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mardi 24 septembre 2013

Les trois Mousquetaires




Pour se démarquer parmi la trentaine d’adaptations à l’écran (petit ou grand) du roman d’Alexandre Dumas il en faut du talent. Et si la version délivrée par la MGM en 1948, sous la direction de Georges Sidney sort autant du lot, c’est du fait qu’elle incarne l’essence même du grand Hollywood des années 40. Humour, classe, aventures, danse, costumes, éclairages, décors, voir ce film c’est voir un concentré de cet âge d’or. Un écrin somptueux pour ce film qui tient bien plus de la comédie d’aventure que de l’adaptation fidèle.
L’humour c’est surtout celui de Gene Kelly qui en fait des tonnes, pour notre plus grand bonheur, dans le rôle du jeune paysan fougueux confronté aux vicissitudes de la ville et de l’amour. Guilleret comme un pinson, bondissant comme un cabri, l’acteur tient là un rôle en or auquel seul celui de Chantons sous la pluie peut être comparé. Il insuffle au film une énergie à faire pâlir n’importe quel acteur contemporain de film d’action . L’acteur dont ce rôle était le préféré hors registre musical, tint d’ailleurs à ne pas être doublé pour les scènes de cascades et de combats à l’épée. Et quand on voit ce dont l’homme était capable saute aux yeux , c’est tout son héritage moderne qui saute aux yeux. Des bagarres malines de Jackie Chan aux acrobaties des yamakasis. Mais Kelly n’est pas le seul briller dans Les trois mousquetaires, qui compte parmi ses interprétes également Lana Turner dans le rôle de Milady et Vincent Price dans le rôle du machiavélique Richelieu (excusez du peu !). La première qui avait brillée par son côté vénéneux dans le film noir Le facteur sonne toujours deux fois (1946) incarne ici son premier rôle dans un film en couleur. 


            


Une couleur qui transcende son regard perçant et sa blondeur fatale. Lui résister est autant impossible pour les hommes du film que ceux du public. Quand au second Mr Price, futur emblème de la Hammer , que dire si ce n’est qu’il est absolument délectable dans ses regards en coin fourbes et rires démoniaques… cet homme est une légende. Et un méchant génial.
Mais toutes ces qualité auraient bien moins d’éclat sans le talent d’un homme : Walter Plunket . Un nom qui ne vous dit sans doute rien mais si l’on vous dit que ce costumier est celui d’Autant en emporte le vent (1939) , Chantons sous la pluie (1952) ,La chevauchée fantastique (1939) ou Planète interdite (1956) , là vous commencez à comprendre la classe que le monsieur à apporter aux plus grandes heures d’Hollywood. Les trois mousquetaires sont grâce à lui un enchantement visuel à quasiment chaque plans. Robes somptueuses, costumes elaborés, couleurs chatoyantes. Le technicolor à été inventé pour ce genre de classe. Source : https://leschroniquesducanapeintergalactique.wordpress.com/2012/11/23/les-trois-mousquetaires-1948-un-pour-tous-tous-magiques/

                         


Les Trois Mousquetaires est un film franco-italien réalisé par André Hunebelle, sorti en 1953.
Sous le règne de Louis XIII, D'Artagnan part de sa Gascogne natale pour Paris pour s’engager dans le régiment des mousquetaires du roi. Sur tout le trajet, les paysans se moquent de la robe de son cheval. Le chevalier fait halte à Meung dans une auberge où, une nouvelle fois, on se moque de son cheval : "L'Homme descend du cheval" claironne le comte de Rochefort. D'Artagnan prend la mouche, provoque un duel mais les servants de l'auberge le bastonnent. Quand le Gascon se réveille, tombant immédiatement amoureux de la servante qui le soigne, il revoit le comte qui parle à Milady de Winter. Celui-ci demande à l'intrigante de se rendre en Angleterre pour surveiller le duc de Buckingham, le cousin de Milady. D'Artagnan veut encore se quereller mais Rochefort se moque encore du chevalier, n'ayant qu'un moignon d’épée pour le quereller.
Finalement, D'Artagnan arrive à Paris, non sans avoir passé sa convalescence dans les bras de la servante, pour s’engager dans le régiment des mousquetaires du roi commandé par M. de Tréville. Pendant l'entretien avec le capitaine, il reconnait son agresseur de Meung et lui court après pour se venger. Mais dans sa course, il bouscule et se chamaille avec chacun des trois mousquetaires Athos, Porthos et Aramis. Comme l’exige la coutume des Mousquetaires, bien que les duels soient interdits par le cardinal de Richelieu, ceux-ci le défient pour réparation. Il accepte avec grâce, devant se battre à cinq heures avec chacun des Mousquetaires.

          
           

Profitant du temps avant de mourir, il s’installe dans la famille Bonacieux, dont la nièce, Constance, ne le laisse pas indifférent.Pendant qu'il croise le fer avec le premier des mousquetaires, l’arrivée des gardes du cardinal de Richelieu met un terme à leur bataille et D’Artagnan décide de se ranger aux côtés de ses trois adversaires pour repousser les hommes du cardinal.

                                      

Au Louvre, le cardinal avertit le roi Louis XIII, devant M. de Tréville, des agissements des mousquetaires. Mais le roi est charmé par tant de bravoure et demande a rencontrer les vainqueurs. Le roi les félicite et en récompensant le Gascon, demande qu'on le prenne comme cadet chez les mousquetaires du roi.
Fortuitement, la nuit tombé, le cadet tombe nez à nez avec le duc de Buckingham accompagné de Constance. Il décide de les suivre au Louvre pour couvrir l'entrevue secrète entre la reine et le duc. Celle-ci donne, en gage d'amour à l'Anglais, ses ferrets qu'elle portait lors de leur première rencontre. Pris malgré lui dans cette affaire d’état, il se retrouve embastillé avec les trois mousquetaires.




                         
Le cardinal décide de faire relâcher les quatre amis mais à condition qu'ils l'escortent chez Milady. Découvrant le complot, ils s’unissent dans des aventures périlleuses pour déjouer les conspirations du cardinal et de ses sbires. En effet, poussé par le cardinal, le roi a demandé à la reine de paraître avec ces ferrets au prochain Bal des Échevins. Pour être certain que la reine ne pourra obéir, Richelieu a chargé Milady de Winter de subtiliser deux des ferrets qui sont en possession de Buckingham.
Bonus : Version 1961


            

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