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samedi 31 août 2013

Serge Gainsbourg

Son père, Joseph Ginsburg, né à Kharkov (Ukraine) en 1896, d'abord intéressé par la peinture, entre au Conservatoire de Petrograd, puis à celui de Moscou pour étudier la musique : il choisit le piano. Puis, en Crimée, il rencontre Olga Besman, une séduisante mezzo-soprano qui devient son épouse. C'est en 1919 que Joseph et Olga quittent la Russie pour Paris, fuyant la guerre, le bolchevisme et l'antisémitisme, passent par Istanbul, puis Marseille. Joseph est pianiste de bar et de cabaret, Olga chante au conservatoire russe. Ils vivent rue de la Chine dans le 20e arrondissement de Paris. Ils ont un premier fils, Marcel, qui meurt en bas âge de maladie. Ils ont ensuite une fille, Jacqueline, en 1926, puis des faux jumeaux, Liliane et Lucien, en 1928, nés à la maternité de l'Hôtel-Dieu de Paris dans l'Île de la Cité. La famille Ginsburg obtient la nationalité française le 9 juin 1932.

                                    


Dans son enfance, le petit Lucien vit dans les quartiers populaires de Paris, le 20e puis le 9e arrondissement. Son père tente de lui apprendre le piano classique et le pousse vers le monde de la peinture.
Les années de la Seconde Guerre mondiale sont difficiles : il est obligé de porter l'étoile jaune (« Une étoile de shérif », dira-t-il plus tard par dérision, ou « Je suis né sous une bonne étoile ... jaune »). Les métiers artistiques sont interdits aux Juifs et plus personne ne veut engager son père comme pianiste. Ce dernier doit par conséquent passer en zone libre en 1942 pour retrouver du travail et échapper à la misère.



Les contrôles de police sont de plus en plus nombreux dans la capitale et toute la famille finit par le rejoindre en janvier 1944 dans la région de Limoges avec de faux papiers. Ils se réfugient au Petit Vedeix en Haute-Vienne sous le nom de Guimbard. Les filles sont cachées dans une institution religieuse et Lucien, dans un collège jésuite, à Saint-Léonard-de-Noblat. Il y est pensionnaire sous sa fausse identité. Un soir, la Gestapo fait une descente dans l'établissement pour vérifier qu'aucun enfant juif ne s'y trouve. Les responsables du pensionnat l'envoient se cacher seul dans la forêt, où il passe la nuit entière avec la peur d'être pris et tué. Il vivra par la suite avec le sentiment d'être un rescapé.


                                       



Durant ces années de guerre, la famille Ginsburg se voit retirer entièrement la nationalité française par une commission spéciale mise en place par le régime de Vichy, parce qu'ils sont « israélites sans intérêt national ». Sur l'un des rapports de la commission, retrouvé en 2010, on peut lire, à propos de Joseph, le père de Serge : « Exerçant la profession de pianiste, le nommé Ginsburg qui se déplace fréquemment réside actuellement à Lyon. Son fils Lucien est inscrit au collège Du Guesclin.






Il ressort néanmoins que l’intéressé a quitté la capitale en 1941 pour la zone libre pour s’éviter des ennuis en raison de sa confession. » La commission tranche : « retrait général ». Serge Gainsbourg n'a jamais rien su de cette dénaturalisation.
De retour à Paris après la libération, la famille s'installe dans le XVIe arrondissement de Paris. Lucien est en échec scolaire et abandonne, peu avant le bac au lycée Condorcet. Il s'inscrit alors aux Beaux-Arts, sans poursuivre jusqu'au bout. Il y rencontre en 1947, Élisabeth Levitsky, fille d'aristocrates russes qui a des accointances avec les surréalistes et qui devient sa compagne. Il l'épousera le 3 novembre 1951.


                                    



L'année 1948 est une année importante pour Lucien. Il fait son service militaire à Courbevoie, où il sera envoyé régulièrement au trou pour insoumission. Il y commence sa « période » éthylique ; privé de permission, il s'enivre au vin avec ses camarades de régiment. C'est également durant cette période qu'il apprend à jouer de la guitare.







Jusqu'à l'âge de trente ans, Serge Gainsbourg vit de petits boulots. Il est tour à tour professeur de dessin, de chant, surveillant... Mais son activité principale est la peinture. Il aurait aimé être un génie de la peinture comme Francis Bacon ou Fernand Léger, dont il fut l'élève, mais, en 1954, il abandonne la bohème pour devenir crooner de piano-bar dans les casinos de la côte comme le Touquet Paris-Plage, où il joue au Club de la Forêt, ou Deauville et dans des cabarets parisiens comme chez Madame Arthur.


                                         




Il a une révélation en voyant Boris Vian au cabaret Milord l'Arsouille, qui écrit et interprète des textes provocateurs, drôles, cyniques, loin des vedettes du moment, comme Dario Moreno ou Annie Cordy. Bientôt, engagé comme pianiste d'ambiance par Francis Claude, directeur artistique du cabaret, Serge Gainsbourg accompagnera à la guitare la chanteuse Michèle Arnaud.






En 1957, c'est par hasard que Michèle et Francis découvrent avec stupéfaction les compositions de Gainsbourg en allant chez lui voir ses toiles. Le lendemain, Francis Claude pousse Serge sur scène. Mort de trac, il interprétera son propre répertoire (dont Le Poinçonneur des Lilas). Puis Claude le présente dans son émission sur les ondes de Paris-Inter le 5 janvier 1958. Michèle Arnaud (et plus tard, en 1966, son fils Dominique Walter) sera d'ailleurs la première interprète de Serge. Il commence à déposer ses titres à la SACEM.



 Elle enregistrera, dès 1958, les titres La Recette de l'amour fou, Douze Belles dans la peau, Jeunes Femmes et vieux messieurs et La Femme des uns sous le corps des autres. C'est là qu'il fait ses premières armes, compose de nombreuses chansons et même une revue musicale. Il décide alors d'abandonner la peinture pour se consacrer à la composition musicale et détruit la quasi-totalité de ses toiles, au grand dam de son épouse qui ne lui pardonnera jamais cet "autodafé". Il se lance aussi dans une course effrénée auprès des femmes, qu'il séduit en grand nombre, ce qui l'éloigne de son épouse, Élisabeth Levitzky. Ils divorcent en octobre 1957, six ans après leur mariage.




En studio, il commence sa fructueuse collaboration avec Alain Goraguer, déjà arrangeur musical de Boris Vian. Son premier album, Du chant à la une ! d'où est extrait Le Poinçonneur des Lilas, premier succès en 1958, détonne, mais est un échec commercial. Il sera remarqué par Marcel Aymé, qui dit que ses chansons « ont la dureté d'un constat ». Son maître Boris Vian, avant de mourir en 1959, le compare à Cole Porter.


                                  



Lorsque l'époque des yéyés arrive, il a 32 ans et n'est pas très à l'aise : il passe en première partie de Brel ou de Gréco, mais le public le rejette et les critiques, cruelles, se moquent de ses grandes oreilles et de son nez proéminent. Débute, avec Gréco, une collaboration qui durera durant toute cette période « Rive Gauche », dont le point d'orgue sera La Javanaise à l'automne 1962.

Il fera en 1964 quelques duos avec l'artiste Philippe Clay auquel il ressemble de façon troublante.




Il rencontre alors Elek Bacsik et Michel Gaudry et leur demande de faire un disque avec lui. Ce sera Gainsbourg Confidentiel empreint d'un jazz archimoderne qui plait tant à Gainsbourg, mais qui, il le sait, ne lui permettra jamais d'accéder au succès. Ce disque ne se vend qu'à 1 500 exemplaires. Sa décision était prise dès la sortie du studio : « Je vais me lancer dans l'alimentaire et m'acheter une Rolls ». Malgré tout, son album suivant, Gainsbourg Percussions, inspiré (parfois directement - et sans droit d'auteur) des rythmes et des mélodies de Miriam Makeba et Babatunde Olatunji, reste encore à l'écart de la vague yéyé qui apparaît et fera la fortune de Gainsbourg.


                                  

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Gainsbourg

vendredi 30 août 2013

Wenceslas Vorobeïtchik


Après des études d'agronomie, Georges Lacombe devient journaliste puis assistant de René Clair et de Jean Grémillion.
En 1928, son premier court-métrage, La Zone, lui vaut l'estime de l'avant-garde qui a précédé l'avènement du cinéma parlant. Dans ce documentaire d'ambiance populiste, Lacombe fait triompher un cinéma teinté de cruauté qui, par la suite, va perdre de sa force. Ses courts-métrages suivants, Bluff en 1929 ou Boule de gomme deux ans plus tard, sont encore marqués par l'influence de René Clair. Puis il s'attaque à des genres très divers. Ce cochon de Morin en 1932, est une adaptation de Maupassant. La Femme invisible l'année suivante est une comédie de boulevard. Avec Jeunesse (1934), dont il a écrit le sujet, il renoue avec son genre préféré : le tableau de la vie populaire. Mais ce film qui tient à la fois du documentaire et de la fiction pèche par un ton trop complaisant et trahit un populisme forcené. En 1939, Les Musiciens du ciel, consacré à l'Armée du Salut, s'impose comme le meilleur film de ce registre. De manière inattendue, Lacombe réalise deux ans après un policier, Le Dernier des six, une adaptation tirée du roman de Steelman : Six amis ont gagné au jeu. Ils décident de partager la somme, et de se séparer aux quatre coins du globe pour la faire fructifier. Rendez-vous dans cinq ans. Au moment de se revoir, et de mettre les fortunes en commun, un inconnu tue l'un d'eux, et jette son cadavre à la mer. 

   

Un deuxième est abattu, mais son cadavre a disparu. Le commissaire Wens est chargé de l'enquête. Les quatre restants sont réticents à l'aider, mais le meurtre d'un troisième membre va les faire changer d'avis. Avec son encombrante petite amie, Mila-Malou, Wens va aller de surprise en surprise tout au long de ses investigations.
D'après un scénario de Henri-Georges Clouzot, qui réalisera un an plus tard L'assassin habite au 21, où l'on retrouvera Pierre Fresnay dans le rôle du Commissaire Wens, détective humoristique, distingué et astucieux et sa petite amie délurée Mila Malou interprétée par Suzy Delair, Le dernier des six est un des premiers films produit par la Continental Films, sous l'occupation allemande.
La mise en scène de Lacombe rend parfaitement l'atmosphère oppressante et lourde de menaces qui pèsent sur chacun des membres, et le suspense est très bien amené...


                               


Dans Paris, un assassin rode et commet des meurtres à n’en plus finir en signant « Mr Durand ». De nombreuses personnes sont mises sur l’affaire dont le commissaire Wens qui découvre rapidement que le tueur se trouve dans la Pension Des Mimosas. Il se déguise alors en curé et commence son enquête tandis que sa femme le rejoint dans sa quête. Il pense alors avoir trouvé son criminel en la personne de Colin mais les crimes subsistent …
En 1942, un jeune réalisateur se lance avec son premier film, L’Assassin Habite Au 21, un thriller proche de ceux d’Agatha Christie, avec une troupe d’acteurs exceptionnels et un récit superbement ficelé. Ce cinéaste était Henri-George Clouzot et le cinéma français découvrait alors un de ses plus grands réalisateurs.







   


Pour la distribution, le jeune cinéaste fait confiance à des grandes valeurs sûres du cinéma français tel que Pierre Fresnay, Jean Tissier, ou Pierre Larquey. Après la trilogie Marseillaise, on retrouve le grand Pierre Fresnay (Marius, Fanny, César, Chéri bibi, La Grande Illusion, Le Dernier Des Six, Le Corbeau, …) dans le rôle du commissaire Wens qui se voit confier l’affaire « Mr Durand ». Grâce à ses contacts et à son assurance, il trouve la planque du tueur et se transforme en curé pour se fondre dans le groupe d’habitant de la Pension.



                                

Fresnay y est exceptionnel tellement il interprète avec classe les différentes facettes, il donne à son personnage un côté loufoque notamment lorsqu’il se transforme en curé, le côté sérieux du policier menant son enquête, mais la vraie perle de la performance de Fresany est dans son amour avec Suzy Delair. Un couple quasiment improbable tellement les deux s’opposent, toujours dans la dérision et un amour qui semble tout de même passionnel, Fresnay est extraordinaire, on se souviendra de la tête qu’il fait lorsqu’il la découvre durant sa bénécité. Fresnay donne alors beaucoup d’humanisme à son personnage et le rend tout à fait crédible. Là est la force de sa performance dans cette ambivalence entre sa sérénité et sa tension qui grimpe dans le rôle du policer qui mène son enquête et l’humour qu’il dégage dans sa vie de couple. Il apporte en plus une touche de cynisme assez délicieuse. L’acteur laisse exploser son talent en gardant une grande justesse et nous donne  un final de classe international. Un acteur d’une classe et d’une présence exceptionnelles.         
           
Dans son couple détonnant, il est secondé par Suzy Delair (Quai Des Orfèvres, Lady Paname, Les Aventures De Rabbi Jacob, …) qui est pour ce film en total roue libre, complètement déjantée, délicieuse, impertinente,…  Avec sa voix parisienne, elle impose par sa présence admirable, chacune de ses apparitions est touchée par la grâce et que dire de sa capacité vocale. Jalouse, boudeuse, irrévérencieuse, la performance de Delair est un petit bijou tellement elle y est détonante et tellement elle apporte toute une fraicheur au film.



                


 On se souviendra de ses sautes d’humeur d’une grande maitrise. Un nouvel acteur parisien fait son apparition dans la distribution, c’est le génial Jean Tissier(La Veuve Couderc, La Petite Chose, La Garçonne, …) en fakir Lallah Poor. Complètement décalé dans son rôle d’illuminé, Jean Tissier assure dans un jeu tout en finesse, assez ironique avec une grande classe. On retrouve un des grands complices d’Henri-George Clouzot, Pierre Larquey  (Quai Des Orfèvres, Le Corbeau, La Main Du Diable, Les Diaboliques, …) dans le rôle de l’artisan Colin, un homme qui adore les ragots et qui est le premier suspecté d’être Mr Durand. Comme à son habitude, Larquey apporte beaucoup de tendresse à son personnage comme s’il portait tout le malheur sur son dos. Ses disputes avec le docteur Linz sont de grands moments d’interprétation, on retiendra la célèbre : « -Vous faites l'apologie du crime! - Non, de l'hécatombe. En rythme industriel ». Le docteur Linz est interprété magistralement par Noël Roquevert (Le Corbeau, Fanfan La Tulipe, Les Diaboliques, Marie-Octobre, Cartouche, Un Singe En Hiver, Le Viager, …)  tout en noirceur, pulsion, nervosité et pessimisme.

La réalisation de L’Assassin Habite Au 21 est signée par le maître du polar français, Henri-George Clouzot (Le Corbeau, Quai Des Orfèvres, Le Salaire De La Peur, Les Diaboliques, Le Mystère Picasso, La Vérité, …). Après l’écriture de nombreux scénarii, Clouzot se lance définitivement dans la mise en scène avec son premier thriller de hautes volées. Dès son premier film, on reconnait rapidement le style de Clouzot entre une photographie sublime, un suspens haletant, un récit très bien ficelé, des dialogues d’une grande finesse et très corrosifs et des plans d’une grande puissance. Pour la photographie, Armand Thirard nous livre une bien belle image en noir et plan, Clouzot se charge de jouer parfaitement avec les ombres et les lumières, les plans extérieurs dans la pénombre sont d’une grande beauté. 


                                   


Mené tambours battants, L’Assassin Habite Au 21 a un rythme effréné,  on est tout de suite mis dans le bain avec un meurtre dès les première secondes et on a l’impression que le film dure une trentaine de minutes. Ensuite Clouzot met en place son cluedo dans la Pension avec des personnages des plus loufoques et joue parfaitement sur les fausses-pistes et les faux témoignages pour augmenter la complexité de l’intrigue et donc accentuer la tension. Il créé une ambiance néfaste où les mensonges sont légions et où la nervosité et la tension sont omniprésentes. Allant de rebondissement en rebondissement, l’intrigue arrive à son apogée à la toute fin avec un finish d’un très grand niveau. Les dialogues tous aussi savoureux les uns que les autres et sont très corrosifs comme à l’habitude de Clouzot lançant des pics à tout le monde.
Le scénario a été coécrit par Henri-Georges Clouzot et Stanislas-André Steeman d’après le roman éponyme de ce dernier.
Premier film, et premier grand coup pour Henri-George Clouzot avec L’Assassin Habite Au 21, il y pose ses fondamentaux, ses thèmes et son style. Il récidivera avec son grand chef d’œuvre un an après, Le Corbeau.
Source : http://blogaudessusducinema.over-blog.fr/article-critique-l-assassin-habite-au-21-103432610.html

mercredi 28 août 2013

Paul Chambers

Au cours d'une trop brève carrière, le contrebassiste et compositeur américain de jazz Paul Chambers a offert au hard bop un alliage idéal de force retenue, d'intelligence discrète et de musicalité débordante. Par ses dons et sa sensibilité, il se pose en héritier de Jimmy Blanton et en rival d'Oscar Pettiford. Si quelques critiques ont laissé entendre que sa justesse n'était pas irréprochable, les plus grands souffleurs de son temps, qui n'ont cessé de le réclamer, n'y ont jamais rien trouvé à redire... L'accompagnateur est sûr, efficace, attentif. Le soliste propose un phrasé à l'évidence magistrale et une rare variété de couleurs. À l'archet, ses solos dans le registre grave ont la vigueur des attaques, le swing soutenu et la richesse mélodique qu'offrent les plus grands saxophonistes, à un point tel que son style a parfois été comparé à celui de Sonny Rollins.








Paul Laurence Dunbar Chambers, Jr. – ses deux derniers prénoms constituent un hommage au grand poète afro-américain du xixe siècle – naît le 22 avril 1935 à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Sa famille s'établit à Detroit alors qu'il a treize ans. Il aborde la musique par le saxophone baryton et le tuba avant d'adopter définitivement la contrebasse. En 1949 – la valeur n'attend pas le nombre des années –, il débute dans la petite formation du guitariste Kenny Burrell tout en se produisant avec d'autres jazzmen de Detroit. En 1954, il rejoint l'orchestre du saxophoniste Paul Quinichette, avec lequel il effectue en 1955 une tournée à New York. Immédiatement accepté par la fine fleur du bop, il joue au Embers et au Birdland avec le saxophoniste Sonny Stitt et le vibraphoniste Joe Roland, accompagne le pianiste George Wallington ainsi que les trombonistes Jay Jay Johnson et Kai Winding, dont il intègre le Jay and Kai Quintet.








1955 est l'année de la rencontre décisive de Paul Chambers avec Miles Davis ; leur association durera jusqu'en 1963, période durant laquelle les chefs-d'œuvre succèdent aux chefs-d'œuvre.
Paul Chambers gagne en importance en tournant avec des musiciens comme Bennie Green, Quinichette, George Wallington, J. J. Johnson et Kai Winding. . Il enregistre plusieurs de ses classiques et notamment Kind of Blue – le premier morceau de ce disque, "So What", qui ouvre avec une brève introduction jouée en duo avec le pianiste Bill Evans, et constitue l’une de ses performances les plus notables. Par la suite, de 1963 à 1968, le jazzman joue avec le Wynton Kelly trio. Il continue aussi à enregistrer pour d’autres grands noms du jazz tout au long de sa carrière, comme John Coltrane, Art Blakey ou Sonny Rollins.
Sur la fin de sa vie, Paul Chambers devient non seulement dépendant de l’alcool mais aussi de l’héroïne. Il décède prématurément le 4 janvier 1969 d’une tuberculose, à l’âge de 33 ans.
Son importance peut être mesurée non seulement par l'ampleur de son travail dans une courte période mais aussi par sa maîtrise artistique et technique.





Paul Chambers a enregistré avec les plus importants jazzmen de son époque, notamment Cannonball Adderley, Donald Byrd, Sonny Rollins, Freddie Hubbard, Bud Powell, Bill Evans, Herbie Hancock, Lee Morgan, Art Blakey, Wayne Shorter, Paul Quinichette, Wes Montgomery, Miles Davis, John Coltrane et Art Pepper.
Il a participé à l'enregistrement d'albums notoires comme Giant Steps de John Coltrane ou Kind of Blue de Miles Davis.
De nombreux musiciens ont écrit des morceaux en hommage à Paul Chambers, on peut notamment citer:

Mr. P.C. de John Coltrane
Big Paul de Tommy Flanagan
Paul's Pal de Sonny Rollins
The P.C. Blues de Red Garland

Miss Marple

Jane Marple, plus connue sous le nom de Miss Marple, est un personnage de fiction créé par la romancière Agatha Christie est l'héroïne de 12 romans policiers et de 20 nouvelles.
Miss Marple est, par certains aspects, un « détective en fauteuil » (en anglais : armchair detective), qui vit à St. Mary Mead, village imaginaire de la campagne anglaise, et dont l'une des maximes favorites dit que « la nature humaine est partout la même ».
Selon Agatha Christie, Miss Marple aurait été préfigurée par Caroline Sheppard, la sœur du narrateur et son personnage préféré dans Le Meurtre de Roger Ackroyd : « une vieille fille caustique, curieuse, sachant tout, entendant tout : la parfaite détective à domicile ».

                                          


De fait, le personnage de Miss Marple est fortement ancré au village de St Mary Mead, dont elle s'éloigne peu. Si les notes d'Agatha Christie montrent qu'elle a envisagé d'en faire le détective de Mort sur le Nil, c'est à Hercule Poirot qu'elle attribuera le rôle d'en résoudre l'énigme –– un voyage sur le Nil eût été une « expédition trop hasardeuse » pour Miss Marple. Pour l'enquête du Major parlait trop, toutefois, la vieille dame se rendra outre-mer dans l'île imaginaire de Saint Honoré.





                                     





Miss Marple résout les énigmes auxquelles elle est confrontée par son intuition et sa connaissance de la nature humaine. À propos d'affaires qu'elle est amenée à résoudre, elle a la réminiscence d'histoires subalternes dont les ressorts sont identiques. Mais cela ne constitue pas des preuves propres à confondre un meurtrier.








                                          


Aussi huit des romans mettant en scène Miss Marple se terminent-ils par un chapitre « artificiel », dans lequel un piège est tendu à l'assassin qui se trahit ainsi. Ce ressort littéraire et dramatique est également fréquemment utilisé par Agatha Christie dans nombre de romans où apparaît le personnage d'Hercule Poirot.
Toutefois, parmi les douze romans où Miss Marple tient le rôle du détective, quatre ne recourent pas à ce piège final :
Jeux de glaces (1952) et Le miroir se brisa (1962), qui s'achèvent avec une démonstration des faits postérieure à la mort de l'assassin ;
Une poignée de seigle (1953) et À l'hôtel Bertram (1965), qui se concluent par une simple démonstration sur l'identité de l'assassin, hors de sa présence, sans que celui-ci ait été arrêté, mais avec forte probabilité d'une arrestation à venir. 




                                        




Au cinéma, Miss Marple a été incarnée par au moins trois actrices :
Margaret Rutherford lui a prêté ses traits dans quatre films, dont un seul est inspiré d'une enquête « réelle » de Miss Marple : Murder, she Said (ou Meet Miss Marple) (1961), inspiré du Train de 16 h 50. Les deux films suivants sont adaptés de romans mettant en scène Hercule Poirot et le 4e et dernier est totalement inventé.





                                           




Angela Lansbury, plus connue pour son interprétation ultérieure de l'écrivain-détective Jessica Fletcher dans la série Arabesque (Murder, She Wrote, 1984-1996), a incarné Miss Marple dans Le miroir se brisa (The Mirror Crack'd, 1981).
La dernière actrice en date ayant interprété le personnage de Miss Marple au cinéma a été la comédienne estonienne Ita Ever, dans un film russe intitulé Тайна «Чёрных дроздов» (littéralement : « Le Mystère des “Merles” »), adapté du roman Une poignée de seigle, sorti sur les écrans en 1983.



                                          
Suite sur dailymotion..

Il faut noter qu'aucune de ces interprétations ne correspond à la description physique de Miss Marple, personne d'allure frêle et « inoffensive » dans les romans, quasiment transformée dans les films et téléfilms en une « battante », débarrassée en outre des vestiges de « victorianisme » que lui prêtait Agatha Christie (port occasionnel d'une mantille, partisan convaincue de la peine de mort, etc.).
Agatha Christie, qui n'a connu que la première de ces interprétations, avait elle-même confié à sa biographe Janet Morgan que, malgré l'immense talent de Margaret Rutherford, celle-ci ne ressemblait guère à l'idée que des millions de lecteurs avaient pu se faire du personnage de Miss Marple.


                                          


La vraie Miss Marple : Margaret Rutherford :
 Pendant trente-six ans, Margaret Rutherford a incarné l'une des héroïnes les plus populaires de la littérature et du cinéma britanniques : Miss Marple. Avec sa pointe d'humour toute britannique, Margaret Rutherford est restée dans les mémoires pour sa composition de la sagace détective d'Agatha Christie. Elle a marqué de son empreinte le septième art en tournant avec les plus grands, comme Charlie Chaplin ou Orson Welles. Sa morphologie et son allure la prédisposaient certainement à la comédie, un genre pour lequel elle donna l'essentiel de son énergie tout au long de sa carrière. C'est d'ailleurs grâce à son apparence charpentée et son sens de la répartie qu'elle a été repérée sur le planches du prestigieux «Old Vic Theatre», dans les années 20.

mardi 27 août 2013

l’Atalante

Ce n’est pas un hasard si l’Atalante figure dans quasiment tous les classements des meilleurs films jamais tournés, établis par les critiques et les instituts de cinéma à l’étranger. Ce film est un symbole de la cinéphilie, à travers les ciné-clubs qui ont permis sa diffusion (mutilée certes, mais régulière) et grâce, notamment, à Henri Langlois, créateur de la Cinémathèque et grand exégète du film, qui alla jusqu’à se créer sa propre version du film en insérant des rushes en sa possession !

Avec Zéro de conduite, Jean Vigo a fait un film extrêmement personnel où il a mis beaucoup de sa vie et de ses convictions. La sanction est douloureuse. Son producteur Jacques Louis-Nounez (qui adore le film) se retrouve avec une perte sèche dont beaucoup ne se relèveraient pas, or il insiste car il croit au talent de Vigo. Mais il décide (car il ne peut pas prendre le risque d’un second échec) de confier à l’enfant terrible un scénario très consensuel que l’on pourrait même qualifier d’un peu mièvre. Il sait que Vigo en tirera quelque chose de fort, mais au moins il compte se débarrasser des aspects politiques qui pourraient conduire la censure à frapper de nouveau.
L’Atalante est donc un film de commande. C’est une donne essentielle à la compréhension du film. Truffaut affirme même, dans l’interview télévisée déjà évoquée, qu’un film de commande en tant que deuxième film permet de révéler si le cinéaste a un véritable talent à exprimer ou si celui-ci n’est l’homme que d’un seul film. La réponse de Vigo à ce postulat est magistrale.


                                       
L’Atalante est un grand film libre. D’abord parce que Vigo va s’affranchir des contraintes du scénario avec des détournements de personnages et de situation non programmés. C’est un homme d’intuition qui sait réagir aux opportunités. Les aléas climatiques, par exemple, lui permettront de tourner des scènes où l’héroïne déambule en petites chaussures dans la neige, à la recherche d’un emploi, devant des portes d’usines qui ne s’ouvrent plus aux files de chômeurs. Malgré, un sujet lisse ne prêtant apparemment pas à la critique sociale, Jean Vigo ne laissera pas passer ce genre d’occasions de se raccrocher à la réalité.

Mais que raconte l’Atalante ? A priori, une histoire assez banale. Jean et Juliette se marient. Lui est marinier. Elle, n’a jamais quitté sa campagne. La jeune femme qui espérait l’aventure, découvre la vie relativement morne et réglée d’une péniche de fret, entrecoupée seulement par quelques intermèdes avec le Père Jules qui, séduit par ‘la patronne’, lui raconte sa vie exotique et aventureuse. A cause d’un séduisant camelot qui l’invite à découvrir les lumières de la grande ville, Juliette fait une escapade qui va provoquer son abandon par Jean, en proie à une jalousie qui le dévore, avant des retrouvailles annoncées. On pouvait tout craindre d’un tel sujet sur le couple et la jalousie : drame, pathos, larmes… très en vogue dans le cinéma contemporain de Vigo. C’est, bien entendu, tout le contraire que l’on obtiendra sur la pellicule : un film moderne, parfois surréel, fascinant par sa liberté de ton, poétique, mais surtout charnel. Cela a déjà été évoqué plus haut, et Truffaut est d’ailleurs frappé par la maîtrise de Vigo à filmer la peau, mais il fait preuve aussi d’une véritable audace dans une des scènes les plus sensuelles du film. Les deux amants sont séparés, lui dans la couchette de sa péniche, elle dans son petit lit en fer d’un petit hôtel minable. Et il filme les deux corps en parallèle faisant l’amour à distance. L’image et la musique sont à l’unisson pour une scène d’amour sublimée au véritable sens du terme. Est-il la peine de préciser que cette scène subira les coups de ciseaux d’Anasthasie (comme on nommait la censure à l’époque) ?


                                             


Comme on le sait, l’Atalante est l’archétype du film maudit. Non seulement il ne connaîtra aucun succès, mais il sera maintes fois mutilé et remonté au point qu’il était devenu difficile, après guerre, de voir le film plusieurs fois de suite dans une même version ! Le film sera même débaptisé et renommé du titre d’une ritournelle très en vogue à l’époque : Le Chaland qui passe. Baptême qui s’accompagnera du pire des sacrilèges : la musique envoûtante de Maurice Jaubert qui donne au film ce caractère hors du temps et poétique sera le plus souvent remplacée par le refrain de cette chanson à la mode.




Non seulement on a tenté de contraindre Vigo, en terme de scénario, mais la Gaumont réussit à lui faire imposer par le producteur, un monteur, Louis Chavance. C’est pendant le montage que Vigo épuisé par le tournage, s’alite pour ne plus se relever. Il aura toutefois le temps d’approuver (malgré les dissensions qui l’opposent à son monteur) un premier montage du film. Cette version sera retrouvée au début des années quatre-vingt-dix au British Film Institute. C’est celle que nous avons la chance de voir sur ce DVD, et qui est donc la plus proche de ce qu’aurait dû être l’Atalante pensée par Jean Vigo. C’est la raison principale pour laquelle le film comporte quelques petites longueurs ou redondances que Vigo aurait vraisemblablement écartées du montage final, mais ainsi, le film montre déjà tout son potentiel. On retiendra des scènes extraordinaires et qui marquent l’imaginaire du cinéphile avec notamment:

Le long ‘travelling’ sur la mariée en robe blanche qui traverse toute la péniche, puis la femme et ses enfants qui la regardent passer sur la berge (un plan qui fait irrémédiablement penser à la nuit du chasseur) ;
Le troublant rapport de séduction inconscient entre le père Jules et Juliette dans sa cabine, interrompu par le passage d’un chat ;
L’étonnante scène sous-marine où Jean plonge pour voir dans l’eau le visage de l’être aimé ;
La sensuelle scène d’amour évoquée plus haut ;
Et une scène finale réaliste, passionnée et sans pathos qui synthétise le style Vigo.



                                           


Ce qui surprend essentiellement lors de la première vision du film, c’est une certaine sécheresse dans le ton. Vigo ne s’embarrasse pas de dialogues inutiles et ne tourne pas autour du pot pour exprimer ce qu’il veut faire dire à ses personnages. Il laisse les sentiments s’exprimer (ou pas !) de la façon la plus naturelle possible. Pourtant, il n’hésitera pas à faire retourner des scènes jusqu’à l’épuisement de ses acteurs.
L’Atalante, œuvre poétique et emprunte de surréalisme est issue d’un travail rigoureux et perfectionniste qui a germé dans la tête d’un véritable cinéaste, qui non content d’innover, en terme de techniques de narration notamment (on attribue à George Stevens d’avoir été le premier à filmer un couple en plan très rapproché, dans Une place au soleil, mais vous verrez que Vigo l’avait déjà fait 20 ans auparavant), avait un talent de visionnaire, au sens premier du terme. Il a tenté d’imprimer sur la pellicule une certaine idée du cinéma, un plaidoyer pour un ‘cinéma social et vivant’ qui provoque l’intérêt. Oui, dès A propos de Nice, tout était déjà dit, il suffisait de le prouver. En deux films et deux court-métrage, la démonstration est éclatante et sans appel. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/l-atalante-vigo

dimanche 18 août 2013

Quincy Jones

Quincy Delight Jones Jr., dit Quincy Jones et surnommé « Q », né le 14 mars 1933 à Chicago (Illinois), est un trompettiste, arrangeur, compositeur et producteur américain.
 Quincy Jones intègre dans un premier temps l’orchestre de Lionel Hampton comme trompettiste et arrangeur. Malgré un salaire dérisoire, Quincy Jones reste quatre ans dans ce big band avec lequel il fait même une tournée en Europe. Il s’installe ensuite un temps à New York où il exerce comme trompettiste mais surtout arrangeur « free lance ». Il écrit des arrangements pour de nombreux musiciens (Tommy Dorsey, Gene Krupa, Sarah Vaughan, Count Basie, Dinah Washington, Cannonball Adderley, Ray Charles).




             


En 1956, Quincy Jones est engagé par Dizzy Gillespie comme trompettiste et directeur musical de son big band pour une tournée organisée par le Département d’État au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Peu après, il enregistre son premier disque comme chef d’orchestre pour le label « ABC Paramount Records ». Tournée pendant laquelle il découvre Lalo Schifrin, pianiste-compositeur-arrangeur-chef d'orchestre.




En 1957, Quincy s’installe à Paris où il étudie auprès de Nadia Boulanger et travaille comme « staff arranger » pour le label d’Eddie Barclay. Le groupe les Double Six enregistre un album consacré à ses compositions. Il est, le temps d’une tournée européenne, directeur de la troupe qui joue la comédie musicale Free and easy d’Harold Arlen. En 1960, il forme un big band avec 18 musiciens de la troupe. Malgré la qualité musicale de l’orchestre, l’expérience se solde par un fiasco financier et pousse Quincy Jones, homme pourtant foncièrement optimiste, au bord de la dépression.




Il retourne aux États-Unis où, grâce à l’aide d'Irving Green, il devient arrangeur puis directeur musical du label Mercury. C’est dans ce cadre qu’il va arranger des dizaines d’albums de jazzmen mais aussi, et surtout, d’artistes comme Frank Sinatra, Barbra Streisand ou encore Tony Bennett. En 1964, il est nommé vice-président du label. La même année il écrit sa première musique de film le Prêteur sur gages (The Pawnbrocker) de Sidney Lumet. Dans les années qui suivent, il en écrit de nombreuses autres (voir annexe). Il travaille aussi pour la télévision : musiques de L'Homme de fer (Ironside), Sanford and son et du Bill Cosby Show. Il milite dans de nombreux mouvements anti-racistes et sociaux auprès de Martin Luther King ou du Révérend Jesse Jackson (fondateur du « People United to Save Humanity ») (PUSH). Il aide financièrement l'IBAM (« Institute for Black American Music ») et est un des fondateurs du « Black Arts Festival » de Chicago. En 1973, Quincy Jones coproduit pour CBS Duke Ellington, We Love You Madly, une émission télévisée en hommage à l’œuvre du Duke à laquelle participe Sarah Vaughan, Aretha Franklin, Peggy Lee, Count Basie, Joe Williams, le groupe Chicago.




En parallèle à son activité de producteur et de compositeur, Quincy Jones continue à enregistrer des disques, pour plusieurs labels, sous son nom, souvent plus proches du rhythm and blues, du funk ou de la pop que du jazz.
                 
En août 1974, il est victime d’une rupture d'anévrisme et subit deux importantes opérations. Après six mois d’arrêt, il reprend une intense activité. Il est le directeur musical du film The Wiz pour le compte de la mythique maison de disques Motown. C'est sur le tournage qu'il rencontre le jeune Michael Jackson qui est à la recherche d'un nouveau producteur pour lancer sa carrière solo. Il produit ainsi en 1979 Off the Wall le cinquième album de Michael Jackson qui est un énorme succès commercial. En 1982, l'essai est transformé avec Thriller. Cet album est vendu à plus de 100 millions d'exemplaires et reste à ce jour l'album le plus vendu de tous les temps.


                                                     


 Après un troisième album, Bad, Michael Jackson va « rompre » avec Quincy Jones, mais la fortune de ce dernier est définitivement assurée. Sa situation financière permet à Quincy Jones d'acheter les droits d’édition de compositions de nombreux musiciens (il possède actuellement les droits sur environ 1 600 titres). Elle lui permet aussi d'être, en 1985, coproducteur du film de Steven Spielberg La Couleur pourpre (The Color Purple). La même année, il est coorganisateur de l'enregistrement de We Are the World, titre « humanitaire » contre la famine en Éthiopie (1984-1985).




En 1988, il remixe Blue Monday de New Order. Quincy Jones n'oublie pas pour autant le jazz. En 1991, par exemple, il dirige au festival de Montreux l'orchestre qui accompagne Miles Davis pour la reprise des arrangements écrits par Gil Evans. En 1993, Quincy Jones et David Salzman organisent le concert d'investiture du président Bill Clinton.
Jones et Salzman fondent la compagnie « QDE » (Quincy Jones/David Salzman Entertainment) qui produit aussi bien de la musique, des pièces de théâtre, des films, des émissions télévisées - dont Le Prince de Bel-Air (The Fresh Prince of Bel-Air) pour NBC-TV - et d'autres produits multimédias.