain de 1968 réalisé par George A. Romero.
C'est le premier volet de la Saga des Zombies. Plus tard, le scénario sera repris maintes et maintes fois ; la version la plus connue est celle de Tom Savini, de même titre que le film de Romero, sortie en 1990.
Un cimetière de Pennsylvanie. Barbara et son frère Johnny ont fait une longue route pour venir se recueillir sur la tombe de leur père, enterré dans leur ville natale. Ce rite annuel irrite Johnny, qui se moque de Barbara, et lui rappelle comment il lui faisait peur lorsqu'elle était enfant. Il cherche à nouveau à l'effrayer, en lui affirmant que les morts vont venir la chercher. Barbara, énervée, s'isole, et se fait agresser par une personne à la démarche mécanique et au visage ravagé. Son frère la défend, mais meurt dans la lutte, la tête fracassée contre une pierre tombale. Barbara s'enfuit, et se réfugie dans une maison isolée. Un routier afro-américain, Ben, la rejoint, et bloque portes et fenêtres avec des planches de bois alors que de nombreux morts, revenus à la vie, se dirigent vers la demeure. Barbara s'évanouit, et restera en état de choc à son réveil.
 

 

En 1961, après ses études au college, George Romero fonde avec une dizaine d'amis une société de production, The Latent Image, spécialisé dans les films télévisés. L'objectif du petit groupe, qui travaille à Pittsburgh, est de réunir assez d'argent, d'expérience et de matériel pour se lancer dans la production d'un long-métrage, ce qui est possible au bout de quelques années. La recherche de financeurs s'avère dans un premier temps vaine, le projet n'intéresse personne. Le petit groupe décide alors d'investir ses propres finances, entorse à une règle de sécurité observée par l'ensemble de la profession.
Le petit groupe fonde une société de production, Image Ten. Chacun des dix actionnaires apporte 600 dollars. La somme permettra le lancement du tournage. Le reste du budget, 6 000 dollars, sera finalement obtenue de financeurs, sur présentation des premiers rushes. Le budget total du film est donc de 114 000 dollars.

                                       


Romero expliquera qu'en 1968, le paysage des grandes productions avait évolué. Selon lui, l'industrie du spectacle commençait à battre de l'aile à cause de la concurrence de la télévision. Pour y faire face, les exploitants de cinéma se seraient tournés vers la violence, l'horreur et le Comportement sexuel humainsexe. « Dans ce contexte, le cinéaste indépendant devait se transformer en investisseur et se retrouvait parfois contraint de compromettre son art. Mais au moins, il pouvait travailler. »
Le choix d'un film d'horreur est une stratégie commerciale décidée par des nouveaux qui n'ont aucune expérience en matière de distribution : « Nous n'étions [...] pas sûrs qu'un distributeur national serait intéressé. Mais nous nous disions que, au pire, nous pourrions toujours rentrer dans nos fonds en les projetant dans les drive-in de la région. ». Ce sont donc la « relative viabilité commerciale du genre » et « le goût croissant du public pour le bizarre et l'inédit » qui poussent l'équipe à choisir ce sujet, bien plus qu'un goût particulier pour l'horreur - même si celui-ci est indéniable en ce qui concerne Romero.


Mais une fois ce choix effectué, le petit groupe s'engage totalement pour achever à un film de qualité. Certes, reconnaît un des producteurs, Russel Streiner, le groupe aurait préféré réaliser un grand film dramatique. Mais le choix du genre effectué, ils décidèrent de tout faire pour rendre le film « le plus réaliste possible avec le budget dont nous disposions ».
George Romero avait écrit une nouvelle qu'il décrit comme une sorte d'allégorie inspirée par Je suis une légende de Richard Matheson, mettant en scène « une masse informe revenue d'entre les morts et poussée par un besoin irrépressible de se nourrir de la chair et du sang des vivants ». John Russo en assurera la scénarisation au moment où Romero est occupé à préparer le tournage.
Des choix artististiques et scénaristiques sont dictés par les contraintes budgétaires. Mettre en scène des morts-vivants nécessite peu de maquillage et d'effets spéciaux. De même, Romero témoigne que le choix du noir et blanc est moins dicté par des parti-pris esthétiques que par des impératifs financiers.
Bonus : 



Zombie (Dawn of the Dead) est un film américano-italien gore réalisé par George Romero, sorti en 1978. C'est le deuxième film de la saga des zombies de ce réalisateur, après La Nuit des morts-vivants, dont il n'est pas à proprement parler une suite, mais dont il reprend et prolonge le principe de départ. Il est également le premier opus d'une saga dérivée, continué par L'Enfer des zombies de Lucio Fulci.
Le monde est bouleversé par la prolifération des morts-vivants, que rien ne semble pouvoir endiguer. Alors que le chaos règne partout, un groupe de quatre personnes se réfugie dans un centre commercial qu'il barricade afin de se protéger des zombies et bénéficier des ressources du centre.
Zombie est d'abord connu en tant que sommet du gore : les cervelles explosent, le sang gicle, les entrailles se déversent. Cela a valu au film, censuré plusieurs années en France, d'être admiré autant que dénigré. Mais Zombie est aussi un pamphlet politique, et notamment une charge contre la société de consommation, représentée par le centre commercial dans lequel les héros, comme les zombies, singent leur vie passée.
Aujourd'hui, les zombies nous envahissent. Ils sont partout: dans les bandes-dessinées, les romans, les séries tv, les films et les jeux-vidéos. Et pour pleinement apprécier cette étendue, il faut revenir à son origine et remonter le phénomène à la source. George Roméro, réalisateur de Zombie, le film dont je parle aujourd'hui, est le "responsable" de cet engouement pour les morts-vivants. Il a créé une véritable mythologie sur le simple sujet des morts-vivants, inspirant nombre de films d'aujourd'hui. Parlons du film, à présent. Zombie, second film de la trilogie de Roméro, est un excellent divertissement. On tient ici un véritable classique du cinéma d'aujourd'hui comme d'hier qui a offert nombre de clichés. 


   

Plus d'une fois, son scénario à été repris ou réécrit tellement il était original lors de sa sortie. On regrettera le maquillage des morts-vivants, qui ont tous le visage recouvert d'une poudre blanche. On en voit aussi les défauts: parfois, l'arrière du cou de certains zombies n'est pas maquillé. En soit, ce n'est pas grave, ce n'est qu'un détail, mais qui pourrait fâcher les plus pointilleux. Pour parler du film en général: gore, surtout à l'époque de sa sortie, bien scénarisé, dialogué intelligemment et non ridiculeusement comme pour les films d'horreur de nos jours. La mise en scène est bonne et nous offre quelques moments de frissons, qui sont certes rares mais qui ont le mérite d'être toujours présents trente ans après. World War Z pourrait avoir à apprendre quelques tuyaux en s'inspirant de Zombie. 


                              

A l'heure où le phénomène "Walking Dead" réapprend aux jeunes générations à connaître le mort-vivant, avant il y a eu "Dawn of the Dead" qui est sans conteste le meilleur film de zombie jamais vu sur un écran. Romero, épaulé au scénario et produit par Dario Argento, spécialiste italien du genre, signe un sommet du gore, son chef-d'oeuvre absolu et définitif, qui malgré les années, fait encore son effet. Il a eu la chance d'être aidé par le talent d'un créateur hors normes, Tom Savini, grand spécialiste des maquillages et effets choc stupéfiants, des têtes coupées et des membres arrachés, et ceci bien avant l'ère des effets numériques ; adulé par des hordes de fans à sa grande époque, Savini fait parfois l'acteur, comme ici où il est le chef des motards. Les têtes explosent, le sang gicle en filet dru, les zombies déchiquettent leurs victimes sur fond de hard rock du groupe Goblin, et la grande scène du centre commercial qui reste le morceau de bravoure du film... tout ceci fait de "Zombie" un film essentiel dans le genre, mais pour public averti. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-2062/critiques/spectateurs/star-4/


1 commentaire:

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