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dimanche 20 octobre 2013

The Big Lebowski

En Californie, Jeff Lebowski, dit The Dude, mène une vie de roublardise et de fainéantise en passant son temps à se reposer, boire et faire du bowling. Il prépare son prochain championnat mais un soir, il se fait agresser dans son appartement par des hommes de main qui l’ont confondu à un homme riche surnommé The Big Lebowski. Mais la fille de ce dernier se fait enlever et il supplie Jeff d’assurer l’échange avec une rançon …
Après le génial Fargo, les deux frères terribles indépendants, Joël et Ethan Coen reviennent avec The Big Lebowski, une comédie totalement absurde portée par un Jeff Bridges déjanté et un John Goodman explosif.
 Après le blanc immaculé presque surréaliste de Fargo dans le Dakota, les frères Coen retournent en Californie pour The Big Lebowski. Ecrit en même temps que Barton Fink, The Big Lebowski devait être à la base réalisé après ce dernier mais conçu pour être interprété par John Goodman et Jeff Bridges, qui étaient indisponibles à cause de tournages, les frères durent reporter le projet. Quelques années plus tard et après le succès retentissant de Fargo, les feux étaient au vert, lançant ainsi le tournage de cette comédie burlesque. Avec leurs premiers films, on avait pu apercevoir tout le talent comique des frères Coen, distillant avec précision et efficacité un humour noir des plus exquis et hilarants dans des films noirs ou dans une comédie burlesque. The Big Lebowski est donc leur troisième pure comédie avec Arizona Junior et Le Grand Saut, mais c’est dans The Big Lebowski que l’art comique des Coen est à son apogée grâce à un comique de situations souvent d’un ridicule poussé à son extrême, des dialogues souvent très bien trouvés comme le tapis qui était en harmonie avec la pièce, des scènes hilarantes et des personnages complétement décalés et très caricaturaux. Ces personnages sont magistralement incarnés par des acteurs au meilleur de leur forme notamment Jeff Bridges dans le rôle du Dude.


           
             
Habillé comme un clochard, son côté dégueulasse et ses lunettes noires lui donnent une ampleur burlesque et cartoonesque assez incroyable, amplifié par le jeu désabusé et fainéant de Bridges qui fait corps avec le personnage.Toujours en train de râler et boire son alcool russe, Bridges emporte tout sur son passage par sa nonchalance mais surtout grâce à sa présence comique irrésistible. A l’opposé, on retrouve un habitué des frères Coen, John Goodman, complétement barge en incarnant le vétéran du Vietnam, Walter.




                                           
Toujours d’une tension et d’une nervosité prête à exploser, Goodman est géniale d’absurdité avec ce racisme très prononcé, son franc-parler hilarant et ses pics de colère terrifiant, il vole presque la vedette à Bridges tellement il impressionne par sa justesse et son grand talent comique déjà aperçu dans Barton Fink. On retrouve dans les seconds couteaux, les acteurs fétiches des Coen comme John Turturro en joueur de bowling métro-sexuel et Steve Buscemi toujours aussi perdu et débile. Après dans la mise en scène, les frères Coen maitrisent toujours autant leur plan même si on ne retrouve pas la beauté de Miller’s Crossing et Fargo ni l’intensité de Barton Fink. Mais le bémol du film est ses quelques longueurs à cause de dialogues parfois trop nombreux et quelques scènes qui auraient pu être mieux exploitées même si certaines sont géniales comme celles du bowling ou celle des toilettes.
 


Après le grand Fargo, The Big Lebowski reçoit un accueil assez froid des critiques et du publique à sa sortie mais peu à peu s’impose comme un des films cultes des frères Coen. Malgré de très bonnes trouvailles scénaristiques et visuelles, le film patine au milieu à cause de quelques longueurs. Le film n’en reste très sympathique ...

Bonus :



   

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