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dimanche 10 mars 2013

Torgue et houppin


Henry Torgue et Serge Houppin, ou plus simplement Torgue et Houppin, sont deux compositeurs français de musiques de scènes.La rencontre de Serge Houppin avec le chorégraphe de danse contemporaine Jean-Claude Gallotta remonte à 1982. Gallotta avait déjà collaboré avec Henry Torgue pour la musique de son spectacle Ulysse. Duo indissociable pendant plus de vingt ans, ils ont composé les musiques des spectacles de danse de Jean-Claude Gallotta, Carolyn Carlson et de théâtre de Philippe Genty. Ils mènent également des carrières séparées sur certains projets qui leur sont propres.
Leur musique est à la rencontre de plusieurs influences. La musique classique, le rock et l'electro sont les fondamentaux de leurs compositions qui aboutissent à une musique lyrique et émotionnelle immédiatement reconnaissable.





Si le duo Torgue/Houppin n'avait rien fait paraître depuis Vertiges en 2001, il n'a pas chômé pour autant. Ensemble, ou chacun de leur côté, les deux compères n'ont jamais cessé de créer, multipliant les collaborations et les expériences où l'image occupe une place centrale (chorégraphies, cinéma, et même le spectacle du parc Astérix).Aussi, une bonne moitié (7 titres sur 13) de leur nouvel album, Passages Secrets, trouve son origine dans la musique du spectacle de Philippe Genty "La fin des terres". Sans en bousculer franchement la tendance, les six titres ajoutés semblent même plutôt pousser à leur maximum certaines options développées.On peut, en quelque sorte, résumer celles-ci, à une cohabitation à géométrie variable d'éléments extrêmes. L'émanation la plus évidente, d'ordre formel, en est assurément la fusion d'apports classiques-acoustiques (piano et violoncelles en têtes) avec des rythmes et des sonorités résolument électro. Je comprends et partage même, les réticences qu'éprouvent certains face à ces ressources fortement imprégnées de l'usage commercial qui leur est habituellement associé. Cependant, le choix des des deux compositeurs est à même de nous rassurer tant il s'avère justifié par l'évidence de sa finalité créative. L'onirisme de leur univers musical se nourrit plus encore que pour les autres albums d'une diversité maximale où les éléments susceptibles d'évoquer le côté étrange et irréel du rêve se trouvent confortés, voire crédibilisés par un kaléidoscope d'éléments, reflétant au plus près, notre quotidien.


Certes le premier morceau "Double Cut" (4:57) peut paraître trop radical dans le dosage de sa formule (rappelant, de ce point de vue, le kraftwerk des derniers albums), mais c'est parce qu'il nous confronte prioritairement à ses aspects formels qu'il déroute autant. Par la suite, le fond reprend ses droits et même sur les titres où la composante électro demeure importante (notamment au niveau rythmique), le résultat s'avère parfaitement pertinent. D'autre part, comme je l'ai précédemment évoqué, la dimension acoustique occupe, elle aussi, une place dont la juxtaposition, et même parfois la prépondérance génèrent de nouvelles couleurs qui vont à la fois assurer l'équilibre de l'ensemble et donner une impression de grande variété.
Aussi, face à cette rare capacité à gérer la globalité d'un tel champ d'action, il peut sembler paradoxal que les deux musiciens se refusent à élargir les limites temporelles de leurs compositions au-delà des 5:30. La cohérence structurelle de ces petites pièces, comme la qualité des multiples thèmes laissent pourtant clairement entrevoir l'intérêt de développements plus conséquents.
Cela dit, le découpage retenu a au moins le mérite de favoriser un accès quasi immédiat au contenu de l'album, ce qui devrait convaincre les plus perplexes à tenter l'expérience et leur prouver que l'exploration musicale hors de leurs sphères habituelles n'est pas forcément synonyme d'efforts et de temps sacrifié.

 
C'est un album raffiné, en marge des grandes tendances musicales. Un voyage immobile où le classique se mêle à l'électro, où violons et synthés planent sur de longues nappes de piano, où des bruits de réel, des voix insolites et des choeurs d'amazones émergent en soupirs. Habitué à la mise en musique de fictions, de spectacles vivants et de chorégraphies (de Carolyn Carlson à Jean-Claude Gallotta), les deux compères ont avalé et digéré une discothèque contemporaine qui brasse large. On ne sera pas surpris d'apprendre qu'Henry Torgue, quand il ne compose pas, dirige au CNRS, le laboratoire Ambiances architecturales et urbaines.
Un disque expérimental et conceptuel. Envoûtant et apaisant.
La complicité qui unit Henry Torgue et Serge Houppin ne date pas d'hier. Voila déjà vingt ans que le premier, pianiste et... sociologue, collabore avec le second, multi-instrumentiste et spécialiste des expérimentations tant sonores que visuelles.
Le duo, auteur de plusieurs musiques de films, s'engage cette fois sur une autre voie : celle de ces "Passages secrets" qui pour sept de leurs treize titres, ont été initialement composés pour un spectacle de théâtre d'images de Philippe Genty.
Souvent minimaliste, mêlant volontiers la froideur des synthés aux incursions plus chaudes d'un violoncelle, ce nouvel album oscille constamment entre le monde mélodique et l'univers atmosphérique, dans un espace qui sied à merveille à deux compositeurs régulièrement associés autour de la danse contemporaine. A retenir en priorité le superbe "Chrysalides" ou encore "La Fille de Wang", au thème sautillant et répétitif.
 

2 commentaires:

  1. http://www.mediafire.com/download/wfmaetd1fyo/Serge+Houppin+%26+Henry+Torgue+-+Vertiges+-+2001.rar

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  2. http://lolabits.es/faustinger/Documentos/THUL,3164867.rar
    http://lolabits.es/faustinger/Documentos/THVI,3164851.rar
    mot de passe : nuevasmusicas

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