.

.

jeudi 3 octobre 2013

Les Cinq Dernières Minutes

Les Cinq Dernières Minutes est une série télévisée France|française créée par Claude Loursais en 155 épisodes répartis sur trois générations. La première série comprend en 56 épisodes, dont 51 en noir et blanc, diffusés du 1er janvier 1958 au 7 novembre 1973 sur RTF Télévision puis la Première chaîne de l'ORTF. Après une période transitoire comprenant 4 épisodes de 90 minutes, diffusés du 19 juillet 1974 au 16 janvier 1975 sur la Première chaîne de l'ORTF, une deuxième série en 72 épisodes de 90 minutes en couleur a été diffusée de 1975 à 1992 sur Antenne 2, puis une troisième de 17 épisodes de 1993 à 1996 sur France 2. La première série a été rediffusée sur La Cinq de 1987 à 1990.
   

            
C'est la première longue série d'enquêtes policières de la télévision française. Elle est fondée sur l'exposition d'une enquête où le spectateur doit, en compagnie de l'inspecteur puis commissaire Antoine Bourrel et de son adjoint Dupuy, rechercher les indices qui permettront à la fin de découvrir le coupable. L'émission intègre rapidement chaque épisode dans un milieu professionnel ou social nouveau, étranger à Bourrel : les champs de courses hippiques (L'Avoine et l'Oseille), les agences d'intérim (Meurtre par intérim), le monde de la Tour Eiffel (La Rose de fer), celui du disque (45 tours et puis s'en vont), des Halles (Un mort sur le carreau), de la halle au vin, quai Saint-Bernard, à l'emplacement actuel de la faculté de Jussieu (Quand le vin est tiré), l'imprimerie de labeur, les ferrailleurs, les artisans du Village suisse, etc.


          

À ses débuts, la série était une émission-jeu, qui, tournée en studio, était diffusée en direct. Deux téléspectateurs sélectionnés assistaient au tournage et devaient deviner qui était le coupable de l'intrigue, au moment du célèbre : « Bon Dieu ! Mais c'est… Bien sûr ! » de l'inspecteur Bourrel. Chacun des deux avait le droit de se faire repasser deux passages de son choix, que revoyaient aussi les téléspectateurs ; ce fut le cas de la fameuse séquence de l'échange de verres de champagne dans le premier épisode, diffusé pendant les fêtes, intitulé lors de sa diffusion Qui a tué Mona ?. Dans certains des premiers épisodes, l'inspecteur Bourrel prend également à témoin les téléspectateurs de son action et de ses doutes. Ce concept original fut abandonné après quelques épisodes.


  

                                             
                     
La série a également permis au grand public de connaître de jeunes acteurs, comme Yves Rénier. À noter que Marc Eyraud fut le seul acteur à jouer dans la première série (La Rose de fer), la période intermédiaire et la deuxième série (l'inspecteur Ménardeau).
Cette série rencontra un énorme succès populaire jusqu'à la disparition de son interprète principal, Raymond Souplex, en novembre 1972. Par égard pour son interprétation, les commissaires incarnés par les acteurs suivants ne se nommeront plus Bourrel, mais Le Carré, Cabrol et Massard.




   

Outre Claude Loursais, plusieurs réalisateurs ont participé à cette série, notamment Jean-Pierre Decourt, Bernard Hecht, Jean-Yves Jeudi, Guy Lessertisseur, Raymond Pontarlier et Guy Séligmann. Les scénarios de la première série étaient principalement signés par Jean Cosmos, Fred Kassak ou encore Louis C. Thomas.
L'indicatif musical du générique de l'émission (avec trompette solo interprétée par Pierre Thibaud dans un style jazz) s'intitule Arsenic Blues et a été composée par Marc Lanjean.
Cette série fut pastichée par Gotlib dans plusieurs épisodes de sa bande dessinée, la Rubrique-à-brac. Raymond Devos la cite en clin d’œil dans l'un de ses sketchs, Ma dernière heure est arrivée.

1 commentaire: