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samedi 19 octobre 2013

les serial killers

Si nombreux sont les serial killers à venir hanter le cinéma , votre poste de télévision ,ou  la littérature depuis quelques années, rares sont les vrais tueurs en série qui ont fait l’objet d’une adaptation cinématographique.
Le cinéma et à fortiori , le cinéma américain ( mais pas seulement) a toujours été très préoccupé d’étudier ces meurtriers
En cela, il n’a fait que traduire en images une obsession qui existe déjà chez de nombreux écrivains. Le cinéma a-t-il fait le tour de la question ? Je ne crois pas car malheureusement il y aura toujours matière a scénari.
S'il ne fallait lister que quelques films s'inspirant des faits et actes ou retraçant la biographie de célèbres serial killers, ce serait certainement ceux là...La liste n'est certes pas exhaustive mais ces  long-métrages sont très certainement représentatif de leur époque.
The Lodger, film muet de 1926 réalisé par Alfred Hitchcock dont c'est le troisième film et vraisemblablement le premier chef d'oeuvre.
C’est un mélodrame assez typique de l’époque, superbement filmé (en studio...) . Le premier film américain sur Jack l’Eventreur ( librement inspiré , certes) repose sur une atmosphère effrayante, et capture la panique et la paranoïa qui régnaient à Londres durant les meurtres de l’Eventreur. Les acteurs sont excellents, notamment celui qui joue le tueur.


                                  


À Londres,un tueur en série assassine des jeunes femmes blondes, dans le style de Jack l'éventreur. Un homme à l'air mystérieux se présente pour louer une chambre chez Mr et Mrs Bunting et tout dans le film est fait de façon à le rendre suspect : il se présente avec une écharpe qui lui cache le bas du visage. . Daisy, leur fille blonde comme les victimes du tueur, s'éprend de l'étrange locataire. Joe, le petit ami de Daisy, est le détective chargé de l'affaire. Il devient jaloux du locataire et le soupçonne d'être le tueur.



             


Dans le film se retrouvent quelques influences du cinéma expressionniste allemand : les ombres inquiétantes la nuit dans les rues ,  l'image des Bunting , inquiets pour leur fille, en bas de l'escalier avec des visages bouleversés.
Dans ce film on trouve tout Hitchcock , sa façon de mener  le spectateur  vers une fin toute différente de ce qu'il avait pu penser et tout cela sans une minute d'ennui .

Psychose , autre Hithcock sort en 1960 et Anthony Perkins, Janet Leigh et Vera Miles y jouent magistralement les rôles principaux. 


Marion Crane, simple employée au Nevada, s’enfuit avec un magot de 40 000$ volé à un client, pour rejoindre son amant, Sam Loomis, en Californie. Sur la route, fatiguée, elle s’arrête à l’écart de la route nationale, au Bates Motel, tenu par Norman, un sympathique jeune homme qui prend soin de sa pauvre mère dans ses vieux jours. Marion pense pouvoir s’y reposer avant de repartir pour Phoenix. Mais Maman Bates est plus acariâtre que prévu...
"Psychose, ça ne se raconte pas, ça se crie", comme Janet Leigh sous la douche. Retournement de situation, suspens à couper le souffle, scénario au cordeau, jeu d’acteur magnifique et mise en scène extraordinaire, ce film doit absolument être vu !!!
Il s'inspire du cas d’Ed Gein, surnommé le boucher de Plainfield , personnage torturé qui bouleversa l'Amérique et qui le fit rentrer dans le panthéon des tueurs.


          
          
C' est suite au décès de sa mère en 1945 que la vie insipide de Ed Gein se transforma, il resta seul dans sa ferme et commença à avoir des goûts macabres.Il voulait ressusciter sa mère, devenir sa mère. Pour cela, il se déguisa en femme, d’abord avec les vêtements de sa mère, puis avec de la peau humaine.


Massacre à la tronçonneuse et le personnage d' Hannibal Lecter se basent aussi sur l'histoire de ce tueur dérangé et dérangeant.

Ce film aura deux suites plus ou moins réussies.



L'étrangleur de Boston
Film de Richard Fleischer (The Boston Strangler, USA, 1968). Scénario : Edward Anhalt. Image : Richard Kline. Musique : Lionel Newman. 120 mn. VM . Avec Tony Curtis : Albert De Salvo. Henry Fonda : John S. Bottomley. Genre : franc du collier. Boston a peur. Depuis des mois, des femmes sont retrouvées étranglées et violées dans leur appartement. Aucune piste, aucun indice, les policiers piétinent et enragent : pourquoi ont-elles ouvert leur porte à un inconnu ? L’attorney général John S. Bottomley se voit confier l’affaire. Et les meurtres continuent… Richard Fleischer est dans son élément avec l’affaire De Salvo, serial strangler arrêté en 1966 et reconnu coupable de treize assassinats. Le cinéaste a toujours été à l’aise dans la matière brute – comme en témoigne Les flics ne dorment pas la nuit, sur le quotidien d’un commissariat –, qu’il expose avec un sens du cadre toujours efficace.


                                        

Il ne cherche pas l’effet stylistique en employant la technique du split screen (écrans multiples), mais bien à mettre en regard le travail des enquêteurs trimbalés de cadavres en fausses pistes et le parcours d’un meurtrier, lui-même atteint de dédoublement de la personnalité. Une mise en scène moderne (pour l’époque) qui sert un regard cru mais humain sur le crime. L’enquête offre un catalogue distancié, souvent compatissant (comme le veut la noblesse du personnage superbement campé par Henry Fonda), de certains troubles mentaux et sexuels (l’homosexualité en est brillamment écartée grâce à l’« inverti » joué par Hurd Hatfield). Dans le huis clos clinique de l’interrogatoire final, Fleischer cadre De Salvo, homme et monstre à la fois (Tony Curtis, époustouflant), sans jamais le juger. 
Comme s’il suivait, souffle coupé, une exécution capitale. Cinq ans après ce film, l’étrangleur de Boston fut tué en prison par ses codétenus de seize coups de couteau. Guillemette Odicino-Olivier.


 


Le silence des agneaux
Clarisse Sterling, interprétée de façon inoubliable par Judie Foster, est le personnage central du Silence des agneaux. Le serial killer, Hannibal Lecter, n'y joue encore que le second rôle, celui d'un possible père de substitution que recherche inlassablement Clarisse.

Ce rôle central dévolu à l'enquêtrice, et possible future victime, est mise en scène dès la première séquence, dans les bois, où règne une atmosphère de peur (la course) et d'angoisse (le brouillard). La place de petite fille s'incarne aussi lors de l'entrée dans les bâtiments du FBI où elle croise ses collègues masculins bien plus costauds. Elle ne retrouve une place apparemment pus réconfortante que lorsqu'elle rejoint le bureau de son chef. Celui-ci, de part sa fonction, est déjà prédestiné à occuper le rôle du père, qu'accentuent encore ses encouragements (reconnaissance des qualités de Sterling) et sa sévérité (refus de la note maximum). De son côté, Clarisse le reconnaît en tant que père : elle a admiré son cours et surtout accepte la mission difficile qu'il lui propose : rencontrer Hannibal Lecter pour retouver un autre serial killer, Buffalo Bill.



            
          
Le traumatisme de Clarisse fait l'objet de la scène de flash-back : celle des funérailles de son père. Symptomatiquement ce n'est pas la mort de celui-ci, ni même l'annonce de cette mort, qui sont filmés mais les funérailles où Clarisse ne peut faire son deuil. Ce refus du deuil du père égale les profonds traumatismes de l'enfance où l'on ne se remet jamais tout à fait de la confrontation avec la mort et l'injustice.
Ce rêve du silence des agneaux, Hannibal Lecter saura le percer à jour et le rendre supportable à Clarisse. Elle subit une véritable cure psychanalytique, où la parole pleine explique les rêves et guérit les traumatismes. Clarisse est désormais capable d'affronter les crimes réels notamment ceux de Lecter qui ne sont qu'une sublimation (ils sont accomplis avec art) de cette angoisse essentielle. Dans la séquence de la traque de Buffalo Bill, Clarisse s'avère aussi capable de se confronter au criminel dans la nuit : ses cauchemars sont bien terminés.
Dans la séquence finale, le chef du FBI s'éloigne alors qu'Hannibal prend toute la place : c'est décidemment lui le vrai père de Clarisse. Le rôle des pères a complètement effacé celui des mères (la femme sénateur se montre incapable de protéger sa fille) et des amants possibles : le sexe n'étant qu'une fausse piste au traumatisme psychique dont souffre Clarisse ("je peux sentir ta chatte" affirmait le codétenu de Lecter)…ou un piège grossier (les avances du directeur l'asile carcéral où est enfermé Lecter) .




C’est arrivé près de chez vous est un faux documentaire belge en noir et blanc de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde sorti en 1992.
Le héros, du prénom de Ben, imbu de sa personne, raciste, débitant des poèmes afin de faire prévaloir sa culture philosophique, prend rapidement l’ascendant sur tous les autres personnages. Tueur en série, convaincu de sa toute puissance empathique, il vampirise l’équipe de cameramans qui finira par légitimer ses actions puis à l’aider le plus simplement du monde. Tout au début, le petit groupe de cinéastes se méfiera de lui, pas forcément très rassuré à l’idée de côtoyer le tueur, puis de fil en aiguille participera aux soirées arrosées jusqu’aux exactions les plus atroces avec celui qui deviendra leur ami. Invraisemblable personnage, Ben ira jusqu’à proposer à ses collaborateurs de les aider financièrement pour l’achat de pellicules notamment en zigouillant quelques facteurs ou vieilles dames. Puis il les prendra à partie notamment quand une attaque de facteur tournera mal, puisque ce dernier réussira à s’enfuir, et insistera sur le fait qu’ils sont devenus maintenant une équipe.


   
           


  Au delà des formidables dialogues du film, de l’humour noir totalement déjanté, se cache une réflexion sur le voyeurisme, la manipulation des images, la complaisance des équipes de tournage. Cependant, ce n’est pas forcément le but avoué de ce film qui reste tout d’abord un moment de divertissement. Attention néanmoins à certaines images chocs qui marqueront les esprits (scène du viol notamment très dure au 1er degré, très bidonnante au 36ème !). Aux pires brutalités se succèdent des scènes plus cocasses permettant au spectateur de souffler et de se reposer les méninges face à ces atrocités. Totalement immoral, «C'est arrivé près de chez vous » se singularise par la farce et c’est dans ce sens qu’il faut prendre ce film.



          Encore une fois, ce style de film n’a connu qu’un succès d’estime au cinéma, sans avoir été un gouffre budgétaire il est devenu une excellente rentabilité financière (vu son faible coût), et c’est notamment par le biais de la vidéo qu’il s'imposa dans l’esprit des 20-30 ans disposant d’un humour à toute épreuve, génération bercée par les « Nuls » de Canal +, par le professeur Choron ou encore Desproges. Bref, regarder ce film avec une bande de copains un peu allumés ne peut être que jubilatoire, les fous rires seront assurés. Les moments de détente sont garantis, notamment grâce à Benoît Poelvoorde, ce tueur à gags, qui donne un relief particulièrement piquant à son personnage. Sa carrière de comédien sera lancée par ce film qui révèle tout le talent d’improvisation de ce grand acteur. « C’est arrivé près de chez vous » est un petit joyau de comédie qu'il faut absolument découvrir ou re-découvrir, car même après l’avoir visionné 50 fois, on ne peut s’empêcher de rire… Pas vrai Rémi ?
Source : http://regardnoirpolars.blogspot.fr/2010/08/le-tueur-en-serie-au-cinema.html

1 commentaire:

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