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mercredi 18 septembre 2013

Akira

Après un étrange accident à néo-Tokyo, Tetsuo est capturé et torturé par l'armée dans le but d’exploiter ses capacités psychiques hors du commun.
Véritable chef-d’œuvre indétrônable pour certains, coquille vide incompréhensible pour d’autres, plus de vingt ans après sa sortie, continue d’électriser les foules. Que l’on accroche ou non, que l’on jubile ou s’endorme devant l’écran, Katsuhiro Ôtomo a réussi à ne laisser personne indifférent.
Œuvre majeure de la fin des années 80, propulse le spectateur dans un Tokyo apocalyptique dévasté et rongé par la haine et la violence. Un japonais en somme. L’histoire nous fait suivre le quotidien d’un groupe d’adolescents motards passant le plus clair de son temps à boire, se droguer et chevaucher leur bécane pour avaler l’asphalte ou aller castagner la bande rivale. Ce quotidien se verra interrompu le jour où un membre du groupe, Tetsuo, devient un sujet de laboratoire visant à décupler les facultés psychiques de l’Homme. Il en reviendra changé à jamais. Si le scénario peut paraître un peu simpliste, il faut se resituer à l’époque où l’animé et surtout le manga dont il est issu a été érigé pour comprendre qu’ en a influencé plus d’un au fil des époques. Le jeu vidéo ou le récent au cinéma n’en sont qu’un infime exemple.
a réussi son insensé pari et s’est inscrit, en un film, comme un auteur définitivement prophétique.

              

              Suite :    http://www.dailymotion.com/playlist/x15meo_lemaireducap_akira-vostfr/1#video=x8anwz              

Seul petit bémol (ou gros suivant le point de vue) pour ma part, outre sa technique irréprochable (aujourd’hui encore il n’a pas à pâlir de sa beauté visuelle), peut pâtir d’un scénario difficile d’accès pour la simple et bonne raison qu’il est préférable d’avoir lu les six tomes du même auteur. Bien nombreux sont ceux qui sont sortis de ce choc culturel avec des images pleins mais n’ayant pas compris grand chose à l’ensemble. Normal car quand on a lu le manga originel, on s’aperçoit des nombreuses (trop nombreuses ?) ellipses temporelles incorporées dans l’animé pour qu’il ne dure pas six heures mais seulement deux. Car pour que l’œuvre initiale soit parfaitement exploitée, il aurait fallu faire d’ une trilogie. Dès lors, on comprend que le film ne soit pas une œuvre à part mais un cadeau fait aux fans de la première heure qui s’y retrouveront sans difficulté.


                   


Néanmoins, révolutionnaire pour l’époque sur le plan technique, le film n’a pas pris la moindre ride. L’animation demeure toujours un sommet de fluidité et la mise en scène de confine au génie. La première apparition d’ dans un grand halo blanc, l’horrible mutation de Tetsuo ou encore la destruction de Tokyo sur fond d’opéra: tout frôle la perfection graphique. a réussi son insensé pari et s’est inscrit, en un film, comme un auteur définitivement prophétique.

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