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mercredi 16 octobre 2013

Vincent price

Vincent Price (27 mai 1911 - 25 octobre 1993), était un acteur américain, spécialisé dans les films d'épouvante.
Né le 27 mai 1911 à Saint-Louis dans le Missouri, il se passionne pour l'histoire de l'art, ce qui l'amène, après ses études à Yale, en Angleterre, où il étudie aux Beaux Arts et monte sur scène dès 1935, avant de devenir une vedette à Broadway.
Son physique de dandy inquiétant, à la voix caressante apparaît dans Laura d'Otto Preminger (1944), avant de devenir un acteur emblématique de films d'horreur, sous la direction récurrente de Roger Corman (La Chute de la Maison Usher, Le Corbeau, L'Empire de la Terreur, ...), mais également d'André De Toth dans le mémorable L'Homme au masque de cire (House of wax, 1953), qui fut le premier film en 3D. Il apparaît sous les traits du Cardinal de Richelieu dans l'adaptation des Trois Mousquetaires de George Sidney (1948, aux côtés de Gene Kelly).
Acteur indissociable du cinéma d'épouvante, il incarne L'Abominable Docteur Phibes de Robert Fuest (1971) et quelques films d'horreur anglais comme Théâtre de sang de Douglas Hickox (1973), à la lisière de l'autoparodie. Il prête sa voix au court-métrage hommage, Vincent, que lui consacre Tim Burton (qui lui donnera l'un de ses derniers rôles dans Edward aux mains d'argent en 1990).



                 

En 1975, il prête sa voix à l'album Welcome to My Nightmare de son ami Alice Cooper pour la chanson Devil's Food et apparaît régulièrement sur scène lors de ses concerts : il s'agira de la première association de l'univers du cinéma d'horreur à celui du rock. On retrouve sa voix envoûtante et son rire guttural dans la chanson Thriller de Michael Jackson ainsi que dans le morceau The Number of The Beast d'Iron Maiden la même année. Sa voix figure également dans la chanson "And When he Falleth" du groupe de gothic metal Theatre of Tragedy. La chanson, en effet, reprend plusieurs extraits de dialogues du film Le Masque de la Mort Rouge
Dans les années 1990, il prêtera sa voix pour la scénographie de la célèbre attraction Phantom Manor du parc Parc Disneyland
Grand collectionneur d'art contemporain, il a consacré plusieurs ouvrages à sa passion. Il meurt d'un cancer du poumon à Los Angeles, le 25 octobre 1993. Tim Burton, qui s'était lié d'amitié avec lui, prétendra qu'il s'était en fait laissé mourir de tristesse suite au décès de sa femme un an auparavant. Le chanteur Wednesday 13 lui rend hommage dans sa chanson The Ghost Of Vincent Price en 2005.




                                

William Castle, cet artisan des séries B fantastiques qui vient de signer l’année précédente Macabre, ouvre via La Nuit des mystères un bal stylistique dans lequel il persévèrera par la suite avec des œuvres comme 13 ghosts ou The Tingler. Le cinéma est, selon Castle, un jeu qui se doit d’interagir avec le spectateur, jeu dont le cinéma d’horreur est l’un des meilleurs garants puisqu’il suscite des émotions d’autant plus profondes que sont l’inquiétude et la peur. Aussi, transformant chacune de ses œuvres cinématographiques en un train fantôme, Castle pousse plus avant l’interaction en mettant en place des mécanismes horrifiques à l’intérieur même des salles obscures (sièges vibrants, effets lumineux et auditifs, objets qui tombent du plafond). Ce fut notamment le cas pour la diffusion de cette Nuit de tous les mystères où le public surpris recevait la visite du Skeleton qui hante le château lors de la scène finale. S’appuyant sur une mise en abyme quasi autobiographique, La Nuit de tous les mystères propose un spectacle dans le spectacle, à l’image des fêtes foraines qui bernent leur auditoire à l’aide d’illusions faciles mais efficaces. Il en est ainsi de cette intrigue au confluent de l’intrigue policière façon Agatha Christie et de la maison hantée, apanage favori des productions horrifiques des 50’s, dont Castle reprend tous les clichés en distillant çà et là une flaque de sang au plafond, des apparitions spectrales, des lustres qui tombent, des mains surgissant des recoins les plus sombres, des passages dérobés, des portes qui claquent et autres joyeusetés propres au genre fantomatique. L’inévitable Vincent Price, en maître de cérémonie manipulateur, se 

révèle le pendant cinématographique de son réalisateur, dévoilant peu à peu les rouages de sa machinerie (les armes des cercueils), décrédibilisant chacune des situations pour les rendre plus pragmatiques encore. 


   


Théâtrale à outrance, reposant sur un second degré omniprésent, la mise en scène balaie tout possible horrifique mais livre constamment de nouveaux rebondissements pour maintenir l’intérêt de l’histoire.
Malgré un dénouement trop rapidement expédié qui ne rend pas hommage à l’ensemble de l’œuvre, La Nuit de tous les mystères reste une curiosité étonnante qui aura au moins le mérite d’avoir tenté de bouleverser quelque peu un genre spectral gangréné par le fixisme en y injectant une manipulation scénaristique digne des grands romanciers policiers. Le métrage connaîtra une relecture moderne via la caméra de William Malone et une variation pornographique éponyme au sein de laquelle des femmes en chaleur se retrouvent enfermées au sein d’un château hanté par des fantômes lubriques.


                
         
Les ficelles sont classiques, le décor ne l’est pourtant pas. Cette maison de l’horreur n’est pas un manoir vintage mais une villa moderne, œuvre du célèbre architecte Frank Lloyd Wright, qui a dessiné notamment le musée new-yorkais de Guggenheim. De quoi amadouer les convives qui ne se doutent pas qu’ils entrent dans une prison (fenêtres cadenassées, ombres de barreaux au bout du corridor) interprétant la partition parfaite de l’horreur gothique, orgue qui joue tout seul ou dame blanche au balcon. Tout tient du ludique trompe-l’œil, y compris le twist final. Castle y met du sien également en salle, avec l’improbable utilisation d’un squelette phosphorescent qui flotte au-dessus du public au moment où, à l’écran, apparaît «l’autre» squelette (procédé déjà accueilli avec plus de rire que de peur à l’époque).



                 
 

La terreur est beaucoup plus premier degré à travers les yeux de la scream queen Carolyn Craig, énervante brunette repérée dans des publicités so 50’s où elle vante les épanouissantes activités de la femme au foyer modèle. Rien ne lui sera épargné, vision d’une tête moisie dans la trousse à maquillage ou d’une pendue dans les escaliers, patte de bestiole poilue qui tente de l’agripper ou irruption d’une affreuse mémé bigleuse dans la cave (interprétée par Leona Anderson, vue dans quelques muets quarante ans plus tôt, connue lors de sa carrière musicale comme «la plus horrible des chanteuses du monde» et sœur de Bronco Billy, l’une des premières stars du western). Ses cris résonnent encore très fort aujourd’hui dans ce classique culte un rien kitsch, probablement l'un des meilleurs films de son réalisateur. Nicolas Bardot
Bonus : 

   

Remake en Technicolor et en 3D de Mystery of The Wax Museum (1933) de Michael Curtiz, L’Homme au masque de cire (House of Wax, 1953) est devenu un classique du fantastique. Le film lança surtout la seconde carrière de Vincent Price, qui d’acteur de second plan sérieux chez Preminger ou Mankiewicz devint une star de l’horreur grâce aux films de Roger Corman et aux productions AIP. Il interprète ici un sculpteur de génie, qui excelle dans la création de mannequins de cire à la ressemblance humaine parfaite. À la veille de l’aboutissement d’un grand projet de musée dédié à son art, un associé cupide provoque l’incendie de son atelier, détruisant ses œuvres et le laissant pour mort. Mais le sculpteur, ou plutôt son fantôme, revient d’entre les flammes. Horriblement défiguré, il accomplit sa vengeance, et ouvre enfin un musée de cire, mais dont les orientations esthétiques ont été bouleversée par l’accident du malheureux. Au lieu de célébrer la beauté, l’artiste fou va désormais se consacrer à des représentations macabres, en reconstituant  des crimes historiques célèbres ou des affaires d’actualités, poussant le vice jusqu’à faire figurer dan son musée les meurtres qu’il a lui-même commis, en utilisant les cadavres de ses victimes pour créer les mannequins.
Nous sommes dans les années 50 à Hollywood, lors du premier âge d’or du « cinéma en relief » avant la nouvelle vague actuelle (depuis La Légende de Beowulf de Robert Zemeckis et Avatar de James Cameron) et une brève et médiocre mode dans les années 80. Rarement dans l’histoire du relief – et avant les efforts les plus récents convaincants de Cameron et Scorsese dans Hugo – le procédé a-t-il été employé de façon aussi pertinente (dans la plupart des films en 3D, le relief est uniquement utilisé à des fins spectaculaires – jet de flèches dans les westerns, apparitions ectoplasmiques dans les films d’épouvante). 


   

Le musée de cire et ses mannequins hétérogènes, où les vrais cadavres se cachent parmi les reproductions humaines, Vincent Price lui-même, dissimulant sous un masque de cire ses horribles brûlures, déclinent un univers en trompe-l’œil où le spectateur est sans cesse berné. Pourtant, malgré la splendeur du relief – notamment dans les scènes de poursuite nocturnes dans les ruelles brumeuses, ou l’amplification de la profondeur de champ accentue l’angoisse du spectateur – c’est une légitimation un peu superficielle et somme toute peu convaincante de l’emploi de la 3D que de renforcer une atmosphère fantastique. Il suffit pour cela d’évoquer tous les cinéastes qui sont parvenus à créer un univers factice et déstabilisant (du Cabinet du docteur Caligari aux films de Mario Bava) sans avoir recours à la 3D. Par contre, les auteurs ont compris que la 3D, ontologiquement, renvoyait le cinéma non pas à un avenir technologique (l’échec du procédé allait leur donner raison) mais à ses origines foraines. 



                               


De Toth expliqua dans ses mémoires que son désir de réaliser un film en 3D fut appuyé par Brynie Foy, un responsable de la Warner, contre l’avis de Jack Warner lui-même. Ce n’est que grâce à la persévérance des deux hommes que Jack Warner céda enfin, avec raison : le film fut tourné à peu de frais et dans un temps record, et remporta à sa sortie un succès exceptionnel. Car le dénommé Brynie Foy était un ancien artiste de music-hall, ce qui explique sans doute à la fois son obsession du relief et la multiplication dans le films d’intrusions de numéros de cabaret ou de saltimbanque, occasions d’effets de relief saisissants (bateleur haranguant la foule avec un yoyo, spectacle de French cancan dans un taverne). A ce titre House of Wax sera pris constamment comme modèle dans la suite des incursions cinématographiques du relief. 


                               
                             
Dans The Mad Magician, John Brahm réutilisera Vincent Price plongé cette fois-ci dans le monde de la magie; la scène du french cancan inaugure quant à elle les potentialités érotiques de la 3D exploitées dans les porno soft des années 60 et 70 tandis que le célèbre du plan final (la tête de Charles Bronson brandie à la face du spectateur) sera explicitement cité vingt ans plus tard dans l’iconoclaste Chair pour Frankensteinde Paul Morrissey, qui renvoyait le relief à ce qu’il avait toujours était (avant de redevenir un gadget technologique et un atout commercial dans les années 2010) : du Grand-Guignol.


Parlons un peu histoire pour rappeler aux plus jeunes d’entre nous que James Cameron n’a pas inventé la 3D et que celle ci est apparue à plusieurs reprises dans le cinéma. Que ce soit dans les années 80 ou les années 60, elle est surtout apparue réellement pour la première fois en 1922 pour un public composé d’élite avec le film muet The Power of Love et uniquement diffusé au Los Angeles Ambassador Hotel avec comme particularité d’avoir 2 fins visible en 2D. Pour cela il fallait fermer un oeil et regarder soit la fin heureuse avec l’oeil droit, soit la fin tragic avec l’oeil gauche. Le film ne fut pas un succès et est considéré aujourd’hui comme perdu. En fait le premier film grand public 3D est arrivé en 1952 sur les écrans et s’appelait Bwana devil. Petit film indépendant il rencontra le succès et forcément les grands studios ont souhaités s’y mettre aussi. Voilà pourquoi en 1953 débarquera « House of wax » « L’homme au masque de cire ». En quoi était-ce donc dés lors une révolution ? En fait House of wax était en plus d’être le premier film 3D issu d’un grand studio, le premier en couleur (toujours issu d’un grand studio) et le premier en stéréo !


                


Si aujourd’hui cela peut sembler anecdotique, ce fut une véritable révolution en son temps.
Qu’en est-il du film ? Il est évident que selon les standards d’aujourd’hui, le film ne fait absolument plus peur et ne doit pas être regardé tel quel, mais plus comme une prouesse technique et un bon thriller.
En effet sans vous spoiler le film, certaines révélations telles que le véritable visage du monstre (j’insiste bien sur véritable) sont encore aujourd’hui à la fois surprenantes et intéressantes voir totalement imprévisibles. Il y a ensuite le jeu d’acteur avec un très jeune Charles Branson assez flippant et un Vincent Price vraiment intriguant. Mais surtout il y’a l’utilisation de la 3D. Grâce à Warner, il est en effet possible aujourd’hui de découvrir sur bluray le film tel qu’il a été envisagé et de comprendre une fois encore que la 3D est parfaitement utilisée quand elle crée une profondeur de champs et ne sert pas simplement à vous envoyer des choses au visage. De plus quand on sait que le réalisateur du film était aveugle d’un oeil, cela remonte encore plus du génie une fois devant le résultat final.


                                




Le film est agréable à regarder, comprend une atmosphère disparue des films actuels et propose l’une des plus belles 3D existante. Ainsi, si vous avez l’occasion de vous procurer ce film, je ne peux que vous conseiller de le voir dans ce format là pour réellement l’apprécier sous peine de trouver le film un peu en dessous mais le monde moderne a malheureusement du mal à être rapidement effrayé comme on pouvait l’être en 1953. Pour info, Warner a eu la bonne idée de proposer en plus du film en 3D et 2D, le film original en bonus, à savoir The Mystery of the wax museum .Donc oui ! House of wax fait partie du patrimoine du cinéma US et a su révolutionner en son temps comme Avatar a pu le faire pour nous et il ne fait aucun doute que la 3D si bien utilisée est là encore pour… Toujours !
Source : http://www.zickma.fr/c-comme-culte-17-lhomme-au-masque-de-cire/

1 commentaire:

  1. http://dfiles.eu/files/ymsbd6rg7
    http://uploadhero.co/dl/WmDhI4YF

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