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jeudi 21 mars 2013

Quincy

« They call me Mr Tibbs ! » Cette ligne de dialogue, assénée comme un coup de feu, est restée célèbre dans l'histoire du cinéma depuis cette année 1967 où est sorti ce célèbre polar moite qui avait pour titre In the Heat of the Night - cette réplique donna aussi le titre de la suite du film de Norman Jewison, réalisée par Godon Douglas en 1970. Elle est prononcée par un homme venu dans le Sud raciste des Etats-Unis pour visiter sa mère, et qui se fait embarquer par la police comme suspect d'un meurtre pour la seule raison qu'il est noir de peau. Fatigué d'être traité de façon haineuse et condescendante, excédé d'être appelé « Boy », il fait donc valoir avec rage son droit à être traité dignement et avec respect, comme un individu portant une identité propre et non comme un être anonyme issu d'une race supposée inférieure. Peu de temps après les émeutes de la population noire qui conduisirent à l'adoption d'une nouvelle loi sur les droits civiques supprimant la ségrégation, voici que sort dans un contexte encore difficile et douloureux une œuvre ambitieuse qui prend le pouls de la société américaine en cette fin des années 60. Distribué par United Artists, Dans la chaleur de la nuit est produit par Walter Mirisch au sein de la Mirisch Corporation, le célèbre producteur de pointures comme Billy Wilder, Blake Edwards, Robert Wise ou encore John Sturges, homme d'affaires malin, fier de son indépendance au sein de Hollywood et laissant souvent la bride aux cinéastes qu'il faisait travailler. Cette compagnie de production donna aussi la chance à Norman Jewison, réalisateur jusqu'alors de petites comédies sympathiques, de s'atteler à des projets bien plus ambitieux, tels que Les Russes arrivent, les Russes arrivent, L'Affaire Thomas Crown et donc surtout Dans la chaleur de la nuit.


         
               
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A partir de Dans la chaleur de la nuit, Norman Jewison fera partie des quelques artistes engagés qui mettront leur art au service de sujets sociaux et politiques forts. Même si son talent de cinéaste est loin d'égaler celui de Sidney Lumet, il a en commun avec ce dernier la volonté d'interroger les institutions de son pays et de traquer les tares et les dérives totalitaires de la société américaine. Rollerball, F.I.S.T., Justice pour tous, A Soldier's Story sont des exemples de films qui témoignent de son engagement ; et si l'on peut trouver en chacun d'eux de grandes qualités comme certains défauts (un peu trop d'application, un sens du didactisme parfois pesant là ou Lumet est bien plus original et subtil), il convient de saluer à la fois leur intelligence et leur intégrité. Par ailleurs, en 1967, Jewison a dirons-nous "le malheur" de réaliser son œuvre antiraciste au moment où le Nouvel Hollywood va faire exploser l'ancien avec Bonnie and Clyde et Easy Rider



                           


Ainsi, à la vison de In the Heat of the Night, on pourra ressentir une certaine gêne à se trouver devant un film simplement bon sur le plan formel alors que le sujet aurait pu bénéficier d'un traitement exceptionnel. En effet, si Jewison fait preuve d'un réel savoir-faire (par exemple dans la gestion d'un rythme lent - à l'aide de son ami monteur et futur cinéaste Hal Ashby - qui confère un vraie pesanteur au film ainsi qu'une impression constante de danger pour son héros), on ne trouvera aucun génie particulier dans la mise en scène. Mais la force de Dans la chaleur de la nuit provient avant tout d'une scénario parfaitement écrit et efficace dans le traitement de son propos. L'originalité de l'intrigue en elle-même importe moins que la faculté de créer un contexte de tension permanent où chacun des personnages joue sa partition avec une caractérisation riche sur un plan social et psychologique. Le film, de plus, n'est jamais manichéen ; il arrive par exemple à Tibbs de ressentir des préjugés très forts en retour de la haine dont il est victime, il cherche même à un moment à incriminer sans preuves un riche notable qui pue le racisme et l'esclavagisme à plein nez. De son côté, le personnage du shérif va peu à peu parcourir le chemin inverse et se rapprocher du policier noir, Gillespie étant à la fois jaloux et admiratif devant son intelligence, sa sagacité et son courage.


                               



Justement, l'autre grand atout de Dans la chaleur de la nuit tient également à l'interprétation générale, magistrale. Bien sûr, on mettra à l'honneur le duo vedette du film : Sidney Poitier et Rod Steiger. Poitier s'était fait depuis très tôt le spécialiste des rôles de victime de racisme (au point d'être accusé par certains membres de la communauté afro-américaine de tenir le rôle utile du "gentil Noir"), après ses débuts dans La Porte s'ouvre de Joseph L. Mankiewicz. Avec des films comme Graine de violence (Richard Brooks) et La Chaîne (Stanley Kramer), et jusqu'à Devine qui vient dîner ? (la même année que le tournage avec Norman Jewison), l'acteur n'aura de cesse de combattre les préjugés au cinéma grâce à l'appui de réalisateurs et de producteurs progressistes au sein d'une industrie très frileuse sur la question du racisme. 


Mais son engagement ne doit pas occulter son talent de comédien, bien réel. Doté d'un vrai charisme, Sidney Poitier confère une véritable puissance à son personnage de Virgil Tibbs, constamment sur le qui-vive et parvenant à dominer les rednecks par son intelligence et son autorité naturelle. Face à lui, le gros et irascible shérif Gillespie, têtu comme une mule et "naturellement" raciste comme l'ensemble de ses administrés, est interprété par le formidable Rod Steiger. L'acteur boulimique de Sur les quais (Elia Kazan), du Prêteur sur gages (Sidney Lumet) ou d'Il était une fois la Révolution (Sergio Leone) compose un flic rustique et brutal à la limite de la caricature. Mais l'intelligence du jeu de Steiger explose tous les raccourcis faciles que le personnage pouvait offrir. Le comédien parvient à donner une dimension complexe à son shérif qui, en observant Tibbs dans ses œuvres, voit en ce dernier une sorte de double (une chose qu'il vit d'ailleurs assez mal lors d'une unique séquence de complicité entre les deux hommes à son domicile). L'humanité de Gillespie se fait jour grâce à l'interprétation de Rod Steiger qui sait quand alterner grossièreté et subtilité ; l'Oscar qu'il obtint pour ce rôle fut amplement justifié.


                  


Les Quatre Malfrats (The Hot Rock) est un film américain de 1972, réalisé par Peter Yates.
Mandatés par un ambassadeur africain, quatre escrocs cherchent à mettre la main sur un diamant de grande valeur extorqué durant la période coloniale. Une mission qui les conduira à cambrioler un musée, à organiser une évasion en prison et à agir en sous-main dans la salle des coffres d'une grande banque.
Non dénué d'humour, le film de Peter Yates s'inscrit dans le sillage de malfrats dont l'horizon se limite aux gains illégaux. L'introduction sonne comme une mise en garde : la vie de John Dortmunder (Robert Redford), c'est le crime, dans toute sa splendeur, et à répétition. Si les enjeux scénaristiques se bornent à l'essentiel, avec des personnages parfois survolés, le métrage peut néanmoins s'appuyer sur une réalisation de bonne facture et des séquences bien troussées. 

Charmante comédie policière américaine qui ne manque ni d'humour ni de trouvailles. Robert Redford encore un peu trop jeune ne se remarque pas plus que ses 3 bras cassés d'acolytes, l'absence de femmes est dommageable. La mise en scène est simple et a le mérite de bien laisser apercevoir New-York. Le passage le plus original est sans doute celui dans lequel un petit hélicoptère est utilisé, la fausse attaque du commissariat y tourne alors à la grosse farce. Je vois mal une séquence semblable dans un film français mais avec les américains, ça passe. Il n'y a bien entendu aucun mort ce qui était bien sympathique à l'époque.


   

Très content que dans ce film, les bla bla inutiles ainsi que les interminables scènes de préparations soient évitée au profit d'une action jonchée d'humour. Le récit ne faiblit pas jusqu'à la fin, un peu en dessous du reste mais rien de dramatique. Une bonne comédie et un quatuor d'acteurs amusant.
“ ...faux raccords nombreux, music de Quincy Jones (excellente bossa funk !)
 , un film qui ne se prend pas au sérieux , le survol de l'hudson & de manhattan : cool ! ” Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-33349/critiques/spectateurs/

2 commentaires:

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