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samedi 5 octobre 2013

Sungrazer

Même pas un an de gestation et déjà 35 minutes de Rock'n'Roll à offrir. Si une chose est acquise, c'est que Sungrazer n'est pas groupe à perdre son temps. Autre certitude: le trio est de ceux qui ne confondent pas pour autant abatage et précipitation. Car prendre son temps, Sungrazer sait faire. Avec un seul titre sous les six minutes, du sable plein des pompes et une signature toute fraiche chez Electrohasch, vous aurez bien vite compris quelle en est la raison et quel est le menu des réjouissances. Stoner, jams et trip désertico-cosmique.







                                    

La recette est connue de tous et il y a bien longtemps que plus grand chose n'a été inventé dans le genre. Il n'y a de toute façon plus trop de place pour ça et, pire, il n'a jamais tout à fait été question de révolutionner quoique ce soit. Le stoner c'est l'histoire d'un rock de ploucs, de granges perdues, de grandes étendues, d'amplis chauffés à blanc, de Black Sabbath, de mélodies poussiéreuses et, plus généralement, de retour aux basiques. De la sueur, du bruit, du voyage, du plaisir immédiat et du groove plus que de raison. Celle qu'il tend à vous faire perdre au grand damne de vos cervicales lorsque la recette prend.

                                     

Ca, les hollandais l'ont tout à fait compris et Sungrazer joue donc un rock de proximité: simple, direct, qui ne fait que communiquer à grands coups de vibrations le plaisir que le trio prend à évoluer entre jams psyché et assauts Stoner granuleux. Sans se presser, Sungrazer fait le boulot, évoquant au gré de cinq titres un Colour Haze sans faille spatio temporelle directe vers les 70's (If, Mountain dusk) comme un Karma to Burn qui se serait fait moins frontal (Common believer) et, bien évidemment, les incontournables Kyuss et le seigneur Homme, mètres étalon ès Stoner auprès de qui il apparait toujours aussi impossible de ne pas venir faire serment d'allégeance dès lors que l'on s'aventure dans des contrées pourtant défrichées il y a maintenant plus de quinze ans.

                                      

 Rien, absolument rien de nouveau donc. Tout ici se fait dans la nuance alors même que la visée première du trio - le trip rock'n'roll total - en est à des lieues. Un chant partagé, habilement placé entre les déclamations lascives et enfumées de Stefan Koglek (Colour Haze) et la puissance nasillarde maitrisée de Garcia (Kyuss), des riffs au couteau, un jeu de basse aussi monumental que discret qui œuvre en arrière plan à vous faire tressaillir l'échine, un batteur marteau pilon, sensuel et carré, autour de qui viennent se broder les éléments précités: Le trio est appliqué mais d'une efficacité remarquable.



                                      

Le temps de faire ce constat, la magie a opéré. Sungrazer, sans trop en faire et malgré ses airs de déjà vu, s'impose avec subtilité comme une des très belles sorties récentes du genre. Le format EP y est surement pour beaucoup, la lassitude n'ayant pas le moindre temps mort où venir s'incruster au milieu de ces cinq titres qui démontrent déjà la grande maitrise de leur sujet par les bataves. Rotation lourde en vue pour ces quelques moments d'oubli. La suite se fera dès lors attendre avec impatience mais, d'ici là, Sungrazer offre largement de quoi patienter un bon moment..



                                      

1 commentaire:

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